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MessageSujet: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Ven 16 Mar - 17:43
Six jours, à l'échelle du monde, c'est rien du tout. A l'échelle de l'Homme, c'est même pas une semaine. A la tienne, c'est une éternité. Six putain de jours à tourner seul dans ta cage, fauve arrogant, drapé d'un orgueil qui s'effrite de seconde en seconde.

Jour 1: l'indifférence. La certitude de le voir revenir le soir même et l'esprit trop plein de Chad pour t'inquiéter de quoique ce soit.
Jour 2 : réveil difficile. Pas de petite pute à tes côtés, pas de Graham non plus pour te rappeler que tout ça n'est pas réel, que tout va bien, que le monde est une illusion et que tes peurs n'ont aucune raison d'être.
Jour 3 : la panique. Sortir tard, boire trop, faire exprès d'oublier ton portable dans un bar pour être certain de ne pas être celui qui craquera le premier, qui s'excusera et qui lui demandera ce qu'il fait et où il est ...
Jour 4 : la colère. Tout casser dans l'appart', faire de l’œil au tube d'anti-dépresseurs et penser à Nero en te disant qu'il ne faut pas, que ça serait salir l'espoir né de la nuit zéro, celle pour te remettre de laquelle t'aurais besoin de lui, là, maintenant, tout de suite, à la place qui est la sienne, à savoir à tes côtés et nul part ailleurs, comme c'était convenu dans le contrat.
Jour 5 : Désespoir. Rappeler la galerie, acheter le tableau, l'accrocher au dessus de ton lit et rester assis par terre, à le regarder en te disant que t'es à nouveau seul, que t'as encore une fois tout gâché. Te répéter que ça va aller, que t'es pas en train de crever, que tu survivras à ça comme au reste ; que t'es plus à un abandon prêt, de toute façon, et qu'il y aura toujours un monstre plus audacieux que toi pour relever le défi de te faire chialer encore un peu, petite merde que tu es.
Jour 6 : Le vide. Être une épave qui en a trop pris, la chemise tâchée de vomi, le corps en décomposition dans le canapé. Carte de visite de Gary dans la main, le coeur en suspend. Appeler ? Lui dire que t'es dans le fond du fond et que s'il veut se faire plaisir, il peut venir te donner le coup de grâce ? Ta façon à toi de le remercier pour t'avoir ramassé ce soir là, au lendemain de tes retrouvailles avec Stolen, même si tu sais que c'était pour mieux se foutre de ta gueule.

23h01 - Manhattan ; Upper Esat Side.

Tu te redresses péniblement, jettes la carte de visite sur la table basse. Tu dois pouvoir descendre encore plus bas. A la recherche de ce qui pourrait te détruire encore un peu plus, là, tout de suite, avant d'appeler Lewis et de lui dire de te tuer. De l'alcool ? T'en as déjà trop bu. De la coke ? T'as mal au nez tellement t'en a sniffé cette semaine. Des pilules ? Ca fait bien longtemps que t'as fini le stock. Alors quoi ? Qu'est ce qui pourrait bien te faire encore plus mal ? Qu'est ce qui pourrait bien te punir d'avantage ? Tu penses à tous ces visages que t'as ruminé dans ta détresse des derniers jours. Affolant de constater à quel point, en quelques mois, t'es devenu quelqu'un dans la vie de gens tous plus différents les uns que les autres. Des que tu aimes, d'autres que tu hais. Certains qui te font peur et d'autres qui pourraient te consoler d'un seul regard. Mais personne n'est là et toi, le seul auquel tu penses, c'est à ce petit con de Wilf. Le seul de tous ceux-là qui t'a fais la promesse de ne jamais te lâcher et que t'as envoyé chier bêtement, parce que t'es incapable d'aimer comme il faut, d'aimer sans crises de larmes. Est-ce qu'il le comprend, au moins, là où il est ? Est-ce qu'il s'en rend compte, que c'est pas ta faute, si t'es comme ça ? Que tu fais des efforts pour changer, depuis peu, mais que ça prend du temps de plus être un monstre. Désamorcer les systèmes de sécurité mis en place par ton subconscient pour survivre n'est pas une mince affaire. Tu te vois dépérir de jour en jour, pâle copie de toi-même dans le miroir. Plus vraiment le tyran que tu es devenu, encore moins l'homme que tu étais avant la taule et après lequel t'as cessé de courir, plus même la pute du seul qui pourrait te donner ce dont t'a besoin : encore plus de souffrance. Il voudrait même pas de toi, si t'arrivais chez lui, la gueule en vrac, en le suppliant de te faire mal pour oublier que t'as brisé le cœur d'un gosse qui t'aime à la folie. T'es pathétique, proprement dégueulasse. T'arrives même plus à te dégoûter tellement tout ça n'a aucun sens, tellement tout fout le camp. Tes vies multiples qui s'entre-mêlent, tes nombreux rôles qui se disloquent et te laissent seul avec toi-même, ce qui te donne l'impression d'être encore moins accompagné que si t'étais avec personne. Le vide et le néant, voilà où t'es. Dans cet appart trop grand pour toi maintenant que Wilf l'a déserté. Seul sous cette douche que t'as plus l'habitude de prendre chastement. Pire que le sexe, c'est sa présence qui te manque. Ses regards de chien battus qui cherche les caresses, ses bisous dans ton cou pendant que tu lis à ton bureau et que tu fais semblant de détester alors que t'adores ça. Les trucs infâmes qu'il prépare à dîner, que tu jettes à la poubelle devant sa gueule pour le blesser alors que ça te touche, quelque part, qu'il pense à t'alimenter autrement qu'en pipes et autres branlettes devant la télé. Tu l'as pas vu s'installer, cette vie de couple bizarre et décadente, mais, maintenant qu'elle n'est plus là, tu réalises que t'en passer est au dessus de tes forces. Tant pis pour ta fierté, ça fait bien longtemps qu'elle n'existe plus de toute façon et que ce que tu montres à la face du monde n'est qu'une image faite d'attitudes et de faux semblants.

Alors tu prends le taxi, vêtu d'un jean et d'un t-shirt, coiffé de travers, à mille lieux du monarque que tu n'as plus tellement envie d'être sans lui pour ramper à tes pieds. Direction le studio où tu espères trouver un truc qui lui appartient, n'importe quoi. Un mégot que tu pourrais lécher à la recherche de sa salive, un t-shirt sale que tu pourrais renifler comme s'il était à côté de toi, t'entourant de son odeur de vice et de crème pour bébé. N'importe quoi qui te le rappelle, avant de devenir fou au point de remettre ça et de sauter sous un bus, cette fois.

00h20 - Brooklyn ; Horrors Studio

Clé qui tourne, porte qui s'ouvre, cœur qui s'arrête. Putain de carnage, odeur de fesses et lumière tremblotante sur ce spectacle de désolation où des corps nus s'entassent, trois ou quatre, parmi lequel celui de Wilf que tu reconnaîtrais entre mille tellement tu le connais par cœur. Comme une envie de vomir quand tu te dis qu'il respire plus, que c'est pas normal que personne ne bouge comme ça.

- Wilf ! Trois enjambées pour le rejoindre et poser tes mains sur ses épaules, le secouer vivement. Qu'est ce que tu fous, putain ! Il répond pas, les lunettes de travers, les paupières closes. WILF ! Une claque qui se perd sur sa joue toute lisse et la panique qui revient, comme un piège en bois qui se déclenche et t'empale le cœur en pleine foret vierge. WILF ! Le secouer encore, comme une marionnette sans fils, comme une poupée désarticulée. Allez, réveille-toi, putain, réveille-toi ! Sa tête contre ton torse, tes bras autour de lui comme pour le protéger du froid. Peut-être qu'il fait semblant ? Peut-être que c'est pour que tu lui fasses un câlin ? L'un de ses nombreux jeux de gamin pour te faire tourner en bourrique ? C'est quoi ces marques sur son corps ? Tu ne reconnais pas ta patte ; c'est pas tes griffes qui ont fait ça. Et la culpabilité qui te saute à la gueule, t'arrache les dents une à une tandis que tu trembles sans savoir quoi faire, sans même savoir si les autres sont morts ou juste tellement défoncés que plus personne ne répond à tes appels de détresse. Wilf ... Bébé, répond, j'ai besoin de toi.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Dim 18 Mar - 10:07
Cinq cent dix-huit mille quatre cents seconde assassinées. Cent quarante quatre heures, de vide, de vertige et presque autant d'envies de mort. Six jours d'un deuil qui ne se fait pas. De tout qui se bloque dans ta gorge. Quelque part entre le déni, la colère et l’autodestruction. Quelque part ou la beauté et le bonheur on solidement été enculés, défoncés, jusqu'à en créer des nouveaux orifices. Quelque part où tu ne devrais même plus être, parce que c'est à lui, parce que ça pue son fric, ses mensonges, tes chaînes.

T'es libre, t'es mort. Ou du moins, tu préférerais l'être.

Le premier soir, c'est les larmes, les supplications. La caméra que tu finis par éclater contre le mur pour mettre fin à ton petit show. Le verre brisé qui repose à tes pieds, à écorché tes doigts. Les pourtour tranchant du verre son pas assez tentant. Il va revenir. Il t'aime trop. Il t'aime mal, mais, trop, right ?


Y'a le jour qui suit, les secondes qui s'accumulent, le ventre trop vide, le coeur qui se perce aussi bien. Rien. Le vide, la chute libre, l'attente. Amorphe, vidé par la peine, abandonné, personne contre qui aller pleurnicher ta douleur, tes envies de retirer ta peau et d'aller te donner aux cannibales. Y'a la nuit qui arrive et la certitude qu'il est avec un autre. Une petite infiltration dans son portable pour voir, pour te vriller l'estomac. Le salaud. Ça te propulse vers le fond. Ce soir là, t'as la rage. Ce soir là, tu prends de la coke, rappelle des mauvaises fréquentations, retrouve le chemin des bars, drague la copine d'un gars, lui attrape le cul, rien que pour commencer la guerre. Rien que pour avoir une raison de te défouler, de frapper sa gueule jusqu'à ce qu'elle ne ressemble plus à rien et en rire, quand on te tire vers l'arrière, quand on s'enfuit dans la nuit, le t-shirt blanc taché de sang. C'est pas assez. Il te faudrait défoncer une armée pour verser toute ta colère. T'as encore envie. De tabasser, mordre, détruire quelque chose de beau. Une jolie petite gueule de mec hétéro. Vous butez tout ce qui vous passe sous les doigts, sous les pieds. L'envie de casser, de mettre le monde à feu et à sang, parce que t'as plus rien, parce que plus rien vaut rien.

Les poings font mal au réveil. Tes marques aussi. Trop de sang sur toi et la tête qui vrille, la sale gueule et tout le rouge qui coule dans la douche. La rage est encore là. Vieille amie accompagnée de cette pute de Douleur. Celle qui te défonce assez bien. Alors on recommence. Alors on danse. Avec la coke, avec l'alcool, pour étouffer tout encore. Pour rire du mal et faire exploser le monde encore, ce deuxième soir de solitude. Défoncer des jolies bagnoles comme si elles étaient à lui. Cogner jusqu'à oublier son nom, parce qu'il a déjà oublié le tiens, hein ? Ce soir là tu démolis l'un des murs de la Silver Factory, par plaisir, pour ne plus sentir tes mains, ne plus sentir rien. T'imagines son visage. T'imagines lui dévisser la tête. C'est d'épuisement que tu tombes, ce soir là, presque d'asphyxie, dans les bras de l'autre combattant. Trop crever pour même baiser. Rien que dormir, vos peaux à vifs qui s'infectent ensemble.

Deux cent cinquante-neuf mille deux cents trois secondes. Toujours rien. C'est vrai. C'est fini. T'as la tête qui tourne trop pour bouger, tu te serres contre ton ami guerrier et comme bon matin tu reçois une claque dans la gueule. T'es K.O. le reste de la journée. Longtemps après son départ. Tu peux juste pas bouger, ça tourne et t'as constamment envie de gerber. Peut-être ta cervelle bousillée qui a décidé d’abandonner. Tu passes la journée en position fétale, arrivant à t'endormir un peu, à aller te débattre dans tes rêves, quand tu t'es épuisée de pleurer.

Quatre jour et on dirait une éternité. T'es épuisé comme si t'avais pas passé la journée d'hier à dormir. Tu manges un peu, fumes beaucoup, écoutes les films les plus gores que tu connaissent, en projection sur l'immense mur. Tu te goinfre de junk-food et tu réalises tout. Comment t'as merdé. Comment t'as tout perdu. Comment il ne reviendras pas. Comment ça fait mal. Comment t'as été con. Comment t'as été rien. Tu finis par boire, fini par endormir tout le mal, fini dans un bar, ramène une blonde à la maison. Une blonde à maltraiter, à faire crier, à baiser, comme si ça te remplissait. Tu la jettes au matin, avec son corps pleins d'ecchymoses et elle te traites de connard. Elle a raison.

Tu bois encore. Ça fait cinq jours et y'a plus d'espoir. Y'as plus de raison de continuer, de se battre, de détruire quoi que ce soit. Alors, ce sera toi. Open House à la Silver Factory. Te faire croire que t'as des amis, que t'es encore quelque chose. Ça déconne grave, ça fout tout en l'air. Au moins tu rigoles. Tu rigoles même si ça fait mal, même si on dit au lendemain que quelqu'un c'est jeté par la fenêtre. Avec les survivants, vous recommencez trop tôt. À rire, à boire, à vous exploser le corps avec toutes sortes de merdes, à danser, faire la fête beaucoup trop tôt. À vous embrasser. Et ça déconne vite. Trop de merdes dans le corps, tu sais plus qui de touches, qui te défonces, vous êtes combien, vous faites quoi. Tu sens ton cadavre qui se déchire et ça fait presque du bien. Ça deviens flou, entre les coups de reins dans ton dos, la petite qui rebondit sur tes genoux et l'autre bite qui s'enfonce dans ta gorge. Qu'un corps qui veut être abusé et qui perd vite la carte. Le fil, les jours. Au moins, dans ta petite morte, tu l'oublies, tu t'oublies le temps d'une orgie qui t'as solidement défoncé. Même plus conscient d'avoir un corps qu'on a abandonné au milieu des débris. Qui, malheureusement, respire encore.

Y'a les secousses. Ton enveloppe qui répond plus ou moins. Cette voix qui fait remonter ton mal de coeur. Ton nom que tu ne reconnais qu'à peine. C'est flou et y'a un cillement désagréable qui bourdonne dans tes oreilles. Ton visage qui reçoit la claque et sa vrille. Même pas conscient d'être blottit dans des bras que tu maudits depuis presque une semaine, qui te manque cruellement. T'entend ton nom sans savoir que c'est à toi, que t'as encore ça, que t'as encore quelque chose comme des organes, une respiration. Et le spasme secoue ton cadavre pour tout rejeter, te tournant légèrement, dégueulant tout l'alcool et la merde que t'as prise, niquant bien tout ton système digestif quand tu craches, quand le goût de la gerbe dans ta bouche de retourne l'estomac encore, mais y'a plus rien à gerber. Tu cherches ton souffle dans ta gorge qui s'étrangle de vouloir se vider encore. Tu reprends tranquillement conscience, les yeux sensibles à la lumière, la bouche sèche, la tête qui va explosée. Tes yeux qui l’aperçoivent, comme un mirage, le diable qui est venu te chercher.

« Dégage. J'aurais préféré crever, étouffé dans mon vomi, plutôt que de me réveiller dans tes bras. » Que tu lui craches avec le peu de force qu'il te reste. Même plus la force de lui dire qu'il t'achève, qu'il finisse ton boulot, comme il voulait le faire depuis tellement longtemps. Même si, lui donner cette satisfaction t’écœurait profondément. Probablement autant qu'être enfermé dans le mensonge de ses bras. Ceux qui en on surement aimé d'autres. Aimé des milliers pendant cette éternité sans lui. Pas toi. Ça te dégoûtait et les larmes montaient. Tu tentais de le repousser du mieux que tu pouvais. « Lâche-moi, me touche plus. » Que tu cherches à hurler en t'éloignant, en te sauvant de ses bras pour te retourner contre le ventre, au sol, même si tu trembles, même si tu grelottes. Qu'il parte. Tu lui donneras pas la chance de te regarder perdre la vie. Qu'il aille l'arracher à d'autres qu'il aime plus qu'il ne t'aimera jamais et qu'il te laisse reposer en paix. Déjà damné pour lui, pour quelque chose qui au final, n'en valait même pas la peine. Good job, petit con. Et dire que t'avais perdue ta meilleure amie, pour un type pour qui tu n'avais été qu'un jouet. Pour lequel tu ne serais jamais, autre chose qu'un jouet.



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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Dim 18 Mar - 15:23
Son haut le cœur fend le tiens au passage quand sa gerbe s’écrase au sol, éclaboussant les autres corps nus qui ne réagissent pas, qui paraissent morts quand tu te sens horriblement vivant de constater dans quel état il s'est mis. Des dizaines de lames qui te poignardent et te punissent parce qu'elles te tiennent pour responsable de son mal-être. Regarde-le, comme il est détruis. Regarde ton oeuvre, Isaak. Tu lui avais promis de le tuer à petit feu, mais, maintenant que tu vois le résultat, t'assumes plus du tout d'être à l'origine du carnage. Tu repenses aux aveux fait à Chad quelques jours plutôt et à l’apitoiement que t'as eu sur toi-même au moment de penser que tu ne souhaiterais à personne de vivre ce que tu as vécu, de ressentir ce que tu as ressenti. Pourtant c'est bien ce que t'as fait à Wilf. Wilf qui s'étrangle en cherchant à cracher encore, alors qu'il n'y a plus rien, que son corps est aussi vide que son âme, sucée, mâchée, dissoute par tes conneries. Toi, ton égoïsme et tes névroses qui se sont nourris de lui comme d'un carburant de premier choix. Tes putains de travers exacerbés par la haine et le désespoir qui te suivent partout depuis la taule si bien que t'en deviens dangereux pour tout le monde et surtout pour ceux qui ont le malheur de t'aimer. Pourquoi, putain, pourquoi tu sais pas faire autre chose de blesser et décevoir ? L'expression de ton visage crie l'horreur que tu as de voir Wilf dans cet état mais ta voix se perd au détour de ton œsophage trop noué pour parler. Alors tu caresses ses cheveux, pour le calmer, être là pour lui, maintenant que t'as été suffisamment absent pour qu'il en vienne à se mutiler, à se détruire d'être loin de toi.

T'attends qu'il te saute dans les bras, qu'il te roule une pelle de soulagement. Qu'importe l'arrière goût de vomi, ça dépassera jamais celui de la culpabilité que t'as dans le fond de la gorge. Mais ce n'est pas ce qu'il se passe et ton cœur saigne d'être rejeté par lui, alors que tout son corps semble avoir besoin que tu le douches, le soignes, l'embrasses, le caresses, le câlines, l'apaises et le dorlotes pour lui permettre de redevenir une machine capable de supporter le poids de son âme désormais aussi torturée que la tienne. Il s'échappe et t'interdis de le toucher. Ton autorité bafouée proteste, même si tu pleures intérieurement qu'il te dise non, pour une fois. Tu le regardes ramper pour s'enfuir et prends pour la première fois la pleine conscience des autres personnes autour de vous, toujours endormies, même pas réveillées par tout le vacarmes de tes braillements affolés. Deux mecs, une pouf, du foutre un peu partout. Tu vois rouge. C'est pas comme ça que ça devait se passer. T'aurais du arriver dans un studio vide de monde où tu aurais pu pleurer comme un chien sur les effets personnels de son maître disparu, rester seul et te flageller jusqu'à te maudire suffisamment pour te vomir toi-même, mais en aucun cas tomber sur ça. Ça, ce spectacle qui pue l'orgie et qui te retourne le ventre, faisant passer l'angoisse et le désespoir au second plan pour ne laisser que la colère et la haine qui ne demandent qu'à sortir. Des émotions fortes, des émotions sales, destinées à toi-même, mais qui prennent ce prétexte pour se déverser sur lui. Parce que ça a toujours été comme ça et que même au bord du gouffre, terrorisé de le perdre, tu ne peux faire autrement que de tout laisser sortir. Wilf, ton transformateur, ta machine à broyer des émotions. Elles savent, ces salopes, que c'est par lui qu'elles peuvent sortir ; que c'est par sa souffrance qu'elles se libèrent de leurs chaînes. T'aimerais les contenir ... mais tu peux pas.

- Je te touche si je veux ! Possessif, agressif, une main qui s'empare de son bras pour le retourner et le dominer de toute ta hauteur. T'es pas plus relisant que lui, avec tes cernes kilométriques et ta gueule de bois carabinée, mais toi au moins tu tiens debout. C'est quoi ce bordel ? Tu pousses du pied le bras inerte de l'un de ses camarades. C'est ça que tu fais quand je suis pas là ? T'es vraiment qu'un enculé ! De faire ça, de jouir et prendre du bon temps pendant que toi, tu te claques la tête contre les murs qui raisonnent de son absence. Dégage-moi ces merdes d'ici, tout de suite ! Tu feras pas le ménage à sa place, ça te dégoûte, tu risquerais de les jeter par la fenêtre pour ne plus les voir, ces autres qui l'ont sali à des endroits qui n'appartiennent qu'à toi.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Dim 18 Mar - 18:52
Les sens atrophiés. C'est trop tard. Tu ne sens plus ses caresses, ne sens plus autre chose, physiquement, que cette envie de vomir tes entrailles et de te poignarder au ventre. Plus sensible non plus, à cet amour malade, donné trop tard. Utilisant tes dernières forces pour le repousser, pour ramper loin de lui, loin de ses doigts, de son touché qui te fait mal. Réalisant à peine le bordel autour de toi, les horreurs de votre débauche. T'as juste envie d'une douche et d'une corde. Et ça ne te dérange même plus de ramper, si c'est pour t'éloigner de lui, de tout ce qui te fait mal, son regard, son odeur qui arrive à peine à ton ne trop défoncé, mais que t'as pas oubliée, quand même.

Il t'attrapes le bras, reviens par dessus toi. T'as envie de t'abandonner, de te gâcher monumentalement, tant qu'à le faire, autant la faire en grand. Il te demande des explications que t'as pas envie de donner. Des trucs que vous avez fait dont tu ne te souviens pas. Ses ordres commencent. Ses accusations et t'as pas la force. Pas la force d'avouer les évidences, de réaliser tes tords. Juste des larmes et de tremblements, pour mieux de noyer dans des sanglots.

« J'tai vu... J'tai vu avec lui. J'tai entendu. L'ado qui te sers de mec, hein ? Tu penses à lui quand tu m'baises. Tu pensais à lui quand tu m'as dit que tu m'aimais, aussi ? Vas t'en s'te plaît. Laisses-moi crever. » Que tu craches, cherchant à te retourner parce que tu n'en peux plus de voir son visage. Parce que tu n'en peux plus d'être le deuxième. Ou peut-être même l troisième. Parce que toi, tu l'aimais pour vrai. Que c'était le premier que t'aimais pour vrai. Et ce serait le dernier. T'étais peut-être pas assez bien pour qu'on t'aimes pour de vrai, pour que tu sois le seul. Peut-être que t'étais pas assez. Et t'avais essayer pourtant, d'être doux, d'être soumis, d'être rebelle, de lui plaire, t'incruster dans son coeur. Et il t'en avais délogé, comme si t'étais rien du tout, du revers de la main comme si t'avais jamais compté pour lui. Et tu réalisais, que c'était peut-être le cas. Qu'en en baisant d'autres, il ne pensait surement jamais à toi. Rien qu'un jouet, même pas si distrayant. Comment t'avais pu le croire, quand il t'avait fait te sentir comme si t'étais son prince. Comme si t'étais spécial. Tu l'est pas. Tu ne le seras jamais. T'es quelconque. T'es rien. T'en vaut pas la peine. Tu vaudras jamais la peine qu'on se jette d'un immeuble pour toi. T'aurais dû le savoir, dès ce moment là. Dès cet instant où la mort était plus séduisante que toi. T'aurais dû le voir, qu'il ne tenait pas à toi. Mais tu ne voulais pas le voir. Trop enfoncé, trop défoncé. T'aurais voulu rembobiner la cassette, aller assassiner les autres avant qu'il ne soit trop tard. Sauf que tu réalisais cruellement que, même sans un autre prince blond et un maître cruel, probablement qu'il ne t'aimerait pas davantage. Que le problème au final, c'était toi. Toi, Wilf, le mec pas assez bien. Le mec à qui personne penses quand il baise ailleurs.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Dim 18 Mar - 21:57
Sa réponse te coupe le souffle et t'emmure dans un air interdit derrière lequel se cache l'impression sordide d'avoir marché dans un piège à loup et de ne pouvoir en retirer le pied. Hold up dans ton cerveau qui lève les mains sans réfléchir, sans chercher à comprendre pourquoi et comment Wilf a bien pu te voir et t'entendre dire ça. Si t'étais moins en colère, moins interloqué, tu supposerais peut-être qu'il a eu le culot de tracer ton portable et de bidouiller tu ne sais quelle manœuvre informatique pour l'obliger à décrocher tandis que vous étiez dans la piscine, Chad et toi. Mais rien de tout cela ne te vient à l'esprit. La seule chose que tu vois, c'est ses larmes qui coulent tandis que le poids de la culpabilité t'accable si lourdement que tes épaules s'affaissent. Tu refuses de parler de ça avec lui. Hors de question de te mettre à nu alors que tu ne parviens pas toi-même à savoir que penser de cette nuit auprès du colosse. D'ailleurs, quelque chose en toi rugit et montre les crocs, s'interposant entre le cadre dégueulasse de la situation dans laquelle vous vous trouvez et le souvenir parfait de Graham encore encré dans ta mémoire. Une bête, un animal sauvage dont tu ne soupçonnais pas l'existence et qui dit " défense d'entrer ; propriété privée " à la frontière où commence les souvenirs de cette soirée que tu aurais préféré garder secrète, juste entre Chad et toi.

Ta main lâche Wilf, comme si, tout à coup, sa peau était devenue brûlante, dangereuse. Tes lèvres se pincent ; tu recules d'un pas, ne cherches même pas à nier, même pas à rejeter en bloc l'accusation ou à la remettre en perspective pour qu'il comprenne à quel point ce qui s'est passé cette nuit là n'a radicalement rien à voir avec l'obscénité de l'orgie qui s'est tramée ici. Sujet brûlant qui te braque et fait ressortir le pire de toi-même : Pensez à lui ? Non mais tu t'es regardé ? Tu lui arrives même pas à la cheville ! Des mots que tu regretteras, une fois la colère passée, une fois la peur et la panique apaisées. Une fois que tu seras seul, probablement, et qu'il t'aura abandonné, comme Muprhy avant lui. Murphy ! Un nom auquel ta fureur s'accroche pour le rabaisser encore un peu plus, pour le faire taire et lui passer l'envie de te pousser dans tes retranchements, de t'obliger à parler de ce que tu ressens pour lui comme pour un autre. C'est quoi ton problème, au juste ? Tu viens me vendre ton cul - et seulement ton cul, en insistant bien sur le mépris que tu me voues - pour sauver une fille qui veut pas de toi et tu me reproches de m'en tenir à ma part du marché ? Ricanement méchant, cruel, qui sort par instinct de protection, parce que frapper le premier te permet de ne pas te prendre de coups et qu'on t'a conditionné pour ça. T'espère quand même pas que je te dise que je t'aime alors que t'as le cul rempli du foutre des ces connards ? Coup de pied dans la viande inconsciente.

Ta déception est telle que tu ne contrôles plus tes propos, que la dureté de tes mots dépasse l'ampleur de tes pensées. Tu sais pas comment lui dire que t'as mal de le voir comme ça, que tu t'en veux de l'avoir poussé dans cette débauche et que, quelque part, tu le tiens pour responsable de s'être laissé faire, d'avoir réclamé, d'avoir accepté que tu sois aussi détestable avec lui. Parce que s'il avait opposé un peu plus de résistance, peut-être que t'aurais pu lui parler d'égale à égale et lui avouer toutes ces choses qui te pèsent, lui dire tous ces pardons qu'il mérite d'avoir tant pleuré à cause de tes conneries. Comment on fait, quand on est quelqu'un d'autre, quelqu'un de normal, pour pardonner à un être qu'on aime et pour lui expliquer calmement qu'on est perdu, qu'on ne sait plus d'où on vient, pas où l'on va, mais qu'on a besoin d'une main à tenir fermement pour ne pas perdre plus que son chemin en cours de route ? Dans ta rage détestable, tu repenses à ce que disait Chad quand il parlait des choses qui te tiennent à cœur et pour lesquelles il vaut le coup de reconstruire, d'aller de l'avant ; cette pensée ne fait que t'enfoncer d'avantage dans ta colère car tu pensais que Wilf en faisait partie, de ces choses. Ta chose. Quelqu'un qui ne te trahirait pas, qui ne te laisserait pas, qui comprendrait que t'as besoin de prendre sans être capable de donner. Une dernière goutte de venin te monte aux lèvres, tu ne fais même pas l'effort de la retenir : Tu me dégoûtes ! Et ça sonne comme un sanglot parce que ça fait trop mal de constater qu'en définitive, qu'il se soit damné pour toi ou non, ses moyens de replis et d'autodestruction ressemblent tellement aux tiens qu'il te donne l'impression que, toi non plus, tu ne guériras jamais de tes travers. Que vous vous tirerez vers le fond, indéfiniment, si tant est qu'il subsiste quelque chose de votre semblant d'histoire après que tant de haine se soit emparée de vos âmes.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Dim 18 Mar - 23:02
Tu lui demandais de ta lâcher, de dégager, de te laisser crever. Et pourtant, quand il le faisait, tu réalisais que c'était pas ce que tu voulais. Que ça fait plus mal encore quand tu le sens s'éloigner, te rejeter, encore. Y'a une première gifle contre ton corps mort, quand il te compare à lui, comme toi, t'as pu de comparer à lui quand t'a vu les photos de sa jolie gueule et sa douceur. C'est drôle. Toi aussi t'as fait le même constat qu'Isaak. Que tu ne lui arrivais pas à la cheville, que tu ne lui arriverais jamais à la cheville. Sauf que l'entendre le dire, c'est pire. C'est tout tes démons et ton insécurité qui prennent soudainement vie. C'est ta peur de l'avoir déjà perdu qui se matérialise et toute la douleur qui vient avec, alors que tu ne pensais plus que le mal pouvait s’amplifier encore dans ton corps, se décupler.

Et sa continue. Il gratte avec ses ongles et ses dents dans tes plaies, t'arrache le peu de peau qui a réussi à revivre, se reconstruire sur ton corps à vif. En parlant de ta Murphy, de comment elle ne veut plus de toi, comment elle ne veut plus de lui. Et ça te ramène avec votre nuit d'abandon. Celle sur laquelle, apparemment, tu t'étais trompé, comme l'indique la rivière sur tes joues pendant qu'il en rit. Tu te sens minable et ça fait plus mal au coeur encore. Tu te sens sale, juste l'envie d'arracher ce qu'il te reste d'épiderme. Juste envie de sucer le flingue caché dans l'armoire. Il conclut que tu le dégoûtes et ça reste coincé dans ta gorge. Dans ton regard qui fixe le sol en soupirant. Tu finis par te relever, chancelant du bordel de ta tête et de l'épave de ton squelette, mais c'est encore pire dans ton coeur, ça ressemble à un feu de forêt, une attaque nucléaire, plus une trace de vie. Est-ce que ça ressemble à ça, quand l'espoir nous quittes ? Debout, tremblant, nu, défoncé, blessé, t'arrives à peine à lever ton regard vers lui.

« Moi aussi, j'me dégoûte. »

Que t'avoues avec ton mal de coeur, sans arriver à mentir sur ça, sur ton peu d'estime et ton incompréhension que Isaak t'ai jamais donné une once d'attention. Tu sais même plus d'où tu sors la force de te tenir, de le regarder, de parler. Ah oui, ça viens du désespoir.

« J'pensais que ça avait changé. Quand tu m'as dit que tu m'aimais, quand tu m'as dit que t'avais besoin de moi. Quand tu m'as fait l'amour. J'me sentais spécial. J'aimais même croire que j'étais le seul à qui t'ai jamais fait l'amour. »

Et ta voix se brise un peu quand tu réalises que non. Quand tu réalises que de vous deux, t'es le seul con amoureux. Ou du moins, amoureux de la bonne personne. Et tu le sens te glisser entre les doigts, mais qu'est-ce que tu peux faire d'autres ? Est-ce que ce n'était pas inévitable qu'un meilleur que toi allait venir te voler ton roi. Un qui sait porter la couronne sans se casser la nuque comme toi. Tu te trouves tellement con. Et tu sais pas, comment t'arriveras a vivre s'il part, comment t'arriveras à continuer avec le trou dans ta poitrine. Peut-être que ça ressemblera à ce champs de guerre, à des orgies qui ressemblent plus à des viols entre amis, tellement t'es défoncé.

« T'as raison. J'vaut rien à côté de lui. J'vaut rien tout court.
Mais je t'aimais. C'est tout ce que j'avais à offrir. Et j'pensais que toi aussi. J'voulais juste jouer ce soir là, quand t'as péter les plombs. Puis j'ai réalisé que j'te méritais pas. Et j'ai commencé à m'enfoncer. Parce que j'me suis dit que sans toi, ça servait plus à rien. C'était pas une orgie, j'pensais pas me réveiller, j'pensais crever, j'en avais rien à faire qu'on me défonce et qu'on me transperce le thorax. Rien vaut la peine sans toi.
»

Que tu finis par avouer, dans lequel tu finis par te noyer, en lui tournant le dos pour te diriger vers la salle de bain. Des mots vrais, pas pour avoir sa pitié, parce que t'es certain qu'il n'en a plus, que rien que tu dises ne pourra plus le toucher. Tu pars vers la salle de bain, non sans le regarder une dernière fois, pour immortalisé son beau regard de glace et d'enfer. Parce que t'es convaincu qu'il ne te suivra pas, qu'il ne te courra pas après, trop fier, trop orgueilleux. Tu fermes pas la porte, t'en a plus rien à foutre de qui vient t'étrangler sous la douche. Te glissant sous le jet d'eau chaude et laissant ta tête se reposer contre le mur. Trop épuisé pour frotter. Parce que peu importe comment tu frottes, tu te sentiras toujours aussi sale, toujours aussi abusé et malade.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Lun 19 Mar - 1:01
Tu voudrais le frapper de rendre les armes aussi vite, de baisser les yeux et de t'avouer qu'il se dégoûte lui aussi. Envie de lui cracher à la gueule que c'est trop facile de répondre ce genre de conneries et qu'il a pas idée de ce que ça veut dire, de se dégoûter, de se détester, de se haïr au point d'en avoir mal d'être soi. T'irais jamais t'imaginer qu'il puisse ressentir l'exact sentiment de mal-être que tu te crois seul à éprouver, égocentrique jusque dans les larmes que tu ravales pour être certain de ne pas te montrer vulnérable devant lui, alors qu'il craque, qu'il capitule et t'abandonne à ta colère, te laissant seul à vouloir crier, frapper, gesticuler et mordre pour évacuer le trop plein de souffrance. Même ça, il est pas capable de le faire, alors que c'est son rôle, putain, son rôle, d'encaisser et de tenir bon ! Un putain de miroir, voilà ce qu'il est ; qui te renvoie toute ta lâcheté et ton manque de considération pour autrui à l'heure où t'aimerais bien que le monde tourne à nouveau autour de ton nombril et pas du siens. Tel un coq devant son reflet, tu charges plutôt que d'être indulgent, perdant de vue qu'il a plus besoin d'amour que de haine, dans son état. Comme si t'acharner sur lui revenait à t'acharner sur toi, à te punir à travers ses sanglots. Qu'est ce que tu cherches, Isaak ? A le faire fuir ? A le perdre pour de bon ? C'est tout ce que tu gagneras si tu continues.

Ses mots sont du poison, de la culpabilité en intraveineuse qui gonfle la boule que t'as au ventre et te font te sentir plus sale que ceux qui gisent à vos pieds, que tu méprises autant que tu les envies d'être endormis, libérés de toute conscience, abandonnés aux affres d'un sommeil libérateur. Si seulement t'arrivais encore à dormir ... T'as l'impression que tes démons t'attendent à chaque coin de rue comme à chaque battement de cils. Qu'il suffit que tu poses les yeux sur quelque chose pour l'abîmer ou que tu les fermes pour voir défiler derrière tes paupières la liste de tes nombreux crimes sentimentaux, toujours sanglants, tous plus perfides les uns que les autres. Comme toi. Qui récolte la tempête après avoir semé le vent. Une tempête qui parle tout bas, dont les bourrasques sont à peine plus audibles que des murmures tandis que Wilf t'avoue tout ce qu'il a sur le cœur et te fait comprendre qu'il est trop tard, que t'as encore une fois tout merdé, que même sa foi en toi, en vous, t'as réussi à l'anéantir en te contentant d'être fidèle à toi-même, de te complaire dans tout ce qu'il y a de malsain et de terrible en toi. Un constat d'une tristesse à pleurer des couteaux et vomir des grenades. A mi chemin entre la rancœur et la désolation, tu dois bien reconnaître que tout est de ta faute, même ce que tu lui reproches d'erreurs de jugement et d'appréciation à ton encontre. Y'a plus qu'à prendre tes responsabilités, maintenant. Être un homme, pas un enfant tyrannique et capricieux qui refuse d'assumer les conséquences de ses actes.

Le regarder partir et mater ses petites fesses comme si c'était la dernière fois ; oublier durant quelques secondes que tout est en train de voler en éclats, comme si c'était pas prévisible, tout ça. Wilf disparaît dans la salle de bain, laissant la place au silence et à la morsure d'une solitude qui commence à te peser sur la cage thoracique, t'empêchant de respirer convenablement maintenant que la colère s'envole et n'est plus là pour animer ton corps de réflexes aussi primaires que celui de t'oxygéner. Une apnée qui dure à t'en faire tourner la tête, chanceler au dessus des corps nus. Te voilà au pied du mur, obligé de choisir entre la peste et le choléra. Partir ou ramper. Y perdre, dans les deux cas, mais moins dans l'un que dans l'autre, alors ... tu cours le rattraper, passes la porte en retirant tes chaussures et le rejoins sous la douche. Triste impression de déjà vu. Parodie grotesque de ce jour où c'est lui qui était venu te rejoindre. Tu tombes à genoux, t'accroches à ses jambes, l'empêche de bouger tandis que l'eau colle tes cheveux contre ton front et ton t-shirt contre ta peau glacée.

- Pardonne-moi. Ton visage plaqué à ses cuisses dans une étreinte désespérée, une étreinte un peu folle. Je te demande pardon. Je suis dégueulasse de t'avoir traîné avec moi dans cette merde sans nom. Je ... Je t'ai choisi toi parce que je savais que tu sauterais dedans sans me poser de questions, alors qu'elle a raison, Murph, de dire que je te fais plus de mal que de bien. Reconnaître tes torts soulage ta conscience de manière passagère, mais chaque point que tu mets à tes phrases à comme un goût de trop peu. Tu ne sais plus quoi dire pour te libérer de l'horreur que tu t'inspires quand tu le regardes dans les yeux et que tu vois comme il est brisé. Péniblement, tu te redresses, restes collé à lui et attrapes son visage entre tes mains délicates, aimantes, tremblantes. Je t'aimerais jamais comme tu le mérites. Que tu lui avoues, les yeux humides et la voix cassée. C'est pas un bourreau qu'il te faut et moi ... moi je casse tout ce que je touche. Effort à faire pour ne pas baisser les yeux, ne pas détourner le regard. T'es comme un frère, Wilf. Que je regrette d'avoir gâcher avec ma bite et mes délires pervers. Tes bras qui l'enserrent, anticipant ses réticences et ses protestations. Tu le plaques à toi, le serres fort, l'oblige à subir ton étreinte comme si la pression de ton corps sur le sien pouvait tout effacer des mauvais souvenirs pour ne garder que les bons. Et tant pis pour l'inceste quand tu finis par attraper ses lèvres pour l'embrasser passionnément, désespérément, à la recherche d'un truc à l'intérieur de lui pour nourrir ta soif d'amour et de dévotion, comme s'il fallait que des autres souffrent et meurent d'amour pour toi afin que tu te sentes légitime, vivant.

A cet instant, dans les profondeurs abyssales de ton inconscient, l'image de Nero n'a jamais été aussi présente. Car tu sais sans le savoir que toute cette perversion sentimentale, c'est à lui que tu la dois. Le maître de ta déchéance, celui qui ta poussé dans le ravin à grands coups de reins, piétinant l'estime que tu as de toi-même pour te transformer en ce monstre pilleur de cœurs, voleur de sentiments. Les larmes des autres pour seul eau à ton moulin.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Lun 19 Mar - 2:17
Quand tu tournes le dos, t'es vidé, tu bascules un peu, pas certain que tu marcheras droit encore un jour. Tu regrettes presque, d'être tombé amoureux, de t'être laissé prendre comme un débutant. Toi, qui avait jamais voulu parler d'amour, de ses conneries. Qui t'avais cassé les jambes en deux et cruellement piétiné toute forme de fierté. T'en ramassais les miettes par terre pour les emmener avec toi, les laver, les planter, peut-être faire repousser quelque chose de beau à force de jouer dans la terre aride de ton ventre. Peut-être réparer le coeur disloqué dans ta poitrine, jouer dans les valves et les tissus pour lui recoudre quelque chose qui ressemble à un myocarde. Convaincu que c'est perdu, que c'est fini, que personne ne courra après toi, surtout pas lui, lui qui s'est passé de toi pendant tout ses jours et qui a même pas l'air d'en avoir souffert.

Sauf qu'il vient. Et tu sais pas si c'est pour t’assassiner quand tu te retournes, quand il tombe à tes genoux, se tiens à tes jambes tandis que l'eau vient doucement le baigner. Ta main levée, près de sa tête, qui résiste à aller se perdre dans ses boucles, lui pardonner trop vite. Il se perd en excuses contre tes cuisses. Le dieu à tes pieds comme tu ne l'aurais jamais cru. Et tu le crois, sans savoir si tu devrais encore. Si t'es trop naïf ou si t'es simplement con, simplement désespéré et qu'il aime ça.

Il se relève, retrouve sa place, contre toi, quelques centimètres de plus pour mieux t'avaler de sa hauteur. Ton visage qu'il maintient contre ses mains en t'avouant qu'il ne t'aimera jamais comme tu le méritais. Jamais. Ça goûte comme le fer d'une promesse que t'aurais préférée ne jamais entendre. Quand il ajoute qu'il est un bourreau, qu'il casse, que c'est pas ce qu'il te faut. Et t'as envie de lui dire qu'il a tord, qu'à force de casser les os, ils deviennent plus fort, que vous survivrez à tout les maux, même ceux plus cruels qu'il souffle ensuite. Comme un frère. Comme un coup de poignard dans le ventre, regardes voir si ça saigne. Comme un petit con qui resterait là, à l'aimer comme aime les cons pendant que lui, il brillerait partout sans lui rendre. Et tu ne sais pas. S'il cherche à te libérer des chaines avec lesquelles tu veux encore te pendre, tu cherches dans ses yeux si t'es aussi insignifiant. Ou, si, quelque part, t'as déjà été plus que l'adolescent, le frère, le gamin qu'il baisait, qu'il malmenait, avec qui il jouait à l'amour sans jamais en donner pour vrai.

Il te serres et ça se tord en toi, l'envie de le serrer plus fort ou de le repousser. La tension dans ton corps qui se meurt quand il revient embrasser son petit frère, quand tu te perds contre sa bouche et avec tes mains qui glissent sous ses vêtements mouillés pour attraper sa peau. Te souvenir de sa texture, son goût, son odeur. L'envie de te perdre, d'y croire encore même s'il te murmures que tu ne devrais pas. Même s'ils te promettent tous que tu ne devrais pas. Est-ce que ce serait de la folie ou du désespoir, que d'attendre que les jamais se changent en peut-être ou en oublie ça.

Et tu te perds, contre sa bouche, contre lui, contre sa peau, contre son torse, retirant son t-shirt pour l'avoir contre toi. Comme un junkie en cure depuis six jours, qui retombe de plus belle. Juste l'envie de dormir contre lui, d'oublier comme il te fait mal, comme il t'a fait mal, comme il te fera mal. Tes lèvres qui finissent par retrouver le chemin de sa clavicule, par y retrouver l'eau qui s'y creuse, s'en abreuver comme tu l'embrasses. Peut-être que que t'apprendras aussi, ses chemins de destructions, les détourner, le sauver. Comme empêcher Freddy Krueger de tuer.

« Et maintenant ? » Que tu souffles doucement.
Maintenant qu'est-ce qu'il se passe, maintenant qu'est-ce que vous faites, vous devenez quoi ? Surtout quand t'as aucune envie de devenir son petit frère. De le regarder trouver le bonheur ailleurs. Peut-être que tu pourrais investir dans des œillères. Ou faire comme Murphy. Partir, trouver le bonheur ailleurs. Sauf que toi, t'étais convaincu qu'il n'y en avait pas. T'avais bien cherché, mais t'étais jamais resté accroché nul part. Sauf à lui.


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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Lun 19 Mar - 3:13
Sa coopération t'apaise. Mains sur ton corps, lèvres qui répondent et langues qui se trouvent. Tu ne protestes même pas lorsqu'il t'enlève ton t-shirt, te régales de le sentir contre ta peau qui retrouve sa vieille amie. Cette amie rencontrée dans le sale d'une boîte à partouze, gardée auprès d'elle par un contrat immoral et retrouvée au milieu des restes calcinés d'une orgie au goût de désespoir. Si toute cette débauche n'est pas le signe que vous vous aimez mal, alors c'est que plus rien n'a de sens. Il embrasse ta clavicule comme tu embrasses le sommet de son crâne, le berçant doucement, de droite à gauche, pour l'apaiser, le soulager, calmer les maux de son âme et de son corps après ces six jours d'enfer sur terre. Dans le silence seulement troublé par le jet de l'eau qui vous entoure de sa vapeur, tu te désoles d'avoir eu à vivre tant de moments destructeurs pour enfin mettre un mot sur la nature de tes sentiments à son encore. Un petit frère. C'était pour ça, l'amour inconditionnel. Pour ça, que t'avais tellement besoin qu'il continue de te regarder comme si t'étais un dieu, un modèle. Tu caresses son dos, ses flans, ses fesses, fais la paix avec ce corps que t'as frappé et humilié pour de mauvaises raisons. Et maintenant ?

- On rentre. Tu te recules pour le regarder, lui parler bien en face malgré l'eau qui vous éclabousse et que tu bois chaque fois que tu refermes la bouche. On te soigne. On dort. Les basiques, les priorités. Après on parle, si tu veux, et je te laisse me baiser sale pour tuer le fantasme. Car c'est peut-être de ça dont il a besoin pour s'estimer un peu plus, pour se sentir un peu plus digne de ce roi que tu n'es pas, mais qu'il ne veut pas admettre. Ça serait une belle fin, une belle dernière fois. Lui donner ta couronne et le voir vivre différemment que dans ton ombre. A côtés, plus en dessous. Que ce soit lui, le roi, et qu'il constate un peu combien il y a mieux que toi pour lui, tout autour.

A nouveau tes mains englobent son visage, tes pouces caressent ses joues. T'as beaucoup moins de mal à te montrer tendre avec lui quand ta vision se fait plus claire et que tu acceptes un peu mieux le pourquoi de votre dépendance. Tu vois bien qu'il est blessé, que ça le chagrine, qu'il voudrait protester. Alors tu l'embrasses à nouveau, plus calmement, plus tendrement, comme pour lui insuffler un peu de beau dans toute cette déchéance qui vous entoure. La douche, ça a toujours été un lieu de débauche entre vous. Pourtant, t'arrives à passer outre au moment de défaire tes lèvres des siennes et d'attraper de quoi le savonner. Un peu de gel douche posé sur une éponge et te voilà parti pour faire sa toilette, délicat, sans appuyer sur les zones les plus marquées, les plus déchirées. Tu lui épargnes la fatigue d'avoir à se laver tout seul et embrasses même les hématomes, essuies affectueusement les plaies encore rouge et tentes de ne pas trop t'en vouloir en te disant que c'est ton absence qui a provoqué tout ça. Quand c'est fini, qu'il est propre des pieds à la tête, tu le rinces et coupes l'arrivée d'eau, une serviette à la main et des promesses plein les yeux.

- T'as besoin qu'on t'aime, Wilf. Je te rends ta liberté, t'es plus obligé de rester chez moi. Mais tu peux, si tu veux. Ça peut être ta maison autant que la mienne. Je te ferai plus de mal. Plus volontairement, en tout cas.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Jeu 22 Mar - 19:22
Ce qu'il a pu faire à ton corps, les coups, les torsions, celle qui vont jusqu'à faire craquer, jusqu'à casser, pousser plus, vers une fracture ouverte, c'est rien. Rien du tout face à ce qu'il te fait en ce moment. Quand tu l'aimes d'un amour qui de brûle le coeur d'acide et que le mot, frère, résonne encore. Comme une insulte, une bonne claque qui remet les choses en perspective, comme une baffe donnée avec des milliers de petits couteaux au bout de doigts. Une claque en plein coeur qui fait encore trembler ton corps ruisselant des péchés dont tu te nettoie. Les lèvres sur sa clavicule et l'envie d'y mettre les dents. Mordiller l'os et japper bien fort pour clamer qu'il est à toi. Alors que lui, embrasse le sommet de ta tête. Une marque d'affection que tu voulais tellement, et que tu regrettes maintenant qu'il te la donne, parce que ça sonne comme une fin. Comme le début d'une ère que tu ne veux pas vivre. Parce que t'as mal. Qu'il aurait jamais dû dire ça. Au moins, si tu pleures ici, il n'en saura rien, hein ? Si tu pleures pendant qu'il te berce comme le père que tu n'as jamais eu. Les yeux fermés, les yeux ruisselant de l'eau de la douche ou de la douleur. Profitant de ses caresses comme si c'était les dernières. Parce que tu demandes, du souffle inquiet, ce qu'il se passe maintenant, ce que vous devenez, comment vous devrez vous appelés. Est-ce que vous venez de rompre ? Est-ce que vous avez déjà étés ensemble ?

On rentre. Et ça fait mal quand il se recule. Et tu te sens minuscule quand son regard est sur toi. Te soigner et dormir, c'est les plans. Et faire l'amour, hein. Comme avant, comme il avait dit que vous devriez faire plus souvent ? Il propose de parler et de baiser, ça te soulage. Sauf quand il parle de tuer le fantasme. T'as pas envie, toi, qu'il meurt, que ce soit fini. Il sait pas encore, que ça ne passera pas, hein ? T'as envie de lui répliquer que ça ne se guérira pas, que c'est pas un virus, une vilaine grippe qu'il t'as refilée. Sauf que t'es fatigué, t'as pas la force, tu ne veux plus de battre avec lui. Tant pis s'il a tord, tant pis s'il y croit et que t'as mal. Tant pis, si t'as mal.

Tes mains sur ton visage, ses caresses, tes envies de mourir qu'il répand sur tes joues avant de t'embrasser, de te perdre contre lui, tes mains sur ses hanches, tes hanches, parce qu'il est à toi. Qu'il le sera toujours. Qu'il le veuille ou non. Et c'est réciproque. Ou ce l'est, dans tes fantasmes. Son coeur, à toi, ton coeur, à lui, c'est simple, c'est bien, c'est juste et bon. C'est pas comme ça que ça fonctionne, mais tu ne veux rien entendre. Surtout lorsqu'il attrape le gel douche, qu'il vient te frotter avec l'éponge. Il est doux. Ça fait plus mal encore, quand il embrasse tes blessures, quand t'as l'impression que y'a du venin au bout de ses lèvres, qui viennent empoisonner tes veines, jusqu'au plus profond de ta chaire, de ton être. Il te rince même, coupe l'eau, attrape la serviette avant de t’assassiner pour de bon. Te rendant une liberté que tu ne veux plus, te créant tes besoins que tu n'assumes qu'à peine. On ne peut pas t'aimer proprement, t'es trop fêlé pour ça. Son amour, comme ça, comme avant, ça t'allait. Ta voix est faible quand elle se lève.

« Mais moi j'aimais ça, quand tu me faisais mal. » Que le môme souffle, déconcerté par la tournure des choses, t'agrippant de nouveau à lui. L'envie que ça recommence, qu'il te prenne, là, ici, maintenant, te prouver qu'il pourra encore le faire. Quand tu te colles à lui, descend ta main vers son entrejambe, relèves tes lèvres vers les siennes pour récolter les souffles provoqués par tes attouchements. L'envie pathétique de te mettre à genoux encore, l'avaler, lui prouver que t'es encore capable de le sucer comme une salope, de le sucer comme il aime, comme personne d'autre ne sait le faire. Qu'il ne pourra pas se passer de toi. Hein ? Il ne pourra pas, hein, il ne pourra jamais se passer de toi, hein ? HEIN ? HEIN?!!


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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Jeu 22 Mar - 21:28
Son aveu te bouleverse parce que c'est bien la première fois qu'il le formule de manière aussi directe, aussi assumée. Faible murmure dans l'intimité d'une douche dont vous vous souviendrez tous les deux comme étant celle qui aura changé la nature de vos rapports, mais murmure éclairé quand même, qui finit de te conforter dans tes certitudes : Wilf est un petit toi. Un petit toi qui aime qu'on lui fasse mal, qui se complet dans le trash et le sale, probablement parce que ça le fait se sentir vivant, probablement aussi parce qu'il a trop peu d'estime envers lui-même comme, toi, tu as trop peu d'estime de toi derrière tous tes rempares de maître du monde. Tu réalises alors que tu le connais trop peu, qu'il te faudra prendre le temps d'apprendre à découvrir son histoire et les raisons qui l'on fait devenir un être taillé du même marbre que le tiens. Prendre le temps de le sortir de son mépris de lui-même aussi, pour qu'il ne devienne jamais plus l'esclave de personne. En somme, faire avec lui ce que Nero devrait faire avec toi, pour recoller ses morceaux comme tu aimerais qu'on recolle les tiens. Tu t'y engages : sa vie va changer. Tous les moyens dont tu disposes seront désormais mis à profit pour le sortir de ses autoflagellations et des dégoûts qu'il a de son propre corps, sa propre essence. Tu ne chercheras pas à le faire devenir quelqu'un de bien, juste quelqu'un qui se respecte un peu plus, qui se suffise à lui-même. Si c'était pas aussi malsain comme relation, tu serais presque en train de nourrir pour lui des sentiments familiaux du grand frère qui tire son cadet vers le haut et l'invite à devenir un homme, plus un gamin pommé et manipulable. Dans ce monde dangereux, mieux vaut être le chasseur que la proie ... Tu vas le faire changer de camp.

Il t'attrape le paquet et tu grondes de plaisir, désarçonné par son insistance. Pendant quelques secondes, tu ne peux que laisser faire. Après 6 jours à devenir fou dans ta tour, c'est le moindre des plaisirs que tu es en droit de t'accorder ... Sauf qu'il cherche à t'embrasser et commence à se coller d'avantage, à demander plus, à menacer de te soumettre à tes propres désirs. Alors tu serres les dents et attrapes son poignet pour l'arrêter dans ses gestes. Non. Cassant, incisif, comme un chiot que l'on dresse. Tu l'enroules dans la serviette pour lui immobiliser les mains le long du corps et l'extraire de la douche. Y'a des envies qui te lèchent le bas du ventre quand tu le repousses doucement contre le mur, que tu le coinces et le domines de toute ta taille, une main sous son menton pour l'obliger à lever le regard vers toi. Pas ici. Je suis pas une crasse comme les déchets qui guisent dans l'autre pièce. Et ça ne te parait même pas être de l'insolence que de l'affirmer tellement ils te dégouttent, ces trois qui dorment encore dans la flaque de gerbe. On va le faire une dernière fois, chez nous, où et comme tu voudras. Ça sera toi le maître. Après, on n'en parlera plus. Fini les conneries. Si tu le laisses choisir la sauce à laquelle il sera mangé ou te mangera, en fonction de ses goûts, tu imposes les plus grosses lignes du contrat. Ton choix est fait : sauver l'avenir de Wilf est plus important à tes yeux que de le garder comme vide couilles. Et si je te reprends à me toucher la queue, dans mon sommeil par exemple, je te fous dehors. Ton doigt tapote sa joue, comme un avertissement. Enfin, tu baises son front et te recules, tout dégoulinant. Tu prends une serviette pour t'éponger et récupères ton t-shirt dans la douche. Tant pis, tu rentreras torse nu. Je t'attends devant l'immeuble. Dégage-moi cette viande morte, habille-toi et rejoins-moi pour le taxi. Que tu jettes par dessus ton épaule en même temps que ta serviette à sa gueule en quittant la salle de bain.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Mar 3 Avr - 8:51
Envie de lui. Toujours envie de lui. Constant. Comme quelque chose que t'arrives jamais à satisfaire, à faire taire. Un éternel assoiffé perdu dans les désert depuis six jours, une vie, une éternité. Rien que l'envie de te fracasser contre lui et tant pis si ça fait un mal de chien. Ça fera pas plus mal que six jours sans lui pour une connerie. Pour avoir osé, vouloir être un petit peu intéressant pour lui, de montrer précieux, te montrer arrogant. Finalement, la blague te revenais en pleine gueule comme un boum-rang rien que pour avoir voulu attisé sa jalousie. Loin de toi, il avait pensé, il s'était rendu compte, que t'étais de trop, que t'étais qu'un jouet, que t'étais pas important, pas un truc qu'on pouvais aimer. Et la seule impression que t'avais de tenir en place, c'était là, ta bouche et ton corps contre lui, ta main qui caresses son entrejambe, là où il est encore à toi. Pour ce soir, pour toute la vie, c'est beau d'y croire. Sauf que y'a ton poignet arrêter pas sa main. Non. Couché. Le souffle qui se coupe, les sourcils froncés qui remontent vers lui. Non. Il peut pas te dire que c'est fini maintenant et te demander de survivre, c'est pas humain. Tu préfères mourir, maintenant, tant pis pour le reste. Est-ce que ta vie ne tournes pas un peu autour de lui depuis ta rencontre ?

Il vient enrouler une serviette autour de toi et t'as vraiment l'impression d'être minuscule face à lui. De pas en valoir la peine, d'être rien qu'un enfant. Qu'est-ce qui vous arrivait ? Il te coince encore et ça fait du bien, ton menton dans sa main, ta tête levée vers la sienne. Ça t'as manqué, qu'il te domines comme ça, ça te manquera toute ta vie. Pas ici. Non. C'est pas un déchet, lui, c'est un roi, c'est un dieu. Et toi t'es qu'un pêcheur, qu'un paysan. T'es pas digne, tu ne le sera jamais. Sauf qu'il te promet que le corps du Christ, tu l'auras encore. Ultime communion selon tes termes à toi. Dernière fois. Ça fait mal. Est-ce qu'elle peut durer jusqu'à la fin du monde, votre dernière fois ? Est-ce qu'elle peux s'étendre sur une vie. Est-ce que vous ne pourriez pas arrêter le temps. Après on n'en parlera plus. On ne fera plus de conneries, mais elles seront encore là. Tu le sais. Tu le sens. Comment ça passerait, tu ne sais pas. Ça passera pas, sinon, ça aurait déjà passé. Et il te tapote la joue du bout du doigt, t'avertissant que tes perversions devaient cesser. Et t'as du mal, à trouver un équilibre. Imagine un monde où la Saint Graal est dans la pièce d'à côté et où t'as pas le droit d'y boire. Un baiser sur ton front avant qu'il ne se retire, ne te laisses qu'avec le froid et la honte que la petite serviette ne réchauffent pas. Les autres ordres arrivaient, comme quoi tout ne changeais pas d'un clin d'oeil, alors qu'Isaak quittait, te laissant un peu secoué.

Fallait un petit moment, pour te résaisir, revenir à la vie quand tes mains tremblaient encore, le disque qui sautait, qui répétait : dernière fois, frère, fini les conneries, dernière fois, frère, fini les, fini, fini, fini, les, frère, fini, connerie, frère, fini, frère, connerie ,connerie, connerie. Rejetant ta tête vers l'arrière. Rien que l'envie de mourir là, plutôt que de ne avoir ce que t'avais pu avoir avec lui. À quoi ça servait, sinon, à quoi ça rimait sans lui, sans lui comme ça. T'avais plus d'équilibre. Un petit zombi qui ne se séchait qu'à peine, les yeux dans les vides, enfilant des vêtements sans trop regard, le coeur en chute libre. Tes pas dans la pièces détruites, te penchant pour secouer les morts, tenter des les réveillés. Ton regard flou qui finissait par fixer la fenêtre, par regarder le vide du balcon, évaluer. Pas assez haut. C'était pas assez haut pour te tuer. Te fracasser la colonne, te rendre légume, peut-être. Ce serait pas mal. Légume, tu l'aimerais plus, si ? Ça se tordait dans ton ventre avec toutes ses idées sombres, avec tes pas qui sortaient sur la galerie et ton ventre qui faisait plus mal à chaque inspiration. Pourquoi t'arrivais pas, à faire comme lui, à pas penser à toi, à juste sauter. Tu ne lui manquerais pas. Il ne voulait plus de toi, parfait, il n'aurait plus de toi. Tu t'avances, viens t'accouder au bord de la terrasse. Y'avais un gars qui s'était jeté de sixième étage de la vrais Silver. Peut-être qu'ici, se serait toi. Et tu ne respirerais plus, en chute libre, trop de vent dans ta bouche. Tu tend la main, laisse tomber ton portable, il chute, il se fracasse et tu te penches pour regarder le spectacle. Et tu ne sais pas, ce qui te retiens de ne pas aller le rejoindre. Ce qu'il te restera, quand tu ne l'aura plus, lui.


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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Mer 4 Avr - 22:16
Tu fumes ta clope, adossé au mur, attirant les regards des passants potentiels avec ton jean trempé et ton torse nu malgré la saison. Pour ce que tu en as à faire, de leur avis, à tous ces cons ... Tu ne les vois même pas. Regard fixé au sol, tu attends Wilf tout en réfléchissant aux incroyables rebondissements qui ont eu lieu en à peine une semaine. Tous ces jours passés à tourner comme un fauve en cage qui attend son steak pour finir par te retrouver là, aux pieds du studio, la clope au bec, le cerveau complètement engourdi par la scène qui vient de se jouer, les émotions ressenties et le point de vue qui, à l'intérieur de toi, s'est retourné sans te demandé ton avis. Ca t'a semblé si naturel, si normal, de ne plus le considérer comme un esclave mais plutôt comme un frère. Te rendre compte du point auquel il te manquait, du point auquel tu tenais à lui t'as ouvert les yeux : Tant que tu ne le respectais pas, il pouvait être la dernière des merdes au monde, peu t'importait. Maintenant que tu l'aimes jusqu'au fond de tes tripes, il est hors de question qu'il soit autre chose qu'un être exceptionnel. Le frère que t'as jamais eu, c'est là qu'est sa place. Il ne peut pas rester soubrette toute sa vie, il faut que tu l'élèves, que tu l'amènes à ta hauteur pour le garder à jamais auprès de toi. Régner en maîtres sur le monde dans deux trônes biens distincts, pour mieux se faire face et non en se partageant ton seul et unique trône à toi, alternant successivement le rôle de celui qui s’assoit sur les genoux de l'autre. Tu veux pouvoir considérer Wilf comme ton égale et plus comme ta chose. Te voir quand tu le regardes, t'encourager quand tu l'encourages et te sentir investi d'une mission quasi fraternelle de protection de l'autre. C'est cette mission qui chamboule tout le reste, cette mission qui attrape le jeu du maître et de l'esclave par la peau du cou pour la jeter hors de ta tête ! Soumettre Wilf ne sera jamais l’élever à ta hauteur. Alors tant pis, tu arrêteras de le soumettre.

Quelque chose s'écrase à tes pieds, te faisant sursauter. Sourcils froncés, tu t'avances d'un pas pour détailler les fragments de ... téléphone ? Ton visage se tourne vers le ciel, cherche le point de départ de la chute. Et là ... Là tu le vois. La clope t'en tombe des lèvres tandis que tu entre-ouvres la bouche, incapable de crier. Une pierre tombe dans ton estomac, broie tes organes vitaux en s'écrasant au milieu de tes viscères, arrachant la chair et laissant un trou béant sur son passage.

- Wilf ... Un murmure à peine audible, tandis que vos regards se croisent, que tu captes ses yeux vides et sur le points de faire une connerie. Fais pas ça ... Tu ne parles même pas, ce n'est qu'une articulation silencieuse car tu sais qu'il regarde chacun des traits de ton visage à cet instant précis. Je t'aime, fais pas ça.




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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Lun 9 Avr - 8:33
C'est pas la tour d'Isaak, mais ça fera l'affaire, ça rendra honneur à la Factory de Monsieur Warhol. Tu regardes en bas, dans ce qui te servira de gouffre, ça fait peur, ça donne le vertige. Le sol, le bitume, que tu te prendras en pleine gorge. Tu peux pas y survivre, hein ? Tu te demandes si ça fera mal, de t'écraser, de sentir tout se casser, ou si tu vas mourir sur le coup. T'as mal au coeur, t'as envie de vomir, t'as peur et t'as mal. Un frisson de dégoût qui parcours ton dos, tu penses trop, tu devrais déjà t'être jeté. Alors tu t'approches du bord, de la rambarde du balcon. Mesure, la chute, imagine les craquements de ton squelette et de tes organes, ta peau déchirée, explosée, nouveau frisson et tes yeux qui croisent le siens, levés vers toi. Nouvelle envie de vomir. Et ton corps qui se fige. Tes yeux qui se plissent pour mieux voir son visage quand tu portes ta main à ta tête qui te fait mal. Je t'aime. Ça fait mal. Mal qu'il t'aime comme ça, mal que tu l'aimes différemment. Est-ce que ce sera ça, ta vie maintenant ? Sauf que là c'est trop tard. Tu peux plus sauter, tu peux plus, respirer, tout fait mal. Alors tu recules brusquement, te cognant sur l'un des gars qui est revenu à la vie, à encore l'air d'un zombie, te caresses alors qu tu le repousses brusquement.

« Réveilles les autres, le proprio est passé, la police s'en viens. »

Que tu lui craches avant de passer ton chemin, avant d'attraper ton jumper et ton sac, de dévaler les escaliers, de retrouver Isaak et de te jeter dans ses bras, de le serrer fort, fort, fort. Et tu quémandes silencieusement qu'il te serres avec la même ferveur. Qu'il te serre si fort que tes morceaux se recolleront, parce que tu ne ressembles plus à un homme, là. Plus à rien. T'as même plus les mots pour lui dire désolé, pour lui demander de t'aider quand tu glisses tes doigts dans les siens, pose ta tête sur son torse, cherche la douceur, la chaleur, la protection, les baiser que tu chérira, jusqu'à ce qu'il te donne le dernier, celui de la mort, celui qui t'achèvera, qui te déchirera la peau pour de bon. Pour l'instant tu t'accroches à lui, pour tenir bon, pour tenir tout court. Vous glissant dans la voiture, toi, échoué sur lui, à moitié assis sur lui, les mains accrochées à sa peau et la bouche qui vient chercher la sienne du bout des lèvres, pas certain si c'est encore permis, entre frères.


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MessageSujet: Re: WILF & ISAAK - Reviens-moi   Lun 9 Avr - 16:11
Le poids de son corps qui percute le tiens est une vrai délivrance. Tes bras se referment autour de lui avec la force du désespoir, tandis que tu le sens trembler comme une feuille restée seule sur son arbre en plein hiver. Le voir dans cet état te ruine, éveille en toi un sentiment du culpabilité que tu aurais préféré ne pas subir. Bien sûr que c'est ta faute, tout ça, que tu lui as complètement retourné le cerveau et qu'il a raison d'être désorienté. Tu devines son mal être et t'en sens responsable, tant et si bien que tu lui rends ses baisers une fois installé dans le taxi qui vous ramène chez vous. Tes mains caressent son visage, ton corps reste blottit contre le sien, tu murmures des mots rassurants entre chaque baiser, t'appliques à le calmer pour être certain qu'il ne remette pas le couvert une fois arrivé dans l'appartement et tenté par ta terrasse de toit ...

Ca vous regarde bizarrement dans le hall, tandis que ton torse nu et les blessures de Wilf jurent magistralement avec l'univers chic de l'entrée. Indifférent, tu appelles l'ascenseur et fixes ton compagnon qui, lui, ne semble pas disposé à te regarder. Ce n'est qu'une fois que vous êtes seuls dans la cabine qui s'élève vers les hauteurs de l'immeubles que tu reprends la paroles, contrarié mais concilient, avec des intonations chaudes et bienveillantes dans la voix. Tu peux dormir un peu ... Les portes s'ouvrent, tu t'avances et sors ton trousseau de clés. Dans mon lit, si tu veux. Une proposition qui en dit long sur le moment solennel. Quand Wilf à le droit de dormir dans tes draps, c'est forcément que de grandes choses se préparent sur l'oreiller. Arrivé dans l'appartement, tu te mets pieds nus ne gardes que ton jean encore moite de la douche et trop lourd sur tes hanches fines. Allez, viens ! Finalement tu l'attrapes par la main et l'obliges à te suivre jusqu'à ta chambre. Je sais que tu piques mon oreiller quand je suis pas là. Vas-y, allonge-toi. C'est presque maternelle, la façon dont tu le pousses sous la couette pour l'emmitoufler dans ton odeur. Là, tu t'enroules autour de lui, te places en cuillère et lui caresse le ventre à travers les draps. Je te laisserai pas sauter dans le vide, Wilf. Un murmure à son oreille en référence aux croisements de vos regards un peu plus tôt, quand tu l'as grillé en train d'envisager le balcon avec désespoir.




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