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MessageSujet: Absynthe Cinabre   Dim 04 Fév 2018, 17:10

Absynthe Cinabre
Quand on grandit, on désapprend à voler.
-Pourquoi désapprend-on ?
-Parce qu'on n'est plus assez joyeux, innocent et sans cœur. Seuls les sans-cœur joyeux et innocents savent voler.▲ J.M. Barrie



(NOM) Cinabre(PRÉNOM) Absynthe (ÂGE) 24 ans (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 4 mars 1993, New-Orléans (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Peintre (NATIONALITÉ)  Français, né en Louisiane. Il y vit durant ses premières années puis retourne en France jusqu'à ses 16 ans ou il fugue. Il n'aura de cesse dès lors d'effectuer des allers-retours entre l'ancien et le nouveau continent entre chacun de ses voyages.(ORIGINES) Occidentales (STATUT CIVIL) Célibataire (ORIENTATION SEXUELLE) Sexuellement transmissible (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Dimanche 4 février 2018  (GROUPE) De ceux qui vivent

« J'voudrais que tu la fermes, j'voudrais te dire meurs maintenant, j'voudrais te dire surtout te reproduis pas, n'ai jamais d'enfants, j'voudrais te dire pends toi, j'voudrais te dire on s'en fous, j'voudrais te dire lave toi les dents, j'voudrais te dire remplis toi la bouche de cailloux.

"Tu trouves pas que c'est suffisament sale et bruyant ici ? FAUT FORCEMENT QU'IL Y AI UN CONNARD QUI SE SENTE OBLIGE DE L'OUVRIR ! Toujours. Va Picoler, va te piquer, va tirer un coup, ce que tu veux, juste, ferme-là. Vois ca comme un service rendu sinon à l'humanité, à moi et sois sûr que je t'en serais reconnaissant aussitôt que tu auras cessé de polluer l'atmosphère." »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?)New-York est un passage obligé pour tout jeune artiste qui part à la découverte du monde. Son périple avait naturellement mené le jeune homme dans cette ville, pour assister à un vernissage. Il avait passé un moment suffisament agréable pour décider de prolonger son séjour, et les quelques croquis et tableaux qu'il avait présenté en conférence Skype aux différents directeurs de galerie qui exposaient ses tableaux s'étaient enthousiasmés. Il avait hésité sur le choix de l'habitation mais pas sur le quartier. C'est ici qu'était le cœur. Ici, la gangrène, ici les gangs, ici, la nuit plus noire qu'ailleurs et les étoiles disparues. Il avait été attiré comme par un aimant dans les rues désertes tôt le soir, les avaient vues se repeupler. L'antique bâtiment de brique rouge, il l'avait vu d'abord sur internet; quand il s'était retrouvé devant, il avait été sur : l'immeuble semblait l'attendre.
(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Absynthe est tombé sous le charme de ce vieil et colossal immeuble aux briques rouge. Il vient d'emménager, et il n'a encore que croisé quelques uns des innombrables occupants du labyrinthe. Il recherche la paix. Il croit la trouver en émerveillement, en adrénaline, en drogues, en dépendances, oui, en oubli, en violence fortuite, en errances. Il a mauvais caractère, jure comme un charretier. Mais il a bon fond, et s'il a décidé d'emménager ici, c'est pour essayer de capter ce microcosme, son essence, rendre compte de la vie dans cette partie du monde. Vivre lui même dans un de ces gratte ciels est une immersion, il est bien incapable de dire combien de temps cela durera.



(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?)

"Si ca te plaît pas, je t'emmerde, si ca te plaît je m'en tape et si tu t'en balances je te cogne."

A travers le monde, les français ont mauvaise presse. Ils sont discourtois, voir vulgaires. Se sont des débauchés, des malpolis, des rustres. Charmeurs pourtant. Les clichés n'existent que parce qu'ils sont fondés sur des vérités inaltérables. Il incarne ce préjugé, sans s'en rendre compte. Il taille sa morale aux matins qui se suivent, il l'enfile en imperméable, il la jette la nuit venue.

C'est ce qu'on appelle communément et pour parler en langage courant, un con. Non pas un imbécile, mais bel et bien un emmerdeur, une grande gueule, un irresponsable.

PSEUDO/PRENOM : Corbac, ailesnoires ÂGE : 24 PAYS : France CONNEXION : On verra bien  ROBERT  COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Par Erèbe REMISE EN JEU Non, parce qu'il est tout à fait possible que je le joue de nouveau ailleurs dans un avenir lointain. (TYPE DE PERSO) inventé (CRÉDITS)  COMMENTAIRE OU SUGGESTION : J'aime beaucoup le design "vintage"  AAAAH  AVATAR : Léonardo Dicaprio

©️️ Nous sommes de ceux



Dernière édition par Absynthe Cinabre le Mar 06 Fév 2018, 00:17, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Dim 04 Fév 2018, 17:11

"Lorsque Baal grandissait dans le sein de sa mère, déjà le ciel était très grand, calme et si pâle, et jeune et nu et formidablement étrange, et tel que Baal l'aima, lorsque Baal se montra." B.B



CANDIDE
Ière partie

-Qui es-tu donc, Pan? cria-t-il.
-Je suis la jeunesse, je suis la joie, répondit Peter tout à trac, je suis un petit oiseau sorti de l’œuf.▲ J.M. Barrie


Absynthe à 10 ans. Il sait lire, compter jusqu’à trois cent quarante deux (mais il peut compter plus loin, seulement c'est vraiment long). Comme tout les matins, le réveil sonne beaucoup trop fort et trop longtemps. Il sort du lit les yeux fermés. Son estomac gargouille, et il passe dans la pièce attenante. Elle fait 20 mètre carrés, mais elle semble bien plus grande : les seuls meubles ici, sont une table, et deux chaises qui occupent le centre. Et sur cette table, il y a la boite. 
Il l'ouvre.

Stupeur. Son ventre crie famine, et il désespère en silence. Aujourd’hui, elle contient des pièces de puzzles. Elles sont minuscules et toutes légèrement courbes. Il y en a beaucoup, et une majoritée est bleue. Un soupir de lassitude mêlé de tristesse, puisqu’il porte le deuil de son petit déjeuner et surement de son repas de midi résonne. Il a vraiment faim. Alors autant s’y coller. Il soupire beaucoup. Il y a trop de pièces pour qu’il les compte. Il est sûr qu’il y en a des milliers. Il fouille les pièces les unes après les autres. Certaines sont colorées, vertes, marrons, blanc… Il met au moins vingt minutes à se rendre compte qu’il cherche des bords pour rien, qu’aucune pièce n’en a. Il met vingt minutes de plus à vérifier. Il ne sait pas par quoi commencer. Il regarde les confettis. Ils dansent sous ses yeux, se mélangent. Il en attrape une poignée pour les regarder de près. Il y a des mots sur certaines, écrits en tout petit. Un petit nombre sont noires. Il décide de les trier par couleur et de mettre toutes celles avec des inscriptions ensemble. Il les trie, et il se perd dans cet énorme tas de pièces. L’assiette qui apparaît près de lui le récompense de l’effort, et il mange sans rechigner. Il reste pourtant là. Il veut terminer maintenant.  Il ne sort de cet étrange jeu que bien plus tard. Il a réussi à emboîter des pièces bleues. Il a trié de nouveau pour former des tas distincts grâce aux nuances, et il a fabriqué de petites coupoles. Ca fait un moment qu’il a compris maintenant de quoi il s’agissait. Les pièces qui forment les pays vont lui donner du fil a retordre. Il se fie à ses lectures pour construire la France, puis vient un très long travail pour essayer les pièces une à une. Il continue, méticuleux. C’est en fin d’après midi qu’il  s'arrête. Il en a assez. La lumière diffusée par les ampoules est devenue orange, il sait qu’il est tard. Il n’a rien fait d’autre de la journée, il a de construit de nombreuses coupoles et des bandes courbes assemblé beaucoup de pièces deux par deux mais les pièces encore seules sont toujours aussi nombreuses, il n’en voit pas le bout. Tant qu’il n’a pas résolu la boite, il n’a le droit de rien faire d’autre. Pourtant, il s’est arrété. Il décide d’accepter d’être puni, et d'arrêter quand même. Il se lève, passe la tête par l'entrebâillement de la pièce. L’autre lit un journal. Il relève les yeux. “Tu as fini ?” “...Non, mais...” “Alors retourne-y” L’enfant se décourage et retourne dans la pièce.

Il s’allonge et attend la sonnerie. Elle marque la fin de la journée, et lui permet de regagner sa chambre. Les jours défilent, les coupoles s’assemblent, il a de plus en plus faim. Les repas sont trop espacés et les assiettes de plus en plus vides. Ca avance, mais il s’impatiente. Ils ont eux des mots, il a crié, il a été puni. Maintenant, il voit que ca doit former une sphère, et il sait qu’il s’agit d’une représentation de la Terre. Il passe de longues heures a terminer et finit par se reprendre au jeu quand le globe prend enfin véritablement forme. Cela devient facile. La méthode est lente mais efficace et finalement, il place la dernière pièce. Il quitte l’endroit, passe la tête par la porte. “J’ai fini.” Il est tellement content qu’il saute dans tout les sens. Ce globe sert le soir même. L’autre lui raconte l’histoire du système solaire. Il lui présente un mobile. La Terre est petite et Absynthe est heureux de ne pas avoir eu un puzzle de Vénus dans la boîte. L’histoire commence par une explosion. Elle est longue, puisque la planète est très vieille. Il s’endort bien avant d’avoir entendu parler d’autre chose que de volcans, de méduses et de terribles catastrophes climatiques. Dans son rêve, il est tout petit, et il se promène sur le globe puzzle. Un immense main gantée le pointe du doigt. Elle veut qu’il fabrique le soleil. Il refuse, puisque le soleil est beaucoup plus gros que la terre. Le doigt immense le pousse, il tombe sur les pièces bleues. Quelque chose heurte le haut de son crâne, puis sa main. Une foule de pièces jaunes, encore plus minuscules que celles qui composent le globe lui tombe dessus sans arrêt. Il court pour s’échapper mais jamais les pièces ne cessent de tomber, il a de plus en plus de mal a avancer. Il se réveille en sursaut bien avant que la sonnerie n’ai retenti.
Il serait bien incapable de dire comment ca a commencé, ni ou. L’autre lui a dit qu’il était son père mais Absynthe sait que c’est un mensonge. Il a peu de souvenirs de lorsqu’il était tout petit. Des sons, des voix, des images, rien de bien précis. Il se rappelle de sa mère. Il a posé des questions, il n’a pas eu de réponses. L’autre n’est pas vraiment son ami, et il a surement fait du mal à sa mère. Son père, il ne s’en souvient pas. Mais ca ne peut pas être lui.
Le matin, la boîte, le déjeuner, l’étude. Il n’y a jamais eu que cela. La boîte est importante : elle contient une épreuve, qu’il faut résoudre pour pouvoir manger. Des fois il n’a pas faim alors elle reste fermée, il va dessiner, ou peindre, ou s’imaginer qu’il est un sioux. Une voix basse et tranquille lui explique ce qu’il doit faire et comment, dès que le réveil sonne. S’il ne le fait pas assez vite ou pas correctement, il est sanctionné. Parfois cela laisse des marques. La voix le tranquillise, les mains lui font peur. Il n’a affaire qu’à une personne. Une seule personne, des pièces sans portes, sauf une, fermée à clé. C’est la seule issue. Il n’a pas le droit de sortir. Il est contagieux, il porte un virus en lui. C’est pour cela que l’autre a des gants. S’il sort, il pourrait tuer beaucoup de gens. Bon ce n’est pas vrai. L’autre ne répond pas aux questions. Si Absynthe se met en colère ou crie, il est puni. Il a frappé l’autre deux fois. L’autre n’a rien senti, mais il l’a frappé en retour et il a eu si mal qu’il a crié et pleuré. Il s’est juré de ne plus recommencer. L’autre ne crie jamais, dès fois, il est gentil. Les jours défilent, suivant le même rythme inlassable.

13 ans, première fugue.
Le Bus s'éloigne en direction de la ville voisine. Absynthe regarde le paysage, sans le voir. Il se voit franchir la porte du bureau, et chercher dans les papiers. Il voulait simplement découvrir quelque chose sur sa mère, puisqu'il n'en parlait jamais. Il a découvert bien autre chose. Il a découvert le mensonge. Il n'est pas son père. Il l'a toujours soupçonné, il l'a toujours su, au fond de lui même.
Il a découvert des photos, toute une pile. Il a vu le visage de ses parents, il a retracé l’histoire d’un kidnapping, il a lu les notes. Il e[/size][/size]st né en Louisiane. Et il avait raison, le visage dont il se rappelait était bien celui de sa mère. Il apprend en lisant, et retient l'adresse, et son nom de famille. Il frissonne de la tête aux pieds sans pouvoir s'en empêcher, et sans discontinuer. Des sueurs froides et chaudes le prennent. La trouille.

Il voulait justre entrer là, regarder un peu et replacer la clé. Si l’autre découvre qu’il sait… La peur le prend aux tripes si fort qu’il a envie de vomir.
Il a paniqué, il a essayé d’ouvrir l’autre porte, il a compris en collant son oreille contre le penne que c’était la porte d’entrée. Il a retourné tout les tiroirs, et il a trouvé des clés.  Dehors, ca grouille de monde, comme dans une fourmillière, il se fait bousculer, entraîner, happer, traverse la route, fait freiner une voiture in extremis. Il déambule dans cette jungle improbable, inconscient du danger, les yeux grands ouverts, et il ne peux les ouvrir assez grand, il ne peut pas tout voir, pas tout saisir, il respire vite, trop vite, la peur le quitte, il découvre tout un univers au delà des murs de la maison qu'il n'avait jusqu'alors jamais quittée. Chaque visage l’attire, il s’arrête pour regarder les publicités, les abri bus, les maisons, pile net quand un pigeon s’invite sur le trottoir d’en face. Il se perd dans la ville et il finit par s’assoir, aux abords d’une place a coté d’un homme sans chaussures.

Pourtant, le tour de manège prend fin. Il vient le chercher. Absynthe court aussi vite qu’il le peut, mais c’est peine perdue. Il l’attrape au vol quand il passe l’angle de la rue. “C’EST PAS MON PERE ! POSEZ MOI POSEZ MOIIII !”  Il lui plaque un tissu sur le nez, il a du mal a respirer, il se débat et la main gantée plaque plus fermement le mouchoir, il s’endort. Il se réveillera en prison. C'est en prison qu'il va, maintenant, il le sait.

16 ans, deuxième fugue, Paris.

Il a saisi un couteau de cuisine. “donne la clé !” “Pose ce couteau tout de suite, Absynthe.” “NON !” Le Loup a marché sur lui. Et Absynthe a frappé. Le couteau a rencontré la main de son tortionnaire, ils ont hurlé tout les deux, et le jeune homme lui a abattu un vase sur la tête. Il prend la clé à l’homme inanimé, ouvre, et referme. Il verrouille la porte, et jette la clé dans le caniveau. L’oiseau s'est envolé.

Je tourne en rond dans une cage intangible. Son visage se colle sur celui des passants. Le Loup rôde dans le noir, là ou mes pensées s'étiolent, il sème mes nuits de cauchemars. L'angoisse m'empêche de voir le ciel, de ressentir le vent, de gouter au bonheur simple et constamment renouvelé d'être vivant, d'être dehors, enfin. La rage de vivre c'est emparée de mon être, et je courre pour dépenser cette énergie vermeille. C'est le sang français, le sang des Cinabre. On ne choisit pas de venir au monde. On naît. Je suis né contre mon gré, puisque je ne saurais donner ma permission quand les choses se font dans mon dos. Je n'ai pas choisi ma vie. Je n'ai rien voulu avant aujourd'hui. Je veux le monde, je veux profiter de tout ce qui pourrait m'apporter satisfaction. D'une façon ou d'une autre. Pour le reste -douleur, peine, afflictions et autres, je laisse ca au autres. Et je fais payer ma détresse à coup de pieds au cul. Je ne suis pas sur cette terre par choix, mais j'y suis tout de même. Il faut que quelqu'un paie. Je hais qu'on me force la main. Je ne peux reporter la faute sur un dieu qui n'existe pas. Alors la faute incombe aux autres. Tout ceux qui ne sont pas moi.

Il avait embarqué sur le bateau de croisière en tant que touriste. Il s'était fait passer pour un étudiant en art. C'est Elijah qui l'avait aidé, pour les papiers. Les nuits, très nombreuses qu'il avait passé sur l'ordinateur depuis que l'autre lui avait fourni internet avaient au moins servi à quelque chose. Il c'était fait un ami. L'argent qu'il avait volé dans le bureau suffisait pour aller là ou il le désirait, et il avait reçu une carte d'identité et un passeport Français. Il disposait d'un visa étudiant fictif, et tout se déroula parfaitement bien lors de l'embarcation. Il lui fallait maintenant se rendre en Louisiane, et sonner à la porte de cette famille inconnue.

Six mois plus tard, Nouvelle Orléans.

Je vivote. Les nuits serré contre des corps de sdf, les poux, la faim. La peinture qui me permet de subsister. Et d’exister. Je me raréfie. Les couleurs n'ont jamais été si éclatantes. La nourriture si rare. L'eau si enivrante. J’appartiens au monde, et je suis heureux de sentir le vent chaque fois qu’il souffle, et de subir la pluie. Mon corps réclame tout ce que je ne lui donne plus. Je marche en insatiable, et je m'arrête sur les grandes places, je pose ma boite de couleurs. Elles s’écrasent sur le bitume, elles recouvrent le goudron, et j’imagine des visages, des scènes, les dessins sont de plus en plus grands. Parfois, il pleut. Je reste sous la pluie pour regarder l’eau dessiner à son tour, et la couleur jaillir et ruisseler sur le sol, l’image se dissoudre et le goudron reprendre sa place. Parfois des gens s'arrêtent, discutent, parfois, une pièce tinte dans la boîte de métal ou je range mes craies. Les pièces me permettent de racheter des craies, de m’offrir un sandwich de temps en temps. La vie me réussit peu mais je ne l’ai jamais aimée si fort. L’essentiel est de s’éloigner toujours plus, changer de ville. Avancer, plus loin, les yeux grands ouverts, à l'affût. Je survis.


Louis
IIème partie

Nous nous croisons souvent. Il avance vouté sur sa canne blanche, il marche avec lenteur, s’assied sur un banc. Il déballe deux sandwichs, il en mange un et donne le second aux pigeons. Il vient souvent près de moi pour me regarder dessiner. Il est assez vieux pour que je ne puisse pas savoir à quel point. Sa peau est une écorce d’arbre, ses yeux sont petits au milieu de ses rides. Il a cent ans. Le vieux Willy -puisqu'il s’appelle de cette façon, le vieux Willy est un vétéran. Il a l'intransigeance de la vieillesse, et une défiance toute particulière envers les allemands, mais cela semble tout à fait compréhensible quand on sait par quoi il est passé. Le vieux Willy tient aux traditions, il est d'une ponctualité merveilleuse pour le thé, et ne peut cautionner que ce que la morale admet, ou ce que la survie exige. Alors il n’a pas crié quand j’ai pris le morceau de sandwich qu’il avait offert aux pigeons. Il s’est levé, et il m’a donné le sien.

C'est un homme de bien, qui s'y connait autant en plantes qu'en hommes. Il est sage, et cela n'est pas dû à son âge, non, il l'était déjà, je pense, depuis le tout début. Il a le parler franc - il est très bavard, et le coeur sur la main. Il est très croyant, et prie, chaque jour que son Dieu lui accorde. Willy n'est pas mourant, il est même en bonne santé, malgré un dos qui le fait parfois souffrir. Il a vécu la grande guerre. Il y a perdu l'intégralité de sa famille. Il a été déporté en camps de concentration quand il avait une vingtaine d'années parce qu'il est juif, et a été libéré par les français. Il a été ramené au pays des libérateurs, et a croisé la route d’une famille de britanniques qui l’ont embauché en tant que jardinier, et de ce jour là, il n'est jamais parti. Il me parle souvent de Louis. Si souvent que j’ai eu la saisissante impression de déjà le connaître lorsque je me suis glissé dans l’amphithéâtre et je me suis assis dans un coin, silencieux. Le cours portait sur le hors champs. C’était suffisamment intéressant pour que je revienne, le lendemain. Cette fois, il m’a fait signe. “Faites vous partie des élèves inscrits à la Fac ?” J’ai eu envie de m’enfuir. “Non, Monsieur. Je n’ai pas de quoi en payer l’admission.” “Que pensez vous de l’utilisation du son dans le dernier extrait que j’ai passé hier ?” Je pensais qu’il allait me chasser. J’ai répondu, il a sourit. “Venez me voir à la fin de ce cours, nous tâcherons de régulariser votre situation”  Il m’a dit d’aller m'asseoir, comme je restais immobile. Je me suis assis.

William, jardinier

“M'sieur Louis il est resté figé dans l'temps, un peu. Il s'habille comme son père avant lui. Ca f'rait carnaval, sur quelqu'un d'autre, pour sur, mais pas sur lui, non. Lui ca lui donne un air distingué, l'costume noir, bien droit dans ses pompes, la canne, le chapeau haut d'forme. Lui, il a l'air vrai, là, comme ca. Il est toujours trés droit, un peu comme s'il avait un fil a plomb dans l'corps, qui l'tenait à 45 degrés, exactement. Il tient au sol en angles droit, 'voyez ? Il lève l'petit doigt quand il boit son thé, toujours. Quand il est pas content, une barre très fine apparaît entre ses deux sourcils, même s'il les fronce pas. Son r'gard déjà polaire, y s'refroidit encore. Mais ca arrive pas souvent, parole. L'apprécie l'défi, la gouaille, l'insolence, ca, ca l'fait doucement rigoler. Comme le p'tit trop français avec ses craies plein les poches. Il a été voir surement curieux, et v’là que mon Louis m’la ram'né d'ses cours, jusqu’à la maison. Il vient parfois prendre le thé, une douche, manger avec nous. M'sieur Achéron, l'attire les gens d'caractère. C'est qu'il en manque pas, v'savez. Vous y trompez pas. Ct'un calme, pas un endormi.”

“J'suis entré au service de ma famille Achéron en l'année de grâce 1945. C'était peut être pas une anné d'grâce pour le monde entier, mais pour plein d'gens, plein d'gens comme moi, s'en était une pour moi. C'tait l'année d'la libération. Et l'année du renouveau aussi : le travail, on peut pas vivre sans ca. Et là, j'pouvais pt'être en obtenir un. Un travail foutrement bien rémunéré, v'savez ? Et j'ai trouvé plus qu'un travail. Moi, j'étais jardiner un peu comme on l'était tous, au sortir de la guerre. J'avais pas de dîplome, et les seules fleurs que j'avais taillées, c'était celles dont je parlais avec beaucoup de conviction au père Achéron, et qui existaient que dans les mots dont j'le noyais pour tenter d'obtenir la place. Vous pensez : jardinier au manoir Achéron, ca, ca claque, y'a pas à dire. Et puis c'est arrivé : le miracle.

L'père Achéron, l'avait l'même âge que moi, mais l'avait la sagesse, aussi. Il l'avait eu tard, son morpion, son p'tit Louis, parce qu'il avait attendu d'trouver la bonne, la femme qui f'rait battre son coeur trop vite, qui lui f'rait oublier même l'heure du thé. Sacro-saint ca, chez les anglais. Embauché malgré mon inexpérience totale, malgré la tonne de bobards que j'avais inventé. Parce que le père Achéron, c'était pas la moitié d'un con, et pas un con tout court. Il avait bien d'viné, lui, que j'savais pas tailler les rosiers. Lui, il savait, bien sur, qu'je faisais partie de ceux qu'on avait planqué, de ceux qui s'étaient planqués et enfuis. Mais il appartenait à la nation des forts, lui, à la nation de ceux qui s'étaient battus, et il s'était battu en bon anglais qu'il était, en guerrier de la justice. Et moi, j'était anglais aussi, v'savez, anglais et juif, j'était, j'suis toujours, jusqu'à ma mort, anglais et juif, j'peux pas oublier, on m'a tatoué ca sur le bras. Alors il m'a tendu la main, entre gens d'un même pays en terre étrangère. L'était comme ca. A st'époque, on rapatriait les notres, mais moi j'voulais pas rentrer. Alors il a tout réglé, lui, et il m'a gardé, v'savez ? C'est impotant qu'jous parle du père, pour comprendre le fils. Il était très soigneux, le père, comme le fils. Ils ne cornent pas les pages des livres, dans c'te maison. La voiture devait impérativement être garée dans le garage. Y'f'sait attention à sa voiture, v'savez ? Y'f'sait attention a tout et a tout l'monde. M'sieur Achéron avait cette politesse froide qui met mal à l'aise. Du genre à laisser les gens parler et ne s'exprimer que lorsque c'est à son tour. Du genre à parler d'une voix presque basse, parce qu'il est sur que les gens vont s'taire pour l'écouter. Il était l'genre à lever la main pour dire non en balayant l'air comme ca, en un geste élégant. Un geste plein d'autorité. Il avait c'regard gelé, en bleu très pâle, un bleu glacé. L'maintient très droit. Sans sourire, sans grand sourire, pas l'genre à montrer ses dents, m'voyez, des micro sourires, satisfaits. L'regard fier. Il était du genre à sourire avec les yeux, de cette facon bien hautaine et suffisante qu'est dans l'sang, qu'nous les p'tites gens, on sait pas faire. Parce qu'c'était un grand, m'sieur Achéron. Et son fils, son fils, ben, l'est tout pareil.
M'sieur Louis. 12 ans quand l'ayons connu. Un marmot encore, bien distingué comme il faut, élevé au service militaire, 'savez, élévé par le père. Pas d'mère, le m'sieur Louis, mais y f'sait comme s'il s'en portait pas plus mal. La mère, elle s'était foutue en l'air parait, d'vant les yeux du marmot. Nous on parle parfois d'ce genre de chose, quand on graille ensemble, le soir. L'jardinier, les femmes de chambre, l'majordome, l'chauffeur. Nous, on en cause. Une vraie bande de p'tite pipelettes. Mais c'est qu'on y tient, nous, à la famille Achéron. Ct'un peu la notre, 'savez.
Le jeune monsieur faisait de belles études, de grandes études, 'allait dev'nir diplomate, traducteur, politicien ? Comme son père, de grandes études. Mais dans sa chambre l'soir venu, l'enfant trop sage s'enfilait des films, j'entendais, moi, les dialogues, quand j'passais sous sa f'nêtre. Pas un crime ca, mais il y passait la nuit, c'tait obsessionnel. Il avait d'bonnes notes, une tenue irréprochable. L'cinéma, c'tait son rêve, ouais, mais il f'sait qul'effleurer en silence, parce que "la famille et 'lhonneur !" Ca, ca passait en premier. M'suis Achéron a eu une grande et longue vie. Une belle vie. Après la seconde guerre mondiale, il a poursuivit son travail à l'ambassade française, jusqu'à c'qu'il soit trop vieux. Il l'ont mis au clou, comme ca. L'a pas supporté, l'vétéran. L'est tombé malade, gravement. S'est pas battu, il a arrangé ses p'tites affaires, dignement, il a refilé l'bébé a son fils, comme de dû, t'sais, l'grand bébé qu'c'est, la vie, et l'est allé s'allonger aurpès d'sa femme. Il l'a pas quitté depuis. Quand m'sieur Louis a fermé l'portail, la dernière fois ou j'ai r'gardé l'manoir Achéron, c'te grande bâtisse bien anglaise perdue au milieu du Bayou, il était toujours étendu a ses cotés, sous l'arbre cent'naire. Il y t'nait, t'sais, a être étendu là, près d'elle.
Maint'nant qu'on a parlé du père, un peu, parce qu'une vie suffirait pas a parler du père, j'vais vous parler d'elle. Parce qu'elle, c'est le diable, voyez, avec ses jambes trop longues. Une putain de paire de jambes trop longues, une grande dame brune, t'sais, une belle dame, avec de l'allure, du maintiend, elle avait l'sang coupé celle là, elle avait du sang à nous, les survivants, et du sang bien bleu. Les p'tits mélangent comme ca détonnent, et pour détonner, elle a détonné. Elle l'a flingué, au jeune m'sieur, elle l'a fauché aux portes d'sa vie d'homme, a la fin d'ses études, a a peine 20 ans. Elle lui à soufflé des rêves plein la tête. Une manouche, c'te fille, une bohèmienne, a toujours s'balader nus-pieds, a toujours trop rire, v'savez, les Achérons, ils rient pas beaucoup, comme conv'nu, d'bons anglais, mais elle, c'tait la Franche qui poussait la porte avec ses gros sabots. L'insolence française a déferlé en révolution sur la jeunesse du devoir. Elle l'a fauché. Elle a ouvert la f'nêtre, et ils s'sont envolés. La fureur du père n'a pas fait r'vnir le fils.
Quand il a poussé la porte, c'tait 12 ans plus tard. Les premières rides au coin des yeux. La bague au doigt, sans la belle. L'père a voulu gueuler. L'fils est entré, le vieux a rien dit, l'a ravalé sa fierté mal placée, il a fini par dire “Welcome home”. Parce qu'les anglais sont plus humains qu'les autres. Ils savent quand faut pas faire la guerre, les anglais. Parole. Il est r'venu,  prof de cinémato, pédago respecté. Ils ont fait la paix, l'vieux et l'jeune, en bons anglais, y 'sont pardonnés, et m'sieur Louis, il est resté. Il a enseigné, et il a appris aussi, a t'nir les affaires d'la famille, comme il devait. C'tait un homme quand l'est r'venu. Et à la toute fin, le père à embrassé l'père. Il a embrassé l'père Achéron au moment d'lui fermer les paupières, j'ai vu ca, v'savez, c'tait beau. Le lendemain, on a parlé dans la chambre vide. “Je vais proposer cette chambre à Absynthe.”
Sept mois plus tard, même endroit

Il s’éveille dans sa chambre, s’étire, et sourit en la voyant étendue près de lui. Il ignore absolument comment son hôte réagira en la découvrant à sa table pour le petit déjeuner. Pour l’instant, il déambule, nu. La frénésie guide ses pas.

Il prend le carton qui contient les tubes de couleur, au milieu du fatras sur le plan de travail, esquive la bibliothèque, manque faire tomber une pile de livres en trébuchant sur une pile de linge, se rétablit et pose son précieux fardeau sur le bord du lit. Il soulève lentement la chaise de devant le bureau, l’achemine à pas de chats pour la positionner au milieu de la pièce, s’assoit, se relève, la déplace d’une quart de tour vers la droite, se rassied. Il tend les bras devant lui, le dos droit, le regard fixe, et écarte les mains  pour créer un cadre, définir une fenêtre. Il va chercher une toile. Il y en a de toutes sortes, appuyées contre une armoire massive en bois brun. Il retire la toile inachevée sur le chevalet, soulève celui ci et l’emmène. Il déplie le rouleau de pinceau sur le draps, puis règle le chevalet, tout ceci dans le plus complet silence. Sa respiration raréfiée, il entend le souffle régulier de la dormeuse. Son regard erre, il attend que l’aube pointe.

Absynthe caresse le draps blanc et les courbes de son modèle du regard, il a l’oeil comme une mine qui dévale, il court, capture les clairs obscurs, identifie une silhouette en apprivoisant les formes, en suggérant les ombres,  dévoilant ainsi les reliefs qui recouvriront bientôt le tissu, lui donneront un volume, captureront au coeur de la couleur la lumière. Une femme au tracé marin, alanguie et nue, comme étendue sur la rive. Il la voit sirène, la lumière du petit matin fait à travers le rideau de flanelle comme au travers de la surface de l’eau, et la pluie dorée pare la chambre d’une atmosphère irréelle. Il est hors du temps et de l’espace, il est la main droite repliée contre un sein, il est au creux de la paume, là où la lumière lui meurt entre les doigts. Le draps devient liquide, c’est la mer qui la recouvre d’un manteau transparent, le regard perdu par delà l’horizon, il dessine au loin le voilier depuis lequel il l’observe.

J'ai les yeux trop clairs, du coup le soleil me fait mal. Je passe des heures à le fixer. Il finira bien par baisser les yeux. Je sais bien que non. Alors il doit le faire. C'est un adversaire qui me surpasse. Je hais le soleil. Et je l'adule. J'aime avoir peur, avoir mal, j'aime avoir, et je n'aime pas être dépossédé. Souvent, il m’invective, il me compare à un enfant. Egoiste et volage. Les dents trop blanches, l'air trop sage. Je provoque chez la plupart des gens une sorte d'attendrissement niais qui m’insupporte, et dont je profite sans vergogne. Mais pas chez Louis. Il dit que j’ai du feu dans les yeux et qu’il veut que j’apprenne à m’en servir au lieu d’exploser dans tout les sens et de ne produire que du bruit. Lui propose que nous fassions mieux que cela.

21 ans, même endroit-

Helene l'a quittée. Cette femme est une idiote, et lui il est vraiment malheureux. Pourtant, il refuse de lui courir après. Je ne l’ai jamais vue. Parfois, il reçoit une lettre d’elle, et il va s’enfermer dans son bureau pour la lire. C’est arrivé, mais il semble que se sera la dernière. Il dit que ce que nous faisons est très important. Je veux le croire de toute mon âme mais fallait il qu'il y sacrifie son mariage ? Louis est un ange, c'est ce que je crois. Grâce à lui, je passe ma licence des beaux arts à la fin de l'année, et j'organise un premier vernissage tout seul, cet été. Il m'a offert son amitié, son toit, son affection... Et tout ce qu'il pouvait. Et moi qu'est ce que je ne lui ai pas pris ?

La même année, même endroit -

Je me perd en papier. En murs. En paupières serrées sur le dedans tendu de noir, ma toile préférée. Là. Juste derrière, quand je ferme les yeux. En courbes a attraper entre deux battements de cils. Vite. Vite. Saisir les nuances. Toutes. Boire le monde au calice de mes envies. En vie. A capturer. J'ai le monde en orgie de couleur sous les yeux, et si peu de talent pour le saisir. Alors je m'entraîne. Je rature. Je recommence. Je suis opiniâtre. Avez vous déjà remarqué comme c'est beau, une arête de poisson ? A quel point c'est profilé ? Je ne fais plus que peindre, j’ai arrêté d’aller en cours, et cela dure trois mois. Les tableaux, innombrables, s'empilent sans souci d’en prendre soin. Enfin, cela s’arrête. Je ne dessine plus, je ne peins plus. J’ai l’âme vide, et je fais des cauchemars. Les vernissages s’enchaînent, les soirées, la débauche, l’alcool. Une grande ombre vient s’abattre sur nous. Son manteau de noirceur bientôt fait tomber une nuit sans fin devant nos yeux.


Dernière édition par Absynthe Cinabre le Mer 14 Fév 2018, 21:40, édité 34 fois
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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Dim 04 Fév 2018, 17:13
Absynthe Absynthe Absynthe. J'suis si contente que tu le rejoues !!! Et contente de te voir par ici aussi :hihi: Officiellement bienvenue, j'espère que tu te plairas par ici, j'ai hâte de retrouver ta belle plume JEREM LE HERISSON JAIME




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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Dim 04 Fév 2018, 18:20
Et le deuxième ! JEREM LE HERISSON
Rha, j'ai hâte de retrouver vos jolies plumes. (Et puis j'me souviens du passé. Et d'nos rps à la va vite que j'ai presque pas oublié. Awh. :l: )

Bienvenue par ici CUTE


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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Dim 04 Fév 2018, 19:28
C’est un tire groupé, c’est ca ?^^ En tout cas bienvenue à toi aussi !


" A ton avis, pourquoi il frappe tout le monde et est tout le temps en colère ? Y'en à qui l'ont même vu prendre du viagra ! "
Les ravages de l'impuissance ▵
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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Dim 04 Fév 2018, 20:27
Rebienvenue ? Laughing
Je ne suis pas certain de me souvenir de toi RIP mais rien que l'avatar est grave stylé, il est super bien fait ! LOVE


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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Dim 04 Fév 2018, 20:41
Veux-tu m'épouser ?

(Re) Bienvenue ! :l: Trop hâte d'en lire plus sur ta fiche ! CUTE


† Why do I always come back? Oh, what wouldn't I do for you And I'm starting to think that maybe you need me Maybe you need me
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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Lun 05 Fév 2018, 17:13
Oh, un Louisianais, faut qu'on cause toi et moi CUTE

Bienvenue :l:


THE FIRE FOUND A HOME IN ME
I’m a princess cut from marble
Smoother than a storm
And the scars that mark my body
They’re silver and gold
My blood is a flood of rubies
Precious stones
It keeps my veins hot

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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Ven 09 Fév 2018, 15:07
LEO JAIME JAIME JAIME Je crois qu'il va nous falloir un lien, Gala est mariée à Leonardo DiCaprio SALIVE Rolling Eyes HEU
Bienvenue (ou rebienvenue) parmi nous CUTE I love you
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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Sam 10 Fév 2018, 11:12
Rebienvenue, apparemment!

Tu as l'air d'avoir mes mots-couleurs et des phrases-peintures, va falloir que je suive ça *_*


c'est plus d'actu mais...:
 
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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Ven 16 Fév 2018, 09:16

Membre en danger !
Allo la lune ? Tu nous reçois ?!

Malheureusement le délai pour rédiger ta fiche est terminé, je te place donc dans les dossiers litigieux. Pas de panique cependant, tu disposes jusqu'à vendredi prochain pour la terminer. Mais attention, si d'ici cette date je n'ai pas de nouvelles, ton dossier sera classé.

©️️ Nous sommes de ceux


Couvre toi du bruit des rires

Ce putain de monde on va le troquer trouver ce qui nous planque. Ce qu'ils ont pas fait on va le faire, quitte à inventer ce qu'il nous manque.
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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   Ven 16 Fév 2018, 09:29
Erebe a écrit:
Coucou :) ce poste vaut aussi pour Absynthe (qui est ma coloc)
Nous sommes en redaction de nos fiches respectives. Ca nous prend plus de temps que prévu vu que c'est des perso qu'on a jouer sur plusieurs fo et entre nous on a pas mal de chose a intégrer a leurs histoires respectives. Je pense qu'on aura terminé d'ici vendredi prochain ;)


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MessageSujet: Re: Absynthe Cinabre   
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