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MessageSujet: i will let you down (morgan)   Mer 21 Mar - 22:22
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I will let you down

Tu avances, comme perdu. Tu avances, égaré, suspendu.
Tu t’appliques.
Tu t’appliques, à marcher sur la ligne fine qui délimitait les pavés. Tu t’appliques, à t’occuper l’esprit. Tu t’appliques, la musique dans les oreilles. Le morceau de chill dans tes oreilles. Tu ne sais plus trop comment tu l’as trouvé. Mais elle est là. Elle est là, à résonner en boucle dans tes oreilles. Encore. Encore et encore.
Tu pourrais rester combien de temps, comme ça ?
Tu pourrais rester combien de temps, à t’oublier ?
Tu ne sais même plus comment tu es arrivé là.
Peut-être que tu voulais monter les escaliers. Peut-être que, par curiosité, tu as regardé par l’une des petites fenêtres. Peut-être que tu as aperçu quelque chose, que ça t’a intrigué.
Tu ne sais même pas comment tu l’as remarqué.
Mais une chose est sûre, tu as fait demi-tour. Tu as dégringolé les quelques marches que tu avais grimpé, et tu as déboulé dans la cour arrière.
Y’a un chien.
Un beau chien. Mais abîmé. Mais beau.
Y’a un humain.
Un humain tatoué. Etendu sur le sol. Visiblement plus abîmé que le chien.
Tu t’es approché.
Paniqué.
« Hey, ça va ? … Monsieur ? » demandes-tu, en gardant tout de même un œil sur la bête. Est-ce qu’elle te laisserait tranquillement approcher ? Est-ce qu’elle te laisserait arriver près de ce qui semblait être son maître, sans t’attaquer ? « Vous m’entendez ? » demandes-tu, encore, alors que tu réduis doucement la distance.
Tes doigts ont attrapé son poignet. Tes doigts ont essayé d’entendre. D’écouter.
Tu as remarqué les yeux ouverts.
Tu as remarqué le regard vide.
« Eh. » le relances-tu, alors que tu fais claquer tes doigts devant ses yeux. « T’as pas l’air d’être vraiment ok, mon vieux … » lances-tu, alors que tu essaies, du regard, d’évaluer les dégâts. « J’appelle quelqu’un ? Une ambulance, la famille ? Un ami ? » De l’aide. Appeler à l’aide. Peut-être que c’était la meilleure chose à faire. Alors, déjà, tu sors ton portable. Prêt à taper un numéro d’urgence. Peut-être que tu pouvais le conduire, aussi. Peut-être que tu pouvais le traîner jusqu’à l’hôpital, s’il préférait. S’il n’était pas pressé. … C’était presque stupide d’y penser.




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porto-vecchio

"Tu m’as lâché la main sur le Porto-Vecchio. Je souris au venin qui me brûlait le dos. Je ne pleure pas, je nage dans l’océan de flammes, pour oublier ton corps pour mieux tourner la page."


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MessageSujet: Re: i will let you down (morgan)   Ven 23 Mar - 0:12



I will let you down
Vide
Le vide, la tristesse, l'ennui, l'inquiétude, le regret, ce n'est pas un aliment substantiel de l'âme. — Singulier instinct que celui d'anéantir tout ce qu'on peut avoir et de ne laisser subsister que le sentiment des ruines





Le ciel est gris. La pluie tombe en trombe sur mon visage. Un léger vent froid souffle. J'ai sûrement des côtes cassées, peut être le nez aussi je ne sais pas. Je ne sens rien. Je suis euthanasié, anesthésié. Je suis monochrome, lisse et sans relief, sans vie, vide comme ce ciel gris, comme cette pluie, comme cette ville. Y a plus personne dans mon monde, y a même plus son ombre.
Je regarde le ciel gris, et pour la premiere fois depuis longtemps, je n'ai plus mal. Plus mal nul part, ni au corps ni a l'ame, je suis plus loin que le cocon duveteux de l'héroïne, plus haut que les nuages. J'suis tellement loin, c'est tellement bien, mes yeux ouvert face au ciel, et je laisse tout, j'abandonne tout. Je restera là jusqu'à la fin, jusqu'à ce que la mort me ceuille, de toute manière, rien ne vaut plus de vivre, ni meme de mourir. Je suis une lune sans terre, je suis une plage sans mer, un désert, je suis une rivière sans eau, un volcan sans lave, une montagne sans neige, un crépuscule sans soleil. Je suis une fleur sans pétale, un papillon sans ailes, un oiseau sans plume, un automne sans brume. Je suis un poéme qui rime pas, une chanson sans bruit, une livre qui raconte rien, une blague pas drole, un entérement pas triste. Alors je regarde le ciel, et puis les yeux de la mort qui devait me promettre d'être complet a nouveau, mais ils ne me promettent plus rien. Plus rien que le vide. Le néant. Et j'le veut ce vide, ce néant, j'veux que ca s'arrête, t'façon rien n'a de sens. J'veux que ca s'arrête. J'suis désolé Loki, mais j'ai plus la force de lutté. Je glisse mes doigts dans son poils, l'attire a moi
«  J'suis désolé bébé, je sais que tu saura te débrouiller, il te reprendra toi, je le sais. ». Je pose sa front contre mon front, mon regard dans son œil uniqué, et on se dit je t'aime pour la dernière fois. Je t'aime. C'est con que ca finisse mal. Mais ca finit ttoujours mal. Tout finis mal. Moi j'veux juste finir, finir comme j'ai commencé, abandonné au bord du monde, seul. Seul. La solitude, ca en fait une qui m'a jamais lachée. Une qui me lachera jamais. J'meurs seul comme je suis né, vide comme je suis né. Je veux juste m'éteindre, mais tu couine putain. J'veux juste m'éteindre mais tu couine. Tais toi. Tais toi. « Tais toi... tais toi.... tais toi.... » Je pleurs. Les maigres mouvements de sanglots dont je suis capable me rappelle a quel point tu m'a dégommé, dedans et puis dehors, partout, comme une tempête dans les lambeaux de moi, en tas de feuille que t'as soufflé. Eloane. Je regarde toujours le ciel, et Loki couine toujours. J'attends la force de me trainer, de ramper jusqu'à chez moi, d'ouvrir ma petite boite pour oublié quelques heures que la vie existe, me seringuer un peu de fausse mort pour pouvoir souffler.

Parce que faut que je tienne pour Loki. Faut que je tienne aussi longtemps que je peux. Pas longtemps. Un ou deux ans peut-être. Peut-être moins. J'mourrais demain ou un autre demain, de toute manière, qu'importe maintenant, y a plus rien qui m'attire, ni la vie, ni la mort puisque les deux seront sans toi. J'aimerais te tué pour me glisser avec toi dans les draps d'hadés. Te tuer pour sceller a jamais tes lèvres a mes lèvres. J't'ai rêvé envie, j'me suis crever de te savoir mort, mais là, maintenant, j'aimerais qu'on soit mort tout les deux, dans ce camtar, au coin d'cette route, qu'on soit mort et grillé, qu'un pélo ai retrouvé nos cendres, y aurait eu un article dans un journal qui parlerait de deux pauvre camé au bord d'une nationale. .
Je regarde le ciel vide, et je sens que je n'arrive plus a bouger si mes doigts ni mes orteilles, un voile lourd tombe devant mes yeux petit a petit. J'me sens partir, loin, dans un océan de satin de néant et l'aurore noire de non-couleur. Et puis, une voix me repêche de loin. Y a une voix et je détourne le regard du gris eternel pour tomber sur un visage inconnu, paniqué, les traits plissé. J'avais espérer que c'était toi, que t'étais revenu. Mais c'est pas toi, c'est qu'un inconnu, une main tendue, un peu d'aide. Ou un psychopathe pour m'achever. J'suis pas difficile, je prend les deux !  « J’appelle quelqu’un ? Une ambulance, la famille ? Un ami ? »

Option numero un, le gentil samaritin. De la famille ? Si rire ne risquait pas de m'envoyé dans les pommes j'aurais explosé de rire. Tiens si j'appellais ma mère, tu pense qu'elle se rappellerait de moi ma mère ? Tu penses qu'elle est en vie ma mère ? J'pense qu'elle s'est noyée, dans le foutre ou dans le vin. J'pense qu'elle est crevée, a poil, encore trempée dans ses draps de satins.


Un ami ? J'ai pas d'amis moi, mais j'ai un chien. J'ai un fil de poil qui me maintient en vie, j'ai ce seul lien qui m'alimente, c'est ma raison de me lever le matin, et d'continuer tant que je tiens. Mais j'tiens plus. J'ai pas l'choix hein ? Une ambulance pour quoi ? Pour que je passe encore des mois a chercher mon clebs dans tout new york ? Et puis merde, si j'dois crever, ce s'ra chez moi, seringue dans l'bras et loki contre moi. C'est ma vie t'façon, c'est tout ce qu'il me reste, la drogue, et puis Loki. La drogue, et puis mon p'tit. « Nan, personne. » Je gémis. « Appel personne, faut juste que je rentre chez moi. » Je tousse et ca m'arrache un cris. Les côtes pétées, c'est sur. Je devrais aller a l'hopital, mais c'est mort. J'ai qu'a crevé. Loki sait ouvrir les portes, il finira bien par se tirer, après m'avoir bouffé peut-être. J'essais de me levé en m'aidant du malamute. J'y arrive presque avant de retomber. « Mais j'vais avoir besoin d'aide... » Je serre les dents. 15 étages ca va être long.
Fiche codée par Koschtiel

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MessageSujet: Re: i will let you down (morgan)   Mer 28 Mar - 23:12
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I will let you down

Tu n’arrives pas à piger. Tu n’arrives pas à comprendre s’il a le regard vitreux, s’il a le regard amusé. Il semble se perdre alors que tu lui proposes un peu d’aide. Il semble se perdre, tant dans les souvenirs que l’ironie. « Nan, personne. » qu’il gémit.
Tu trouves que c’est triste.
Tu trouves que c’est triste, de n’avoir personne à appeler. Personne à prévenir. Personne pour essayer de le soulager. « Appelle personne, faut juste que je rentre chez moi. » Léger accent qui te titille, un instant. Une toux, un cri. Tu as de la peine. Tu as un peu de peine pour lui.
Mais pourtant, tu hoches la tête.
C’est complètement con. Vu son état, tu ne devrais pas aller dans son sens.
Et si on t’avait trouvé, toi, l’autre fois ?
Si on avait voulu appeler quelqu’un, pour toi, tu aurais dit quoi ?
Peut-être comme lui. Peut-être que tu n’aurais pas voulu. Peut-être que tu n’aurais pas voulu qu’on se soucie de toi.
Mais il y a Iris. Iris qui se soucie de ton regard défait, de ta présence fantôme. Il y a Eloane. Eloane qui débarque sans prévenir, Eloane qui te tire du cocon dans lequel tu t’étais blotti.
Les ouragans de ta vie.

Voilà que ton nouvel acolyte s’agite. Voilà qu’il s’accroche au chien, pour … essayer de se lever ? C’est la chute. Il retombe, avant même que tu ne puisses esquisser un geste dans sa direction. « Mais j'vais avoir besoin d'aide... » Visiblement. Tu hoches la tête, doucement, alors que tu t’approches. « … Français ? » oses-tu demander. Complètement décalé. Mais il fallait que ça sorte. Il fallait que tu demandes, maintenant que tu avais entendu quelques mots supplémentaires. On aurait cru ta famille laissée là-bas. Les tontons qui voulaient se croire marrants en parlant anglais avec ta mère. Les mots complètement écorchés, que tu ne captais pas toujours – mais ta mère, elle, semblait tout comprendre, et finissait par toujours se mettre à rigoler.
« J’vais t’aider. » lances-tu, en revenant à toi, alors que tu tends une main dans sa direction. Le passé n’était pas la priorité. Tu t’es baissé. Tu t’es baissé, pour essayer de l’aider à le soulever. « T’es prêt ? » demandes-tu. Tu as attendu son accord. Tu as attendu le signal, avant de le hisser sur ses jambes. Tu l’as invité à glisser un bras autour de toi, alors que tu l’attrapais par la taille – peut-être que ce n’était pas la meilleure des idées que tu avais eues jusque-là. « Ça va ? » Peut-être qu’il faisait un peu la gueule. Peut-être que tu étais en train de le déglinguer. « C’est où chez toi ? » Peut-être pas si loin que ça.




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"Tu m’as lâché la main sur le Porto-Vecchio. Je souris au venin qui me brûlait le dos. Je ne pleure pas, je nage dans l’océan de flammes, pour oublier ton corps pour mieux tourner la page."


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MessageSujet: Re: i will let you down (morgan)   Mer 4 Avr - 16:49

I will let you down▬ “ Le vide, la tristesse, l'ennui, l'inquiétude, le regret, ce n'est pas un aliment substantiel de l'âme. — Singulier instinct que celui d'anéantir tout ce qu'on peut avoir et de ne laisser subsister que le sentiment des ruines ” Auteur
Ca se presse dans ma caboche, ca se presse dans ma tête, les émotions a la file indienne, et tantot la colère, tantôt la peine, tantôt la joie aussi. La joie putain. Il est en vie, il est quelques part, pas si loin, quelques part, presque a porté de main. Il est a côté, a quelques marche de là, a essuyer ses poings, et puis son nez, a retourner dans sa tête, comme moi, les paroles, le venins.
Il est là quelques part, entre ici et nul part, mais toujours là. Il est pas mort. Il est là avec ses yeux d'océan, ses yeux de fosses abysalles, avec ses yeux bazooka. Il est là, quelques part, avec sa bouche promesse, sa bouche d'amour, sa bouche qui mord, qui tête, qui embrasse, qui caresses. Sa bouche. Il est là, avec ses grands bras qui savaient si bien faire le tour de mon monde. Il est petit mon monde. C'est lui mon monde. Il est grand, mon monde, grand comme l'espace entre ses reins. Il est là quelques part, avec ses mains, ses mains comme quand on était enfant, qui prennait ma main, qui pansait mes plaies, ses mains plus tard qui m'ont fait homme, qui mon fait sien, dans les caresses adolescentes, les premiers émois. Il est là, et son cœur bats, son grand cœur, soleil, son cœur étoile, son cœur nucléaires, son cœur noyaux de chaquns de mes atomes, protons, neutrons, il est tout ce que je suis.
Il est là quelques part. Mais si loin a la foi. La joie et puis la tristesse, le desespoir, et puis j'ai pas assez d'hyperbole pour dire combien ca fait mal. Combien je douille, combien ca m'tue là, ca m'tue maintenant. J'perd mes éclétrons, mes protons, mes neutrons,  c'est la fissions, j'deviens nucléaires et tout part en vrille, j'vais exploser. Exploser. J'veux juste exploser. J'aurais du exploser ya longtemps, exploser dans l'fond de l'océan, j'aurais eu l'air bien con de pas le trouver de l'autre côté. Une érrance dans ce monde pour une érrance dans l'autre. Sans lui j'ai plus de monde. Les mots tournent et tournent dans ma tête, en échos inlassables.
“T’es rien d’autre qu’une tâche. J’ai une vie, viens pas foutre en l'air celle là aussi. Crève si t’es trop lâche même pour exister et viens plus m’emmerder.”
Je t'ai laisser crever.
Eloane.
Je t'ai laissé pour mort sur l'asphalte.
Je t'ai trahis.
Tu me hais.
Tu me hais. Colère, colère, desespoir s'en va, il reviendra, colère colère, je m'accroche a son bras. C'est ma rage qui me tient debout, qui inhibe la douleurs qui devrait me  scier en deux, la rage, juste la haine, une haine qui me tient depuis tout petit, contre la sein au goût de vin de ma mère, tout petit, la rage, toute petite et si grande, la colère. C'est une colère au fond des tripes. Il savait faire taire la colère lui, il l'avait enfermé dans une petite boite et l'avait avalé. Mais il me la recracher et maintenant elle est partout, je la sens, brasier, je la sens, j'aimerais frapper, frapper ce mec qui m'aide et puis Loki, frapper tout le monde, les murs, les voitures, les gens, la putes qui nous mate depuis le troisiéme étage. J'ai la rage de ma vie et tout remonte, boue. J'utilise la colère pour tenir debout, avancer le pas chancelant, ignorant la douleurs de mes cotes briser, et mon corps cassé. Ignorant la douleur de mon cœur en morceau. L'équilibre est précaire et si l'autre était pas là, j'pense que j'aurais ramper jusqu'au premier badeau pour lui enfoncé sa tête dans le cul. Ma voix n'est qu'un fil. « J'suis au quinzieme ». J'ai parler français, l'autre a l'air d'en être alors bon. «  L'ascenceur est toujours en panne ? » Esprit pratique. Il faut que je tienne, que je garde contre moi ma colère. Pour pas tomber, pour pas que le voile noir du coma me fauche. Il faut que je tienne jusqu'à mon entre, que je tienne jusqu'au protrait d'Elo sur mon mur. Que j'arrache son sourire, que je créve ses yeux, et que je brule sa peau. Eloane. Eloane. « Je m'.... » Une quinte de toux me prend et je me plie en deux pour tomber, ridicule pantin désatriculé sur le sol. Je rejette la main de l'autre. Je vais me lever. Seul. Pour toujours seul. Je crache un peu de sang, et j'entame l'ascencion de mon propre corps , m'aidant du mur ou mes mains carmins laissent des traces sanglantes. Je me suis levé. Et mon corps entier n'est plus qu'une gravité qui veut le sol et ce qu'il y a en dessous. Je m'adossse au mur. « Dis moi qu'il est plus en panne putain... »



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MessageSujet: Re: i will let you down (morgan)   Mer 11 Avr - 23:36
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I will let you down

Bonhomme souffrance. Bonhomme douleur. Juste là. Tu as mal, de le voir comme ça, de le voir si bas – même si tu ne l’avais jamais connu dans son meilleur état, même si tu ne l’avais jamais vu avant ça.
Il avance, boule d’énergie étrange.
Il avance, le regard déformé par la douleur, par la haine. Tu serres les dents, toi aussi. Tu essaies de faire de ton mieux. Tu essaies de faire de ton mieux pour l’aider. Pour le soulager. Est-ce qu’il vivait loin ? Est-ce que tu aurais besoin de le trainer sur long ? Tu n’en avais aucune idée. Tu n’en avais aucune idée, jusqu’à ce qu’il souffle ces mots : « J'suis au quinzième. » Voix française. Voix qui monte lentement jusqu’à ton cerveau. Décodage. Analyse. Bit par bit. Au quinzième étage. Près des étoiles.
Tu t’étoufferais presque.
« L'ascenseur est toujours en panne ? » Tu fais une légère moue. Tu avais presque oublié ce détail. Tu souffles. « Pas toujours … » tentes-tu, dans la langue de ton paternel.
Il marmonne encore. Il marmonne quelque chose que tu peines à comprendre, mais il n’a pas le temps de finir que déjà il tombe à la renverse, secoué par une quinte de toux.
Tu n’as même pas le temps de le rattraper.
Tu n’as même pas le temps de mettre un pied en avant pour le retenir que déjà tu plonges avec lui, sur le sol. Emporté dans sa chute. Tu grommelles, un peu. Tu grommelles pour la forme, avant de te relever. Et tu tends ta main. « Rha, j’suis désolé. Ça va ? » demandes-tu quand même. Inquiet.
S’il tombait là, est-ce qu’il allait réussir à arriver chez lui ?
Est-ce que c’était une bonne idée de céder à son caprice ?
« J’voulais pas te laisser tomber, eh. Mais … Je … Tu n’as rien de … plus cassé ? » Parce qu’à vue de nez, il ne semblait pas bien en point. Il semblait toujours abîmé.
Mais il ne veut pas de ta main tendue. Il te rejette, comme si tu ne servais à rien. Comme si tu n’avais jamais servi à grand-chose de plus que de l’entrainer encore un peu dans ce pétrin. Il crache du sang.
Il a vraiment l’air mal en point.
Peut-être que tu ne devrais pas l’écouter. Peut-être que tu ne devrais pas l’écouter et appeler les urgences.
Traces rougeâtres sur le mur.
Il lutte, tu le vois bien. Il lutte, mais il finit tout de même par se remettre debout.
Et en cet instant, tu le trouverais presque inspirant. En cet instant, tu le trouverais presque fort et puissant. Capable de se relever. Capable de ne pas se laisser abattre, même après que le monde lui soit passé dessus.
Toi, tu n’en semblais point capable.
Tu ne semblais pas capable de te relever, alors qu’il n’y avait eu que Nimue.
Nimue et le démon.
Nimue, accompagnée par l’affreux monstre. Le croquemitaine de tes songes.
Mais l’homme sombre.
L’homme sombre, et tu secoues la tête pour ne pas te laisser avoir. « Dis-moi qu'il est plus en panne putain... » grogne l’homme à présent adossé au mur. Tu grimaces, un peu. Tu grimaces, avant d’appuyer presque anxieusement sur le bouton. Il fonctionnait hier, non ? Ou avant-hier ? Ou les fois d’avant.
Il n’y a pas de raison.
Il n’y avait pas de raison pour qu’aujourd’hui, un démon décide d’arrêter la boite mécanique.
Flèche rassurante qui s’allume.
Bruit infernal qui te soulage.
Portes qui finissent par s’ouvrir.
Tu pourrais presque sourire. Tu pourrais presque sourire, mais tu préfères attraper le jeune homme, et le tirer à toi. Tu préfères l’entrainer à l’intérieur de l’ascenseur, et continuer de croiser les doigts. Tu appuies sur le bouton du quinzième. Tu essaies de ne pas traîner sur celui du 10ème. Tu n’as pas le temps, de toute façon. Tu n’as pas la force non plus.
Et voilà qu’on vous tire vers le ciel.
Tu paniques un peu sur la fin, mais il y parvient.
Tu as profité du trajet pour observer l’être, sans un mot. Sans savoir quoi dire. Sans savoir vraiment comment réussir à le soulager.
Français. Couvert de tatouages. Abîmé. Il te fait penser à Eloane, au fond. Avec un côté côtes cassées. C’était amusant, au fond. C’était amusant, de retrouver autant de Français dans l’immeuble. A croire que vous essayiez de reconstruire toute une communauté. « Quelle porte … ? » demandes-tu, alors que l’engin de fer vous libère enfin. Tu t’es approché de lui, à nouveau. Tu t’es approché de lui, pour le soutenir. « Tu peux pas tout repeindre en carmin … » tentes-tu, pour l’inciter à se laisser aller contre ton épaule plutôt que contre le mur jamais bien repeint.
Et tu es entré.
Tu t’es retrouvé chez lui, tu t’es retrouvé à poser tes yeux sur des portraits. Sur les portraits du tatoué. De ton ami tatoué. Et tu retiens ton souffle. Egaré. Est-ce que tout était lié ? « Tu … C’est quelqu’un que tu as vu en France ? » demandes-tu. Comme si tu essayais de tout capter.




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MessageSujet: Re: i will let you down (morgan)   Ven 13 Avr - 16:11

I will let you down▬ “ Le vide, la tristesse, l'ennui, l'inquiétude, le regret, ce n'est pas un aliment substantiel de l'âme. — Singulier instinct que celui d'anéantir tout ce qu'on peut avoir et de ne laisser subsister que le sentiment des ruines ” Auteur


La chance, parfois, ca tombe comme ça. Tu nage dans la merde, quand tu croise un tsunami de caca qui s'écrase en plein dans ta gueule. Alors tu te débats, t'agite tes membres et tu bouffe de la chiasse, tu la bois, tu bois des tasses et des sceaux de  diarrhée et puis, soudain, la chance. Un ilot de porcelaine, blanche, avec meme un peu d'eau. Toi l'inconnu t'es un putain d'ilot avec tes doigts magiques qui font marcher les ascenceurs. Tu sais pas, toi, aujourd'hui,aujourd'hui moi, aujourd'hui, on m'a vomis un niagara de selle au fond de la gorge, et j'ai pas eu le choix que d'avaler. J'en ai bu tellement qu'elle me ressort par les pores de la peau. Ca a fait casser mes côtes.

Je traine mon corps érratique dans l’ascenceur. Je ne suis plus qu'un corps, une souffrance. J'suis un amas de chair et d'os, de sang, de veine, de gras -plus beaucoup-, d'organe en lévitation, maintenu par des fillins organique, et tout cela pulse, et moi je ne suis plus que cette pulsation, je ne veux plus rien etre d'autre que mon corps, rien d'autre que ma respiration. Mon sang, il a pas mal, mon corps, il pas mal, pas vraiement, c'est de la douleur, ca te tord en deux, mais c'est rien, c'est tellement rien face au grand mal, l'océan de merde et son visage. C'est tellement rien face a la haine. Sa haine. Y avait des épée, des masses, des broyeurs de cœur dans l'océan de bouses.

Quand je ferme les yeux, je ne voix que toi, Elo, ton visage si fort, ton visage si beau, et ton regard, en dessous de mes paupières, ton regard. Et pourtant... Il est déformé, ton regard, y a d'la rage, y a d'la haine, y a du souffres, y a la géhenne, dans ton regard, dans ton visage, partout, c'est le visage qui a été mon visage d'amour, le visage comme un visage d'amour en enfer, qui brule, un visage, un visage de rêve qui fond dans mes cauchemars.

Ma tête tourne quand l'ascenceur gravite les étages, quand la cabine roule, couine et rutile sur ses gonds. Des images, des flashs qui se superposent, des souvenirs qui brule dans la fumée de ma douleurs. Mon corps, mon cœur, en miette dans la cour. En miette. Tu t'rappelle Elo, c'était toi, dans l'foyer, quand les grands me tombaient dessus, quand ils me trainaient dans les chiottes, les grands, qu'il me faisait boire dans la cuvette, les grands, quand il me tapait, quand il enlevait mon froc, les grand, tu sais, c'est toi qui arrivait, avec ton regard nucléaire, t'arrivais et tu les tapais, et puis, te me prennais dans tes bras, tu ramassais mes miètes, mes guenilles, et tu m'empêchait de me noyer, de me noyer le cul a l'air et la tête dans la cuvette.

Mais maintenant, tu viens, et tu me tappe, t'es d'ceux maintenant qui veulent me voir la tête dans la cuvette.

L’ascenceur s'ouvre et je me traîne, accroché à l'inconnu, accroché a une inconnue, une équation sans calcul. La racine carrée de ma folie aura bientôt un résultat. Les voix sont plus pressentes que jamais derrière le voile, je les entends et je les écoutes, les bribes, les psaumes et les mantras de mon esprit en indigestion. La folie derrière les murs. La folie sous la peau. La folie dans les os. Ouvre la boite a cervelle. La folie.

J'ai ouvert la porte et le salon fumeux m'a renvoyé l'image sur le murs, le visage d'un amour et d'un bourreau, le visage de ma folie. J'ai inspiré puis j'ai fermé les yeux, abandonnant mon corps sur le lit sale. Je cherche a tâton quand tu pose ta question. Ma mains s'est suspendue au dessus de la boite en fer. La boite enfer.
« C'est... Ouais en quelques sortes. C'est quelques choses comme l'amour de ma vie. ».
J'attrape la boite et  je l'ouvre, roulant douleureusement sur le lit, tandis que Loki sort de la cuisine pour venir rouler aux jambes du jeune homme. « Mais comme tu peux voir, l'amour, ca frappe parfois. » Je grimace quand un mauvais mouvements me fait l'effet d'un poignard dans mes côtes. Plusieurs poudres s'offrent a moi, belle dans leurs pochons, pures et blanches. « Merci mec en tout cas... T'as gèré...  Je... tu veux quelques choses ? » Je te montre le contenu de la boite quand, pour moi, je récupère une petite seringue de kéta pour intramusculaire. Faut que j'anesthésie tout ca, et deux pierre d'un coups, l'ame et le corps en PLS. J'enfonce d'un geste violent, surement trop, l'aiguille dans ma cuisse, et je laisse le liquide réprendre son doux venir, comme un larme de stupre qui remonte le chemins des artères jusqu'à mon cœur puis mes reins pour tout éteindre. Le monde tourne, et fait des vagues et les voix se sont tus.


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MessageSujet: Re: i will let you down (morgan)   Sam 5 Mai - 23:48
couverture

I will let you down

Tu parles. Tu parles, mais il ne semble pas capter grand-chose. Il ne semble pas vraiment comprendre ce que tu lui dis. Comme si tu parlais à un mur. Comme si tu parlais à de l’eau.
Il y avait Eloane.
Il y avait Eloane, sur les photos, sur les tableaux.
Tu en étais certain. Alors, tu demandes. Tu essaies, innocent, de comprendre. Tu essaies, alors qu’il s’effondre sur son lit. « C'est... Ouais en quelque sorte. C'est quelque chose comme l'amour de ma vie. » Ton cœur s’est serré alors que l’image d’Iris s’imprimait sur ta rétine. Est-ce qu’il savait ? Et Eloane, est-ce qu’il savait ? Que son ami était ici ? « Mais comme tu peux voir, l'amour, ça frappe parfois. » Tu sursautes, surpris. Tu sursautes, perplexe. Eloane ? Eloane avait battu cet homme comme ça ?
Peut-être que tu ne comprenais pas.
« Je … » commences-tu, complètement perdu. Tu quoi ? « Merci mec en tout cas... T'as géré... Je... tu veux quelque chose ? » l’entends-tu te demander, alors que tu tournes la tête vers lui.
Finalement.
Petite boite métallique qu’il te montre. Petite boite métallique dans laquelle il se sert, alors que tu fronces les sourcils, sans capter. « Je … Heu … » commences-tu.
Une seringue.
Une seringue qui s’enfonce dans la cuisse du garçon, alors que tu te précipites en avant. « Eh ! » lances-tu, dans ton élan. « Merde, mec ? C’est quoi, ça va ? Mec … ? » demandes-tu, alors que tes mains se posent sur ses épaules. Tu le secoues un peu, connement. Peut-être que tu ne devrais pas. Peut-être que ce n’est pas la meilleure des idées que tu as là.
Mais ton bonhomme, il ne tarde pas à avoir le regard à l’envers.
Mais ton bonhomme, tu te rends vite compte qu’il ne t’écoute plus. Qu’il n’est plus vraiment avec toi. « Oh merde merde merde … » Qu’est-ce que tu étais censé faire ? Comment est-ce que tu étais censé agir ?
C’était juste un peu de drogue.
C’était juste pour partir. Un peu. Quelques temps. Combien de temps ? Pour combien de temps ?
Tu regardes la boite. Tu regardes la boite de parachutes magiques. La boite des supplices, la boite des vices.
Est-ce que ça ferait taire la douleur ?
Est-ce que ça faisait taire la douleur, pour qu’il se jette aussi vite de dessus ? Si rapidement ? Si soudainement ?
Et si tu te laissais tenter ?
Et si tu te laissais flancher ?
Juste une fois, juste pour voir comment c’était. Juste pour voir si c’était mieux que l’enfer dans lequel tu vivais.
Un enfer contre un autre.
Un enfer pour un autre.
Tu secoues négativement la tête. Tu secoues négativement la tête, alors que tu le vois là, misérable. Tu le vois là, dans ses songes, dans ses délires, et tu captes que l’apaisement sur son visage n’est que temporaire. Tu captes que la réalité finira par revenir le frapper. Qu’elle finira par cogner, et plus fort qu’Eloane encore. Encore et encore. Sans s’arrêter.
Tu t’es laissé tomber.
Tu t’es permis de t’avachir, non loin du brun. Sur le canapé. Pour l’observer. Pour le surveiller. Pour le protéger ? De quoi ? Tu ne savais même pas comment il fallait réagir. Tu ne savais même pas ce qu’il fallait faire.
Tu espérais que ta présence soit suffisante.
« Pourquoi, Eloane ? Pourquoi t’as fait ça ? » murmures-tu pour toi-même, tout bas.




couverture

porto-vecchio

"Tu m’as lâché la main sur le Porto-Vecchio. Je souris au venin qui me brûlait le dos. Je ne pleure pas, je nage dans l’océan de flammes, pour oublier ton corps pour mieux tourner la page."


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MessageSujet: Re: i will let you down (morgan)   
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