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MessageSujet: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Dim 4 Fév - 18:10

Eloane Kerangoarec
Quand on grandit, on désapprend à voler.
-Pourquoi désapprend-on ?
-Parce qu'on n'est plus assez joyeux, innocent et sans cœur. Seuls les sans-cœur joyeux et innocents savent voler.▲ J.M. Barrie



(NOM)Kerangoarec (PRÉNOM) Eloane (ÂGE) 24 ans (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 4 mars 1995, Paris (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Il va de CDD en CDD, incapable d'embrasser une carrière stable, incapable d'avoir rien de stable dans sa vie en dehors de sa toute récente union
(NATIONALITÉ)  Français, et breton avant tout. On ne plaisante pas avec le cidre et les crêpes. Jamais. (ORIGINES) Il vient du bord de la mer, la ou les vagues s'écrasent contre les falaises. Toute sa famille vient de là, et ça depuis toujours sans doute. Il n'y a que ses parents pour avoir quitté un paradis pareil, pour l'avoir fait naître à Paris. Il aurait du voir le jour à Brest. D'ailleurs, il ment souvent sur son lieux de naissance. (STATUT CIVIL) Marié depuis peu.
Il a encore du mal à croire queca lui est arrivé à lui. Il ne pensait pas qu'il pourrait avoir de la chance à ce point, tomber amoureux à nouveau. Pourtant, la bague autour de son doigt,
il ne l'invente pas, elle est bien réelle, solide, tangible. (ORIENTATION SEXUELLE) Il ne c'est jamais vraiment posé la question. Il faut qu'il soit amoureux pour que ça arrive, les mains moites, et puis tout ce qui s'ensuit. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Il y a trois ans de cela, exactement le 3 mai 2015 tard le soir. (GROUPE) De ceux qui vivent


"“Une solution qui vous démolit vaut mieux que n'importe quelle incertitude.” b. vian"

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Il a garé son vieux camtar devant, il a balancé les clés au fond de sa poche. Elles ont filé dans la doublure. Il a ouvert la porte d'un appart miteux, il l'a rendu pire. Il a tagué les murs, il a continué à sombrer. Et un jour, il l'a croisée, comme ca. Un jour, elle est entré chez lui, les murs sont redevenus blancs. Elle a eu de la peinture sur les joues, et la lumière est venue comme ca, elle a bien voulu éclairer cet endroit là, qu'il n'avait jamais considéré que comme un endroit ou gire, le temps que la nuit et les démons passent en ribambelle. Maintenant, le marchand de sable lui envoie quelquefois ces paillettes argentées, et il rêve au futur. Il voudrait oublier.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?)
Faut bien admettre, elle est sans doute à chier. C'est le mec au camion tagué, le mec au camion pas toujours trop bien garé. Le teuffeur du bas de la rue, le drogué, l'étranger. C'est pas le seul, d'étranger, il a bien vu ca, que cet immeuble, c'était le repère du monde entier, ou un monde entier à lui tout seul. Il a un accent bizarre, on lui a dit. L’étranger étrange. Surement qu'on se demande ce qu'il fous, à zoner sans but. On se demande surement, avec ses pupilles qui disent trop souvent bonjour trop fort, avec ses pupilles trop grandes qui lui mangent les yeux. Parfois ca passe a coté de lui, juste sans rien dire, ni bonjour ni rien, et même si ca parle il n'entend pas trop, il se fait l'impression d'être un de ses sans papiers du bord du trottoir, un de ceux devant lesquels on passe sans s'arrêter, de faire partie de ceux qui n'existent pas. On passe sans le voir. Sans vouloir le voir. Parce qu'il n’es pas toujours trop dans les conventions. Parce qu'il a jamais trop su s'intégrer. Parce qu'il n’as pas l’air d’avoir un boulot fixe, parce qu'il n'a pas l'air bien fréquentable.

(Que pensez vous de l'immeuble et de ses habitants ?)

Eloane aime bien la vieille bâtisse en briques rouges. Le quartier à beau être mal famé, il s'y sent chez lui. Et puis c'est ici qu'il à rencontré Isis, qui est à ce jour le centre de son existence. Le Parking est sa maison, son lieu de vie, et son avenir immédiat. Il à bien entendu envie d'évoluer aujourd'hui, il rêve de trouver un emploi stable qui lui permettrait d'offrir une vraie maison à sa dulcinée, persuadé que c'est ce qu'il doit, bien qu'en réalité ce ne soit pas ce dont il a envie. Il se sent étrangement bien ici, malgré le fait que ses voisins ne soient pas forcément tous fréquentables. Il aime le foisonnement de cultures présent entre ces murs, il aime se dire qu'il est loin de connaître tout ses voisins et qu'au détour d'un couloir, il pourrait bien rencontrer un futur ami ou ennemi. L'immeuble est à son image, abîmé, tagué, marqué tout comme sa peau couverte d'innombrables tatouages.

PSEUDO/PRENOM : Corbac, ailesnoires ÂGE : 24 PAYS : France CONNEXION : On verra bien  ROBERT  COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Par Erèbe REMISE EN JEU Oui, s'il sert l'intrigue d'une façon ou d'une autre (TYPE DE PERSO) inventé par bad.blood et remanié par moi (CRÉDITS) Aeroplane COMMENTAIRE OU SUGGESTION : J'aime beaucoup le design "vintage"  AAAAH  AVATAR : Stephen James  

©️️ Nous sommes de ceux



Dernière édition par Eloane Kerangoarec le Jeu 8 Mar - 0:28, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Dim 4 Fév - 18:11
nb : les passages en italique et la forme de la fiche viennent de bad.blood dont je reprend le personnage. (je l'ai écrite à la seconde personne du singulier en hommage parce que cette fille écrit trop bien).


"Lorsque Baal grandissait dans le sein de sa mère, déjà le ciel était très grand, calme et si pâle, et jeune et nu et formidablement étrange, et tel que Baal l'aima, lorsque Baal se montra." B.B




(Au début) Ta vie, elle a surement bien commencé. C'est con, tu t'en souviens pas. T'as du avoir ta petite peluche de naissance, bien rangée à coté de toi dans le couffin de la maternité. Tu peux pas t'en souvenir, bien sur, c'est pas possible, mais alors, quand t'avais le lait de ta mère qui te coulait dans la gorge, surement que t'étais bien. Toi tu te rappelles pas, tu te rappelles juste des squats, tu te souviens des immeubles pourris et des détritus par terre, tu te souviens que tu jouais avec tout ce qui traînais, tu te souviens de tes parents étendus sur le sol au milieu des autres, la journée, la nuit, les yeux vides, tu te rappelles des adultes cadavres. Tu sais pas pourquoi ils ont craqué comme ca, tes vieux, tu sauras jamais comment une grande ville peux vous lessiver la cervelle à ce point, vous rouler dans la fange et vous laisser comme ca, pour mort, ou presque mort. Tu sais juste que c'est ca dont tu te souviens, les yeux caves de maman, et papa qui criait quand il pouvait pas s'acheter sa dose, et les immeubles toujours inhabités ou toujours remplis de zombies, et quand t'as trop marché aussi, trop et souvent dans Paris, quand on t'envoyais faire la manche, quand tu disais "s'il vous plait" et quand maman était très contente, chaque fois que tu ramenais une pièce.

T'as compris, plus tard, que c'était des gosses encore, prisonniers d’eux-mêmes, prisonniers des molécules magiques,  du paradis à la seringue. T’es resté en vie presque par miracle, t’es resté là sans trop savoir comment. Tu sais pas pourquoi. T'es là, c'est tout. T'irais pas jusqu'à dire que t'as eu de la chance. Bon, sans doute que oui. Tu sais bien qu'ils ont pris soin de toi comme ils ont pu. Tu la connais maintenant, la seringue magique, tu sais ce que c'est de voler. Tu leur en veux plus, plus vraiment

(L’ENFANT DES AUTRES.) T'as pas compris, quand on est venu te chercher. On t'a dit que c'était pas une vie, ca, qu'on allait t'emmener ailleurs, un endroit ou ca irait bien, ou tu mangerais tout les jours, que t'irais à l'école, que c'était fini, les journées à courir, pieds nu dans la rue le visage barbouillé de poussière. On t'a dit que ca irait bien, maintenant. T'as demandé si t'allais les revoir, comme ca, parce que tu l'as bien senti, que c'était définitif, que ces adultes là, ils avaient les yeux bien en face, qu'eux, ils savaient, c'est sur, ce qu'il y avait derrière tes grands yeux beaucoup trop sérieux.

On t’a pris en t’expliquant que ce n’était pas possible, que tes parents n’étaient pas capable, pour l’instant, de s’occuper d’un petiot comme toi. Ce jour là tu t'en souviens, on t'a pris le peu que t'avais et on t'a dit que se serait mieux, là ou t'allais. On t'a menti, un peu. On t'a un peu dit la vérité aussi. Tu savais que si c'était mieux, ou moins bien, cela ne dépendait pas des adultes. Cela n'a jamais dépendu que de toi. Du haut de tes six ans, tu le savais déjà.

(MORGAN.) Morgan, c'est celui qui t'a plu, direct. T'étais pas très grand, pas très costaud, et t'avais bien compris qu'ici c'était la jungle. Tu te demandais pas comment t'allais faire, tu faisais, c'est tout. T'as accepté de te faire bousculer, de te faire chahuter. Tu t'en foutais, la vie avait bien commencé en te crachant dessus, tu voyais une différence, ici. T'avais quand même drôlement moins fin. Et y'avais Morgan. T'as eu l'impression de le trouver au milieu des autres. Morgan, c’est le gamin contre lequel tu es venu te blottir, le premier soir, après que tes petits camarades aient redressé ton lit avec toi dedans. Il avait pas rigolé avec les autres. C'était drôlement mieux qu'un doudou de naissance dont tu te souvenais pas. Et puis t'es devenu accroc, comme ca, très vite, bien plus qu'à tes parents, même si t'y pensais encore, bien plus qu'a quiconque. Parce que c’était mieux avec lui. Parce qu'il te rendait fort, solide, parce qu'il avait percé la bulle de solitude que t'avais mis très longtemps à fabriquer, comme ça, avec un seul regard trop long, en silence, sans faire de vagues. Tu te sentais solide, comme un rocher au milieu de la mer. Tu te sentais érodé par se regard là, et t'avais compris, déjà compris que c'était important, que t'étais plus tout seul, que vous étiez deux maintenant, deux contre le monde. Avec lui, seuls contre le monde, l’immonde.

(LA FUITE.) T'as eu dix huit ans, t'es allé bosser. T'as gagné de l'argent, et là t'as su, t'as su que vous pourriez partir. Lui aussi il a bossé, toi t'as pas dilapidé ta paye comme les autres en clopes et en bouteilles planquées sous le matelas. Toi t'as pensé plus grand, vous avez vu votre chance. Vous avez fait des plans, vous avez réfléchi, vous avez acheté une maison, une maison rien qu'à vous deux, pas bien grande, avec des roues. Vous êtes partis avec presque rien, le plein d'essence et même pas assez d'argent pour vivre bien longtemps. Vous en aviez rien à faire, vraiment. Vous vous êtes tirés comme ca, sans un regard en arrière. La vie elle était devant et pour une fois elle te souriait de toutes ses dents pourries, et pour une fois, pour une fois, toi aussi tu souriais. Vous vouliez voir des paysages, vous vouliez apprendre à vivre, vous vouliez plus que rêver, vous vouliez ressentir, et vous avez ressenti, fort, si fort, tu t'en rappelles, de votre départ, de la musique grésillante que crachait le poste radio. Vous êtes partis sans rien laisser derrière, sans un regard en arrière. Pour faire le tour de l’Europe. Pour vous perdre dans le festival des sons. Un festival de visages, un festival d’âmes en peine. Vos rêves à l’arrière d’un camion.

(TECHNO.) Le son te traverse de part en part, ça te soulève, ça te bouleverse à l'intérieur. Tu résonnes, comme les autres, ta tête et ton corps se balancent, s'agitent en rythme, tu suis la vague du son, tête d'épingle perdue dans la masse. T'as les oreilles qui résonnent trop fort, ça sonne, ton corps qui bouge comme ça, tout seul. T'es en transe, comme les autres, comme lui, tu te laisses aller, simplement. Tu danses sans y penser, tu n'es plus rien d'autre qu'un son et tu voudrais qu'il en soit toujours ainsi. Tu te sens libre enfin, libre et multiple, tu fais partie de quelque chose de plus grand, de bien plus grand que toi. Tu réfléchis plus, tu calcules plus rien, tu te laisses porter, au milieu des champs, dans les vieux hangars, dans ta tête qui résonne, sonne, sonne, sonne...

(DRUGS, GIMME DRUGS.) L’univers d’Alice, le sourire à l'envers qui flotte comme ca, en l'air, vos regards qui se perdent, qui se trouvent, qui s'ouvrent grand pour boire l'univers entier, qui sont jamais assez pleins, jamais assez grands, vos pupilles jamais assez dilatées. Drogué, pour mille raisons. Drogué presque par fatalité, comme si ça ne pouvait que t’arriver. Comme si c’était la liberté de t’injecter des saloperies dans les veines, comme si tu te sentais mieux après que tes pupilles aient éclaté. La C, tu pensais pas, tu pensais pas que t'y toucherais. Et les seringues, les seringues encore moins. Tu sais bien toi ce que ca fait, tu les as pas oubliés, ces cadavres embulants, tes parents, la faim. Tout ca, tu t'en souviens. Peut être que ca devait t'arriver, peut être que c'était écrit là haut quelque part. Tu pourrais vendre ton cul pour avoir ta dose, presque. Ca te fait voler, voler, oublier vos problèmes, tout oublier. Tu planes, tu tires sur toi cette grande couverture, tu dénies le monde et le réel, tu dénies l'existence, t'en veux plus, toujours plus.
Pour t’animer encore, pour vivre quelques minutes de plus.

(CAR CRASH.) C'est arrivé comme ca, parce que y'a pas de raisons finallement, y'en a jamais. T'es pas innocent, t'étais sans doute défoncé, t'as pris le volant, et vous avez coulé. La barque, ca faisait un moment qu'elle prenait l'eau, de toute façon, le mur, vous y alliez tout droit. Vous l'avez pas loupé. Pas toi, en tout cas. Tu te l'ai mangé en pleine face, en frontal, comme ca, et tout c'est éteint d'un coup. C'est comme d'appuyer sur l'interrupteur. T'as fait le grand saut, en une fraction de seconde t'as dévié, et t'es rentré dans l'arbre.

Ça laisse un vide dans ton cerveau, on a gommé ta mémoire, tu te rappelles pas. T'as essayé, t'as essayé de recoller les morceaux, mais tu te souviens pas. Tu sais juste à quoi ressemble le camion maintenant, tu sais qu'il a plus grand chose d'un camion, en fait, c'est juste une épave, le cimetière de tes amours mortes. Tu l'as vu, quand tu t'es réveillé. Parce que t'as dormi, dormi, bien trop dormi. Et au réveil, t'étais tout seul.  

(LE COMA.) T’es resté dans le noir longtemps. T'as dormi, simplement, t'étais enfin loin de tout et de tout le monde. T'étais surtout loin de lui. T'attendais, surement. T’es resté dans ton sommeil, tel la belle au bois dormant. A attendre quelque chose, n’importe quoi, peut-être même un baiser. Quand t'es yeux se sont ouverts, t'as eu mal. Tu t'es reveillé, et t'as eu mal, t'étais brisé, les os en miettes, le corps bleu, l'âme désintégrée. T'as dormi trop longtemps et lui, il est parti, comme ca, évaporé dans la nature. Il t'a laissé. T'aurais préféré jamais te réveiller. Pourtant t'étais là, incapable de bouger, incapable de lui courir après, incapable d'aller le chercher. Les journées ont défilé, t'as regardé le temps passer, t'as regardé le temps vous éloigner, étendu sur ton lit d'hopital, t'as attendu, et finallement, t'as pu te lever, marcher. T'étais plus le même, t'étais clean, t'étais seul, t'étais vide. Mais t'étais debout.

(LE BRAS.) T'es pas intègre, t'as laissé des morceaux, et tu penses pas à ton coeur en  bouilli quelque part là dedans, pillé avec le pare-brise. T'as des nerfs au niveau de l’épaule droite sectionnés, t'as une vilaine cicatrice qui court là, au cas ou tu serais foutu d'oublier. Ils ont essayé de recoller les morceaux, ils ont recousu, ca n'a pas vraiment marché. Tu peux plus lever le bras plus haut que ta tête, tu peux plus serrer fort avec cette main là, tout juste porter des choses qui ne pèsent pas trop lourd. Des fois, tu les fais tomber. T'as essayé, bien sur. T'as essayé vraiment de le rééduquer, ce pauvre bras, t'as fait les exercices, tu l'as serré à la buter cette balle en mousse, t'as fait ca avec acharnement, mais voilà, des fois, c'est trop tard, des fois, c'est cassé, et y'a rien à faire. T'as appris à te servir de ta main gauche, ca a été compliqué, vraiment compliqué, ca l'est toujours, t'as une écriture de toubib maintenant, t'es gauche, et pas seulement parce que t'es gaucher par dépit, ca t'a rendu maladroit. Tu t'es adapté.


(GWENN HA DU.) Parce que tu savais pas ou aller. Parce ce qu’au fond, tu es un Breton. Parce que tu es tombé amoureux de tes racines. Amoureux du son du biniou et du vacarme du bagad. Amoureux du kouign-amann, et des paysages magnifiques. Tu aurais presque pu y rester pendant des milliers d’années, rien que pour pouvoir admirer le crachin qui s’écrase sur les toits noirs. Savourer la vue des ardoises qui brillent.
T'as vu les collines vertes, t'as vu la pluie et la mer qui se fracassait si fort contre les rochers que t'as compris pourquoi ils étaient si escarpés, t'as découvert d'ou tu venais, t'as découvert que t'étais d'ici jusqu'au tréfond de ton être, et t'as su, t'as su que t'allais partir. Tu savais pas encore ou, tu savais pas quand. T'as su qu'ici, tu pourrais juste laisser la vie couler, qu'elle serait plus douce qu'ailleurs, t'as su que tu t'en sortirais.

(L’ERRANCE.) Parfois, tu aimes presque croire que c’est le fait que ton ami-amour-amant de toujours se soit barré en te laissant derrière qui t’a foutu dedans. Ou alors c'est ton karma qui est pourri. T'as du buter beaucoup de gens dans une autre vie, t'as même surement participé à un génocide, tu vois pas d'autre solution, d'autre raison. T'as pas compris, tu pourras jamais. Pourquoi toi t'es là, pourquoi il est parti ?
Pourquoi est-ce que tu dois ta survie à un automobiliste qui passait dans ce putain de coin perdu, et pas à lui ? Pourquoi est-ce que tu as perdu ton seul bout de famille, pourquoi est-ce qu’il n’était pas au pied de ton lit ? Est-ce que c’est lui qui a fait une connerie ? Est-ce que c’était voulu, est-ce qu’il voulait se débarrasser de toi ? Ca ne colle pas, tu sais bien. Pourtant, t'es tout seul. Pourtant, il t'as laissé. Pourtant, il est parti, il t'as laissé là, baignant dans ton sang, il t'as laissé pour mort, il s'est évaporé. Tu le reverras jamais, t'es seul, seul pour toujours. T'as demandé, t'as demandé beaucoup ou il était au début, et on l'a cherché, tu le sais bien, les flics l'ont cherché, pour de vrai, ils l'ont pas trouvé. Tu le connaissais, son nom, tu le leur a dit et répété, t'as hurlé même. Ca n'a rien donné. Ca n'a jamais rien donné, de crier, de toute façon. T'as fini par te rendre à l'évidence : il voulait plus de toi, il t'as abandonné. T'as pas réussi. Celle là, tu l'as pas avalée. Des saloperies dans ta vie, il en est arrivé plein, un déluge même, mais ca, vraiment, ca ne passe pas, ca ne pourra jamais passé. Tu peux pas lui pardonner de t'avoir laissé. Tu peux pas lui pardonner d'avoir même rien marqué, rien dit pour te permettre de le retrouver. Tu sais bien que tu pourras jamais l'oublier. Il te poursuit, sur ta terre, là ou tu te sens chez toi, partout parce que vous avez parcouru tout ces paysages ensemble. Alors tu regardes la mer. Tu vas t'en aller, c'est sur.

(TRAVERSER L’OCÉAN.) Traverser l'océan pour lui échapper, c'est sans doute l'idée la moins intelligente que t'ai eu jusqu'ici, mais voilà, tu l'as fait. T'as bossé dans des pubs, t'as vécu comme un miséreux dans une petite chambre sous les toits, chez une mamie à qui tu sortais les poubelles, pour qui t'as fait les courses, pour qui t'as cuisiné, et t'as réussi à économiser assez
 pour te payer un putain de billet. Tu l'as fait, t'as traversé. Il t'as pas quitté pendant le trajet, même si t'avais espéré, v raiment espéré que toute cette flotte le laisserait loin, loin derrière toi, qu'elle mettrait enfin un point final à votre histoire, qu'elle le sortirait de ton crâne une bonne fois pour toute. C'était de la folie, et maintenant, c'est trop tard. Tu sais bien que tu peux plus revenir en arrière. Tu t'es acheté un camion, un camion tout cabossé, une vieille daube qui grince et qui tangue comme si elle allait exploser, dès que t'appuie sur l'accelerateur. C'était pas pareil, ca peut pas. T'as roulé, roulé, t'as cherché du travail, et t'as galéré, mais tu sais, t'as l'habitude. T'as eu faim, et soif. T'as trouvé de petits boulots, t'as rencontré des gens. T'as trouvé du son, ici aussi, t'as retrouvé la drogue, même si maintenant, tu doses, même si maintenant, tu te méfies. T'as replongé, un peu. Et puis t'as enfin trouvé un petit appart à New York, un petit appart qui paie pas de mine, dans tes prix. Tu t'es installé. Ce que tu savais pas, c'est que la roue allait tourner, enfin. Toi, t'y croyais plus. Tu pouvais pas deviner.

(IRIS.) "Ma première idée du mouvement de la danse vient du rythme des vagues. Isadora Duncan"
Elle est discrète, ta petite voisine. Vous vivez au même étage. Tu l'as croisée souvent, t'osais pas dire bonjour. T'as jamais été le premier à lancer une conversation, c'est pas toi, ca. Mais voilà, tu l'as vu danser. C'était comme la mer, elle t'es passée dessus, infinie, elle t'as fait chaviré, t'as de nouveau pris l'eau. T'as coulé, t'as coulé à pic pour ce regard là, tu croyais que ca t'arriverais plus, plus jamais, et tu t'es bien planté. Ca t'as pris trois ans, trois longues années pour admettre d'abord, pour oser ensuite, pour enfin lui fabriquer de la place, et elle a bien voulu se poser sur ton perchoir. Tu l'as admirée sans oser la toucher, tu voulais pas, t'avais peur de la voir s'envoler. C'est elle qui est venue, en fait, c'est elle aussi qui voulait. Alors tu l'as épousée. Elle l'a pas effacé, non, bien sur que non. Elle a pas besoin, t'es amoureux, c'est clair, amoureux à crever, encore, de nouveau, et cette fois tu te demandes bien ce qui pourrait le gâcher, ton bonheur. Cette fois, ce que tu ressent, c'est juste parfait, et t'as peur, une peur irrationnelle par moment quand tu regardes le ciel, quand tu te demandes, incapable de penser que rien va te tomber dessus, ce que se sera cette fois, a quelle sauce tu te feras bouffer. Ces soirs là tu la serre contre toi, fort, si fort, pour échapper au ciel, pour surtout la garder avec toi, pour ne pas la laisser échapper.


Dernière édition par Eloane Kerangoarec le Mer 7 Mar - 15:57, édité 44 fois
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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Dim 4 Fév - 18:13
Absynthe Absynthe Absynthe. J'suis si contente que tu le rejoues !!! Et contente de te voir par ici aussi :hihi: Officiellement bienvenue, j'espère que tu te plairas par ici, j'ai hâte de retrouver ta belle plume JEREM LE HERISSON JAIME




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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Dim 4 Fév - 19:20
Et le deuxième ! JEREM LE HERISSON
Rha, j'ai hâte de retrouver vos jolies plumes. (Et puis j'me souviens du passé. Et d'nos rps à la va vite que j'ai presque pas oublié. Awh. :l: )

Bienvenue par ici CUTE


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animal i have become

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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Dim 4 Fév - 20:28
C’est un tire groupé, c’est ca ?^^ En tout cas bienvenue à toi aussi !




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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Dim 4 Fév - 21:27
Rebienvenue ? Laughing
Je ne suis pas certain de me souvenir de toi RIP mais rien que l'avatar est grave stylé, il est super bien fait ! LOVE


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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Dim 4 Fév - 21:41
Veux-tu m'épouser ?

(Re) Bienvenue ! :l: Trop hâte d'en lire plus sur ta fiche ! CUTE


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▹ DC : Eden



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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Lun 5 Fév - 18:13
Oh, un Louisianais, faut qu'on cause toi et moi CUTE

Bienvenue :l:




▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼
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▹ TAF : donne vie aux monstres de Monsters and Men sur les murs vierges du Bronx, hacke les comptes en banque, bosse pour la mafia Bartolotti.
▹ AVATAR : Giza Lagarce.


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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Ven 9 Fév - 16:07
LEO JAIME JAIME JAIME Je crois qu'il va nous falloir un lien, Gala est mariée à Leonardo DiCaprio SALIVE Rolling Eyes HEU
Bienvenue (ou rebienvenue) parmi nous CUTE I love you
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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Sam 10 Fév - 12:12
Rebienvenue, apparemment!

Tu as l'air d'avoir mes mots-couleurs et des phrases-peintures, va falloir que je suive ça *_*


I don't believe in the existence of angels But looking at you I wonder if that's true. If I did I would summon them together and ask them to watch over you, to each burn a candle for you, to make bright and clear your path, and to walk, like Christ, in grace and love and guide you into my arms  
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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Ven 16 Fév - 10:16

Membre en danger !
Allo la lune ? Tu nous reçois ?!

Malheureusement le délai pour rédiger ta fiche est terminé, je te place donc dans les dossiers litigieux. Pas de panique cependant, tu disposes jusqu'à vendredi prochain pour la terminer. Mais attention, si d'ici cette date je n'ai pas de nouvelles, ton dossier sera classé.

©️️ Nous sommes de ceux


Et toi, de mes exploits glorieux instrument, mais d’un corps tout de glace inutile ornement ; fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense, m’as servi de parade, et non pas de défense.

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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Ven 16 Fév - 10:29
Erebe a écrit:
Coucou :) ce poste vaut aussi pour Absynthe (qui est ma coloc)
Nous sommes en redaction de nos fiches respectives. Ca nous prend plus de temps que prévu vu que c'est des perso qu'on a jouer sur plusieurs fo et entre nous on a pas mal de chose a intégrer a leurs histoires respectives. Je pense qu'on aura terminé d'ici vendredi prochain ;)
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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Mer 7 Mar - 10:58
C'est mal de m'faire fondre comme ça à 5 heures du matin. FAN FAN FAN FAN FAN


couverture

porto-vecchio

"Tu m’as lâché la main sur le Porto-Vecchio. Je souris au venin qui me brûlait le dos. Je ne pleure pas, je nage dans l’océan de flammes, pour oublier ton corps pour mieux tourner la page."

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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Mer 7 Mar - 13:14
javoue xD. Par contre Kit Har' est pris déjà Sad
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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    Mer 7 Mar - 21:00
Merci pour vos messages de bienvenue FAN Vous êtes trop chous JAIME
Et désolée pour ceux qui attendaient Diccaprio et /ou qui auraient lu sa fiche, il a genre disparu >>
Je n'ai pas d’intérêt à jouer Absynthe sans le pairing avec Erèbe, puisque si je le rejouais c'était pour emmener ce personnage jusqu'au bout de son histoire, et ils sont malheureusement indissociables. CRY ME A RIVER Je le jouerais ailleurs ;)

Eloane est tout nouveau tout neuf et je le dois à Bad.blood qui a décidément de chouettes idées de personnages :l: Avant, il s’appelait Kaelig, pour ceux qui s'en souviennent. C'est bien mieux pour m'intégrer parmi vous CUTE J'ai très hâte de jouer, en espérant que cette fiche corresponde à vos attentes !

J'ai fort hâte de jouer avec vous tous, encore merci pour tout vos jolis messages JACEK
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MessageSujet: Re: Eloane Kerangoarec ► Stephen James    
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