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MessageSujet: Re: ISAAK + my heart is soft, my past is rough.   Jeu 15 Mar - 14:54
Tu devrais te sentir coupable d’acquiescer en silence, de ne pas être capable de lui mentir ni de le détromper quand il te dit que son passé ne t'intéresse pas. Mais t'y arrives pas. C'est vrai : tu t'en fous complètement. Il pourrait bien venir d'une planète extraterrestre que tu ne le relèverais même pas, ne lui en tiendrais pas rigueur. Non pas parce que ton attention tourne perpétuellement autour de ton nombril, mais parce que tu réalises que t'as trop besoin de ce qu'il représente à l'instant T pour te formaliser de quoique ce soit d'autre. Chad pourrait être le dernier des mohicans où le premier homme à avoir marché sur la lune que tout cela ne compterait pas face à la performance qu'il réalise ce soir de te faire te sentir en sécurité dans ses bras. Fébrile, certes, rongé par un désir que tu te dégoûtes de ne plus savoir museler et qui prend le contrôle aussi bien sur l'instant que sur ta vie en règle générale, mais en sécurité quand même. Comme s'il t'excusait d'être faible et de céder trop facilement à tes démons ; comme s'il était suffisamment fort pour vous deux et que tu pouvais te laisser aller en toute confiance, lâchant prise, relâchant la pression. Il a raison : tout ce qu'il a pu être avant toi, avant vous, ne t'intéresse pas. Le point zéro de l'histoire c'est cette rencontre dans le hall du parking où tu venais chercher une porte de sortie sous forme de poudre blanche et où t'as trouvé celle d'un monde merveilleux, au fond des yeux de Chad. Un Narnia pour adultes en souffrance, une terre promise pour les écorchés vifs. Ton nouveau chez toi ? Tu te vois déjà y construire ta maison, installer tes meubles, buller dans le jardin, le visage offert au rayonnement apaisant de cette univers dont Chad est le soleil. T'y serais au calme, habité d'une sérénité que tu ne connais plus depuis longtemps et après laquelle tu cours, d'orgasme en orgasme, de magnum de champagne en rails de coke trop vite expédiés. Pas une baraque qui pue le fric et l'opulence que tu dégueules à longueur de temps ; une maison de campagne, pas plus grande qu'une cabane, juste assez grande pour y faire l'amour pendant des heures et regarder les nuages par la fenêtre sans s'excuser d'y voir des formes niaises et fragiles ; sans s'excuser d'être trop sensible aux jolies choses pour avoir le droit de te montrer tel que tu es dans le monde des hommes. Oublié l'étiquette de connard, fini la mégalomanie gargantuesque. T'allonger à même le sol de cet El Doraro et ne plus être pointé du doigt d'être un gourmand de la vie qui veut en avaler les fruits tous en même temps. Un monde qui se réinvente perpétuellement et nourrit ton besoin d'affection autant que ta boulimie de sentiments. Le monde parfait pour les goinfres émotionnels comme toi.

Si je t'embrasse tu ne te soucieras plus de moi.

Tu tombes. De haut.
Heureusement que ses bras te soutiennent pour t'éviter de t'écraser dans le fond de la piscine.
Ton estomac se révulse et tes doigts se crispent sur son corps trop bien pour toi. Tu baisses les yeux, coupable, conscient qu'il a parfaitement raison, et tu te détestes d'être comme ça, n'arrives plus à savoir si tel à toujours été le cas où si c'est la prison qui t'a rendu aussi paradoxalement insensible au sort des autres, alors que là seule chose qui t'habite est de préserver la tienne, de sensibilité. Les craintes que formule Chad pour expliquer son refus te font te sentir sale et indigne de le toucher, lui, l'être de lumière capable d'une abnégation que tu n'égaleras jamais. Tu serres les dents, rongé par le dégoût que t'inspire ta propre attitude. Sans tes masques, tu redeviens toi et prends conscience de l'être horrible que tu es, même à nu. Un vampire, un maître de guerre. Quelqu'un qui prend sans demander, qui se nourrit de tout ce qu'il désire chez autrui et qui marche sur les cadavres qu'il engendre à la pelle, sans se soucier du sort de l'humanité toute entière tant que son cœur toujours trop froid trouve de quoi se réchauffer. Alors tu réalises que le plus grand mal que Nero a pu te faire n'est pas physique, ni même psychologique. Il a juste éteint ta flamme. Ce feu vital qui fait marcher toute la mécanique de ton être. Et tu cours, dans tous les sens, frappant à toutes les portes, pour trouver du bois qui te permettrait de relancer le feu, mais c'est sans espoir. Aujourd'hui, tu ne peux plus te réchauffer seul. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il a tend d'emprise sur toi ? La raison pour laquelle tu vendrais ton empire pour une caresse de sa part ? Il te dégoûte, ce bourreau, avec l'impression qu'il te donne d'être le dernier détenteur de briquet dans un monde où plus personne n'a de feu. Plus personne, sauf Chad. Chad et sa vieille école, ses valeurs probablement plus nobles que les tiennes et des allumettes plein ses poches. Tes yeux brillent quand tu le regardes, trouvent de l'espoir en lui là où tout n'était jusqu'à présent qu'obscurité poisseuse et tentatives de survie maladroites.

Alors tu le laisses faire. Ses mains qui t'enserrent et t'arrachent à lui pour  te soustraire au bassin, le pull qu'il t'oblige à enfiler, le bras qu'il passe autour de tes épaules. Tu le laisses faire. Ca fait combien de temps que t'as plus laissé quelqu'un se mettre aux commandes de ton âme, sur ce siège où seul Nero arrive à s'asseoir à force d'avoir défoncé toutes tes portes ? Les mains de Chad sur le volant de ton existence sont tellement plus douces, sa conduite tellement plus fluide. T'avais oublié qu'on puisse ne pas se sentir terrorisé d'assister à la scène en tant que co-pilote, propriétaire des lieux ravi de laisser son invité prendre la place du chef. Bien sûr t'as mal, bien sûr tu brûles de lui sauter dessus et de le violer dans les reflets bleu-vert projetés par la piscine, mais c'est rien comparé à tout ce que t'as déjà enduré et vécu de douloureux. Une petite peine qui vaut la peine. Une frustration que tu te sens capable d'affronter maintenant que tu vois tout le bien que tu obtiens en échange.

Tu fermes les yeux pour calmer ta pulsation cardiaque, apprendre à ton cœur à le désirer en silence. Est-ce que c'est ça, le vrai contrôle ? Accepter que tu ne peux pas tout avoir ? Ta main se referme sur ta cravate qui traîne par terre, tu te tournes vers Chad, la lui passe autour du cou d'un geste tendre et possessif à la fois. Tu tires un peu, rapproche son visage du tiens et embrasses cette zone de non droit à la frontière entre sa joue et la commissure des ses lèvres. Un baiser lourd, appuyé, qui tremble de l'effort surhumain que tu dois faire pour contenir tes pulsions. Tes mains en tremblent, ta respiration s'en affole. Tu restes figé dans cette pression au coin de sa bouche, conscient qu'il ne tient qu'à toi de réussir cette épreuve pour enterrer les craintes de ce nouveau seigneur que tu adoubes de ton amour le plus pur, le plus romantique. Quand c'est fini et que tu parviens à mettre un cadenas à la serrure de la cage dans laquelle crachent à présent tes démons les plus vils, les plus avides, tu te recules et souffles fébrilement. Te faire la guerre à toi-même pour l'amour d'un seul homme, c'est une grande première et t'as l'impression d'avoir appris quelque chose d'important en venant à bout de cette épreuve. Tes doigts s'activent autour de son cou pour former un noeud parfait. Tu le jauges en souriant, ébloui par sa beauté humide et chaste. Trop chaste pour le pervers que tu es.

- Alors je t'aimerais chastement ... Que tu murmures, pas franchement conscient de l'avoir pensé à haute voix. Tu peux la garder, elle te va mieux qu'à moi. Tes doigts lissent le tissu contre son torse, en prenant garde de ne pas toucher sa peau pour ne pas te tenter. Je peux dormir avec toi cette nuit ? Question d'enfant effrayé par ses propres cauchemars. Je sais bien que c'est pas tenable h24 ce qu'on fait là, mais j'ai pas envie de rentrer chez moi et de baiser l'ado qui me sert de mec en pensant à toi. Regard fuyant ... Ca lui ferait trop de mal ... qui revient se planter droit dans ses yeux ... et j'ai pas envie d'être un salaud, ce soir. Grâce à toi, Chad.

Wilf comprendra. Il aura mal, mais il comprendra, tu le sais. Parce qu'à long terme, tout le meilleur que Chad parvient à extraire de toi finira forcément par profiter au petit, c'est une évidence. Tu ne veux pas y penser maintenant, mais l'espoir est là, qui frappe à ta porte, te fait signe depuis le judas, avec, sous le bras, son manuel de " Apprendre à aimer pour les Nuls ".




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MessageSujet: Re: ISAAK + my heart is soft, my past is rough.   Ven 16 Mar - 3:35

isaak & chad

Chad ne fait rien de plus que se donner du temps. Il attend de voir, s'il sera capable de supporter d'autres déceptions ou non. Son refus de l'embrasser l'aide à garder une distance de sécurité qu'il maintient avec la force d'un titan. Parce qu'il se connaît, qu'il a toujours eu ce don naturel pour s'attacher à ceux qui finiront forcément par lui faire du mal, l'écorcher, le désarticuler. Il est peut-être con de s'enfoncer à ce point dans ce déni mais ça l'aide à tenir le cap, à se dire qu'il lui reste encore peut-être des chances de survie et qu'Isaak ne sera pas de ceux qui le descendront en enfer alors que ses pupilles sont d'une obscurité presque effrayante. Chad le tient contre lui de son bras réconfortant, de toute cette douceur dont il est capable parce que la colère est une denrée rare qui lorsqu'elle remonte à la surface peut-être plus dévastatrice que jamais. L'âme du colosse est une mer calme où se trouve une bête sauvage capable de pouvoir défendre ses contrées lorsque la terre bouge sous elle et que les vagues deviennent folle. Cette bête là est une raison de plus pour ne pas vouloir s'écorcher pour Isaak. Il a connu ce sentiment fou qui te vide de tout, celui d'être déçu, trahi jusqu'à l'os au point d'en devenir mauvais et plein des reproches. Et ce sentiment là, Chad en sent encore parfois les séquelles. Ca le fait même trembler à cet instant, lorsque son partenaire attrape sa cravate pour la lui mettre autour du cou. Un frisson traverse son corps, c'est évident, ça se voit, ses tétons pointent et la chair de poule rend sa peau plus rugueuse. Il le laisse venir contre lui, confiant, sans la crainte qu'il se pose contre ses lèvres, qu'il vienne les capturer et emporter avec lui quelque chose de plus profond. S'il se débat depuis le début de la soirée pour pas que des baisers les lient c'est parce que le colosse sait qu'il perdrait pétales au passage. Comme une fleur, tu sais, il éclot le matin, laisse tomber quelques pétales autour de lui tout au long de la journée et se fane le soir pour renaître chaque matin. Ces pétales là, elles servent à ce qu'on ne l'oublie pas mais ce qu'il oublie, Chad, c'est qu'une fois coupée, les fleurs ont une espérance de vie trop limitée. Si Isaak avale quelques pétales invisibles de lui, elles disparaîtront en quelques heures seulement mais lui, ressentira toujours ce manque là, il saura le nombre exact de particules d'amour il a perdu rien qu'en l'embrassant parce qu'il le ressentira pendant des jours.

Enfant sage, Chad ne bouge pas d'un cil pour le laisser nouer sa cravate sur sa peau nue avant de baisser les yeux pour la regarder, la caresser du bout des doigts. Et alors qu'il prend ce geste là pour un adieu, ses yeux en amandes se redressent sur Isaak qui réclame de quoi continuer leur nuit l'un contre l'autre. Juste eux. Et le reste du monde. Là-bas, ailleurs. Comme des mômes fous ou des amants trop passionnés par l'autre pour se soucier du reste. Son cœur s'emballe mais Chad ne l'écoute pas, se contente de se pencher pour attraper sa veste et l'enfiler directement sur sa peau humide. Il fronce les sourcils à l'évocation d'un adolescent mais n'ajoute rien grâce à ses dernières paroles. Partons d'ici alors. Qu'il lui souffle tout en se redressant, enfilant son pantalon et ses chaussures tout en lui tendant la main pour l'aider à se lever à son tour.
Comme depuis le début de la soirée, Chad ne lui donne pas le choix quant à la destination et aux rôles. C'est lui qui conduit à nouveau, qui s'impose en marin pour ce bateau mal fichu qu'est leur soirée. Un marin torse nu, vêtu d'une cravate et d'une veste qu'il n'a même pas pris la peine de boutonner. Il s'impose naturellement en pilote, une boussole intégrée dans le cœur pour les aider à garder le cap alors que dévier ensemble serait tellement plus simple et attrayant.

[…]

Chad sent une boule se former dans sa gorge lorsqu'il lui ouvre la porte de son appartement. Plongé dans la nuit, éclairé par une simple lampe qu'il a laissé allumé pour son chat, Maurice les accueille paresseusement, jette un regard assassin à l'intrus avant de partir se faire les griffes sur le canapé. Voir la bouille du chat aide Chad à se canaliser alors qu'autour de lui, l'ambiance réconfortante de son chez lui le rassure petit à petit. Un appartement trop grand pour lui seul qu'il avait changé quelques mois plus tôt pour accueillir Donald dans la chambre d'ami et partager son lit avec Eros même s'il était le plus souvent fourré chez lui. Plus nonchalant que dehors, plus à l'aise aussi, Chad enlève ses chaussures, balance sa veste sur le fauteuil et se tourne vers Isaak en ouvrant les bras comme pour lui présenter au mieux son monde. Voilà. C'est la seule chose qu'il parvient à sortir parce que les mots lui semblent encore une fois superflus. Son pantalon mouillé lui colle à la peau et le fait grimacer, c'est pourquoi d'un signe de menton, le colosse fait signe à son invité de le suivre jusqu'à sa chambre. Là encore, le grand prend soin d'allumer sa lampe de chevet. Immédiatement, son regard navigue sur la chemise d'Eros traînant sur son lit, lui décrochant toujours ce picotement au fond du cœur. Calmement, Chad l'attrape pour la ranger. Fais comme chez toi. Il lui murmure avec un léger sourire, le torse légèrement penché vers l'arrière, le temps pour lui de descendre sa braguette et de faire glisser son pantalon le long de ses jambes. Attends, ne bouge pas, je vais nous chercher des serviettes. Sa carcasse quitte un instant la pièce pour revenir celui d'après, lui en tendre une et garder l'autre pour finir de sécher sa peau encore humide, enlever sans gêne son boxer pour le jeter dans un coin de la chambre. Pendant ces quelques geste, le colosse en oublierait presque la présence d'Isaak parce qu'il a beau être bourré de complexes, son corps est la seule chose qu'il accepte de mettre à nu sans se sentir coupable. Il s'en veut de bien assez de choses pour s'autoriser à culpabiliser de sa forme physique. Pour lui, ce n'est qu'une enveloppe, qu'un papier cadeau que l'on montre aux autres.
Ce qui l'intéresse, c'est tout le reste, ce que l'on ne voit pas à l'oeil nu, que seule la loupe de notre cœur peut capter.

Viens contre moi, qu'il lui demande d'une voix douce pour inviter Isaak à venir contre lui tandis que sa main s'attarde à éteindre les lumières comme pour supprimer de leur vue leurs corps et leurs désirs. Allongé dans les draps à ses côtés après ce long bain lui donne la sensation d'être tout mou, tout vide, plongé dans un état d'apaisement qu'il n'avait plus atteint depuis des années. Il saurait pas dire, Chad, s'il s'est un jour réellement senti comme ça, tu sais, avec cette sensation que tout te coule dessus, que tout est limpide. Ses yeux qui commencent à s'habituer à l'obscurité, ça suffit pas à distinguer les traits d'Isaak ou même les formes de son corps mais il imagine sans trop de difficulté ses clavicules et s'y penche d'un mouvement lent pour les embrasser, reprendre là où il s'était arrêté. Sa main libre divague sur son torse avec délicatesse, toujours comme s'il manipulait ce genre de rêve qui pourrait disparaître à tout moment pour lui donner des allures cauchemardesques. Isaak … sa voix est un souffle alors que ses doigts s'évanouissent au bas de son ventre, dans cette partie de lui à laquelle il s'est refusé de penser jusqu'à cet instant. Il ne sait pas, si la sécurité des draps, de son chez lui dans son entièrement le rassure mais ses doigts brûlants se perdent un plus bas, jusqu'à atteindre son entrejambe alors que les paroles d'Isaak résonnent encore en lui. Il n'est pas seul, il te l'a dit, il a quelqu'un dans sa vie. Un ado. Peu importe son âge, peu importe ce qui les unie, dégage de là, Chad. Soudainement, le colosse sent ses sentiments se faire plus capricieux que tout à l'heure dans la piscine ou même dans la galerie. Il les perçoit, tous se concentrer sur cette fichue main qui se saisit de son sexe sans vouloir se soucier des interdits, des enjeux trop importants qui pourraient le détruire. Son souffle se fait brûlant alors qu'il se donne la sensation d'étouffer dans son propre corps, asphyxié par ce que Chad prend pourtant si soin à tout rejeter d'un bloc. Dans un dernier élan de lutte, son visage se perd dans le cou d'Isaak pour respirer l'odeur javélisée de la piscine qui le hante encore alors que ses baisers agressent encore sa peau.

Chad sent bien comme il peut être comprimé par ses propres démons, par sa raison qui l'accroche à des tas de chaînes pour l'empêcher de vivre les choses dans toute leur intensité par peur de ne plus savoir le récupérer en un seul morceau. Ses mouvements s'accélèrent contre le membre d'Isaak alors qu'une vague de chaleur monte aussi en lui, le chatouille sous toutes les coutures. Ses muscles se tendent, lui brûlent presque alors qu'il enfonce un peu plus son visage dans ce cou, contre ce corps dans lequel il lui prendrait presque l'envie de fusionner pour ne plus avoir à supporter seul ses blessures qui le hantent. Une secousse un peu plus violente le prend de l'intérieur, fait balancer son cœur quelque part dans son estomac au point de lui causer une douleur physique à peine supportable. Sa mâchoire s'ouvre alors pour se refermer délicatement contre l'épaule d'Isaak, mordre sans violence son épiderme à cet endroit là, y laisser sa trace tout en sachant que ce qu'il les conduit doucement vers un paradis éphémère. Maintenant, ne lui reste plus que l'espoir que l'autre le rejette, lui arrache cette main de là pour le raisonner, ne pas les faire partir en éclats.
Dans toutes les perturbations qui malmènent son corps, Chad a oublié d'ôter sa cravate, il la sent maintenant parce qu'elle caresse la peau d'Isaak elle aussi ; complice.



sur le tremplin de ma porte sur les objets familiers sur le flot du feu béni j’écris ton nom
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MessageSujet: Re: ISAAK + my heart is soft, my past is rough.   Ven 16 Mar - 15:38
Chad joue son rôle de pilote à la perfection, te confortant dans l'idée que tu as bien fait de lui laisser la place derrière le volant. De ton âme, de ta nuit, de ta voiture ... Il assure et t'aiguille comme un aimant en attire un autre, chacun de tes gestes inconsciemment orienté pour s'accorder aux siens. Te rhabiller et le suivre sans même savoir où il t'emmène devient quelque chose de parfaitement secondaire tandis que tu vis la scène comme détaché de ton propre corps et libéré de tes angoisses. C'est dingue, l'aura merveilleuse qui émane de lui et t'attire comme un papillon. Parce que c'est ce que tu es, un putain d'insecte, pas du tout à la hauteur de sa lumière mais bien incapable d'en détourner le regard. Ton corps s'ajuste à la position du sien ; s'il avance, toi aussi. Comme s'il devenait physiquement impossible de supporter une trop grande distance maintenant que ses bras on réussi à calmer le mal qui te bouffe et que ses yeux t'ont fait te sentir tellement moins seul que tu te mets à croire que cet appart' dont il t'ouvre la porte pourrait devenir un sanctuaire, un lieu où te cacher quand t'as plus la force de lutter contre le reste du monde ni contre toi-même. T'as senti tes tripes se contracter en passant dans le hall, près de ces marches sur lesquelles il était échoué et que t'aurais pu gravir sans même lui accorder un regard. Tu t'es perdu, durant le temps qu'a mis l'ascenseur pour monter les étages, à imaginer ce qu'aurait été ta nuit, ce soir là, si tu n'avais pas choisi de baisser la garde et de lui offrir cette clope. Probablement que tu serais ressorti du parking plus défoncé qu'en y entrant, prêt à te faire culbuter par le premier venu pour oublier la peur de savoir Stolen sorti de sa cage et de cette envie que t'avais, à l'époque, d'aller le retrouver, de t'offrir à ses crocs.

Alors que vous passez la porte de chez Chad, tu soupires d'aise et chéris ce constat qui t'apaise : Nero est à quelques appartements du sien et tu te sens pourtant insensible au chant des sirènes qui te fait chaque fois retourner jusqu'à lui. Tes yeux se posent sur le colosse qui présente son chez lui, tu réponds par un sourire en coin qui n'a rien à voir avec ton avis sur la décoration de son intérieur. C'est lui que tu regardes et tout ce qui l'entoure est flou, sans aucune importance. Sa chambre est confortable, intimiste, à mille lieux de la tienne trop haute sous plafond et qui pue le vice avec son lit king size et ses tables de nuit remplie de capotes. Il te dit de faire comme chez toi, alors tu laisses tomber tes vêtements à même le sol, sans respect pour leur valeur, habitué à ce qu'on ramasse pour toi. Y'a que son pull que tu prends la peine de poser sagement sur le meuble, comme s'il valait à lui seul bien plus que toutes les pièces de ton costard réunies. Y'a tellement de silence autour de vous que t'entends chaque frottement de la serviette contre son corps quand il s'essuie. Tes cheveux sont en pétard et ton cerveau complètement fripé par le bain, incapable de penser correctement. C'est une libération. Te sentir vide de toute angoisse te donne l'impression que les lois de la physique ne sont pas les mêmes chez Chad. Y'a comme un manque de gravité, chez lui, qui te fait te sentir tellement léger que ton corps ne s'enfonce même pas dans le matelas lorsque tu prends place à ses côtés, complètement nu, toi aussi. Où peut-être est-ce dû au poids de sa masse qui tend le matelas sous ta peau froide ? Tu te sens con de te l'avouer, mais t'as toujours adoré ça : sentir dans l'équilibre du lit que l'autre à tes côtés est plus lourd, plus fort, plus imposant. Un détail que tu n'avais jamais relevé avant la taule, mais que t'as eu tout le loisir d'analyser quand l'autre connard s'endormait contre toi en oubliant de te détacher, t'obligeant à subir la vision de son visage libéré de toute tension alors que ton corps à toi était choqué de toute la violence de ses coups de reins. C'est pour ça que refuse de dormir avec quiconque, que Wilf n'a pas le droit de passer la nuit à tes côtés pour autre chose que du sexe. Trop de réveils en sursaut et en sueur, trop de cris étouffés aux confins de tes nuits solitaires quand tu te réveilles d'un cauchemar en sentant encore ses doigts autour de ton cou et son souffle brûlant qui te dit que si tu cries, il prendra plaisir à te faire encore plus mal. Tu refuses qu'on te vois comme ça, terrorisé par les souvenirs de tout ce qu'il t'a fait subir et à la fois désespéré qu'il ne soit pas là à ton réveil pour te détruire d'avantage, te violer encore un peu et te donner l'impression d'exister, d'être important à ses yeux de monstre ...

Viens contre moi.

Tu chasses le fantôme de Stolen, te blottis contre Chad. Au creux de son ombre, tu sais que tes cauchemars ne pourront pas te rattraper. Il brille trop pour que tout ce qu'il y a d'obscure et de sale dans ta vie ne parvienne à t'atteindre en sa présence. Si tu restes suffisamment collé à lui, t'en es sûr, t'arriveras même à dormir d'un sommeil sans rêves. Le truc qui ne t'es pas arrivé depuis ... La dernière fois que tu l'as vu. Tu fermes les yeux, y'a plus de mal qui tienne, t'as même réussi à faire taire tes pulsions. C'est pas si difficile, au final, d'aimer plus fort que physiquement. Et pour la première fois depuis des siècles, t'es plutôt fier de toi d'avoir réussi à un truc bien, d'avoir dompté tes démons. Ta gorge ronronne d'aise quand il reprend ses baisers la où il les avait laissés. Tu pourrais rester ici des heures, à te sentir bien, seulement concentré sur ses doigts qui te caressent et qui ... Ton cœur rate un battement ; tu ouvres soudainement les yeux, aveuglé par l'obscurité, paralysé d'incrédulité. Qu'est-ce-que ... ?

Depuis combien de temps tu retiens ton souffle, sans oser parler, sans oser faire le moindre geste ? Cette impression d'avoir un compte à rebours au dessus de la tête qui te dit " Fais quelque chose, vite, après il sera trop tard ... " et la main de Chad qui te fait monter en pression sans que tu te sentes capable de dire quoique ce soit ou de te dérober. Il te perd dans un monde fait de doutes et de désir coupable entre lesquels tu te sens si tiraillé que ton âme va finir par se déchirer, c'est sûr. Le laisser faire ? L'arrêter ? Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qu'il voudrait que tu fasses ? Et toi, de quoi as-tu envie ? Maintenant que t'as fait l'effort de ne pas lui sauter dessus, tu te sens désarmé de le voir faire un pas vers toi. Y'à des questions qui viennent détruire la sérénité dans laquelle t'étais si content de te laisser couler, tant et si bien que tu n'arrives pas à savoir si tu lui en veux où pas de gâcher tout ça avec du plaisir qui ... putain ... qui te la raidit tellement que tu ne pourras bientôt plus garder tes démons dans leur cage. Pas quand le cadenas qui tient la porte a un double des clés que Chad s'amuse à introduire dans la serrure sans se rendre compte du danger que représentent les fauves de l'autre côté de la grille. Pourquoi est-ce qu'il fait ça ? Arrête ... Continue ... Non, arrête !

- Continue ...

Tu te sens glisser sur une pente savonneuse, la pression de ses dents contre ton épaules servant de catalyseur à ton désir pour lui donner de l'élan, prendre de la vitesse et monter dans les tours jusqu'à devenir incontrôlable. Une pierre qui dévale un flan de montagne, roule et casse tout sur son passage avec, en ligne de mire, ce lien si fort entre vous que tu te mets à croire, bêtement, qu'il pourrait survivre à l'impact. Une seule nuit. Une seule fois. Ca serait tellement bon ... Tellement approprié pour vos deux âmes torturées qui n'en peuvent plus de se regarder dans le blanc des yeux en voyant en l'autre une jumelle tout aussi dépouillée par la vie. Une seule fois ... Pour vous lier à jamais, garder une trace de l'autre indélébile, comme une béquille pour les jours de pluie. Se sentir mal et pouvoir repenser à cette nuit pour se donner du courage et se rappeler qu'il existe un monde, en marge du monde réelle, où tout est moins douloureux, où tout est plus doux ; créer ensemble un souvenir réconfortant, un post-it sur le coin de l'écran quand le film de vos existences devient insupportable à regarder, un post-it qui dirait " pense à moi " et qui redonnerait le sourire.

Tu sais que c'est à toi de dire stop. Le temps d'une seconde effroyable, une seconde qui en paraît un million, t'as peur qu'il s'agisse d'un test ; que Chad soit en train de te mettre à l'épreuve. Et ça te fait putain de mal de réaliser qui si c'en est un, tu échoues lamentablement à l'examen. Parce que t'es déjà en train de te tourner vers lui et de lui rendre la monnaie de sa pièce, caressant son corps, mimant ses gestes et perdant tes doigts à des endroits qui réveillent des fantasmes en plus de te contracter les abods à t'en faire grogner de douleur. Viscéralement, c'est déjà trop tard pour éteindre le feu autrement qu'en t'y brûlant les ailes. Tu le sens bien ; tu te connais par cœur : A passer des nuits blanches par centaines à te perdre dans le sexe pour essayer de tout oublier, t'as une idée très précise de tes limites et des indicateurs de lâcher prise. Ça te fout les boules autant que ça t'enivre de constater qu'une minute de branlette avec lui suffit à pousser la jauge de ton self contrôle dans la zone rouge, là où le moindre soupire pourrait s'avérer être celui qui te poussera définitivement dans le ravin. T'es comme un ado qui se laisse dépasser par les émotions, fébrile, brûlant, avide de plus et à la fois effrayé par ce que tu ressens. Ça n'a rien à voir avec du cul bête et méchant. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu n'arrives pas à prendre de recul ? Y'a cette partie de toi qui crie alerte, te dit de faire machine arrière car un plaisir éphémère ne vaut pas le coup de tout gâcher, mais il y a aussi celle qui ne dort jamais, l'avide de nouvelles expériences et de sensations fortes, qui te dit de foncer car ce que tu vas découvrir là n'a pas d'égal.

Tu fermes les yeux, fronces les sourcils, essaie de mettre les choses au clair et d'étiqueter ce que tu ressens pour faire un tri plus net dans les notions de pour et de contre, mais la respiration de Chad qui s'approfondit vrille tes tympans et t'empêche de réfléchir. Comment il fait, lui, pour penser pour deux ? Tu sens bien qu'il est déjà loin, qu'il a abandonné son poste de sentinelle et que c'est à toi d'être raisonnable maintenant, mais putain, ce que c'est compliqué ... Tu comprends qu'il soit fatigué, si son existence se résume à se poser dans tous les domaines de sa vie des barrières comme celle que t'essaies de sauver ce soir. T'es pas à la hauteur de ses capacités de détachement et de protection. ; pas à la hauteur du relais qu'il te tend et que tu laisses tomber, trop faible pour en supporter le poids. Ton âme n'est pas faite pour être sage. Toi, tu brûles, tu fonds, tu fous le feu partout où tu passes. C'est dégueulasse de sa part, de te demander d'être le pompier tandis qu'il t'allume en chatouillant là où ça fait mal, là où tu sais pas dire non ! T'aimerais lui en vouloir et lui dire que c'est un bel hypocrite, mais tu peux déjà plus ... tu peux déjà plus.

Ça se passe de mots. Tu lâches son membre pour poser ta main au creux de ses reins, rapprocher son corps du tiens et vous coller dans une étreinte qui te fait prendre conscience de chaque frisson sur sa peau. Comment tu pourrais résister à ça ? Avec ton âme qui te supplie d'accepter son cadeau, qui se roule par terre en tapant du poing pour que ton cerveau accepte de rendre les armes et de couper le son de ses questionnements inutiles. T'attrapes la cravate, tires dessus pour trouver ses lèvres et le lui prendre, ce putain de baiser au goût de désespoir. Avec des larmes plein tes désirs à force d'avoir peur que ce soit peut-être le dernier, alors que vous vous connaissez à peine et que tu l'aimes déjà trop. Tant pis. Tant pis si tu gâches tout. Faut que cette nuit soit mémorable, ça compensera la perte, ça compensera la peine. Tes jambes kidnappent les siennes, l'immobilisent le temps que tu lui grimpes dessus pour prolonger ce baiser et prendre son visage entre tes mains. Tu boufferais son âme si tu le pouvais, en aspirerais jusqu'à la dernière goutte pour être certain de la garder à l'intérieur de toi, pour toujours. Il doit probablement le sentir dans la façon dont tu l'embrasses, comme si tu manquais d'air. Sa salive en guise d'oxygène, son corps brûlant pour canot de sauvetage. Pourquoi est-ce qu'il fait ça, pourquoi est-ce qu'il te laisse tout lui prendre ? C'est tellement bon, putain, que tu pourras jamais t'arrêter. Jamais. Tandis que ta raison s'efface et capitule, tu te dis que ce mec est complètement fou de s'offrir comme ça à ta faim insatiable. Qu'il est fou et ça te rend fou ; à mi chemin entre l'adoration et la perversion, entre tout ce qu'il est de lumière et de beau là où tu brilles de saleté et de ténèbres. Un Yin pour ton Yang, un jour pour ta nuit. Explosion nucléaire dans ta tête, perte de contrôle consommée : tu plonges, te colles à lui, refermes tes griffes sur tout son être et lui promet une nuit à faire trembler ses souvenirs quand il aura le malheur de se demander si tout ceci en valait réellement la peine, si le sacrifice de votre amour naissant aura vraiment servi à quelque chose.

Tout brûle, le feu fait table rase du passé. Quitte à tout gâcher, autant faire les choses en grand.




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MessageSujet: Re: ISAAK + my heart is soft, my past is rough.   Sam 17 Mar - 3:44

isaak & chad

Il faut que tu cesses Chad, il faut que tu tues cette chose en toi, ce bruit sourd qui résonne sur chaque partie de ton corps comme si la fin du monde était sur le point de sonner. Tu t'aimes si peu pour t'infliger ça ? Regarde bien ces yeux, puis ce visage, mémorise-les parce que c'est à eux que tu penseras quand t'auras envie de te vomir toi-même. Y a tellement de place dans ton grand corps de guerrier qu'Isaak pourrait y prendre toute la place à la rapidité de l'éclair. T'es tellement vidé que tu ferais n'importe quoi pour combler les trous. Fin non, y a bien des fantômes dans ton cœur et contre ton âme mais les fantômes ça prend de place, ça invite les futurs fantômes, les toujours vivants à venir prendre place. Leur silence sont comme des sirènes, leur chant est insupportablement beau mais toi alors ? Tu vas te laisser te mettre à feu et à sang ? Il faut que tu réagisses parce qu'au petit matin, lorsque tu te réveilleras seul, t'auras cette sensation étrange d'avoir perdu un organe. Un bien gros, bien important, comme ton estomac par exemple. Oui c'est ça, le départ d'Isaak ce sera comme vivre avec l'estomac en moins, tu le sentiras, tu pourras pas passer à côté.
Et le vide prendra place, encore un peu plus, étendra sa propriété sur ton corps délicieux.
Il est peut-être brillant Isaak ce soir mais comme toutes les lumières, l'ampoule finira par griller. Ce sont que des illusions, les illusions avec lesquelles tu joues depuis des années sans jamais en tirer des leçons.


De plomb, son corps devient du coton, il a la sensation d'être une plume contre la peau d'Isaak alors qu'il s'imagine un instant l'idée de se faire rejeter. Il aurait mal, bien sûr qu'il aurait mal mais qu'est-ce que tu veux faire ? Tu peux pas obliger quelqu'un à découvrir ton corps. Les lèvres de Chad continuent leur exploration dans le monde qu'est cet êtrequ'il n'a pas encore jamais connu. La façon dont il perd pied est alarmante parce qu'il a déjà connu des sensations plus ou moins approchantes et qu'il s'est retrouvé à morfler comme un pauvre con. Pour se rassurer, une part de lui, petite et fébrile ose se dire qu'il aura les tripes de ne plus le revoir, de ne plus retenter ne serait-ce que de croiser ce regard. Il veut croire, Chad, qu'il se laissera pas faire une nouvelle fois, qu'il continuera d'avoir les épaules. Au pire, oui, il est fort pour souffrir en silence. C'est ce à quoi il excelle le plus d'ailleurs : tout passer sous silence comme si c'était une honte, comme si quelqu'un pouvait en vouloir à ses blessures et les lui voler. Il veut rien perdre, c'est certainement ce qui fait de lui cet être de lumière ; il garde le mal comme le bien parce qu'il sait que les deux se jaugent, que la balance est équilibrée même si ces derniers temps, il a surtout la sensation qu'elle penche du côté négatif. Alors oui, ce soir, après une lutte acharnée contre lui-même, le colosse est épuisé, il a envie de baisser la garde, de laisser une trace sur le corps d'Isaak parce qu'il est presque certain que ce contact là ne leur sera plus jamais autorisé. Il y a un goût d'adieu dans leurs gestes qui le met dans une transe dévastatrice, qui l'emmène en orbite pour l'empêcher d'avoir la trouille. Il veut avoir du cran, pour lui-même mais aussi pour cet amant qu'il s'apprête à perdre avec la violence d'un coup de couteau qu'on vous enfonce dans le cœur. Et encore, un couteau, c'est cliché. Lui il a surtout la sensation d'être piétiné quand il va mal. Que des gros pieds lui écrasent la cage thoracique pour que ses poumons puissent plus faire leur job de poumons.

Continue.
Ils avaient encore une chance jusque là pour retrouver la rive, se poser sur la terre ferme et reprendre leur chemin chacun de leur côté mais un seul mot et c'est leurs âmes qui dévirent, ensemble, l'une contre l'autre. Puis non, pas seulement contre, elles se mélangent aussi. Si on pouvait leur donner une forme, elles auraient chacune leur couleur, celle d'Isaak, rouge, quelque chose de vif et d'inquiétant mais qu'on a terriblement envie de toucher. Et celle de Chad ? Une grosse fumée bien grise, comme celle qui sortirait d'une cigarette. A elles deux, elles deviendraient une nouvelle couleur, ils en inventeraient une. On lui donnerait un titre juste pour la beauté du geste et tous les peintres s'en serviraient pour leurs tableaux les plus écorchés. Isaad, au nom d'une dérive nocturne que l'on pourrait empêcher mais dont les vents l'emmènent au large. Le naufragé continue alors ses mouvements tandis que les mains du second viennent contre son épiderme. Sa mâchoire se crispe sous le désir qui le prend avec une évidence presque illogique. Il a la sensation d'avoir tellement intériorisé avec Isaak qu'il ressent maintenant tout puissance mille. A moins que ce ne soit son hypersensibilité qui se réveille, qui se décide à lui faire vivre les choses avec une intensité démesurée. Cela irait plutôt bien à la situation finalement, une passion démesurée pour un homme de démesure. Si haut dans son monde, si élevé dans sa détresse que tout le monde le voit sans jamais vraiment le saisir. Pourtant ce soir, Chad a la sensation d'avoir attrapé sa main, d'avoir su le convaincre de descendre un peu dans le monde réel, de poser ses pieds sur terre et lui faire l'honneur d'un moment à deux. Dans sa négociation, certainement que l'organisme du colosse lui a dit que c'était pas grave s'il venait à déserter après ça. Il lui en tiendra pas rigueur. Bien sûr que non qu'il lui en tiendra pas rigueur parce que c'est de Chad que l'on parle et qu'il est parfois trop con, qu'il se laisse dépouillé une fois que son cœur est dans le jeu et qu'il dira jamais rien. Il est comme un chien avec une fracture ouverte mais qui se plaint pas, qui lâche pas un seul cri pour dire qu'il a mal parce qu'il est solide, au fond, qu'il veut décevoir personne, surtout pas lui-même. Le monde entier le déçoit assez comme ça alors il équilibre. C'est un autre système d'autodéfense qu'il a mis au point avec les années. A ce stade, on pourrait presque appeler ça des défenses immunitaires.

Son désir quitte son corps sous forme de longs soupirs qui s'échouent contre la peau d'Isaak alors que lui continue de jouer avec son corps. La chaleur de ses doigts contre son sexe pousse Chad à fermer les yeux, à se perdre un peu plus contre lui, comme s'il avait besoin de disparaître, de ne faire qu'un avec lui pour être certain de survivre à cette nuit. Toutes leurs douleurs se mélangent, les barrières tombent et les pensées de l'un vont chez l'autre, certaines se tiennent la main pendant que d'autres se foutent sur la gueule. A cet instant, il a cette impression délirante de partager le moindre soupir avec lui, que son existence ne se résume plus qu'à ça : leurs caresses. Il y a aussi cette cravate, cette fichue cravate, la complice de tous les vices qui lui tire sur le cou pour redresser sa tête et la conduire jusqu'aux lèvres d'Isaak. Et il sait pas, Chad, s'il se rend compte de tout ce qu'il y met dans ce baiser. C'est pas seulement quelques mouvements de lèvres, c'est pas seulement de l'amour qu'il lui donne mais quelque chose de plus profond, c'est une partie de lui parce qu'il est généreux le colosse et qu'en le voyant l'autre soir sur le perron du parking il s'était immédiatement dit qu'il pourrait sacrifier un peu de lui pour cet homme. Y a pas besoin de connaître certaines personnes pour savoir qu'un lien peut les unir. Le silence, les regards, tout ça, c'est suffisant. Sauf qu'entre temps, ils ont eu le temps de solidifier les bases, de faire quelques finitions et que se donner à Isaak est presque saisissant de beauté. Il ne sait pas, si ce sont les heures d'abstention mais ses lèvres s'activent contre les siennes, sa langue se mêle au jeu, se perd contre la sienne alors que naturellement, sa main quitte son sexe pour se poser sur sa joue, plus chastement.

Son corps fait de muscles est rapidement dominé par l'autre, plus fin, comparable à une statue tant il lui semble parfait dans la faible lueur que dégage la nuit. Chad plonge ses yeux dans les siens. Habitué à l'obscurité, il peut voir ses pupilles, la chaleur qu'elles dégagent, l'excitation aussi. L'érotisme qui irradie d'eux est si violent qu'il le brûle de l'intérieur. Les flammes sont là, elles lèchent son âme, remonte de son brasier pour tout mettre sans dessus dessous. Leurs jambes emmêlées, son souffle se coupe à nouveau alors que son cœur s'emballe, menace de foutre en l'air ses côtes pour rejoindre celui d'Isaak, certainement trop fougueux en comparaison à celui de Chad, si lent, si fatigué de tout mais qu'importe. Il a besoin d'un souffle de vie, même éphémère, quitte à en revenir et de subir une gueule de bois éternelle. Rien ne sera pire que ces derniers mois. Enfin, c'est ce que Chad ose se dire pour se chercher des excuses alors que le torse de son partenaire s'échoue contre le sien, que ses bras solides l'entourent pour lui offrir une étreinte brûlante et humide.

Il ne sait pas combien dure ce moment, celui où leurs lèvres ensembles, les unes contre les autres se perdent dans des baisers brûlants. Il se laisse guider par cet instant comme s'il était divin, se fond dans chaque détail, chaque particule de peau qu'il caresse. Il compte du bout des doigts ses vertèbres puis passe aux côtes, redessine ses omoplates, caresse ses cheveux, descend finalement sur la courbure de ses fesses, les prend fermement en main pour en profiter, les serrer avec envie. Et alors que Chad pense atteindre le seuil de l'impatience, du besoin presque viscéral de ne faire qu'un avec Isaak, ses jambes changent de position, s'écartent pour l'accueillir au plus prêt de lui, plaquer son bassin au sien. Son érection rencontre celle d'Isaak alors qu'un soupire quitte ses lèvres entre deux baisers, un soupir s'insinuant directement dans la bouche de son amant pour faire son chemin en lui, réchauffer son cœur et le hanter pendant quelques heures encore. Le regard de Chad s'ouvre à nouveau pour se planter dans celui qui le surplombe, mélange de pupilles ou chacun y perdra quelque chose alors qu'il prononce ces quelques mots dans un soupir de douleur, d'attente insupportable. Fais quelque chose … sa voix se coupe alors qu'il redresse la tête, lui quémandant un autre baiser. Fais quelque chose. Qu'il répète, plus autoritaire cette fois, hanté par son désir qui le prend en otage pour le malmener. Ses jambes s'écartent à nouveau un peu plus tandis que son sexe percute contre le sien, réclamant plus, ne voulant faire que le sentir en lui, l'esprit trop embrumé pour penser que ce n'est peut-être pas la bonne chose à faire. Dans son dos, ses ongles courts s'enfoncent dans sa peau, y laissent une légère trace dont on pourra sentir le relief et voir la traînée rouge pendant des jours. Lui laisser des traces, c'est ce qu'il fait au mieux, dans son cou, sur ses côtes parce que ce sera certainement le seul pouvoir qu'il aura pour ne pas disparaître tout de suite après cette nuit. Finir sur la liste des oubliés.
Son bassin ondule contre le sien, bourré de son cœur qui pulse au bout de son sexe, avide de lui. Le colosse lui embrasse la joue puis la mâchoire, y laisse des traces de salive comme s'il voulait effacer de son visage tout ce qui pourrait le faire souffrir. Il pourrait être gêné de la puissance de ses désirs mais n'a pas envie de s'encombrer de filtre, lui offre tout ce que son corps peut lui donner à son état le plus brut.

Chad en voudrait presque à Isaak de le mettre dans cet état, de lui faire baisser sa garde. C'est comme tomber amoureux à l'improviste. Hier encore il était là, à n'avoir le cœur tourné que vers ce fantôme planant au dessus de sa tête et aujourd'hui, à peine s'il ose y penser, peut-être par peur de le trahir, de s'en vouloir, d'altérer la violence de ce moment. Il était las, Chad, une véritable masse à agonisante mais l'amour te réveillerait n'importe quoi, même un volcan alors le voilà, son volcan à lui, qui lui brûle les veines et le peu de neurones résistants. C'est pas grave s'il s'écorche, s'il est tourmenté, s'il souffre au point de vouloir se couper en deux, s'arracher le cœur parce qu'épris qu'il est à cet instant, Chad ne vit plus que pour le présent. Cet instant là, qui lui paraît plus coloré que jamais.
Isaak n'est pas seulement une beauté physique et érotique, il est aussi la porte vers un autre monde. Celui d'une vie plus intense.
L'abîme est en train de les happer, il le sent. Leur amour embryonnaire n'a jamais été aussi en danger. Après ça, il mourra ou gagnera en intensité. Dans les deux cas, ce sera le chaos.



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MessageSujet: Re: ISAAK + my heart is soft, my past is rough.   Sam 17 Mar - 16:34
Distorsion temporelle, perte de repères, ne reste que le besoin calcinant de l'embrasser toujours plus goulûment, d'étirer vos apnées jusqu'à manquer d'air. Même respirer fait mal, même déglutir devient difficile. Encéphale en surchauffe d'informations sensorielles et conscience qui crie au feu, tire la sonnette d'alarme. Qu'est ce que tu fous, Isaak, contrôles-toi ! Il faudrait inventer des mots pour décrire l'élan d'abandon qui te pousse à te perdre comme ça, dans sa bouche, entre ses bras, contre son corps. Toi qui maîtrises plutôt bien ces choses là, d'habitude. Tu perds pieds. Et cette certitude angoissante que, s'il te lâche, l'atmosphère deviendra vénéneuse et que tes poumons n'y survivront pas, que tu crèveras, la poitrine éventrée, le cœur figé d'horreur par le manque de lui. Plus personne au bout du fil pour répondre aux appels de ta raison laissée sur le banc de touche, à côté des lambeaux de ta lucidité vaincue, explosée en mille morceaux par ses soupires et la caresse de ses doigts au creux de tes reins. Tu ne te rends pas compte du temps qui passe car l'horloge n'a plus d'importance ; les heures pourraient s'étirer en années que tu ne te lasserais pas de partager ce même souffle hachuré qui fait trembler tes membres autant que les siens. Tu le sens, fébrile, tout contre toi et cela te rassure sur ta propre véhémence. T'es pas seul ; à ses côtés, sur lui, t'es pas seul. Il est comme toi, te prend tout entier, sans rien attendre d'autre que ce que tu pourrais lui donner, dans tout ce que tu as de plus ardent et de moins contrôlable ; il t'accepte avec tout ce qui déborde de passion et de violence émotionnelle en toi. Sentiment d'osmose parfaite, d'avoir trouvé un désir complémentaire au tiens, un miroir inversé, comme l'autre moitié d'un seul et même tout.

Fais quelque chose.

Sa tempérance qui crie au secours, qui rend l'âme dans un soupire contrit, plein de frustration, comme pour mieux nourrir le brasier de tes passions démesurées. Une bûche que tu attrapes au vol, engranges dans un grognement d'amour qui accompagne tes gestes quand tu t'arraches à lui pour lui faire lécher tes doigts et préparer ta venue, la rage au ventre et de la fougue plein les yeux. Vite, le prendre. Vite, remplir son vide. Vite, vite, avant de crever d'envie et que ton cœur ne te sorte par la bouche à force de battre si fort que tu l'entends derrière tes tympans. Une main qui te guide à travers ses chairs, l'autre qui tient fermement son menton pour capter son regard au moment où vos corps s'unissent. Partager avec lui ce frisson qui te remonte le long de l'échine, traînée de poudre qui s'embrase, contracte tes muscles et explose dans ta gorge en grondement de satisfaction. Ramener ta main contre sa cuisse, placer son bassin bien comme il faut pour t'enfoncer lentement et savourer chaque centimètre de cette conquête en terre promise puis marquer une pause : moment de grâce durant lequel ton âme pousse un crie d'allégresse d'avoir trouvée sa jumelle ; lui concave et toi convexe, réunis pour mieux se compléter. Mise en branle de la machine à plaisir, aller après retour, perdu dans le concerto de ses soupirs qui répondent aux tiens et te font perdre toute notion de pudeur et de réserve. Ton envie de le combler pour le réveiller de l'intérieur, lui donner envie de vivre autrement que dans l'attente de jours meilleurs, si forte, si volontaire qu'elle te fait accélérer et aller toujours plus loin dans tes coups de reins. Tu veux l'entendre crier ton nom, extérioriser cette flamme que tu lui donnes pour ranimer sa vie, le sortir de son coma émotionnel. Parce que tu comprends, maintenant, niché au plus profond de lui, qu'il est ton exact opposé. Qu'il meurt de platitude quand toi tu crèves d'être en effervescence perpétuelle. Juste pour une nuit, inverser la vapeur et lui donner tout ce surplus d'ardeur qui rend ta vie anarchique en échange d'un peu de son calme pour apaiser ce qui chez toi brûle la chandelle par les deux bouts.

Tu le matraques, encore et encore, doux et fort à la fois, trop exalté pour croire qu'il puisse exister quelque part ailleurs un autre que lui capable de mieux accueillir tout ce trop plein que tu as à vider, toute cette fièvre qui te brûle aussi délicieusement qu'elle te réduit en esclavage quand rien ne va selon tes plans et que tu ne sais plus ou donner de la tête pour te sentir aussi vivant qu'en cet instant, quand tu sens que c'est là, tout près, que tu vas venir contre ses lèvres en tremblant de tout ton corps et en attrapant sa main pour la serrer trop fort. Ton front qui se colle au sien juste avant l'orgasme, tes yeux qui cherchent pendant que ta main libre retourne s'occuper de son érection. Tu ne pourras pas jouir sans lui, même si tes reins sont en train de fondre, même s'il n'y a pas suffisamment de place dans ton estomac pour contenir l'armée de choses grouillantes qui te retournent les tripes en manquant de te faire tourner de l’œil tellement c'est bon. Putain. Putain putain putain. Chad ! Un ordre pour qu'il vienne, lui aussi, tandis que ça part, que l'élastique finit par lâcher en t'arrachant un grognement désespéré. Coupure de courant corporelle, un fusible qui saute et c'est tout qui disjointe. Ne reste que sa main dans la tienne pour être certain de ne pas le perdre dans ce saut périlleux qui t'éjecte loin au dessus de vos corps trempés de sueur, loin au dessus de tous tes tourments bêtement humains, bassement existentiels. Ne reste que l'extase pleine et parfaite de trouver ce après quoi tu cours depuis des années.

Combien de temps avant que tu reprennes conscience ? Que tes doigts se resserrent autour des siens et que tu réalises à quel point tu t'es affalé sur lui pour venir te nicher dans son cou, là où son odeur à su t'apaiser dès le premier soir ? Cette impression délicieuse de somnoler sur une montagne dont la charpente s'élève et s'affaisse au rythme d'une respiration qui revient peu à peu à la normale, qui t'arrache un sourire tandis que tu embrasses l’arête de sa mâchoire. L'effort colossal que tu dois faire pour le libérer de ton emprise et rouler sur le dos, apaisé, vidé, si calme que c'en est déroutant pour ton esprit habitué à l'agitation constante. Tes yeux qui fixent le plafond sans le voir comme pour enregistrer chaque détail de l'instant présent et le graver très précisément dans un coin de ta tête avant que la fatigue ne rende toute tentative de mémorisation vouée à l'échec. Tu finis par tourner la tête en direction de Chad, repu, gavé d'amour et de plaisir, un sourire apaisé étirant tes lèvres tandis que tu fais l'effort d'attraper la cravate qui lui pend toujours au cou et de jouer un instant avec le tissu. Je la détestais avant ce soir ... Parce qu'elle te semblait trop insolente, trop prétentieuse. Comme toi. Un ton sur ton qui te dérangeait dans le miroir, te donnait l'impression de t'éloigner encore un peu plus du commun des mortels. Mais autour de son cou, elle te semble à sa place. Un petit bout de ta démesure pour rehausser ses réserves et le pousser à plus de témérité. Comme cette nuit. Tu ris en silence. Chad le téméraire. Ca sonne bien.




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MessageSujet: Re: ISAAK + my heart is soft, my past is rough.   Sam 17 Mar - 20:06

isaak & chad

Il se pensait plus capable de ressentir quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un. Il croyait qu'il était fichu, que la mort d'Eros avait tout emporté avec elle mais l'italien avait certainement tout prévu en l'abandonnant à la vie. Le cœur de Chad s'était préparé à toutes les éventualités au point de cacher quelque part dans un petit tiroir que personne ne pense à ouvrir une part d'amour toute tendre, un peu délavée par le manque de lumière. Cette marque de tendresse et de désir qui revient à la vie, qui réclame Isaak comme s'il était le seul avec le pouvoir de l'éveiller, de lui insuffler un souffle de chaleur. Le corps tendu, presque douloureux, le colosse redresse son bassin un peu plus, se cogne contre le corps de son amant pour le pousser à ne plus le laisser dans le vide, mettre fin à cette attente presque insupportable. Heureusement, ses lèvres sont là pour s'échouer sur sa peau, le découvrir encore et encore comme s'il  ne connaissait rien de lui, même pas le goût de sa bouche, la douceur de sa salive, la tendresse excitante des doigts d'Isaak contre sa langue. Chad les happe un instant, les humidifie de sa salive chaude jusqu'à retrouver ses lèvres, se perde encore. Il est dans les montagnes russes d'un amour qui ne dure pas mais qui te fait passer pour toutes les émotions possibles. Tout ça pour lui, là, ce type rencontré une nuit de mélancolie, retrouvé quelques semaines plus tard avec la nostalgique au fond des tripes. Il l'avait senti contre son épaule pendant des jours même s'il avait rien dit, qu'il avait fait mine de rien savoir, de rien connaître sur lui. Il serait resté dans cette sensation d'inachevé pour toujours s'il ne l'avait pas recroisé ce soir.
Ce soir, hors du temps, perdu dans le paradis qu'est son appartement. Dans le silence de la pièce, seuls les soupirs et les gémissements ont leur place. Il y a aussi leurs voix, tremblantes, presque cassées, hantées de tout ce qu'ils attendent, de rêves faits pour être brûlés sous des coups de rein solides.

Il y a le temps qui s'arrête alors qu'Isaak s'apprête à entrer en lui. Le bassin de Chad se soulève instinctivement pour l'accueillir, lui prouver qu'il n'attend que ça, qu'il ne veut que ça, que ses autres désirs ne sont rien à côté. Les sentiments qu'il trouvait insupportables jusque là ne sont rien comparés à l'intensité de ce qu'il ressent maintenant. C'est comme s'il le faisait renaître et que le colosse réapprenait tout avec l'innocence et la confiance d'un gosse. Il grimace un peu en sentant son sexe venir en lui, se perdre dans ses chairs mais le regard de Chad ne lâche pas le sien. Rapidement, la souffrance devient un délice à laquelle il prend goût. Il redresse sa main pour la poser derrière sa nuque, le forcer à revenir contre lui, son front contre le sien, le grand balance des soupirs brûlants, crache son prénom dans un timbre étouffé, grave mais tétanisé par le plaisir qui le prend aux tripes. Il sait pas Chad, si c'est la mélancolie, l'audace d'Isaak, le bruit du lit qui claque contre le mur ou bien cette soirée en particulier mais il a la sensation de redécouvrir le sexe, de le prendre autrement. Il pourrait presque dire qu'il est certain de n'avoir jamais connu ça et qu'il ne le retrouvera jamais. Un instant et le colosse se demande si son amant ressent la même chose ou si ce n'est que lui qui s'investit trop dans cette relation qui n'en est même pas une. Un coup de bassin un peu plus fort l'arrache à ses questionnements, le font se dégager de cette boue de doutes qui n'a pas à avoir lieu ce soir. Sa tête part brusquement en arrière, crâne s'enfonce dans son oreiller alors que son cou, rouge de chaleur et d'effort s'offre à Isaak et  que sa bouche s'ouvre pour laisser sortir l'ultime râle. Entraîné par ses doigts, son être se débat un dernier instant pour grappiller le maximum de sensations, grignoter jusqu'à la dernière seconde avant l'extase totale. Les doigts de Chad s'agrippent à sa peau alors qu'il se laisse conduire au point culminant de son plaisir, les jambes tremblantes, les orteils crispés et les abdos comme du béton. Son souffle se coupe lorsqu'il se déverse contre Isaak sans la moindre retenue.

Cela lui demande quelques minutes avant de reprendre ses esprits. Un soupir de soulagement se dégage des poumons de Chad tandis qu'il resserre ses bras autour d'Isaak pour le garder contre lui sans rien dire, sans rien ajouter. Soudainement détendu. La bouche close et la respiration qui se calme petit à petit, une de ses mains part dans ses cheveux pour le caresser doucement, masser son crâne alors que l'autre effleure sa peau avec sa tendresse. Sa mère lui faisait ça au creux du coude lorsqu'il était petit et qu'il venait de subir une grosse crise de larmes, ce simple contact parvenait alors à hanter son corps d'un frisson agréable. Et là, alors qu'il dessine du bout des phalanges des dessins invisibles sur son épaule, Chad peut sentir la chair de poule recouvrir le corps d'Isaak d'un faible voile. Cela lui décroche un sourire alors qu'il garde les yeux fermés, serein, à des années lumières de tout questionnement. Il se laisse du temps parce qu'il sait qu'il aura le temps d'en baver pour l'éternité après ça, que les jours qui suivront cette nuit le feront certainement morfler mais Chad renie cette idée, l'exile dans une partie de son corps froide et glacée, là où sont figés certains de ses souvenirs trop douloureux pour être acceptables au quotidien.

Isaak quitte cette étreinte, s'échoue à ses côtés alors que Chad ne bouge pas, encore recouvert de leur sueur et de leurs sécrétions. Ce n'est que lorsqu'il caresse du bout des doigts la cravate que le blond se met à sourire à son tour, quelque chose de léger, d 'à peine visible et pourtant de bien existant. Après s'être laissé aller totalement contre lui, le voilà qui reprend ses vieilles habitudes, sa tranquillité absolue, presque désarmante. Heureusement qu'elle était là ce soir. C'est elle que j'ai vu en premier. Il le taquine gentiment, tourne le visage pour venir l'embrasser à nouveau, poser une main sur sa joue et la caresser délicatement. Des cravates, il a du en mettre deux fois dans sa vie ; à son mariage mais aussi pour l'enterrement d'Eros où il était resté en décalage, loin de tout parce qu'il n'était pas le bienvenue. Elles lui rappellent rarement de bonnes choses les cravates, c'est là où il veut en venir mais celle là, il la gardera précieusement, il le sait déjà. Peut-être qu'il ne l'enfilera pas mais il la dissimulera dans un coin pour l'empêcher de prendre la poussière, de perdre l'odeur érotique incrustée en elle à présent. Elle représente à elle seule le lien qui les unie, comme un symbole, un signe précieux qu'il ne faut surtout pas perdre.

Ses mains fouillent dans les draps pour retrouver une serviette de bain abandonnée là et essuyer leurs corps pour les dégager de leur semence. Il y met de l'application, dépose un baiser sur le torse d'Isaak avant de se redresser sans un mot. C'est dans toute sa nudité qu'il traverse la chambre, le corps encore tendu et flottant suivre à leurs ébats. Un instant, le colosse se perd dans les pièces jusqu'à revenir avec une bouteille d'eau pour en boire quelques gorgées. Au passage, dans une discrétion qui le définit si bien, Chad laisse un morceau de papier dans la poche de son invité avant de le retrouver dans les draps et de lui tendre l'eau. Pour éliminer l'alcool. Qu'il lui murmure dans un sourire complice alors qu'il dépose un nouveau baiser sur le bout de son nez. Son bras passe sous la tête d'Isaak, le ramène contre lui alors qu'il ferme enfin ses yeux, s'autorisant l'idée de pouvoir s'endormir à ses côtés. Quelques minutes plus tard, il peut sentir le poids du chat marcher sur la couverture et s'allonger sur leurs jambes en ronronnant.
A cet instant, il oublie tout.
Les vices d'Isaak.
La folie de ses yeux.
L'absence qui le creusera.
Le deuil.
Il est simplement lui, là, contre l'être qui semble lui apporter le plus alors que rien ne les rapproche.

Et dans la poche de sa veste, toujours ce morceau de papier.
Son numéro téléphone inscrit, accompagné par ces quelques mots écrits à la main, de sa police un peu tremblante et hésitante causée par parkinson.
Au cas où …
Chad.

Pour ne l'obliger à rien, seulement lui prouver qu'il sera là s'il en a besoin, même au milieu de la nuit, même lorsqu'il sera au boulot, même sous la douche, même pendant qu'il cuisine, même pendant ses joggings.
Il sera là, c'est tout. S'il le faut.
Au cas où ...



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MessageSujet: Re: ISAAK + my heart is soft, my past is rough.   Dim 18 Mar - 5:04
Tu jettes un œil à ta montre pour constater que tu es déjà terriblement en retard. Qu'importe, tes subalternes attendrons ; tu n'as pas fini de mémoriser ses traits, pas fini de lui dire silencieusement au revoir. Chad dort. Allongé sur le côté, écrasé par sa propre masse musculaire qui se perd sous les draps juste assez pour te permettre de résister à la tentation de le sortir des limbes en te collant à lui, en cuillère, pour un réveil crapuleux, mais suffisamment pas pour cacher à ton regard à quel point il est beau quand toute tristesse semble avoir quitté son visage. Assis au pied du lit, tu restes encore vingt bonnes minutes à le regarder dormir, le chat sur les genoux, la main grattouillant distraitement derrière les oreilles de cette machine à ronrons qui semble t'avoir adopté aussi vite que son maître. Quelque chose de lourd pèse sur ta poitrine, probablement de la nostalgie, alors que tu ne l'as pas encore quitté, que tu n'as même pas encore franchi le seuil de son appartement. Votre sanctuaire. Une porte devant laquelle tu ne pourras jamais plus passer sans ressentir un frisson au creux des reins et une saveur douce amer dans la bouche.

Quand il n'est pas là pour plonger son regard dans le tient, les doutes refont surface, reviennent à la conquête de ton esprit vulnérable après cette nuit de repos réparateur entre ses bras. Mais peu importe, tu les repousses, plus fort que les points d'interrogation qu'ils portent dans leur sillage. Ta décision est prise : tu ne le réveilleras pas. Alors tu le regardes encore un peu. Une seconde, une minute, une heure, une vie, si tu pouvais. Tu sais que, passé la porte, plus rien ne sera comme avant. Ni pour lui, ni pour toi. Que tu seras celui qui l'a abandonné, alors que chaque parcelle de ton corps te crie de rester à ses côtés, que ton âme te fixe avec les yeux ronds de l'accusation. Cette culpabilité aussi bien vis à vis de lui que vis à vis de toi-même, de saboter ce truc incroyable, de ne même pas chercher à le préserver. Tes sourcils se froncent, signe du dialogue intérieur qui reprend entre toi et toi. Chad n'a pas besoin de toi dans sa vie. Il avait besoin que tu lui prouves qu'il était encore vivant. Une nuance subtile dans laquelle réside toute la différence entre l'aimer comme on aime le souvenir du plus beau jour de sa vie et l'aimer au quotidien. Le détruire au quotidien.

Imperceptiblement, tes dents se serrent, preuve que ton cœur est en désaccord avec ta tête, qu'il t'en coûte énormément de faire ce choix. Tes pupilles quittent un instant le lit pour se poser sur le chat qui frotte sa tête contre ta main devenue inactive et te regarde, l'air contrarié, comme s'il te reprochait de lui faire faux bon, lui aussi. T'as toujours prétendu ne pas aimer les animaux, mais eux t'ont toujours adoré, d'aussi loin que tu t'en souviennes. Caresse du pouce contre sa babine, excuse silencieuse pour lui dire que t'es désolé, que c'est ce qu'il y a de mieux à faire. De mieux pour Chad comme pour toi. Rester, ça serait vous détruire. Rester, ça serait vous enfermer dans un cercle vicieux dangereux pour vous deux. Toi qui ne vis que par l'excès et qui te sais incapable de te modérer, quand bien même le souhaiterais-tu plus que tout au monde. Et Chad ... Chad si calme et si stoïque qu'il finirait par te rendre détestable, vicieux, cruel. Un amour pour lequel tu serais prêt à tout, sauf à accepter de le voir souffrir par ta faute.

Tu t'imagines très bien le bouffer, le ronger, le tuer un peu plus chaque jour en repoussant ses limites et en jouant de sa patience, volontairement ou non, en fonction de tes humeurs et de ta mégalomanie jamais très loin. Le faire pleurer parfois sans le vouloir, parfois sans pouvoir t'en empêcher. Pour le provoquer, pour le tester, pour faire trembler votre relation afin de mieux te faire pardonner dans une étreinte torride. Tirer sur la corde comme tu sais si bien faire, parce que c'est comme ça que tu t'exaltes, comme ça que ta flamme reste belle et forte. Le rendre fou à force d'être toi et dépérir de le voir rester lui-même où, encore pire, de le voir changer à ton contact. Souiller la perfection qu'il incarne par la corruption de son âme qui finirait fatalement par pâtir de la présence de la tienne à ses côtés. Comme s'il n'était possible d'être pleinement heureux que le temps d'un instant, d'une étincelle aussi violente que la passion que tu lui voues et qui brûle encore au creux de tes reins. Tu sais pertinemment que tu l'aimerais moins s'il changeait et qu'il finirait par te haïr s'il ne changeait pas, à force d'être confronté à toi pour défendre sa part de votre tout dont il est le gardien ; son côté de la médaille que tu l'adores de représenter, que tu ne pourras jamais lui reprocher de défendre bec et ongle, dut-il en venir à te blesser pour éviter que tu ne le bouffes. Un amour impossible, une opposition qui ne peut trouver de statu-co que dans le maintient d'une distance de sécurité nécessaire à l'équilibre de votre monde. Ce monde merveilleux qui trouve ses frontières au détour de son regard qui plonge dans le tiens ou de ta main qui passe dans ses cheveux. Tellement sublime que même toi, le monstre, ne peux te résigner à le gâcher par égoïsme. Un monde qui vaut bien que tu apprennes l'abnégation pour lui et fasses ce sacrifice.

Alors tu te lèves, tu t'en vas. Le pantalon, la veste, les boutons de manchette ... Ne manque que la cravate qui pend toujours autour de son cou. La main sur la poignée de la porte, tu jettes un dernier coup d’œil à sa perfection et ravales un élan de désespoir qui te ferait sauter dans le lit en pleurant toutes les larmes de ton corps pour lui demander pardon d'avoir osé envisager de le quitter, de ne pas passer le reste de ta vie à ses côtés. C'est impossible. Rien ne te retient d'essayer, sauf la volonté plus forte que tout de ne pas ternir ce qui a été fait cette nuit avec de la souffrance inutile. Tu ne veux pas qu'il souffre. Les parallèles de vos existences se sont rencontrées et ont convergé l'une vers l'autre jusqu'à se toucher. Une nuit magnifique gravée dans ta mémoire, la plus belle de toutes. Si belle que tu ne pourras te résoudre à y penser autrement qu'avec un sourire aux coins des lèvres. Triste, peut-être, mais un sourire quand même. Plein de nostalgie et de sentiments aux profondeurs abyssales, enracinés jusqu'au plus bas de tes sous-sol. Maintenant que le point de jonction est passé, tu sais qu'il faut vous remettre sur les rails. Tu le fais pour lui aussi bien que pour toi car, pour que cet amour perdure, vous avez besoin d'être deux âmes distinctes qui se regrettent et nourrissent pour l'autre une passion éternelle. T'unir à lui, c'est vous tuer, vous faire disparaître au profit d'une entité unique qui effacera chacun de vous, vous fera vous monter l'un contre l'autre pour savoir lequel des deux auras le plus de place au sein d'une boîte qui ne sera jamais assez grande pour contenir à la fois son calme infini et ta fougue exponentielle. Tu baisses les yeux, soupires un peu. Pas de larmes. Pas de haine envers la providence que tu choisis plutôt de remercier de t'avoir offert ça. Ta peine est belle, éclairée d'une certitude triste à pleurer : tu l'aimeras mieux de loin que de près.

Alors tu fermes la porte, tout doucement, pour ne pas le réveiller. L'idée t'effleure de lui laisser un mot sur le plan de travail. Pas grand chose, pas ce genre de lettre aux tournures de phrases dramatiques qui lui expliquerait tout ce à quoi tu as réfléchi depuis ton réveil ; juste quelque mots pour lui dire que tu l'aimes d'une manière indescriptible, qui te prend aux tripes autrement que ce que tu ressens quand Nero étend toute son emprise sur toi. Un amour tout aussi grand mais bien plus sain, qui tire le meilleur de toi-même là où celui que tu as pour Stolen ne fait que t'enfoncer d'avantage dans tes travers les plus sobres. Un amour à l'extrême opposé de tout ce que tu es, beau parce qu'irréaliste, insensé. Mais t'as pas de stylo et tu sais pas comment résumer tout ça par autre chose que le symbole d'un cœur qui te ferait te sentir bête en le dessinant, si bien que tu ne dessines rien, n'écris rien et pars sans laisser d'autres traces que celles qui tapissent son corps somnolant. Dans l'ascenseur, tu cherches tes clés et tombes sur un papier au fond de ta poche. Sourire en coin à la lecture de ses pattes de mouche.

C'était bien réel. C'était bien réel ...




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