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MessageSujet: UA | Friends don't lie. + (Donald & Chad)   Sam 17 Mar - 1:46
FRIENDS DON'T LIE


Il s'était barré. Comme ça. Dans la nuit alors que Chad dormait à côté de lui, qu'il savait que ça lui tuerait un peu plus son cœur trop mou et bien trop doux. Comme toujours, avec quelques affaires dans un sac, un peu de fric en liquide et l'envie de voir du pays, toujours, comme cette incapacité à se poser quelque part dans une sédentarité qui lui avait été imposée. Et plus rien. C'était comme ça avec Donald. Il ne partait pas pour donner des nouvelles, détestait écrire des textos et s'énervait rapidement au téléphone. Alors il n'appelait pas, ne répondait pas aux appels de son ami parce qu'il avait toujours pensé que le sevrage était mieux ainsi, d'un coup, sans lui laisser le temps de s'habituer à son absence.

Chad aurait du ne pas avoir de nouvelles pendant au moins une années. C'était toujours le minimum. Mais là, après à peine six mois en Floride, Donald avait ressenti le besoin de remonter en plein fin d'Hiver dans le froid du Nord du pays. Peut-être qu'il devenait plus vieux, avec plus de remords et une conscience qui se mettaient enfin à sortir de sa léthargie. Peut-être que cette fois, il avait besoin que son ami lui accorde cette fuite, qu'il comprenne ce besoin lâche de ne rien dire et de partir. Il l'avait contacté juste, lui donnant rendez-vous dans un lieu surprenant pour l'homme qu'il était et l'homme que connaissait son meilleur ami. Le musée du Queens, haut lieu de culture dont il ne comprendrait même pas la moitié des mots pour décrire une oeuvre. Donald voulait du grand, du ouvert, du fréquenté et chauffé. Il était passé devant les lieux à son arrivée, se disant que ça ne serait pas une mauvaise idée, après tout. Il n'avait pas envie de cris parce qu'il se mettrait à gueuler à son tour. Il ne fallait pas hurler dans les muséums alors c'était sans doute le lieu idéal. Il a juste donné un coup de téléphone à Chad, plusieurs en réalité, jusqu'à qu'il tombe sur sa messagerie pour éviter de lui parler directement. Pas de réponse du coup pour savoir s'il allait venir mais l'envie de le voir bien présente. Et il était là, à contempler des œuvres qu'il trouvait bien banales pour être ici, juste après l'entrée et l'achat des billets, sachant que sa carcasse ornée de cheveux roux se verrait de loin.

(c) AMIANTE


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MessageSujet: Re: UA | Friends don't lie. + (Donald & Chad)   Sam 17 Mar - 4:10
Il avait eu la sensation d'avoir un vertige en écoutant le message.
La tête qui te fait mal, les jambes qui deviennent du coton et puis ce cœur, ce foutu cœur, pas bien accroché au bout de sa ficelle qui tombe dans son estomac. Depuis, Chad a la sensation de l'avoir plein, de rien pouvoir avaler par peur de tout revomir et ses souvenirs avec Donald en premier. Sa première réaction a chaud a été complètement débile. Il se souvient avoir balancé le téléphone dans son lit pour s'échouer dans ses draps et dormir une partie de l'après-midi en se faisant la promesse de ne pas céder.
Il finira par prendre la fuite, encore. Tu le sais Chad, arrête de te faire du mal. Mais comme un pauvre junkie, un débile complètement accro à ce visage et au son de sa voix, il avait fini par céder, enfilant alors des vêtements un peu au hasard. Juste assez présentables pour rentrer dans un musée sans faire tâche. Un pull noir pour un jean noir, à croire qu'il allait à un enterrement. Et c'est certainement ça au fond, Chad s'en va aux funérailles de son amour pour Donald. Cet amour là, usé jusqu'à l'os, qu'on a abusé, déchiqueté sans jamais essayer de se faire pardonner. Et lui, grand con, qui ne lui a jamais rien dit ni même reproché, comme s'il avait peur de le voir partir alors qu'il finirait forcément par le faire. Avec ou sans colère de sa part.

Il inspire un grand coup en faisant des pas lents, le corps plein de fourmillements et de douleurs sournoises qui lui donneraient presque envie de vomir. Le temps s'arrête lorsqu'au loin, de dos, l'imposante carrure de Donald se dessine. Chad reste là, un peu con, limite tétanisé, déjà tremblant à l'idée de le revoir, d'avoir enfin sa dose, sa part de lui. Ce qu'il peut s'en vouloir de ne pas être plus solide. La gorge nouée, le colosse s'avance de quelques pas jusqu'à atteindre le grand roux. En temps normal, certainement qu'il lui aurait donné un coup d'épaule de la sienne avant de le prendre dans ses bras mais cette fois, les choses ont changé. Chad se rend compte à cet instant qu'il lui en veut peut-être plus que prévu, qu'il est fatigué, crevé jusqu'à la moelle. Et après autant d'années passées ensemble, il lui faut peu de temps pour comprendre le piège. C'est tout ce que t'as trouvé ? Un musée pour étouffer ses cris, pour mettre des chaînes aux sentiments de l'ami blessé et ne pas le voir crier et se débattre. Pas une seule seconde le blond l'a regardé droit dans les yeux parce qu'il est pas certain de pouvoir supporter ce contact indirect. Si t'as besoin de fric tu te fatigues pour rien. C'est dit sur un ton froid, tellement froid qu'on ne peut que comprendre l'hostilité de Chad. Il déteste le timbre de sa voix, Ô cette voix, si grave, si détachée si … résignée. Enfin, il ose tourner ses yeux sur le visage de son ami sans rien ajouter.
Cette fois, il en a tellement bavé qu'il est pas certain de pouvoir lui pardonner ou même l'écouter.
Il préfère continuer à l'aimer sans sa présence plutôt qu'à fréquences irrégulières. C'est plus simple de chérir un fantôme qu'essuyer des départs.

(bon je fais ma petite déco demain parce que ma co est en pls j'ai déjà mis dix ans à poster tss)




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