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« en mode vibreur »

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▹ AGE : quarante ans, tout rond.
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MA RENOMMÉE DE MERDE :
MessageSujet: je voudrais qu'on m'efface, chadeke   Mer 13 Sep 2017 - 23:50
Ces derniers temps, sortir est devenu sa motivation de tous les jours parce que depuis sa rupture avec Eros, Chad sent bien qu'il n'est pas le même. Il a beau sourire, garder son calme olympien, quelque chose lui manque atrocement. Il ne saurait pas dire quoi exactement. Et pourtant dieu sait qu'il a tout tenté pour essayer de combler ce vide atroce au fond de sa poitrine mais rien, oh rien, ne semble pouvoir le défaire de cette souffrance là. Alors, accompagné d'un petit groupe de gens trop isolés (comme lui), le professeur entre le premier dans la librairie qu'ils ont décidé de hanter le temps d'une petite heure pour pouvoir échanger maintenant mais aussi dans le futur. Depuis qu'il est môme, Chad a toujours été un grand lecteur. Son père lui disait qu'il tenait ça de sa mère alors à présent, il continue de dévorer les écrits pour rester connecté à celle qu'il ne voit aujourd'hui plus. Un sourire se dessine sur son visage alors qu'il salue avec politesse le libraire à l'entrée. Après quelques tours dans les rangées de livres, le colosse se décide à revenir sur ses pas pour se diriger vers cet homme là. Il sait pas pourquoi, mais il sent quelque chose le pousser jusqu'à lui. Une force intérieure qui lui murmure doucement d'aller le voir, de ne pas hésiter. Et alors que ses doigts se resserrent délicatement sur le programme qu'il tient entre les mains, Chad salue à nouveau l'inconnu (excès de politesse qui lui colle à la peau) avant de tendre les brochures qu'il dépose un peu partout où le groupe se rend en temps normal. Excusez-moi de vous déranger. Qu'il prononce difficilement, toujours un peu crispé dans ce genre de situation. Avec les enfants, c'est impressionnant de voir comme il peut-être sociable et pleins de bonnes intentions mais une fois face au monde des adultes, Chad se freine toujours. Il ressemble un peu à un témoin de Jéhovah sur le coup. Sauf que ses papiers à lui ne parlent de personne, seulement d'une maladie : parkinson. Vous pensez que je peux déposer quelques unes de mes brochures quelque part ? Il sent sa gorge un peu nouée et l'envie de fuir lui prendre aux tripes, comme à chaque fois. Pourtant, il tient le choc, Chad, et baisse le regard un instant avant de remarquer une main tremblante. Ses sourcils se froncent alors que son cœur sursaute dans sa cage thoracique. C'est qu'il est devenu un peu parano depuis parkinson et qu'il ne prend plus à la légère le moindre signe de faiblesse chez un autre. Pendant un instant, la panique traverse son être alors qu'il relève les yeux. Votre main. La sienne, tout aussi incertaine et tremblante se pose instinctivement sur celle de l'inconnu pour essayer de la calmer, geste idiot quand on sait d'où vient Parkinson. Ça va ? Qu'il demande bêtement, peinant à formuler ses phrases, trop empathique pour ne pas se faire un sang d'encre à l'idée de savoir qu'un homme -encore plus jeune que lui- puisse lui aussi avoir la vie brisée par Parkinson. Ses yeux bleus et rassurants plongent dans ceux du libraire qui ne doit certainement rien n'y comprendre.
Tant pis, ce n'est pas comme si c'est la première fois qu'il paraît étrange.




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MessageSujet: Re: je voudrais qu'on m'efface, chadeke   Jeu 14 Sep 2017 - 12:01

Avec fracas, je range les livres dans leurs étagères, non sans maugréer au passage. Je suis d’une humeur de chien. Et c’est encore trop malpoli pour désigner ces adorables bêtes. Malencontreusement, je lâche un livre qui tombe sur mon pied, en même temps qu’un juron bien sonore et bien islandais. La douleur se répand rapidement dans ma jambe et je serre le poing, pour tenter de calmer les tremblements erratiques de ma main blessée. Peine perdue. Depuis mon réveil elle s’agite sans discontinuer. Je n’ai pas pu faire de câlins aux jumelles. Je n’ai pas embrassé mes hommes parce que je n’ai pas voulu leur montrer ma mauvaise humeur si peu habituelle. Je me suis réfugié dans ma librairie, en espérant ne pas avoir trop de monde, afin de ne pas leur imposer le vilain Zeke que je sais être parfois.

Aussi quand je lève les yeux, pour croiser cette troupe de monde qui semble vouloir venir s’imposer, je lâche un long soupir. D’habitude, j’adore lorsque des groupes débarquent pour prendre possession des poufs, des canapés, pour discuter ou lire un peu. Aujourd’hui néanmoins, j’ai peur de ne pas avoir la patience. Je leur offre toute de même un sourire un peu coincé, avant de tenter de me concentrer de nouveau sur ma tâche. Juste une seconde, avant qu’une haute silhouette n’attire mon regard de son salut. « Bonjour !Je l’observe longuement avant qu’il ne disparaisse entre les étagères. Je fronce les sourcils, étonné de lui porter autant d’attention. Mes yeux restent sur l’endroit où il a disparu encore quelques secondes, avant que je n’abandonne mon rangement pour retourner derrière mon comptoir. L’homme me rejoint bientôt. « Bonjour ! Vous l’avez déjà dit… » J’esquisse un petit sourire amusé cette fois, bien différent du crispé de toute à l’heure. Je tente de le mettre à l’aise alors qu’il semble gêné comme jamais. Chassez le naturel, il revient au galop. J’ai beau avoir une humeur de merde, je reste néanmoins bienveillant à l’encontre de l’inconnu. J’arque un sourcil un peu étonné, prêt à refouler ce type qui semble tout droit sortir d’une mauvaise blague sur les témoin de Jehovah, mais je n’en ai pas le temps qu’il mentionne ma tremblante. Mes yeux se détournent même si les siens ne les croisent déjà plus, pour venir se poser sur ma main, puis sur la sienne, qui tremble autant avant de se poser sur la mienne. Le contact est incongru, mais pas dérangeant.

Sa question tombe étrangement dans mes oreilles. Par réflexe, j’esquisse un mouvement de recul, qui le force à lâcher ma main, le comptoir entre nous l’empêchant d’avancer en même temps. Je le regarde, effaré, avant de lâche d’un ton trop acerbe pour être réellement sincère entre mes lèvres. « Je peux savoir ce qui vous prend ? Vous êtes… » Complètement hors des limites imposées par une relation client/vendeur. Pourtant je ne dis pas ça. Parce que j’ai enfin remarqué que la sienne est tout aussi tremblante que la mienne. Ses deux mains en fait. Je fronce les sourcils, me demandant ce qu’il en est, avant de soupirer et de me rapprocher de nouveau. « Pardonnez-moi. J’ai été malpoli. C’est juste que… » j’ai caché ma main derrière mon dos tout en parlant. Pour l’empêcher de la voir, pour l’empêcher de la prendre de nouveau. « Je m’appelle Zeke. »


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MessageSujet: Re: je voudrais qu'on m'efface, chadeke   Mar 19 Sep 2017 - 12:01
Il se rend pas toujours compte de ses gestes, de ses comportements. Chad parvient pas toujours à les contrôler parce qu'ils sortent instinctivement, qu'ils s'échouent sur la main du libraire sans demander la permission. Son cerveau est formaté à l'empathie et celle qu'il entretient pour ceux en difficulté est si grande qu'il ne sait pas la contenir. Y a quand même un sentiment de recul qui le prend aux tripes lorsque l'homme se dégage, sur la défensive, pas encore prêt à se laisser approcher par un inconnu. Un inconnu grand et large comme une armoire à glace avec des cernes en guise de matelas sous ses yeux. Sans compter cette barbe de plusieurs jours qu'il a oublié de raser, trop occupé à lire et ne rien faire. Sa gorge se noue instinctivement sous le regard sévère de l'homme et Chad ne dit rien, certainement prêt à se recevoir un nouveau rejet. Il a l'habitude, sait même pas si ça lui ferait encore quelque chose parce qu'il sent parfois son coeur se glacer. Il a souvent la sensation de perdre sa nature profonde, de la laisser se déshydrater sans jamais rien avoir pour la soulager. Ce serait donner à manger à quelqu'un qui à soif. Son coeur est en besoin de tendresse, de nouveauté, mais seuls les souvenirs douloureux remontent à la surface alors forcément, tout part en vrille. Il pourrait dire désolé, demander pardon mais l'envie n'y est pas. Le professeur ne lui voulait rien de mal alors il reste là, jusqu'à ce que son interlocuteur prenne la parole, lève son drapeau blanc.

J'voulais pas être intrusif. Qu'il finit tout de même par souffler parce qu'il parle jamais fort dans une librairie, qu'il est toujours discret, partout où il passe. Chad c'est un peu comme un gros chien qui reste toute la journée couché dans son panier, on le voit mais on l'entend pas alors on l'oublie. Chad. il se présente plus normalement cette fois et pose tout de même sa paperasse sur le comptoir pour calmer ses tremblements, les rendre moins visibles. C'est le côté tremblotant qui m'a attiré, vous en faites pas. Le professeur s'essaie à l'humour en sachant bien qu'il ne fait que s'enfoncer un peu plus. Son regard se met alors à fuir Zeke comme s'il avait le diable au corps, plus tellement à l'aise après ce qu'il vient de faire. Heureusement, une vague de légèreté le traverse, le pousse à ne pas se défiler complètement. Ça va, vous vous sentez pas trop envahi soudainement ? Il sait même pas pourquoi il tente de lui faire la conversation, de lui sourire comme il le fait. Si ça continue, Zeke finira par croire qu'il le drague et Chad aura l'air bien con, encore plus.




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MessageSujet: Re: je voudrais qu'on m'efface, chadeke   Mer 27 Sep 2017 - 8:36

Je suis gêné, plus que dérangé, par la présence et les actes de l’inconnu en face de moi. Je ne comprends pas très bien ce qu’il vient de faire et ma main est encore un sujet trop sensible pour que je me permette de me détendre totalement. Il a pourtant pas bien l’air méchant, l’homme devant moi. Aussi grand que moi, probablement aussi large aussi… C’est étrange, j’aurais presque l’impression de me voir dans un miroir, quelques rides en plus au coin des yeux et les mains qui tremblent. Et c’est cette constatation qui me pousse finalement à me calmer, à prendre sur moi pour m’excuser de mon attitude, tout sauf avenante ou agréable pour cet homme, qui reste un de mes cliens.
Je me risque à lui offrir un large sourire, comme pour le rassurer. Je vois bien qu’il n’est pas plus à l’aise que moi. Qu’il tente de garder bonne figure après le rejet que je viens de lui imposer, sans en prendre conscience et sans le vouloir non plus d’ailleurs. Je finis par pousser un soupir, tout en attrapant de ma main non abimée une des brochures qu’il a laissé sur le comptoir. Mes yeux la parcourent rapidement et j’écarquille les yeux en murmurant… « Parkinson précoce ? » Je ramène ma seconde main devant moi, entre nous, comme pour l’observer une seconde. Avant de laisser mon regard dériver vers les siennes.
Et là je ne peux empêcher un rire franc de me prendre. Il n’est pas moqueur, loin de là. Je me rends juste enfin compte du quiproquo. Et de la raison pour laquelle il a agi ainsi. Je me rends compte un peu tard que mon rire peut être interprété comme une moquerie de ses derniers mots, alors je m’empresse de reprendre, le cœur soudain un peu plus léger, même sans savoir pourquoi. Ma main tremble toujours autant aujourd’hui pourtant. Seulement ma mauvaise humeur semble avoir fondue comme neige au soleil. « Non du tout. J’adore quand ma librairie est pleine de monde comme ça. D’ailleurs, si vos amis et vous avez besoin, y’a toute une zone confort là bas, avec des fauteuils, des poufs… N’hésitez pas. Avec les bons sourires, je pourrais même aller vous chercher des trucs au Starbuck. »
Je souris de nouveau très largement, avant de reprendre un air un peu plus sérieux. Je repose la brochure avant de cette fois, attraper moi-même sa main de ma main abimée, cicatrice bien visible. Mes lèvres se resserrent légèrement, avant que je ne lâche dans un soupir un peu contrit. « Je n’ai pas Parkinson… si c’est ça qui vous inquiète… je vais bien… » C’est faux. Bien sûr que ça l’est. Mais il est hors de question que je me plaigne, alors qu’il a visiblement des problèmes bien plus graves que les miens…
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MessageSujet: Re: je voudrais qu'on m'efface, chadeke   
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