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MessageSujet: falling, falling, for the diamonds at night.   Sam 16 Déc - 23:39

falling, falling, for the diamonds at night..
ft. @Suileabhan McGregor

« Opale, debout. On s’en va. Habille-toi bien. »  J’ai cru que j’allais le buter, sincèrement. Déjà, pourquoi il se pointe dans la chambre, sans frapper, juste pour me secouer et me dire qu’on se casse. J’ai répondu par un grognement, hurlement, une espèce de truc qui ressemblait à rien, et j’ai juste eu pour réponse un « Dépêche toi. » Mais, que je me dépêche de quoi ? Et il s’est tiré de la chambre, comme il était venu : sans prévenir. Déjà trois jours que l’ambiance était au beau fixe. Si, si, vin tous les soirs pour moi. Trois jours de silence absolu ou presque. Oui, j’ai arrêté de faire des efforts, parce que j’ai plus envie d’en faire pour rien. C’est lui l’emmerdeur. Voilà. Et je pense que je n’ai pas eu besoin de lui dire ce que j’en pensais, mon attitude a été très claire. Ne sortir de la bonbonnière que pour manger, ou boire. Surtout boire. J’me suis nourrie à base de liquide, et je pense que n’importe quel diététicien serait ravi de savoir que j’ai consommé autant de raisins.

A l’instant T, je me retrouve à troquer mon pyjama pour un pull, un leggings et des baskets que j’ai sorti à l’aveuglette du tiroir de la commode qui abrite mes affaires. Je ne sais pas où on va. Pourquoi on y va. Tout ce que je sais, c’est que, ça a l’air de l’agiter, et de lui tenir à cœur qu’on se casse maintenant vu le bruit derrière la porte. Je déteste être réveillée comme ça. Je déteste être réveillée au milieu de la nuit. Il le sait, en plus. Alors j’espère qu’il est bien conscient que là, ça va être la guerre. Probablement une guerre atomique. Je sors de la chambre, en chouinant comme une gosse, en priant que le caprice marche. J’ai mon manteau sur les bras, et mon pied qui tape au sol. « Mais on va où ? » Ouais, va falloir m’en dire un peu plus là. Et ça a intérêt à être important pour que je subisse une nuit coupée aussi de façon aussi merdique par ses manières de merde. Ca fait deux fois merde dans la même phrase, vous voyez bien que je suis fatiguée, putain.

J’ouvre les yeux pour constater que lui, il est prêt, et qu’on va probablement à la guerre ou qu’on va voyager longtemps vu le matos qu’il a préparé. Un long voyage, comme celui que j’ai fait avec James. Comme celui que j’ai fait avec James. PUTAIN. ENFIN. Il va me refiler à quelqu’un d’autre. Tiens, j’avais presque oublié que ça pouvait me concerner. Ceci dit, pas de faux espoirs, j’préfère essayer de m’en assurer, en tapant du pied un peu plus fort, ce qui réveille probablement les voisins du dessous. Rien à foutre. D’ailleurs, je prends une voix de gamine horrible.  « Dis moi, où je refuse d’aller je sais pas où, faire je sais pas quoi. Et si c’est parce que quelqu’un veut me buter, j’en ai rien à foutre. Qu’il me bute, j’suis fatiguée là. Il attendra que je me lève demain. » Voilà. Parce que, bien évidemment que si il veut me buter, il attendra que je me lève comme une rose demain. Bien sûr Opale. Tu vois Suileabhan, faut que je retourne me coucher.



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Dernière édition par Opale McMahon le Dim 24 Déc - 1:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 0:58

Falling.

Opale &
Suileabhan


Quand j'ai été contacté pour une mission en dehors de New-York, j'ai été sacrément soulagé. Enfin un peu d'action. Un truc qui me demande un autre genre de réflexion et de concentration. En sachant, en plus, que je ne vais pas avoir à supporter la présence d'Opale, trop proche de moi. Parce qu'elle ne doit pas savoir ce que je fais de ma vie et que pour tout un tas de raisons, elle ne peut pas me suivre. Ca reviendrait à la mettre plus sérieusement en danger que jamais alors que mon but et ma mission, c'est évidemment de veiller à ce que ce soit tout le contraire. Mais je dois quand même l'emmener avec moi, bien sûr. Je ne peux pas me permettre de la laisser ici toute seule durant les deux ou trois jours que ça va me prendre. Depuis la dernière fois que nous avons échangés tous les deux, l'ambiance est tendue au possible. Et je crains que ça ne la pousse à profiter de mon absence pour se tirer et sortir toute seule.

Puisque je m'assure qu'on ne puisse jamais me suivre à la trace, personne ne saura où elle se trouve, durant le temps qu'on passera hors de New-York.  Si je n'avais pas mes enfants, ce serait trop simple de disparaître pour de bon en compagnie de la blondinette pour rendre les choses beaucoup plus faciles. Mais je ne peux justement pas me le permettre. Puisqu'ils sont là et que je ne me vois pas me passer d'eux plus d'une semaine. D'autant plus qu'Opale semble bien partie pour rester beaucoup trop longtemps dans ma vie. A moins que je ne parvienne à contacter son père pour qu'il trouve quelqu'un d'autre à qui la refourguer. Parce que je n'ai pas l'impression qu'on va s'en sortir tous les deux. Plus le temps passe et pire c'est. Le fait que l'on ait commencé à se supporter, presque à s'apprécier, avant que ça ne parte de nouveau en vrille, y est sans doute pour beaucoup dans le fait que ça aille aussi mal à présent.

Je suis déjà prêt à partir avec deux sacs dans l'entrée quand Opale débarque avec la tronche d'une gamine prête à faire un caprice. Je lui lance un bref regard avant d'attraper mon manteau long que j'enfile pour terminer ma tenue. Je ne suis pas bien étonné par son ton et ses mots. Venant d'elle, je n'attendais pas mieux. Je dois aller en Virginie, j'ai du boulot. Je ne peux pas te laisser ici toute seule. Je lui réponds quand même. Bien conscient que je n'ai pas d'autre choix en même temps. Il faudrait que tu prennes des fringues pour au moins deux jours. S'il te plaît. J'ajoute. Elle a encore son sac avec lequel elle est venue. Et également des fringues désormais. Elle devrait donc pouvoir trouver tout ce qu'il faut, en un temps record. A moins qu'il ne faille que je m'en charge moi même.


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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 1:30

falling, falling, for the diamonds at night..
ft. @Suileabhan McGregor

C’est bien la première fois que Suileabhan évoque « du boulot » en dehors de sa corvée de baby-sitting me concernant. D’ailleurs, je sais toujours pas ce qu’il fait comme boulot, et si d’habitude, j’aurai posé la question, là, en fait, j’ai juste envie de me foutre de sa gueule, pour l’énerver. Lui dire qu’il aurait pu trouver une réunion sex toys un peu moins loin. Mais pourtant, la seule chose à laquelle je pense, c’est que pour aller en Virginie, il y a de très très grandes chances qu’on passe par Washington, où juste à côté. Et cette perspective, de retourner chez moi est soudain tellement proche, tellement possible… J’ai déjà probablement les yeux lumineux, et la gorge qui se prépare à lui demander avec une joie trop prononcée si il me ramène chez moi. On m’a arrachée à ma chambre, et je me retrouve dans ce monde de monstres qui n’existent que pour faire peur aux enfants. Alors, bien sûr que j’ai envie de retourner dans ma chambre, poursuivre ma nuit.

Mais, la joie est de courte durée, car trop vite, il poursuit. Prendre des affaires pour deux jours. Deux jours ? C’est long deux jours, et terriblement court en même temps, quand on sait qu’il faut bien 6 heures de route et un peu plus pour atteindre certains endroits de la Virginie, de là où on se trouve. Je sais pas ce qu’on va foutre là-bas, mais ça ne m’inspire rien qui vaille pour l’humeur générale.

D’ailleurs, mon humeur à moi, est loin de s’être améliorée maintenant que je dois préparer un sac, en sachant que je ne rentrerai pas chez moi. Je suis fatiguée, et sans m’en rendre compte, je pleure des larmes de crocodile. « Non, je veux rentrer. » Et en fait, je sais même pas si je suis en train de lui dire que je veux rentrer chez moi, où juste rentrer de nouveau dans le lit probablement encore chaud. Je veux juste être quelque part où je ne pense à rien, protégée, au chaud : un cocon, un havre de paix. Je n’ai pas envie d’être encore traînée dans un endroit, sans que personne ne me dise rien, ne m’explique rien. Qu’on me mette juste dans une voiture, qu’on me ballade jusqu’au bout de la nuit vers une destination qui n’a rien de rassurant ; comme un objet, un fardeau qu’on se trimballe alors qu’il n’a aucune valeur réelle pour ceux qui doivent la transporter. « Laisse moi ici, je serai sage, mais je veux pas y aller. » C’est un mélange de supplication, de caprice. Je viens de lui aligner plus de mots en une minute que ces derniers jours. Toujours là, les bras trop lourds chargés de mon manteau. « S’il te plaît. » Dernier acte, dernière parole. Les seuls mots que je déteste employer, et que j’emploie pourtant, parce que, là, mon cerveau de manipulatrice n’est pas en marche, c’est juste un réel cri du coeur.



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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 1:49

Falling.

Opale &
Suileabhan


J'ai presque de la peine à la voir aussi épuisée en face de moi. A peine capable de garder les yeux ouverts. Malgré ça, elle a accepté de quitter le lit et de s'habiller en un temps presque record. Je dois bien lui reconnaître ça. Et c'est sans doute pour cette raison que je ne suis pas trop brusque à exiger davantage encore. J'attends presque sagement et prends même la peine de lui expliquer un peu ce qui est prévu. Même si je ne peux évidemment pas tout lui raconter, encore une fois. Je pense qu'elle va finir par me tuer si je lui répète une fois de plus que je ne peux pas tout lui dire. Mais pour le coup, c'est absolument vrai. Je n'ai pas le droit. Je me crispe en la voyant si mal soudainement. Je ne sais même pas si elle est sérieuse ou si elle joue la comédie. Et c'est ce qui me fout tellement mal à l'aise tout à coup. J'ai presque envie de m'excuser alors que, bon sang, je ne fais rien de mal !

C'est pas possible. Pour l'instant. Je lui réponds presque avec douceur. Parce que ça ne sert à rien d'être con avec elle. Et que je ne vais pas la brusquer alors qu'elle est apparemment partagée entre son besoin de dormir et une envie évidente de retrouver son chez elle. Je me risque à faire un pas dans sa direction, le regard rivé sur elle qui ne veut rien manquer de toutes les réactions et gestes qu'elle pourrait avoir. Je ne peux pas, je suis désolé. Et je le suis vraiment. Autant pour elle que pour moi. Parce que ce voyage je l'aurais bien fait seul. En partie parce que ça nous aurait permis à tous les deux de souffler loin de l'autre. Pas besoin de la supporter. Et elle, pas besoin de me supporter moi. De se voir tous les jours même rien qu'au détour d'un couloir. Mais je n'ai pas le choix. Cette mission avant toutes les autres. Même si j'ai envie d'abandonner.

J'ai réservé une très bonne chambre d'hôtel. Tu pourras y rester le temps que je sorte faire ce que j'ai à faire. Je te promets que t'y seras tranquille. Elle ne me verra rencontrer que tard dans la nuit et repartir tôt dans la "matinée". Et elle dormira dans un lit forcément beaucoup plus confortable que celui de ma fille. Sans doute autant que l'est le mien ici. Celui dans lequel elle n'a passé qu'une nuit avant que ça ne parte de nouveau en vrille entre nous et que la distance soit nécessaire, encore. Tu veux de l'aide pour préparer ton sac ? Tu veux qu'on emmène des trucs à manger pour le trajet ? Je propose tout ça très sérieusement. Je suis presque soulagé qu'elle ait fait le plus dur alors je veux bien la pousser gentiment pour le reste et l'aider. Le plus dur étant de sortir du lit quand on dormait aussi bien qu'elle même semblait dormir.


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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 11:21

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ft. @Suileabhan McGregor

Je ne sais pas pourquoi je ne peux pas rester seule ni rentrer chez moi. Ça fait deux informations un peu trop rudes pour le réveil là. Même si il a l’air réellement désolé de me l’annoncer. Non, en fait, il est désolé pour lui, de ne pas pouvoir se débarrasser de moi, de devoir me trainer partout comme un boulet parce que c’est son putain de job pour les vacances. Et quel job de merde : pas de sorties, pas de drague possible. La seule compensation, et je n’en doute absolument pas, c’est le fric que mon père a promis. Mon père. Que je commence à ne pas comprendre et détester ; et plus j’y pense à cette putain de situation, et pire c’est. Mes sentiments à son égard sont tellement confus, que je finis par me dire que la seule personne qui compte réellement dans ma vie, si elle y est encore, c’est James. Peut-être qu’on peut aussi penser à Hadrian et Candice ; mais, eux, ils doivent se demander ou je suis, laisser des tonnes de messages sur un téléphone et un numéro qui n’existent plus. Waw, je n’existe plus, non plus.

Si Suileabhan pense que l’idée d’aller dans une chambre d’hôtel cool, ça va arrêter tout ce cirque, ça ne changera rien. Car faut quand même qu’on y aille, jusqu’à ce putain d’hôtel. Vu le bordel autour, ça va se terminer dans sa caisse de grand-père, à conduire comme un grand-père, et je vais encore être coincée sur la banquette arrière, à essayer de trouver une position pour dormir dans l’espace réduit, un peu comme dans le lit de sa gosse. Franchement, j’vois pas pourquoi je me réjouirai là.

« NON. » Non, je ne veux pas d’aide pour rien. Je chouine plus fort, parce que putain… Je suis assez grande pour mettre trois culottes et compagnie dans un sac ; et je ne comprends même pas pourquoi il pose la question de si il faut emporter de la bouffe. Bien sûr, qu’il faut emporter de la bouffe. Du vin aussi, que je vais pouvoir boire à même la bouteille pour oublier. « Tu fais chier. » Finalement, je retourne dans la chambre, non sans oublier de claquer la porte pour signifier mon mécontentement intense, et probablement couvrir mes pleurs transformés en gémissements capricieux depuis que j’ai regagné la chambre rose. J’veux pas. J’veux pas. J’veux pas. Attraper mon sac de voyage de luxe, que je songe réellement à aller vendre sous mon manteau dans le hall d’entrée où le toit, pour me faire assez de fric pour quitter ce taudis. J’l’ai pas encore fait, car je dois songer à un moyen de tuer l’enculé qui voudrait récupérer le sac sans payer. Mais, j’y pense , tellement fort.

Assise par terre, le sac ouvert à mes côtés, je contemple le tiroir de mes affaires ouvert devant moi, essayant de procéder à une espèce de réflexion impossible. Suileabhan a laissé entendre qu’il allait me laisser seule dans la chambre d’hôtel là-bas. Et ma porte de sortie est là. Finalement, le sac est fait plus rapidement que prévu, je ne veux garder rien ou presque des trucs que j’ai ici. Le sac contient le minimum pour me permettre de tenir trois ou quatre jours, car on sait jamais. Mais, un taxi pour aller à Washington ne mettra pas des années. Avec de la chance demain soir, grand max, je suis chez moi. En attendant, je suis juste à retrouver Suileabhan, le manteau fermé, la capuche sur la tête parce qu’il n’a pas besoin de voir que j’ai rallumé le peu d’espoir qu'il me restait.



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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 12:22

Falling.

Opale &
Suileabhan


Je ressens sans aucun mal la détresse d'Opale. Mais je ne peux rien faire pour l'aider. Parce qu'elle s'est complètement fermée. Plus encore qu'avant, au début. Elle ne m'adresse plus que très rarement la parole et quand elle le fait, c'est avec un mélange de haine et de lassitude. Je n'ai jamais rien eus à gérer de semblable et je ne sais pas du tout comment je dois m'y prendre. Pour que je puisse faire quelque chose, encore faudrait-il qu'elle veuille bien me laisser faire. Ce qui est loin d'être gagné. Elle ne veut pas me laisser approcher et je dois respecter ça. Sans savoir combien de temps encore ça va pouvoir durer de la sorte. Je suis autant blasé par son comportement que par la situation toute entière. Je ne sais plus ce que je dois et peux faire. Sans doute rien. J'en ai assez en tout cas, ça au moins c'est certain. D'autant que je dois la traîner avec moi pour des raisons assez évidentes. Ce qui ne rend pas la chose plus supportable.

J'ai quand même le coeur qui se serre en la voyant dans cet état. Elle a vraiment l'air mal et pour le coup, je m'en veux un peu. Mais je continue de me taire, conscient que tout ce que je pourrais dire risquerait d'empirer les choses. Et c'est vrai que je ne veux pas de ça. Mais je suis bien paumé bon sang. Perdu entre l'envie de la consoler en la rassurant ou je ne sais trop quoi. Et le besoin de passer à la suite, nettement plus intéressante. Le pire, c'est que je sais bien qu'elle ne le fait pas exprès. Elle ne joue pas du tout la comédie. D'accord. Je réponds assez simplement quand elle me dit que je fais chier.Je ne suis sans doute pas sensé répondre quoi que ce soit à ça mais qu'importe. Si ça lui fait plaisir de son côté, j'accepte. J'ai bien compris qu'elle ne me supportait plus du tout.

Les bras croisés sur le torse, je l'attends étonnamment sagement dans l'entrée de l'appartement. Conscient que je ne peux et ne dois pas la déranger pendant qu'elle prépare ses affaires. Quand elle débarque enfin, je ne m'attarde pas à regarder son visage pour tenter d'y trouver des traces de larmes. Parce qu'elle a certainement pleuré et qu'elle n'a pas forcément envie que je le sache et le vois. Je ne prends pas la parole. Je me contente de récupérer mes sacs et de lui proposer en silence, de prendre le sien également. Nous quittons ensuite l'appartement que je prends évidemment le temps de fermer à clé puis filons pour quitter l'appartement et rejoindre ma voiture. Je pose nos sacs dans le coffre et une poignée de minutes plus tard à peine, nous sommes en route. Six heures trente à conduire en silence. Parce que j'ai quand même bon espoir de la voir profiter de ces quelques heures pour dormir un peu.


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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 14:25

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ft. @Suileabhan McGregor

Je ne m’attendais certainement pas à un « d’accord » quand je lui ai balancé qu’il faisait chier. Lui aussi, il a abandonné l’idée qu’on puisse s’entendre, ou au moins faire semblant. Je n’arrive pas à savoir ce que ça me fait, de façon immédiate, parce que je suis trop endormie. Et puis, même si je ne l’étais pas, j’avoue que la situation est trop tordue, trop étrange, trop spéciale, trop trop pour que ça soit définissable, je pense. Et je me doute que personne n’a écrit un manuel pour expliquer comment agir et réagir dans ce genre de situation, comment se considérer et vivre ensemble.

Finalement, on est en mouvement alors qu’il a récupéré mon sac, récoltant un regard surpris de ma part ; parce que, c’est clairement pas dans ses habitudes, encore que, sur cet aspect là, il y a eu certains progrès. Le froid quand on sort, me donne envie de mourir. Alors, je me presse pour éviter de prendre le vent dans la gueule et que ça termine de façon réellement dramatique. Je ne lui demande même pas son avis quand je grimpe derrière, et pas devant. De toutes les façons, il devait bien se douter que je n’allais pas monter devant, lui faire la conversation pendant le voyage genre de rien. Bien sûr que non. Et j’ai besoin de terminer ma nuit.

Pas attachée, étalée comme je peux sur la banquette arrière, je m’installe du mieux possible, la capuche sur la tête, et les yeux qui se ferment. J’ai envie de dormir encore. J’en ai besoin surtout, parce que, sinon, je vais tirer la gueule. Et quand je la tire pas, c’est déjà compliqué alors… Les bras de Morphée sont trop irrésistibles pour que je ne tienne plus de 10 minutes, alors que je suis bercée par le bruit du moteur, le mouvement de la voiture, emmitouflée dans ma doudoune.

Je me réveille, perdue, parce que j’ai un peu trop chaud. Mon cerveau a du mal à tout mettre au point, et finalement, c’est après avoir cligné plusieurs fois des yeux que je réalise que je suis encore dans la voiture, qui roule. Aucune idée d’où on est, de combien de temps il a roulé. Je sais pas comment il fait lui, pour tenir le coup, et conduire encore en plus. C’est une réalité : il fonctionne sur un rythme de sommeil bien plus court que le mien.

« Où on est ? On arrive bientôt ? » Parce que, je suis toute engourdie d’avoir dormi dans une position étrange et probablement pas recommandée. Lui aussi, d’ailleurs, il doit avoir mal partout là, vu sa taille. Et je sais que la question doit lui rappeler celle que pose tous les gosses en voiture pendant un voyage. Je déteste voyager en voiture. On a inventé l’avion, le train grande vitesse… C’est quand même bien plus pratique pour les longues distances, et plus confortable. Je ne suis toujours pas attachée, alors, j’avance pour poser ma tête sur le siège passager, un bâillement qui s’échappe de ma bouche. J’ai encore du mal à jauger si j’ai assez dormi, ou pas. Probablement que non, mais, je pourrai toujours reprendre ma nuit si on en a encore pour un moment.



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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 15:03

Falling.

Opale &
Suileabhan


Elle me suit finalement sans plus se faire prier. Et j'ignore si c'est bon ou mauvais signe. Si je dois être soulagé ou carrément inquiet. Ca ne me rassure pas des masses mais je ne vais pas m'attarder de trop là dessus. Déjà, nous rejoignons ma voiture familiale que j'ai pris le temps de ranger et nettoyer la veille en sachant que j'aurais à l'utiliser avec Opale et qu'elle supporterait assez peu de faire un voyage avec des jouets d'enfants de tous les côtés. Je ne suis pas étonné qu'elle prenne tout de suite place sur la banquette arrière. Et dans le fond, ça me soulage. Moi même je n'étais pas tellement tenté par l'idée de l'avoir à côté de moi pendant les heures que ça prendra de rejoindre Norfolk en Virginie. De toute façon, j'imagine que vu l'heure elle va simplement se rendormir très vite et ne pas broncher avant notre arrivée. C'est donc préférable qu'elle s'installe à l'arrière, en effet.

Aussitôt installé à mon tour, je me libère de ma veste que je pose sur le siège passager et met en route le chauffage. Je suis surpris qu'elle ne ronchonne pas plus que ça. Qu'elle se contente de se taire comme elle le fait depuis trois jours, en se roulant en boule sur la banquette. Au moins, elle ne me dérange pas plus que ça. J'attends quelques minutes pour être certain qu'elle s'est endormie, avant de mettre la radio à un volume assez bas pour ne pas la réveiller. Mais de quoi me maintenir moi même conscient alors que la fatigue est bien là. J'ai été incapable de trouver le sommeil tant j'étais excité à l'idée de cette courte mais intense mission. Je sais qu'une nuit blanche n'est pas la meilleure des idées et qu'en arrivant à l'hôtel, il me faudra dormir quelques heures. Je ne peux pas me permettre d'échouer dans ma mission. Aucune erreur ne sera tolérée. Jamais. Pour m'empêcher de somnoler, j'ouvre un peu la fenêtre histoire qu'un filet d'air frais vienne me chatouiller le visage.

A l'entrée de la ville, je passe par un Mcdo pour me prendre un petit déjeuner et un menu pour Opale. C'est quand je redémarre qu'elle remue derrière moi et se redresse tout à fait. On arrive à Norfolk. Plus que dix petites minutes. Le temps de passer les embouteillages du début de matinée. Avec tous les gens qui prennent la route pour déposer leurs gosses à l'école et aller bosser ensuite. Je récupère le sac du fast food sur le siège passager et le lui tend sans un mot. Avant de me concentrer sur mon propre petit-déjeuner avant que l'on arrive à l'hôtel et que je n'éprouve le besoin irrépressible de m'écrouler sur mon lit. Encore quelques minutes et puis nous arrivons en vue de l'hôtel. Je me gare un peu plus loin puisqu'il me faudra repartir assez rapidement et de façon discrète. Je n'attends pas pour quitter la voiture et aller récupérer nos affaires dans le coffre. Je ne laisse qu'un sac puisque je ne peux me permettre de laisser ça près d'Opale. A la réception de l'hôtel je donne le faux nom que j'utilise pour mes déplacements de ce genre et mes faux papiers. Pour récupérer la clé de notre chambre aux deux lits séparés.


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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 19:45

falling, falling, for the diamonds at night..
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Norfolk. 10 minutes. Donc, j’ai plutôt bien dormi. D’ailleurs, maintenant que je fais gaffe un peu à ce qui se passe autour, il fait jour. Je ne sais pas si c’est réconfortant, où non ; parce que je me sens encore fatiguée, et ça, c’est l’entracte de ma nuit. Norfolk, j’essaye de me souvenir où j’ai entendu ce nom ; en dehors de ce comté d’Angleterre où il n’y a rien, et qu’on prend les gens pour des attardés. Suileabhan me coupe dans ma réflexion en me larguant un sachet en papier, et je reconnais immédiatement l’odeur des frites. Elles sont encore chaudes, à croire que c’est ça qui m’a réveillée. Enfoncée de nouveau contre la banquette arrière, j’entame mes frites, sans même le remercier. Alors que, je pourrai le remercier de pas m’avoir pris une salade infecte. Mais non, si il a pas envie que je crève de faim, il sait qu’elles sont mes préférences alimentaires.

Norfolk. Je regarde autour, pour essayer de trouver un indice ; et, je capte finalement. On est sur la côte. Je présume qu’on est même pas passé près de Washington alors, et ça me frustre, car ça veut dire que ce n’est pas aussi près que je le pensais. Fait chier. L’avantage, c’est que la ville à l’air grande, et civilisée ; pas comme son quartier craignos.

On descend, et je me tais, toujours. Parce que, dans le fond, je sais pas réellement où on va, pourquoi on y va. Je ne sais pas non plus ce qu’il a en tête. Et comme je ne sais pas non plus c’est quoi son boulot réel quand il ne joue pas à la nounou… Je trouve ça louche qu’on soit garés aussi loin de l’hôtel, et surtout, qu’il laisse une partie de ses affaires dans la voiture. Mais, le plus surprenant, c’est quand il balance « son » nom à la réception de l’hôtel, avec toute une panoplie de faux papiers. L’enculé. Il est équipé comme jamais, de trucs dont je ne l’aurai jamais soupçonné, et mon cœur commence à battre un peu trop fort d’imaginer ce qui se trame. Silence de mise, j’attends juste qu’on soit seuls, dans la chambre, pour péter les plombs.

J’en ai strictement rien à faire de la chambre et des détails. La seule chose que j’ai en tête, c’est le putain de manège, non, que dis-je, le scénario oscarisé que Suileabhan commence à jouer sans aucune scrupule. Et maintenant qu’il n’y a plus que lui, et moi ; en fait, c’est clair : je panique. Pourquoi il se trimballe avec un sac qu’il prend soin de laisser dans sa caisse ? Pourquoi est-ce qu’il utilise un faux nom ? Pourquoi on m’a envoyée chez lui ? J’ai vraiment été trop conne. Et James, putain, c’est James qui m’a refourguée à lui. Je réfléchis. James ne me trahirait pas, non, je ne peux pas y croire. Alors, peut-être que c’est Suileabhan, si c’est son vrai nom, qui a tourné sa veste parce que je n’étais pas assez cool et qu’il pouvait se faire plus de fric en me refilant à quelqu’un d’autre ; où juste en me lapidant. « Jure-moi sur la tête de tes gosses qu’on est pas venus ici pour que tu puisses me tuer tranquillement, où juste pour m’échanger contre de l’argent. »  Je tiens mes distances, parce qu’on sait jamais, hein.



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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 20:04

Falling.

Opale &
Suileabhan


Je ne pense déjà plus beaucoup à Opale tandis que je m'enregistre à la réception de l'hôtel. Je ne suis concentré que sur la suite des événements. Sur ce que je suis venu faire ici dans cette ville que je ne connais pas plus que ça et que j'ai trouvé grâce à mon GPS. Comme c'est le cas de tous les endroits dans lesquels je dois me rendre pour le boulot. A aucun moment elle n'ouvre la bouche alors que je suis bien conscient de sa présence dans mon dos. Elle me suit toujours sans rechigner. Même quand je donne un faux nom et des faux papiers, elle ne dit rien. Je ne me demande même pas le genre de direction que sont en train de prendre ses pensées tant je pense peu à elle. Pas du tout même. Je suis concentré. Je pense à tout sauf à ça. Sauf à lui expliquer quoi que ce soit, parce que je ne le peux de toute façon pas du tout. De ce côté là, rien n'a changé. Rien ne changera.

J'ai une main qui retrouve sa place dans la poche de mon jean et l'autre bras qui traîne toujours nos bagages tandis que nous prenons tranquillement la direction de notre chambre. Je devrais peut-être commencer à m'inquiéter de son silence qui dure. Mais je ne le fais pas. Toujours aussi peu conscient d'elle. Nous arrivons dans notre chambre et ce n'est que lorsque la porte se referme derrière nous, qu'Opale ouvre la bouche. Je tressaille au son de sa voix. Comme si je ne me rappelais que maintenant de sa présence à mes côtés. Je ne réponds pas tout de suite, malgré son ton inquiet. Je prends d'abord le temps de déposer nos sacs au pied du premier lit. Le plus près de la porte. Ensuite seulement, je pose les yeux sur elle et laisse entendre un soupir. Je ne prends pas la peine de montrer la moindre émotion devant le sentiment de peur qui semble soudainement la prendre aux tripes.

Ca n'a absolument rien à voir avec toi. Je lui indique le plus sérieusement et le plus calmement du monde. Je te jure sur tout ce que j'ai, que je n'ai toujours pas l'intention de te faire le moindre mal. Même si, très honnêtement, c'est parfois sacrément tentant. Il faut voir comme elle a le don de me faire chier trop souvent. Et la faculté qu'elle a eut pendant trop longtemps, de me faire sortir de mes gonds. Mais non, vraiment, je ne vais pas lui faire le moindre mal. Maintenant, si ça ne te dérange pas trop, j'ai vraiment besoin de dormir quelques heures. Je m'approche du premier lit en retirant ma montre et mes bagues que j'abandonne les unes après les autres, sur la table de chevet. Il y a la télé si tu veux.Je suis trop crevé pour que ça m'empêche de dormir de toute façon. Déjà, j'abandonne mes godasses et me calme sur les couvertures, dos tourné à elle. N'essaie juste pas de me tuer dans mon sommeil. Ca pourrait me foutre de mauvaise humeur.


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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 21:03

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Je ne sais pas si je suis soulagée ou pas de savoir que ça ne me concerne pas ; mais qu’il a quand même été obligé de me traîner jusque là.  Je suis presque rassurée, et j’avance dans la chambre en commençant à dézipper la fermeture de mon manteau. Je peux me détendre, enfin, je crois, alors que lui, poursuit ses explications, et se prépare à s’installer pour recommencer une petite nuit. Je hausse les épaules, parce que, j’en ai rien à foutre qu’il se justifie sur son besoin de sommeil. Il fait ce qu’il veut, il est grand. Même si il veut partir lever les putes où passer la journée au strip-club, moi, j’en ai rien à faire. J’ai d’autres choses à planifier.

La télé, ça ne m’intéresse pas de façon immédiate. D’ailleurs, lui, il est déjà installé sur le lit, à croire que j’ai envie de le tuer. Je rigole. « Si j’avais envie de te tuer, il suffirait juste que je me barre pendant que tu dors. Si tu crèves pas d’une crise cardiaque, mon père te fera buter pour m’avoir perdue. » Je lui lance un léger doigt d’honneur, histoire de le narguer, alors que je file dans la salle de bain. Voilà, j’espère que maintenant, il va bien dormir en songeant que, je n’aurai même pas à lever le petit doigt contre sa personne pour le tuer.

Je ferme la porte de la salle de bain, et je pousse le vice jusqu’à fermer à clés. Je me doute qu’il se pointera pas en sachant que j’y suis. Mais, sur un coup de tête, si il pète un plomb… Où qu’il présume que je me suis tirée par la fenêtre qui laisserait tout juste passer mes hanches pourtant peu épaisses. Pour le coup, la salle de bain est une vraie salle de bain ; et je suis tellement contente d’avoir de quoi me pouponner, enfin. D’ailleurs, je suis déjà à jeter une tonne de sels de bain dans la baignoire, avant de tourner les robinets dans l’espoir de me créer un cocon de mousse, de chaleur et m’envelopper dans l’odeur de fleurs et d’amandes qui s’en dégagent. Bon dieu, ce que ça me manque.

Empressée, je me déshabille et attache mes cheveux avant de glisser dans l’eau avec un soupir d’aise. Punaise, c’est bon. Je me laisse couler un peu plus pour avoir de l’eau jusqu’au cou. Et, même si, le moment est propice à la détente, je suis déjà à imaginer comment je vais me débrouiller pour tuer Suileabhan. De la façon que je lui ai décrite. Si réellement, il se casse assez longtemps dans la journée, j’ai deux options. Soit, j’appelle James, car j’ai déjà repéré le téléphone dans la chambre. Il viendra me chercher, et on en parlera plus jamais. Soit, je sors, je trouve une friperie, et je vais vendre mes chaussures de créateurs que j’ai embarqué. Avec ça, j’ai probablement de quoi me payer un trajet en taxi pour Washington en cash, et personne n’en saura jamais rien.  Finalement, j’ai des options ; et ça s’annonce facile.



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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 21:26

Falling.

Opale &
Suileabhan


J'ai à peine terminé de lui répondre, que je recommence à l'ignorer. Parce que je ne veux vraiment pas perdre mon temps avec elle. Je l'ai déjà suffisamment fait comme ça je pense. Or, elle ne mérite vraiment pas que je me torture l'esprit plus longtemps. Notre situation est bien assez inconfortable comme cela. Evidemment, elle ne manque pas de me faire une petite remarque alors que je lui tourne déjà le dos, allongé sur le lit que je choisis pour devenir le mien. A moins que je n'bute ton père le premier. D'accord, je vais un peu loin là. Le truc, c'est que je suis presque sérieux. Si son père devenait un danger pour moi, ou pour ma famille, je le tuerais sans l'ombre d'une hésitation. De même si un contrat officiel était mit sur sa tête par une personne haut placé de notre pays. Mais je n'ai jamais entendu parler de lui dans ces sphères là. Ceux qui veulent sa tête n'ont donc rien à voir avec mon monde à moi.

Je sombre finalement dans le sommeil sans la moindre difficulté. Je suis vraiment épuisé et les nuits à ne faire que somnoler parce que je réfléchissais à toute cette situation merdique avec Opale dans l'équation, ne m'ont pas beaucoup aidé. Je suis plus tendu que jamais depuis trois jours. Tout ça à cause de la gamine capricieuse qu'elle est redevenue. Même si je m'en veux un peu. Parce que je sais que c'est en partie dû à mon incapacité à la comprendre. Je sais que je ne suis pas vraiment bon dans le rôle du garde du corps. Et je voulais vraiment apprendre. Mais Opale qui est impatiente et ne peut pas me saquer depuis le premier jour, ne m'a vraiment pas aidé. Je le reconnais, je suis en train de lâcher l'affaire et je ne sais vraiment pas comment rattraper tout ça. Je ne suis même pas sûr de le vouloir dans le fond. C'est problématique. Parce que je ne peux pas non plus me permettre d'abandonner.

Quand je rouvre les yeux, je constate en roulant dans le lit et en tournant la tête vers la fenêtre, que le soleil est déjà en train d'amorcer une rapide descente. Un coup d'oeil à ma montre toujours sur la table de chevet, m'indique que l'après-midi touche déjà à sa fin. Je soupire, ronchonne un peu, grommelle et me redresse en position assise, une main sur mon visage. Je ne cherche pas Opale du regard tandis que je prends la direction de la salle de bain pour me rafraîchir un peu. A l'eau fraîche directement balancée sur la gueule. Je reviens ensuite du côté de la chambre pour récupérer les fringues noires que j'ai prévu et retourne me changer dans la salle de bain. Fin près, je reviens et dépose un simple billet sur le petit bureau de la chambre. Je te laisse de quoi te commander à manger. Je vais rentrer très tard. Ou très tôt demain matin. Je prends la direction de la porte pour quitter l'endroit mais m'arrête avant et après une courte hésitation, pivote pour la regarder. S'il te plaît Opale, ne t'amuses pas à te tirer ...


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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 22:30

falling, falling, for the diamonds at night..
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Buter mon père en premier. Il en a des idées marrantes. Il se rend compte que si il bute un Juge à la Cour Suprême, le prochain sur la liste, c’est lui ? Non parce que, clairement, ça termine en peine de mort ; sans aucune pression. Qu’importe, le bain, c’est tellement mieux.  Relaxant, et tranquille. Et finalement, je n’en ressors que quand l’eau est froide. J’allume la télé une fois sortie et habillée, alors que lui dort comme un bébé sur le lit d’à côté. Je pourrai largement me tirer directement après le bain, et il n’y verrait rien. Non, pas tout de suite. Il faut que je sois sûre qu’il soit loin.  Pour avoir le temps moi-même d’aller loin, aussi loin que possible en fait.

La télé n’est pas spécialement divertissante, comme je le craignais. Je ne prends même pas la peine d’augmenter le son, parce que ça n’a aucun intérêt. Je m’étale sur le lit, et je regarde plutôt ce qui se passe par la fenêtre. Le ciel a une teinte de gris qui me fait penser qu’il va probablement pleuvoir, ou plutôt neiger, car il fait froid. J’observe le monde qui tourne dehors, alors que mon monde à moi, ne tourne plus très rond. Il est comme en pause.  Finalement, j’entends que ça s’agite dans mon dos, et je me tourne pour voir Suileabhan qui quitte son lit pour la salle de bain. Volontairement, j’attends qu’il ressorte pour le fixer, de nouveau, et essayer de voir si quelque chose sur son visage, dans sa façon d’agir va le trahir sur ce qu’il va faire. Son accoutrement me laisse juste songeuse, alors que j’hésite entre un cambriolage, ou une soirée à thème. Si c’est le cas, c’est bien ridicule.

En attendant, il est occupé à me laisser du fric, puisqu’il précise que c’est pour manger. Ah, donc, visiblement, je vais dîner seule. Et, il continue, sans se douter qu’il m’en dit trop. Et que, ce trop, ça va lui nuire. Tant pis pour lui. Moi, je sais déjà que je vais pouvoir appeler James dans les minutes à suivre. Et si jamais, il a été vicieux au point de faire couper la ligne, où j’en sais trop rien, son fric me servira à aller téléphoner à la réception, où qu’importe. Je réussirai bien à trouver quelqu’un pour m’offrir un dîner en bas, quitte à devoir flirter un peu. C’est limite de la prostitution, et j’en ai absolument rien à foutre.

Il se permet une dernière précision, en me demandant de ne pas « m’amuser » à me tirer. Mais mon petit cœur, si je me tire, c’est pas pour m’amuser. C’est réellement pour retourner à ma vie, qui m’amuse elle. Retourner à la liberté. « Sinon quoi ?... » Je le regarde, avec des yeux que je sais flamboyants. Il espère quoi ? Que je vais sagement l’attendre car il me l’a demandé ? Grossière erreur. Comme si, je pouvais l’écouter maintenant qu’il m’a traînée dans  un autre coin du pays, dans une chambre d’hôtel sans aucune distraction à part la télé. Il va faire quoi ? Essayer de me faire du chantage en mode, il va buter mon père ? Qu’il essaye.



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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 22:50

Falling.

Opale &
Suileabhan


Je ne sais vraiment plus où j'en suis vis à vis d'Opale et de la mission qui la concerne. Parce que même si je ne veux toujours pas qu'il lui arrive le moindre malheur, je ne peux plus faire grand chose. J'ai appris à mes dépends que je ne pouvais pas l'obliger à faire quoi que ce soit. Sans quoi, elle s'assure de me faire vivre la vie dure. Je ne veux plus de tout ça. Je ne peux plus. Physiquement et moralement, c'est en train de devenir trop compliqué à gérer. D'autant que ma vie, à côté de ça, ne s'est pas arrêtée. Je suis donc perdu entre deux trucs. L'envie de la maintenir en vie coûte que coûte même si elle ne semble pas trop s'en soucier pour sa part. Et le besoin de me protéger moi même, qui devient quand même urgent là. Alors que je lui demande de ne pas profiter de mon absence pour prendre la fuite, je sais qu'elle va le faire.

Je me tais un long moment après sa question. Je sais qu'elle le fera. Je ne peux pas l'enfermer ici de force et demander au personnel de l'hôtel de la surveiller pour moi. Je n'ai plus envie de jouer à ces petits jeux là. Je n'ai plus le temps pour ses caprices de gamine irresponsable qui ne veut en faire qu'à sa tête. Je soupire finalement et range un peu mes affaires dans mon sac que je flanque sous mon lit. J'en ai marre de me battre contre toi Opale. J'abandonne quelques billets supplémentaires sur la table de nuit à côté de mon lit. De quoi lui payer le taxi si elle va au bout de son envie de se barrer de là. Fais ce que tu veux. Aux dernières nouvelles, je suis payé pour la protéger. On ne m'avait pas prévenu que je devrais la forcer à rester à mes côtés.

Mais tu seras déçue si tu t'imagines que tu vas simplement pouvoir retrouver ta vie d'avant. Elle ne peut être naïve au point de croire qu'elle va retrouver son cher papa en bonne posture tranquillement installé chez lui et son ancien garde du corps dans les parages et prêt à s'occuper à nouveau d'elle. Je n'attends pas plus longtemps. J'ai suffisamment perdu de temps comme ça. De la façon la plus inutile qui soit puisque de toute façon Opale finira toujours par agir exactement comme elle en a envie. Sans penser aux conséquences. Que ce soit pour elle, pour moi ou pour ses proches qui ont tenté de la protéger en l'éloignant ainsi d'eux. Je ne joue plus à son petit jeu. J'abandonne. Je pivote et quitte la chambre sans un regard de plus dans sa direction. Bien décidé à faire ce que j'ai à faire. Et tant pis si à mon retour elle n'est plus là.


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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   Dim 17 Déc - 23:55

falling, falling, for the diamonds at night..
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Le silence qu’il m’offre comme réponse à ma question veut en dire beaucoup. Beaucoup plus qu’il ne le pense. C’est bien connu d’ailleurs, le silence vaut plus que des milliers de mots. Avant de l’entendre, je la vois dans son attitude, dans ses yeux alors qu’il ne me regarde même pas. Surtout parce qu’il ne me regarde pas. La capitulation. Il avoue clairement qu’il en a marre de se battre avec moi, la seule chose que ça m’inspire, c’est qu’il n’en a plus rien à faire, ce qui se confirme quand il me lâche encore plus de cash en précisant que je peux faire ce que je veux. Il me donne ce que je veux, alors que je n’ai rien demandé. C’est trop beau. Enfin, je crois. Car lui, il est bien trop pressé de me faire descendre de mon nuage.

Je fronce les sourcils, je plisse les yeux. Je pensais avoir trouvé un adversaire à ma taille, quelqu’un qui arriverait à me pousser dans mes retranchements ; mais en fait… Il me pousse, pas dans mes retranchements, mais à le détester. A repousser les limites de la haine que je ne pensais plus voir grandir à son égard. Je me mords la lèvre inférieure tellement fort, que je sens le goût du fer sur ma langue et je sais que je me suis explosée la chair. Putain, je le hais.

Pourquoi il ne peut pas me laisser croire que tout est encore rose ou presque chez moi ? Pourquoi il se sent obligé de me toucher sur la seule chose qui peut me faire réellement du mal ? Qu’il me taquine, qu’il me traite d’emmerdeuse, je peux l’encaisser. Qu’il ne comprenne pas son rôle, ce que j’attends de lui ; ça passe encore. Mais qu’il prenne plaisir à me faire de la peine... C’est trop. Je sais que j’ai les larmes aux yeux, au premier plan, et juste derrière, les flammes de l’Enfer que je lui réserve. Je ne prends même pas la peine de répondre, pas la peine non plus de le regarder plus longtemps, et je garde ma lèvre entre mes dents, malgré le mal de chien que j’ai. J’attends juste qu’il se casse. Et il le fait, et c’est tant mieux.

Parce que dès que la porte se ferme, moi, j’ouvre les vannes et mes joues sont inondées en un temps record. Ma lèvre retrouve sa liberté, et le doigt que je passe dessus me confirme que j’ai abusé. Je m’en fous, j’ai déjà la main sur le téléphone. J’inspire, je ferme les yeux ; et je compose ce numéro que je connais par cœur, avec le petit code devant pour que l’appel passe en inconnu. Une sonnerie, puis deux. Ça décroche. « Papa ? » Et rien que pour ça, tout va mieux. Une minute de silence. Et enfin, je l’entends. Il est surpris, mais en train de s’agiter, et j’entends qu’il est à demander à je sais pas qui de sécuriser la ligne. Ça, je ne l’ai entendu qu’une fois, et déjà à l’époque j’ai compris que c’était la merde. « Papa, je veux rentrer, s’il te plaît. » Encore une fois, le silence. Avant que finalement, il prenne la parole. Et les explications sont longues quand il comprend que je suis seule, qu'il a le temps. C'est long, tellement long qu’il fait nuit noire dehors quand je raccroche, vidée de larmes, d’espoir de tout, les yeux dans le vide. Suileabhan avait raison, et je sais que mon père le lui fera savoir. Et moi, j’ai le cœur en miettes.



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MessageSujet: Re: falling, falling, for the diamonds at night.   
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