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Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme

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› Âge : quarante-cinq ans de tentations brûlées et réduites en cendres, de sentiments ancrés dans un passé trouble.
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Message(#) Sujet: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 11:10


anastasia "ana" aušra
every day is a second chance



(NOM) Aušra, on peut sentir les influences, on ne parle pas d'exotisme mais plutôt de froid qui glace les entrailles.  (PRÉNOM) Anastasia, mais il y a bien longtemps que personne ne l'appelle pas son prénom au complet. Il n'y avait que ses parents pour ça, mais depuis que son père n'est plus, personne n'a eu ce droit légitime que de l'appeler par son nom au complet. Aujourd'hui et à jamais, ce sera Ana. (ÂGE) C'est il y a quarante-cinq ans que pour la première fois ses iris azur se sont ouvertes au monde dans un premier cri strident d'un caractère déjà bien affirmé. Quarante-cinq ans à trimer pour continuer de vivre sans sombrer plus profondément dans les abîmes d'une vie trop imparfaite.(DATE ET LIEU DE NAISSANCE) Ana est née en plein milieu d'un hiver glaçant, le 5 janvier plus précisément, dans la petite ville de Gražiškiai, près de la frontière polonaise. Elle garde une petite trace d'accent lituanien, particulièrement lorsqu'elle est fatiguée.(OCCUPATION OU ACTIVITÉ) "Black roses" est le nom qu'elle a donné à ce qu'elle a longtemps considéré comme étant sa plus grande fierté, ce night club fièrement dressé dans un des quartiers les plus sombres de Chigago. Toutes ces années à régler chaque détail pour que tout soit parfait, de la tenue de ses danseuses aux garçons qu'elle employait pour faire de la publicité clandestine pour son établissement. Très vite elle n'a plus eu besoin qu'on présente ce lieu de débauche où les hommes venaient pour laisser traîner leurs yeux sur les danseuses, parfois même les mains baladeuses en échange d'une liasse de billets plus importants. Il était la prunelle de ces yeux, elle n'avait pas peur de ressentir cet attachement pour un endroit où elle avait vécu tant et tant de choses. Mais les choses changent, et si elle est toujours propriétaire, elle a décidé récemment de laisser la main pour régler quelques dossiers à New York. (NATIONALITÉ) Lituanienne et américaine. (ORIGINES) Lituaniennes et un quart de sang polonais. (STATUT CIVIL) Elle n'avait pas dix ans lorsqu'elle s'est promis de ne jamais offrir son coeur à personne, jamais. Son plan a bien sûr échoué, mais elle a tenu bon trente ans. Il n'empêche qu'aujourd'hui, forte de ses expériences, elle n'en est pas moins seule, et bien dans sa solitude. Disons que c'est ce qu'elle s'efforce de penser et de ressentir, comme une faille dans son cerveau, une puce implantée là, juste à l'endroit où les émotions sont censées faire affoler son coeur. Plus jamais. Plus jamais elle ne s'offrira à quelqu'un comme elle s'est offerte, parce que les sentiments, l'amour, fait plus mal encore qu'on ne peut l'imaginer. (ORIENTATION SEXUELLE) Il est difficile pour Ana de définir ses préférences sexuelles. Elle aime les femmes, c'est une certitude, et ce depuis quasiment toujours. Il n'empêche qu'il lui est arrivé quelques fois de se laisser séduire par des hommes, après avoir eu la quasi certitude qu'ils n'étaient pas un danger potentiel, bien que pour la blonde, tout homme est un danger potentiel. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) 25 août 2017  (GROUPE) de ceux qui survivent.

« Tu ne sera plus jamais seule »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Il y a de ces jours où la vie veut vous faire comprendre que rien ne sera plus jamais comme hier. A peine l'ouverture de ses yeux clairs ce matin là, elle a su, cette journée serait différente, les les suivantes au moins tout autant. Une lettre pour un tournant à 180°, ses escarpins qui claquent sur le tarmac, et ses yeux qui brillent sous les éclairages de la grande pomme. Brooklyn et cette adresse qui lui a été laissée comme simple indice d'une probable nouvelle vie. Il n'a pas été difficile de trouver un appartement à louer dans cette résidence, même si clairement, Ana fait tâche avec ses fringues hors de prix et ses talons aiguilles. 25 août 2017, elle allume la lumière de ce taudis, ça va lui changer de ce loft à Chicago.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) En quelques jours, elle en a déjà vu des vertes et des pas mures. Faut dire que les murs ne sont pas bien épais, et que le voisin a l'air de bien s'amuser avec ce qu'on pourrait croire une bonne douzaine de filles en même temps vu comme elle simule. Parce que oui, une femme ne crie pas comme ça lorsqu'elle jouit. Tout le monde sait ça, sauf lui. Il aurait été un client parfait pour le Black Roses soit dit en passant. Et puis il y a cette petite blonde un peu perdue au bout du couloir, elle rase les murs lorsqu'elle la voit passer, Ana n'y porte pas encore attention, même si elle sait que ça viendra, parce que son besoin d'aider les âmes perdues la guète. L'immeuble ressemble à ceux qu'elle voyait chaque jour en allant bosser, ceux dans lesquels elle s'était promis de ne jamais poser un pied. Et pourtant la voilà, espérant pourtant que la vie sera clémente et que les dossiers à régler dans le coin se décanteront rapidement.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Difficile de parler de réputation lorsqu'on sait qu'Ana n'est dans le coin que depuis quelques minuscules jours. Ce qui est certain, c'est qu'elle ne passe pas inaperçue, tirée à quatre épingles, ses tailleurs de marque et ses talons à semelle rouge. Elle en énerve certains, en fait rêver d'autres. Elle sait qu'elle doit faire attention à chacun de ses pas, parce que tout le monde sait que ce genre d'endroit n'est pas tout à fait fait pour les femmes de son genre. Mais elle a les épaules suffisantes pour se défendre. C'est ce qu'elle imagine du moins.

PSEUDO/PRENOM : tinkerbell / vicky ÂGE : 29 (ON NE JUGE PAS !) PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : un peu tous les jours COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Abby bi yalil...  Evil or Very Mad J'ai eu maintes fois envie de m'inscrire sans idée particulière, et hier, Abby est arrivée comme une fleur en me donnant le lien du forum, et je suis tombée complètement dingue du scenario...  OMG  REMISE EN JEU C'est un scenario donc j'imagine que oui (TYPE DE PERSO) scenario de @Aaliya Abelson (CRÉDITS) tinkerbell + kettrickenCOMMENTAIRE OU SUGGESTION : vendez moi du rêveAVATAR : charlize fuckinbadasshot theron

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Dernière édition par Ana Aušra le Ven 1 Sep - 8:52, édité 6 fois
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 11:10


Raconte moi une histoire...
celle d'une fin heureuse par exemple, même si elle n'existera jamais, je le sais.

Avril 1981
Elle avait les yeux de la couleur de l’océan près duquel elle avait été conçue, coeur battant dans cette petite caravane parquée au bord de l’eau. Elle a appris l’amour, bien sûr, l’a vécu avec évidence, entourée de ses parents qui s’aimaient à en détruire les préjugés. Peu de moyens mais un espoir déchirant de conquérir le monde. « Anastasia », ce simple mot dans la bouche de son père devenait immédiatement poétique, elle aurait voulu l’entendre encore et encore. Petite fille au caractère affirmé, elle était pourtant très attentive et très respectueuse, obéissante mais pas moins curieuse d’en apprendre toujours plus sur cette inconnue qu’était la vie, lui prendre la main, lui chuchoter des mots doux et l’entendre murmurer ses secrets les plus enfouis. Elle avait tant de chose à apprendre Anastasia, tant de gens à rencontrer, de livres à lire, d’amies à consoler, de garçons à embrasser. Tant de projets déjà façonnés dans sa petite tête d’enfant que rien ne semblait pouvoir ralentir son ascension vers un bonheur lumineux. Et le bruit de la voiture a grondé, la main de son père a lâché la sienne, juste le temps de la pousser plus loin, avec une violence qui ne lui ressemblait pas. La tête de la petite fille heurte avec douleur le coin du trottoir et c’est le trou noir. A son réveil, c’est sa mère qu’elle retrouve en pleurs, sa mère qui doit trouver les mots pour lui expliquer que « papa est un héros ». Mais ça, Anastasia le savait déjà. Elle voyait en lui plus encore que le plus parfait des hommes, et il l’était. Ce jour là, papa a donné sa vie, évitant de justesse à la princesse de son coeur de se faire renverser par un chauffard fou. Le pare-choc a heurté violemment la nuque de Mr Ausra, le tuant sur le coup. Désormais, Anastasia se retrouvait seule avec sa mère, seules mais à deux, dans l’ombre et le souvenir d’un être qu’elles auraient voulu éternel. Anastasia avait neuf ans, et depuis ce jour, elle n’a plus jamais voulu que quelqu’un ne l’appelle par son prénom au complet. Elle s’est construit une carapace si épaisse que ceux capable de la pénétrer n’ont pas été nombreux, et ne sont même pas restés.


Octobre  1990
Elle aurait mieux fait de garder ses mains accrochées à ses bouquins ce jour là, en foulant de ses pieds le carrelage de la faculté. Mais le visage tuméfié de la jeune femme l’a figée sur place, sans compter son regard d’une froideur effroyable. Jasmine. La brillance de ses iris ébènes renvoyaient un besoin de protection, un mutisme que personne n’aurait pu pénétrer, trop perdue, trop peinée, trop détruite. Ana a posé une main sur son épaule, douce, réconfortante. Et de cette voix qu’elle savait maîtriser pour en trouver tous les pouvoirs enchanteurs, s’adressa à la jeune femme qui pourtant la dominait de ses quelques années supplémentaires. « Laisse-moi t’aider. » C’est la première fois que leurs iris se croisaient, une étincelle particulière a sévit et Ana a compris qu’elle ne pourrait plus lâcher la main de la jolie brune, pas avant de lui avoir vu un sourire sincère sur ses lèvres fines. Jasmine se faisait battre par son petit ami depuis plusieurs mois, mais était bien incapable de faire quoi que ce soit, par amour certainement, par peur sans aucun doute. Il aura fallu à Ana près de deux mois pour réussir à convaincre Jasmine de partir, lui donner assez de force et de courage pour affronter ses peurs et croire en un destin et un avenir meilleurs. Elle en était fière, c’était une victoire qui lui donnait pour la première fois depuis la mort de son père une réelle satisfaction, un bonheur indescriptible, bien que l’image qu’elle avait des hommes s’étiolait un peu plus au fil des années. Et elle n’était pas au bout de ses peines.

Décembre 1990
« C’est toi Ana ? » Il était grand, un regard ténébreux dans lequel on aurait facilement pu se noyer sans chercher à se débattre. Hypnotique. La mâchoire saillante autant que les muscles, il aurait pu être de ceux qui crient, volent, violent, frappent, se droguent, dealent, mais aussi de ceux qui étudient, font du sport et sont de véritables tombeurs ambulants. Malheureusement pour Ana, ce jeune homme faisait partie de la première catégorie. Jusqu’à présent, elle n’avait encore jamais côtoyé les sous bois de cette grande ville lituanienne dans laquelle elle faisait ses études. Et pourtant, il faut un début à tout comme on dit. Un verre en entraînant un autre, la banlieusarde s’entiche du beau brun, il lui fait penser à son père, cette assurance et cet aura magnétique qui attire le regard autant que l’âme. Elle rit, il la caresse, elle ne sait pas encore comment il connaît sin prénom, mais elle s’en fiche, ce soir plus que jamais, elle est naïve, mais elle ne devrait pas. Sa tête tourne et déjà les premiers prémices d’une abîme qu’on frôle d’un peu trop près. Ce n’est pas seulement l’alcool bien sûr, l’apollon a mis quelque chose dans le verre d’Ana, sensation étrange que son corps s’étiole, fond lentement pour atterrir sur la banquette arrière d’une vieille bagnole. Elle peut sentir le cuir déchiré sous ses doigts qui cherchent à s’échapper mais son corps ne répond plus et son esprit cherche à s’évader en guise de protection. Elle frôle la perte de connaissance et dans un bruit assourdissant, alors qu’il finit de la déshabiller pour s’emparer de son corps presque inerte, il lui dit entre ses dents serrés. « Ça c’est pour Jasmine, t’aurais dû te mêler de ton cul. » Pas le temps d’assimiler les mots que la blonde sombre dans un état second. Elle aurait évidemment bien aimé ne plus jamais se souvenir de cette soirée. Jamais. Mais la vie n’est pas clémente avec tout le monde.

Septembre 1991
Le front en sueur, ce sont les cris d’un enfant qui raisonnent dans la pièce immaculée. Un être dont l’histoire était à écrire, dont les fondations s’étiolaient déjà bien avant sa naissance. Une petite fille, frêle, autant que l’était Ana à sa naissance. Elle n’a eu le temps que de voir ses yeux avant qu’ils ne l’emmènent. Et c’est tout. Le choix a été difficile et sa mère, qui lui tient la main ce jour là, éponge son front à la lueur salée, la rassure en lui disant qu’elle a pris la meilleure décision. Qui aurait pu élever cet enfant né d’un viol. Ana n’avait que dix-neuf ans lorsqu’elle a mis au monde sa petite fille, celle qui aurait pu devenir la prunelle de ses yeux, mais qu’elle a vu s’éloigner comme si elle n’était pas sienne. Parce qu’elle ne le serait jamais. Elle aurait pu l’appeler Nina, Sofia, quelque chose qui finissait par un ‘a’, comme elle, mais elle ne connaîtra jamais la joie d’appeler sa fille par son prénom.

depuis 2002
Fini les belles années à croire que rien n’est impossible, que les gens sont profondément bons, que les hommes peuvent être honnêtes. Trente ans, une carapace aussi volumineuse qu’invisible, Ana construit son projet de vie, celui de jouer avec les hommes comme ils ont pu jouer avec elle, et quoi de mieux que d’appuyer sur leur pêcher mignon, leur penchant pour les femmes et le sexe. Avant d’être ce qu’il est aujourd’hui, le ‘Black Roses’ n’était qu’un taudis, tout était à faire, et c’est à la sueur de ses efforts, grâce à la combinaison de ses trois boulots et ses quatre heures de sommeil durant cinq longues années, qu’Ana a pu enfin souffler et accueillir les premiers clients de son établissement. Dans ce quartier de Chicago choisi méticuleusement, la blonde a choisi d’implanter un club, un club de nuit, de strip tease, de débauche, et plus encore. Tout a été réfléchi avec une précision rare, de la couleur des néons au revêtement de la piste de danse, sans compter ces filles aux formes divines qui ondulent contre les barres de pole dance. Tout a son importance, et c’est d’un petit rien qu’on peut faire un tout. Une esquisse de sourire au coin de ses lèvres, elle laisse son regard vagabonder sur les corps qui nourrissent un désir sans faille. A aucun moment sa soif de pouvoir ou son besoin de vengeance auprès de la gente masculine n’a poussé Ana à dénigrer ces femmes, celles qui lui permettaient de faire fleurir son commerce. Elles étaient toutes plus belles les unes que les autres, toutes plus talentueuses, et une part de la patronne les aimait, toutes. Rien n’aurait pu lui donner envie de les traiter comme des moins que rien, parce que chaque femme mérite tout le respect qu’on lui doit, et l’amour, d’une certaine manière. Tout comme la reine mère veille sur sa ruche, Ana n’a jamais cessé de protéger ses filles, elle leur donnait l’attention qu’elles demandaient, parfois celle d’une mère, parfois celle d’une amie, mais toujours cette main de fer dans ce gant de velours. Ne jamais dépasser une certaine limite. La limite qui pourrait une fois encore la mener vers de sombres travers.

juin 2003 - avril 2007
Pour chaque loi, chaque règle, il existe une manière de détourner l’objectif premier. Chaque cicatrice a son histoire, chaque carapace sa fêlure. Et la fêlure d’Ana portait le doux prénom de Leïla. Elle l’avait rencontrée quelques mois plus tôt dans ces endroits plus ou moins charmants, elle avait vu ce pétillement si caractéristique dans son regard rieur, et avait ressenti cette plénitude solaire dans l’entièreté de son être le jour où la belle lui a souri. Comme la lumière apaise les angoisses nocturnes, comme une caresse calme les pleurs d’un enfant, comme une présence fait taire les questionnements incessants. Elle était là, son aura inondant l’âme d’Ana qui se sentait revivre en sa présence. Salvatrice, elle avait été une nouvelle forme de bonheur, la seule, sans doute. Et si avant elle, la blonde avait appris à se méfier de tout et de tout le monde, les barrières semblaient s’effondrer à chaque fois que Leïla posait son regard sur elle. Réchauffée d’une sensation nouvelle, elle se laissait guider par les sentiments qui embrigadaient son coeur. Leïla était devenue une des leurs, une danseuse, une de ses pouliches, mais sans aucun doute et de loin, sa préférée. Elle avait choisi de s’appeler Lola, mais la sonorité de ce pseudonyme faisait hérisser les poils sur les bras d’Ana, à la simple idée qu’un homme puisse profiter de cet ange déchu. Elle choisissait avec la plus grande précaution les clients qui auraient le droit de passer plus de temps avec sa protégée, mais rien que d’en évoquer le souvenir, elle pourrait aisément tressaillir. Et vint un jour noir, celui qu’Ana n’aurait jamais voulu vivre, celui d’une séparation qu’elle n’aurait pu prévoir. Du jour au lendemain, Leïla est partie, ne donnant aucune nouvelle, aucun mot d’adieu, laissant le coeur d’Ana dans un état de décrépitude. Les lèvres asséchées, la gorge douloureuse et le regard vidé de toute lueur, elle a attendu des jours durant que la brune ne fasse son grand retour, inquiète. Mais rien. Et la carapace a repris place, s’épaississant de jour en jour, effaçant au fil du temps les blessures causées par l’ouverture de cette dernière. Jamais elle n’aurait dû tant s’attacher, jamais elle n’aurait dû s’offrir à cette jeune femme de dix ans sa cadette, jamais elle n’aurait dû sentir en elle ce besoin perpétuel de la voir, la sentir, la toucher, l’embrasser, jusqu’à en ressentir un vide puissant une fois l’absence rongeant son âme. La solitude devenait à nouveau sa plus grande amie, sa plus grande alliée.

Août 2017
Les années ont passé, tout est resté pratiquement intacte, mis à part la notoriété grandissante du Black Roses. Les filles passent et disparaissent, mais aucune n’a jamais posé son emprunte comme Leïla l’avait fait en son temps, il y a dix ans. Les clients sont toujours plus nombreux, et triés méticuleusement pour avoir l’immense privilège de passer un moment plus intime avec certaines des pouliches d’Ana. Mais ce matin là, une lettre a tout bouleversé. Une lettre manuscrite, mystérieuse. Le cachet de la poste mentionnait New-York, datée de quelques jours à peine. Une écriture féminine qui affola immédiatement le coeur de la blonde, pensant sans tarder au soleil qui l’avait éclairée et qui a terni son existence le jour de sa disparition. La lettre n’était pas de Leïla. Elle retraçait un parcours pour le moins chaotique, jusqu’au dénouement de l’histoire. Une recherche d’identité fugace, un besoin de repères, d’ancrages, et un test biologique indiquant Ana comme étant sa mère biologique. Le coeur de la blonde a dû cesser de battre pendant un instant qu’elle croyait court mais ne l’était pas tant, au regard de sa tête qui se mit à tourner sans ménagement. Sa fille. Celle là même qu’elle avait mis au monde et abandonnée dans le même temps, un matin de septembre, en Lituanie. La jeune femme âgée aujourd’hui de vingt-six ans, et avide d’un savoir dont elle ne caresse aujourd’hui que l’espoir. L’espoir d’une rencontre qui donne à Ana suffisamment de force pour quitter son antre, l’espace d’un instant, léguant le temps de quelques mois la main de son club à quelqu’un de confiance. Parce que le destin n’attend pas.  


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Dernière édition par Ana Aušra le Ven 1 Sep - 8:47, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 11:13


(je réserve pour un petit mot d'amour. :l:)

BACK OFF. HEIN Non mais. Sinon je te fais un croche-pattes la prochaine fois que tu fais ton footing du matin. MOUSTACHE
Avec tout mon amour. chou



Bienvenuuuuuuuuue. :l:
Que je suis bien contente que tu sois là. CANDICHOU (Enfin, non, je le suis pas pour Eli mais pour Alex, je suis super heureuse. COOKIE)

On te l'a déjà dit mille fois et répété mais tu as fait un super choix de scénar puis, oui, la plume de notre douce Aali est d'une beauté sans pareille. BRILLE Et comme la tienne est fjncoiveoishec eh bien j'ai hâte de vous suivre et de RP avec toi. COOKIE  ho

On discutera plus amplement de nos liens également, je prendrai le temps de te MPotter ce week-end. AS
En tous les cas, c'est génial que tu sois là ! yaaa

(Bon Eli est toujours aussi colère mais elle va se calmer - ou pas. NIARK Puis désolée mais tu feras pas le poids face à l'ancienne SEAL. HEIN Alors ouais BCK OFF. MOUSTACHE)

(Charlize, cette déesse. HOT)




i can’t drown my demons
they know how to swim


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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 11:15

Avec ces petits gifs qui pullulent sur ta fiche et ton profil, j'étais obligée de venir te souhaiter la bienvenue :hihi: AS


+ BONNIE AND CLYDE +
Moi lorsque j'ai connu Clyde, autrefois, c'était un gars loyal, honnête et droit. Il faut croire que c'est la société qui m'a définitivement abîmé.

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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 11:21

@Elinor Browning C'est moi qui vais te jeter par dessus bord pour un petit plongeon dans la baie Rolling Eyes
Personne ne se met en travers de mon chemin, tu l'apprendras bien assez vite ma belle Evil or Very Mad

@Apolline Diaz Ah bah, tu m'étonnes ! MDR Difficile de passer à côté en même temps. Je crois que je suis un peu beaucoup trop hantée par cette scène BAVE2 JEREM LE HERISSON Merci en tout cas ! :l:
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 11:26

On se trouvera un joli lien si tu veux :hihi: AS
J'ai même peut-être une petite idée AS


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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 11:30

Apolline Diaz a écrit:
On se trouvera un joli lien si tu veux :hihi: AS
J'ai même peut-être une petite idée AS

Ma boîte à MP est grande ouverte princesse ! HEHE
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 12:05

Bienvenue très chère, excellent choix de scénario, j'ai hâte de te croiser en rp ! Bon courage pour la suite et fin de ta fiche ! CUTE


Je voudrais que tu sois là
Que tu frappes à la porte,
et tu me dirais c'est moi.
Devine ce que j'apporte,
et tu m'apporterais toi.
Boris Vian
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 12:08

Merci beaucoup ! SLIP J'avance doucement mais sûrement !
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 12:37

Ce choix de scénario mymymymymygoooood CUTE
Tu as vraiment fait un excellent choix et puis Charlize Theron, c'est juste le choix divin CUTE ! Elle est magnifique cette femme et cette Ana , je sens qu'elle va être parfaite aussi !! :l:
Puis tu vas avoir une partenaire de qualité parce qu'Aaliyah a juste une plume de déesse CUTE
Bienvenue sur De Ceux JAIME JAIME


Les mains tâchées de sang
Le froid et le silence. Les cendres du monde défunt emportées çà et là dans le vide sur les vents froids et profanes. Emportées au loin et dispersées et emportées encore plus loin. Toute chose coupée de son fondement. Sans support dans l'air chargé de cendre. Soutenue par un souffle, tremblante et brève.
Si seulement mon coeur était de pierre.

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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 12:47

Bienvenue parmi nous FAN
Charlize est juste BAVE
Et ce choix de scénar' BRILLE


Where there's tears, there's hope. Left you my tears, remember ?
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 13:33

@Isaac Taylor merci pour ton petit message tout mignon SLIP j'ai bien vu à quel point Aaliya était une déesse, pourquoi tu crois que je suis là ? HEHE JAIME MDR

@Drill Gherman merci beau gooooosse ! Ravie de voir que mon choix d'avatar vous plaise autant ! CAÏN LE CAÏN
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 14:31

Bienvenue parmi nous : excellent choix de scénario, tu ne seras pas déçu avec une telle partenaire :l:
Très bel avatar, je vais guetter ton évolution avec curiosité ^^


....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 14:56

Magnifique choix de scénario :l:
et ce gif dans ton profil, j'ai tellement adoré le film putain CRY ME A RIVER
Charlize is my queen DRAMAQUEEN
en espérant que tu te plairas parmi nous HAWW
Bienvenue ici :l:


she's pure, dirty and raw
fée du désastre ☽ Et, dans les pires heures de désespoir, il y avait ce ciel, gris, lumineux ou nocturne, et ce lien créé par la force d’un seul regard, au-delà du monde des humains.


J’ÉTAIS LA PLUS BELLE DU BAL:
 
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme Jeu 31 Aoû - 16:21

@Ario Bartolotti Super fucker tu m'as tuée ! MDR MDR je te laisse me gueter tout ce que tu voudras mon beau HEHE

@Azur Efstathios AH TOI AUSSI ! Shocked Charlize est tellement... y'a même pas de mot, mais ce film... piouh... merci pour ton petit mot en tout cas ! SLURP
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Message(#) Sujet: Re: Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme

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Ana › c'est dans les abîmes que l'on s'abîme

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