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▹ AGE : 39 années à traîner une carcasse empesée de rage.
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MessageSujet: ESSAIE DE PAS PERDRE LE NORD | adax   Mer 20 Déc - 15:25
Plus de douze heures qu'il n'a pas fermé les yeux. Par flemme de devoir rechargé des batteries qu'ils se rempliront qu'à moitié de toute manière. Il prend jamais le temps de poser sa tête quelque part, comme par parano qu'elle finisse éclater d'une balle bien aiguisée. Crever c'est pas dans ses projets futurs ni actuels, il a trop d'ambition Bax, rempli d'envies malsaines ou non, de soif de rage inépuisable et l'esprit débordant de questions qui trouvent jamais de réponses mais qui continuent de lui résonner dans la tête. Il essaie de voir l'avenir avec moins d'amertume, parce qu'après tout, quitte à devenir un traître il sera celui qui offrira un bel avenir à la tempête rousse qui continue de les lui briser. Un soupir s'échappe de ses lèvres alors qu'il cesse pas de fixer la fenêtre qui donne sur un dehors grisâtre, assis à une table où trône un livre auquel il touchera pas tout de suite ou même jamais. C'est l'adolescent qui se réfugiait ici en attendant que la pluie cesse, parmi des livres, à tenter d'en déchiffrer les pages noircies de mots, bien plus tard, dans un décor similaire qu'il a croisé le regard d'un enfant qui a mangé ses défenses de ses canines et d'un sourire moins rare à éclore qu'aujourd'hui. Il apprécie le silence puis les murmures qui passent, se fiche bien qu'on reconnaisse sa gueule ou de faire tâche dans un décor d'intellectuels. Il aurait pu être un autre homme, peut-être mais il est pas peu fier de ce qu'il est devenu. Entre ses doigts brillent la boussole à l'or poli et rougi par le temps. Il sait pas Bax pourquoi il garde ça, objet qui vient d'un père déchu, si lamentablement planté dans le dos et c'est maintenant à lui de faire la même chose. Son pouce qui caresse le verre protégeant les aiguilles qui indiquent les pôles mais qu'est-ce qui s'en branle d'être au Nord ou au Sud, le soleil brille pas plus de ce côté là.


PUTAIN D'ANIMAL


Dernière édition par Bax Ó Súilleabháin le Lun 15 Jan - 6:24, édité 1 fois
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▹ TAF : A la tête d'une entreprise pharmaceutique, bien loin de manipuler les molécules, non, moi y'a que les chiffres tracés d'encre que je vois défiler, que j'ai le droit de manipuler
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MessageSujet: Re: ESSAIE DE PAS PERDRE LE NORD | adax   Lun 15 Jan - 4:56
La montre est lourde contre mon poignet, chaque seconde se faisant plus lourde sur le cadran, le bruit des aiguilles qui avancent, rasant tout sur leur passage. Le retard se fait pressant et je me faufile entre les rayons, pile de livre chargés sous le bras. Quelques jours passés à ruminer au Parking, tranquillité de l’endroit face au désordre qu’était la maison. Angelots de moins en moins brillant, les esprits s’échauffant l’un contre l’autre alors qu’ils grandissaient. Des pleurs, des cris, j’en avais le droit à chaque minute. Mari absent, travail pesant, j’avais l’impression d’étouffer. Étouffer à en devenir folle. Alors, j’avais fui. Prétexte d’un séminaire important à quelques heures de la ville, mensonge qui était venue me brûler la langue, détruisant ce reste de dignité lorsque les yeux brillants de larmes de mes enfants s’étaient posés sur moi. Leur étreinte toujours ancrées contre mon corps, même plusieurs jours après.

C’est donc pour cela que j’étais perdue dans un librairie du Bronx, des livres d’enfants à la main, voulant à tout prix pouvoir payer puis ressortir de là avant de prendre la voiture et arriver pour la sortie de l’école à temps. Sauf que j’ai les pieds qui s’emmêlent, la cheville qui vrille, déstabilisée par les talons aiguilles. A trop vouloir me presser je fini par trébucher, me rattrapant sur l’épaule d’un inconnu en costume bien lisse. Les livres tombent dans un fracas qui fait se retourner toute la librairie. Et je me relève, une chaussure en moins. L’escarpin que je récupère, l’enfile à nouveau avant de me baisser pour ramasser les livres qui ont glissés un peu partout. Soupir et je remonte la hanse du sac à main sur mon épaule, rose léger contre les joues pâles, embarras d’avoir été centre de l’attention. L’homme n’a pas bougé, et je lui souris, gênée. « Je suis vraiment désolée, je...Disons que c’était le sol ou votre bras ? » L’interrogation qui flotte dans l’air, j’espère juste qu’il réagira pas mal, je sais jamais à quoi m’attendre dans le Bronx.



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MessageSujet: Re: ESSAIE DE PAS PERDRE LE NORD | adax   Lun 15 Jan - 19:47
Il se décide à se lever de sa table, soupir vite lâché dans le silence où bruissent quelques chuchotements qui apaisent un peu ses oreilles où vrillent souvent les cris. Personne ne saura qu'il est venu ici, qu'il a une passion pour la lecture qu'il n'entretient jamais. Peu importe. Il s'offre une heure après il reviendra à ses occupations de connard finit qui trempent dans la traite de corps humains, qui tentent de se foutre de faire mal ou pas. Le pouce continue de caresser le verre fragile de la boussole et les yeux à scruter les aiguilles avant qu'un poids ne lui tombe brutalement contre l'épaule. Une main se plante contre celle-ci et le bruit sourd de livres rencontrant le sol éclot brutalement et fait éclater la bulle apaisante. Au fond de sa gorge les insultes hurlent déjà et ses lèvres s'entrouvrent avec l'envie même d'aller plus loin dans la violence avant qu'il n'en oublie de vérifier sa boussole, rencontre un visage moulé dans la douceur, qui fait bloquer les mots et lui fait froncer les sourcils. Il se recule rien qu'un peu alors qu'il prend le temps de caresser la boussole du pouce avant de la ranger au fond de sa poche.

C'est comme un gros con qu'il la laisse détacher sa main de son épaule pour mieux s'abaisser au sol et ramasser ce que la bousculade à emporter à terre. L'escarpin perdu vite renfilé, Bax a presque l'envie de le lui enlever de nouveau pour le lui remettre à sa place, faussement gentleman. Les joues prenant la couleur de la gêne, il reste toujours silencieux, le visage fait d'une impassibilité toujours présente, une réserve qu'il offre à tout le monde alors que dans sa tête passent parfois diverses émotions. « Je suis vraiment désolée, je...Disons que c’était le sol ou votre bras ? » elle parle enfin et il se pare enfin de l'élégance qu'il a longuement travaillé pour répondre d'une voix posée « Ce n'est rien. Ça aurait été regrettable que vous vous fassiez mal. » le noir qui brûle au fond de ses yeux dessinent les boucles blondes et bien ordonnées autour de son visage. Et l'âme sauvage qui grogne souvent au fond de sa poitrine lui donne envie de foutre le bordel sur ce corps qui a l'air bien rangée dans un carcan de discipline qu'il prendrait plaisir à démonter pour voir ce qui peut bien se cacher derrière ces traits presque trop juvéniles pour une femme qui a l'air d'avoir au moins 30 ans. Sa tête se penche à peine alors qu'il n'hésite pas à faire descendre son regard jusqu'à ce qu'elle tient entre ses mains et il cille un instant « Des enfants à gâter ? » l'espoir qu'elle n'en ait pas s'allume dans sa tête alors que les mots se perdent en poussières.


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MessageSujet: Re: ESSAIE DE PAS PERDRE LE NORD | adax   Lun 15 Jan - 21:02
Les doigts passent et repassent sans arrêt sur le tissus d’une veste froissée. Lissant nerveusement les plis crées par la chute inattendue. Boucles blondes qui me tombent sur le visage, la main qui trouve les cheveux pour les dompter. Je suis loin d’être aussi apprêtée que d’habitude. Les mèches sont laissées au naturel, pas la peine de m’embêter à venir les torturer, les aplatissant contre leur grès. Le maquillage est moins présent, plus discret, il n’y a pas de cravaté pour venir juger en silence, pour venir murmurer des mots amers d’une jalousie brûlant sûrement leur lèvres, rongeant les dents jaunis par la nicotine. Soupir, les livres que je ramasse, les inconnus qui retournent se préoccuper de leurs propre affaires. Et les excuses qui fleurissent au coin de mes lèvres, l’embarras qui se montre plus que d’habitude, le masque n’étant pas aussi apprêté, les jours passés loin de la vie superficielle l’ayant considérablement abîmé.

L’homme répond, les mots élégants, calmes qui viennent me rassurer légèrement. Chance de ne pas être tombée sur un mal luné du Bronx. « Ce n’est rien. Ça aurait été regrettable que vous vous fassiez mal. » Gentleman qu’il est en plus. Je l’observe quelques secondes, prenant son apparence en compte, réalisant que l’élégance est aussi présente sur son dos que sur sa langue. Barbe bien taillée, vêtements soigneusement repassés, l’impression de me retrouver face à un de ses investisseurs qui rodent à l’entreprise. Toujours à vouloir me flatter, glissant quelques mots ici et là entre les propositions de négociation, partant du principe qu’une femme se laissera fragiliser, charmer par leur flirt à deux sous. « Des enfants à gâter ? » Le visage qui retombe sur les livres que je serre toujours dans la main. Sourire poli qui s’affiche alors que je lui réponds. « Oui, tout à fait. » La réponse cinglante que je ravale, ce n’est pas la peine d’importuner l’inconnu, surtout lorsque la chute était mienne dès le départ. « Et vous, aucun livre ne vous a fait suffisamment de l’oeil pour que vous le rameniez à la maison ? » Menton qui se lève très légèrement, geste en direction de ses mains vides alors que je me déplace de quelques centimètres, prenant place dans la queue menant aux caisses. Regard fixé sur la montre, l’espoir toujours présent d’arriver à temps pour la sortie des enfants.



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MessageSujet: Re: ESSAIE DE PAS PERDRE LE NORD | adax   Mar 16 Jan - 15:05
Il sait user du charme et des jolis mots quand il le faut. Il n'aurait sûrement pas eu la même douceur si la boussole avait payée les frais de l'inattention de cette blonde à l'air si peu à sa place dans ce quartier qui pue la misère sociale et intellectuelle. Heureusement, ce n'est pas le cas et Bax sent que la mer si souvent agitée dans son crâne est apaisée. Peut-être l'endroit qui lui rappelle autre chose que des souvenirs hideux, le joli regard d'une enfant derrière une porte et les heures grattées à lire des livres en cachette lorsqu'il était encore qu'un pauvre ado à peine capable de tenir un flingue sans trembler. Il voit son regard le scanner à son tour et il la laisse faire sans grogner ou se détourner. Elle doit y voir ce qu'il ne dit pas et qui fait reculer les moins audacieux quand il traverse les rues du quartier ou elle est peut-être assez stupide et aveugle pour ne voir qu'un type en costard se balader dans une librairie. Il ne sait pas et préfère jauger une fois que les phrases entre eux auront été plus nombreuses.

Il a jamais eu un faible pour les mères et peut-être que ça le fait un peu reculer. Même si Jada est considérée comme sa fille par le clan, il a jamais eu l'allure d'un père et encore moins d'un bon père. Tout ce qu'il a pu lui apprendre c'est l'art de manier un couteau et tout ce qui peut servir à trancher une carotide plutôt que comment bien se tenir à table. Ça, elle l'aura apprit toute seule, comme l'enfant perspicace qu'elle a toujours été. La blonde en face de lui offre un sourire délicat sans qu'il ait l'air sincère, pour autant. « Oui, tout à fait. » rien qu'un hochement de tête alors que ses sens prennent en compte tout ce qui l'entoure. De son parfum qui a presque la saveur du luxe, à cette douceur qui aide à recouvrir certainement d'autres choses bien plus jolies à regarder. Il a jamais cru à cette connerie du tout noir ou tout blanc, même le blanc le plus pur a ses ombres quand on frotte un peu, des tâches çà et là qui font d'un être quelque chose d'unique. « Et vous, aucun livre ne vous a fait suffisamment de l’œil pour que vous le rameniez à la maison ? » la curiosité se retourne contre lui mais il ne s'en agace pas, suivant son déplacement de quelques pas et ses yeux, à elle, qui bifurquent sans cesse vers sa montre « Je ne viens pas ici pour lire, généralement. » mais plus pour apprécier le silence qui jure si bien avec les mélodies morbides qu'il écoute sans cesse, du tambour des cadavres qui tombent au grésillement d'os qu'on brise. « Vous avez l'air pressée ... » il hausse un simple sourcil, le timbre toujours si calme, mettant les grognements et mots-poignards de côté. Pour l'instant.


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MessageSujet: Re: ESSAIE DE PAS PERDRE LE NORD | adax   
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