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MessageSujet: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 14:25
Jénova Holloway
Quand on est dans la merde jusqu'au cou, il ne reste plus qu'à chanter.
Nom Holloway Prénom JénovaDate et lieu de naissance 25 Mars, New-York, Bronx Âge 25 ans Nationalité Américaine Origines Américaine Statut matrimonial Célibataire Orientation sexuelle Amoureuse des beaux sourires. Job ou ActivitéFemme de ménage/escorte/danseuse. Date d'arrivée au Parking Il y a un an, jour pour jour.  Groupe Nous sommes de ceux qui vivent. Type de perso inventé  Crédits Nelliel  Autorisez-vous, en cas de suppression, l'utilisation de vos scénarios et/ou familles par d'autres joueurs ? oui

Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? Je me souviens de la pluie frappant mon visage. Des hurlements du vent, du silence gris de la ville figée dans l'air glaciale d'un hiver qui jamais ne s'épuise. Je me souviens de la douleur léchant mon dos, de ce fouet qui percute ma chair, mord, encore et encore, de mon désespoir, de mon cœur nécrosé. Je me souviens de l'odeur d'encens flottant dans l'appartement, du noir régnant, des fenêtres closes et de son corps... Il était là, vautré dans son propre vomi, l'écume aux lèvres, les yeux fixant le vide, affrontant la mort. Je me souviens de son corps raide et froid, de son poing tenant fermement l'aiguille l'ayant emportée trop loin, loin de moi.
J'ai fuit le soir même. Emportée quelques maigres affaires et rejoins l'unique amie que je connaissais. Elle habitait l'immeuble depuis quelques temps. Un petit appartement, remplit de livres, de grimoires et autres trésors lui servant à berner les idiots désireux de connaître leur avenir. Elsa. J'ai dormit chez elle quelques nuits avant de trouver mon propre appartement au troisième étage. Nous étions le 28 Avril 2014 et il neigeait sur New-York.
Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? C'est un endroit comme un autre. Le repère d'âmes vides ou plaines, de gens biens ou de canailles. A vrai dire, je ne sais pas trop, j'ai perdu l'habitude du contact, de la parole, de la bienséance. Je croise mes voisins plus que je ne leur parle. Ils sont comme des ombres meublant ma vie comme autant de feuilles donne du relief à son arbre. Je ne suis pas très bavarde ni très ouverte, je ne vais jamais toquer à la porte de quiconque, ne me mêle d'aucune vie, jugeant la mienne bien suffisamment compliquée. Alors ce que j'en pense... Pas grand chose, sans doute rien, ce n'est pas mieux qu'ailleurs ni pire... Et puis il y a Elsa.
Quelle est votre réputation au sein du quartier ? Comment pourrais-je bien être au courant de cela ? Je ne suis pas à l'écoute des rumeurs colportées à mon sujet, ne m'attache pas à écouter aux portes, ne cherche en aucun cas à me forger la moindre réputation. J'imagine être un mystère, une ombre qu'on ne voit guère. Je vis à l'envers, dors le jours et travaille la nuit. Je n'erre jamais bien longtemps dans les couloirs, m'arrange pour ne pas trop croiser de monde, âme solitaire. J'imagine que les gens m'estiment impoli, je dis rarement bonjour. Non pas que je me refuse à créer un contact, disons plutôt que je ne les vois pas. Quelqu'un pourrait me bousculer que je peinerais à croire ce geste réel tant je suis déconnectée du monde. Sans doute me voit-t-on comme une vieille fille aigrie ou comme une camée lorsque je rentre d'une soirée de strip je ne sais pas et, entre nous, je m'en contre fiche, les autres ne m'ont jamais empêchés de vivre.



feat Anja Konstantinova
J'aime l'odeur de la pluie l'été. Lorsqu'elle frappe le bitume et que l'air se remplit alors d'une odeur de béton chaud. J'ai alors l'impression de devenir vapeur et de pouvoir me transformer à mon tour en ces larmes de nuage qui racontent des tristesses passées. La pluie me rend mélancolique, folle aussi. J'aime courir sous l'averse, sentir le froid saisir mes membres, contracter mes muscles dans la tentative vertueuse de reconquérir la chaleur. Le corps me fascine, sa capacité à vouloir toujours se maintenir, à supporter toutes les bêtises que nous lui affligeons. N'est-ce pas fascinant ? Il n'y a que l'homme qui peut chercher à se détruire, à se battre contre son corps qui lui demeure attaché sa logique imparable. Parfois, je m'amuse à me couper légèrement dans le seul but d'observer le processus de régénération cellulaire. Je les imagine s'agiter, se raccorder dans un même souffle pour que le sang s'arrête, pour que la peau se referme et qu'il ne reste de mon geste aucune trace.   J'aime la musique, son souffle, sa force, sa rage et sa splendeur. J'aime d'autant plus lui rendre hommage lorsqu'elle guide mon corps vers l'envole parfait. Dans une autre vie, je fus une amoureuse incontestée de la musique classique. J'ai apprit, travaillée comme une folle pour conquérir les cieux et parvenir à l'envol. Dans ma conquête du geste parfait, je me suis tournée vers le son gras du hip-hop me nourrissant des lors de la sauvagerie des breaks danseurs. J'ai usé le pavé, apprit la danse, les gestes, conquis la fièvre du corps qui se stop, qui repart, qui se désintègre et renaît dans une explosion de gestuelles folles et complexes. Puis j'ai connu Jùan. Un espagnol perdu qui m'a apprit à aimer le flamenco, le chant profond, à ressentir la douleur des mains qui creusent la terre et des ventre qui souffrent la faim. Je suis tombée amoureuse, de cette musique et l'incorpore aujourd'hui à mes gestuelles. Je ne danse pas, je rentre en transe et n'aurait de cesse de conquérir la musique à tout heure de la nuit et du jour. Cela se voit à ma démarche, à ma manière de regarder sans voir, de ressentir l'absence, de toucher le vide. Je suis ivre de musique. J'aime les gens. Pas tant dans la découverte de leur caractère à vrai dire, j'ai du mal avec les mots, aller à la découverte de l'autre demeure pour moi, une grande difficulté en revanche, j'aime à observer. J'aime les rides discrètes d'un regard qui se plisse quand s'étend un sourire. J'aime la grâce fragile d'un poignet délicat qui se tend pour saisir un verre. J'apprécie le port altier d'une nuque féminine, le reflet d'un peau abricot semblant miroiter au soleil. J'aime les yeux et leur couleur, les mystères d'une peau vieillit, usée par les âges, frappée par la vieillesse. J'erre ainsi souvent à la recherche du beau. Dans les rues, dans les bars, dans les boites. Mais ce que j'aime le plus c'est déceler le beau là ou règne la laideur, apprécier le détail unique venant glorifier le physique ingrat d'une personne, ce petit rien qui fait un tout et qui me donne envie d'embrasser le monde. J'ai beau vivre dans cet immeuble je n'ai guère la sensation dans faire partie. Un mal récurrent chez moi qui ne parvient jamais à se sentir bien cloitré entre les murs de son chez soi. Mon appartement est dépourvue de toute décoration. Comme si je n'étais que de passage, comme si je refusais à m'attacher à ses murs qui, à mon regard, porte l'écho d'une prison. Ainsi, je me transforme en ombre lorsque mes pas franchissent le hall d'entrée. A cet instant, mes yeux refusent de voir, mon nez de sentir, mes oreilles d'entendre. Je rentre chez moi en courant presque, comme honteuse d'exister. Je préfère appartenir au monde, au vent, à la pluie, au soleil harassant d'une journée d'été qu'à cet endroit où s'assemble les âmes.Paradoxe fatiguant de celle qui aime les gens mais qui refusent le contact, l'attachement et fuit devant la connaissance de l'autre. En vérité, j'ai peur de l'autre. J'ai peur d'aimer, peur de sombrer encore, de perdre et de pleurer. J'ai peur du palpitant qui bat trop fort et du regard qui aime. J'ai peur des mots qui confessent des secrets gardés, des secrets douloureux. J'ai peur de la sincérité car je pourrais toujours douter de sa véracité. J'ai peur des mensonges voilés et de devoir quelque chose à quelqu'un. J'ai peur de perdre mon semblant de liberté, de ne pouvoir conquérir encore la beauté. Ne vous l'ai-je pas dis ? Je suis une amante, une amante du monde. J'aime faire l'amour, conquérir le beau en l'embrassant, en le nouant, en le laissant s'échapper dans les gouttes transpirantes de deux corps qui s'unit. Je pourrais me mêler à n'importe qui pour le peu que quelque chose chez lui ou elle m'émeut et me renverse l'âme. En revanche, je suis une amante passagère qui n'offre que son corps et disparaît à la lueur de l'aube. Le corps parle mieux que la bouche, dévoile mieux que des mots, permet de frôler l’insalissable, la profondeur d'un âme tout ouvert àla folie d'une passion qui s'écorche. Mais cela, ce n'est guère naturelle. Quel cœur amoureux pourrait accepter de n'avoir exclusivité sur mon corps et mon âme ?Et moi je ne veux pas faire souffrir, je déteste faire souffrir, je l'ai déjà trop fait par le passé, commettre cela, une fois encore, signerait la mort du peu de raison qu'il me reste. Vous ai-je parlé d'Elsa ? Mon amante, mon amour, mon tout, mon rien. Elle est la raison de ma venue ici, l'exception qui confirme la règle. Elsa, on peut demeurer des jours et des mois sans se voir, sans se croiser. ON peut passer des nuits à s'aimer, à s’abîmer l'une et l'autre sans dire un mot, sans rien partager de plus que la chaleur de nos peaux perlant l'une contre l'autre. Elsa... La seule à connaître ma vie, la seule pour qui j'ai accepté de ne pas être une ombre. Une petite puce aimante, douce, rafraîchissante, belle à en faire pleurer le cœur et trembler la mort. Elle respire la vie comme jamais personne ne pourra jamais le faire. Elle provoque sourire et allégresse, ne demande rien, n'attend rien, elle se contente de prendre. A mon image...   J'ai les poches vides mais le cœur plein. Quand bien même ai-je des difficultés avec autrui j'essaye, tant bien que mal d'être une image de gentillesse et de douceur. Je souris souvent, quand je ne sais que dire, lorsque les mots m'échappent et je lutte en silence lorsque l'on cherche à m'assouvir. Je ne me pleins jamais, accepte le moindre travaille et me plais à accompagner les hommes. Je couche avec eux lorsque je le souhaite, lorsqu'ils m'émeuvent et accepte parfois, de biens étranges relations contre un peu de coke. Voilà ma drogue, voilà ma déchéance, je suis accro. J'aime l'adrénaline, j'aime le corps qui se tend, j'aime mes sens qui semble décupler, j'ai danser lorsque je suis cokée. D'ailleurs, je danse dans un club privé, à la barre, la plupart du temps, conquérant les fantasmes, consommant la chair comme l'on consomme son verre de vin. Une vie de débauche au regard des bienséants, une vie palpitante, qui me plait, qui me fait vibrer, au regard de la vulgaire amoureuse de corps que je suis. Je me nomme Jénova, folie d'une mère étrange qui souhaitait que sa fille porte un nom méconnu persuadée d'alors lui garantir une originalité. Elle n'a pas eu tord, grâce ou à cause de se patronyme je me suis toujours sentie étrange, rejetée, incomprise. Parce qu'il n'a pas de racine, aucune origine sinon l'imagination de ma mère. Aussi, n'eue-je jamais aucune réponse à offrir lorsqu'un enfant innocent me demandant "ça vient d'où Jénova ?" De "nul part" répondais-je des lors parce que oui, c'est un peu ça, cette sensation, de ne venir de nul part et de partout à la fois. Néanmoins, j'ai décidé de cesser de dévoiler mon identité. Je voulais créer la mienne, aussi, je me fais appeler J. Une seule et unique lettre perdue dans l'alphabet. Et cela suffit. J'aime les mots presque autant que la musique. Je n'ai de cesse de me gaver de mots, de rêves et d'ailleurs. J'aime les portes s'ouvrant à la lecture d'un roman, imaginer, sentir les mots glisser sur la peau, devenir vagues, prendre couleurs et reliefs, devenir réel. Je les aime autant que je les jalouse. Ces mots que je ne parviens à conquérir, incapable d'écrire quand bien même en mourrais-je d'envie. Ils demeurent bloquer à la surface de ma plume où, sort en tourbillon absurde, sans sens à l'image de la parole qui s'abîme dans des phrasés absent de tout sens. J'apprends depuis peu à jouer de la guitare. Entreprise ardue, moi qui ne sait que faire de mes dix doigts et qui n'obtiens grâce et rigueur que lorsque je danse. Néanmoins, j'ai un besoin ardent d'expression. Puisque les mots m'échappent, que l'écrit se refuse il me faut à apprendre à parler un nouveau langage. Comment diable alors refuser l'attrait de la guitare ? J'ai ainsi déniché une vieille guitare folk dont un vieil anglais de la cinquième avenu ne voulait plus. Il me l'a cédé contre un baiser volé, un baiser d'amour qui, le temps d'une seconde, lui redonna l'éclat de sa jeunesse.
Ma vie est à l'image de la vôtre. Une somme d'échecs et de petites victoires, de tentatives, de ratés, de chutes et de blessures. Fut-elle belle ? Fut-elle laide ? Dois-je en tirer quelque chose ? Je ne saurais -aujourd'hui encore- le dire. Toujours est-il que je continue d'avancer, de me laisser portée, acceptant les événements comme autant de fatalité. On ne maîtrise ni la vie ni la mort, je ne suis que de passage, un grain de poussière, une fourmis s'agitant sur le grand tableau du destin, une tâche de couleur. Mais tout part d'une couleur, un beau vert d'eau semblable à celui de l'eau marqué par les troubles de la présence humaine. Les yeux de ma mère. Lumineux, brillant d'un éternel sourire figeant ses lèvres jusque dans la mort. Ma mère. Mon pilier, celle qui vibrait d'une imagination folle et à jamais se renouvelant. Celle qui jamais ne rompit face à l'adversité, semblable au roseau qui se ploie mais jamais ne se rompt. Un model qui me donna mille et un père. Tantôt voyageur, tantôt guitariste, tantôt médecin. Sous ses mots il devint héros de mes jours et errances de mes nuits. Elle me batit un amour, me couvrit d'amour, fut ma force et mon souffle, première tâche sur mon tableau de vie.
La seconde fut rouge, rouge comme son sang naissant entre ses lèvres carmins qu'elle n'avait de cesse d'expulser quand lui venait sa toux. J'avais alors 15 ans et je contemplais la mort errante qui devint très tôt, ma meilleur amie. Car si ma mère fut forte elle demeurait aussi sage, m'intimant d'accepter la faucheuse qui, chaque jour, frappait sa poitrine douloureuse de sa faucille impitoyable. Elle portait le nom de cancer, fleur noire emprisonnant ses poumons qu'elle continuait de nourrir de cette fumée bleuté. La cigarette demeurait son seul plaisir et je me souvins encore de l'odeur âcre de fumée flottant dans l'air moite de sa chambre lorsque je rentrais de cours. J'aimais cette odeur parce qu'il appartenait entièrement à son corps, transformant l'odeur d'érable de sa peau en une effluve corsée, épicée que j'aimais humer des nuits durant, lorsque je la veillais paisiblement.
La mort la prit un soir de pluie. Je me souvins du chant des gouttes, de la fraîcheur du vent s'infiltrant au travers de la fenêtre ouverte. Une nuit d'été comme je les aimais où l'odeur du béton chaud montait envahir l'air de notre petit appartement. Elle partit sans un mot mais m'offrit un ultime sourire qui vint figer dans son regard l'éclat d'un petit paradis. Je sus alors que son dernier repos serait le meilleur, qu'elle rejoindrait mon père, l'unique qu'elle avait su garder en vie au travers de ses fabuleuses histoires.

Tout fut ensuite qu'une succession de couleurs sombres et d'errance. Car la barrière de la raison s'effondra à la seconde où ma mère perdit la vie. De feuille solidement attachée à sa branche je devins plume glissant sur les caprices du vent. J'arrêtais l'école, trop tôt sans doute mais continuais de m'enivrer de livres et de mots, tâchais de conquérir l'imagination, d'apprendre à parler sans jamais parvenir à maîtriser ce don. Je décidais des lors qu'il appartenait à ma mère et que je ne pouvais la lui ravir, que je devais cesser de suivre ses pas, qu'il était temps pour moi de devenir quelque chose et qu'importe si je demeurais ombre au moins serais-je en encore avec moi-même.

Le rouge flamboyant illumina ma vie lorsque je découvris la danse. Ou peut-être fusse-t-elle qui me découvrit. Je n'étais alors qu'une pauvre adolescente écumant les soirées fiévreuses et désenchantés de pauvres gamins s'imaginant devenir homme en sniffant leur premier rail sur la cuvette d'un chiotte crasseux.
Elle s'appelait Elise et portait une robe rouge. Regard océan, crinière fauve et lèvres appelant à la luxure. La musique semblait comme courant en vagues silencieuses sur son corps à moitié dénudé. Des jambes interminables perchées sur des talons du diable, une nuque ravissante, une peau laiteuse marquée par la sueur perlant sur son corps ne cessant de se tordre. Elle dansait et revivait sous mes yeux, elle vint conquérir mon cœur, me vola mon âme et je tombais dès lors éperdument amoureuse de son corps et, de la musique qui n'allait cesser de nous unir. Mes premiers pas je les fis à ses cotés, d'abord hésitante puis vibrante, suivant le tempo endiablé elle faisait naître avec ses doigts de fée ce don que je ne connaissais pas. Je n'eus jamais besoin de me présenter, de lui parler, le langage de nos corps s'éternisant jusqu'où sous les draps suffisait à nous comprendre. Avez-vous déjà dansé en faisant l'amour ? Ultime naissance de l'harmonie se scellant en deux âmes distinctes.

Elle fut mon entité, fit naître en moi mon amour pour le beau, pour l'union au même titre que la danse. Je n'eus dès lors de cesse d'user le pavé, conquérant les rues à la recherche de nouveaux pas, de nouveaux maîtres. A 18 ans je travaillais les nuits dans des clubs privés, accompagnais parfois, les hommes qui me plaisaient jusque dans les nuits d'ivresses et fis la connaissance de maître cocaïne et madame mdma. Ivresse encore et toujours, j'étais une ombre heureuse, vibrante, donnant naissant, chaque soir à l'amour pour lequel je n'avais de cesse de chanter les louanges. Je fis alors la connaissance de ma tâche indélébile. Rosas ou "monsieur personne" comme il se plaisait à se faire nommer. Sans identité, ombre à mon image qui, durant de longues années, fut l'unique partenaire de mes nuits. Il m'étouffa au même titre qu'il me libéra, devint compagnon de mes nuits d'ivresses, explorant avec moi les limites du cerveau humain que l'on soumettait chaque nuit, à de nouvelles substances nous perchant bien haut dans les limbes de l'errance. Nous sombrâmes ensemble, nous détruisions en cœur, mourrions sans cesse dans des éclats de rires orgasmiques.
L'argent manquant, je devins putain sans qu'il ne l'accepte. Accompagnant hommes mariés et pauvres poivrots infortunés. Je connue les fouets, les chaînes, acceptais de reproduire les moindres fantasmes de ces pervers tant que l'argent et, par conséquent, ma perche, suivait.
Rosas détestait l'odeur des hommes flottant sur ma peau de pêche, haïssait le bleu, le jaune et le vert marquant ma peau mais, jamais ne tâcha de me faire arrêter la torture. Je lui rapportais sa coke, sa ket, son lcd, son exta selon mes clients et tous deux rêvions en cœur dans une ultime paresse d'oubli.

Je ne sais combien de temps dura notre idylle. Notre destruction mais tout prit fin le jour où il leva la main sur moi. Je ne sais ce qu'il lui prit alors, si la dose fut trop forte où s'il me prit pour le démon lorsque sa perche le mena dans les enfers du cauchemar toujours est-il qu'il tenta un soir, de me tuer. Si la mort devrait être une couleur alors elle serait bleue. Bleu comme les cieux, lumineux, si vif que vos paupières se ferment, incapable de contempler sa vivacité. Le reste est une somme d’inconscience. Je me suis battue, écorchée, l'empêchant de m'abattre et, lorsqu'il s'écroula, impuissant, harassé par la force de son tripe je le mis dehors, sans un adieu, sans un au revoir, se fut le tripe de trop.

Ma dernière tâche est rose. Rose comme la barbe à papa qu'il m'offrit ce petit matin alors que je rentrais d'un pas vif, à moitié défoncée d'une nouvelle nuit d'errance. Son sourire était d'argent, son regard doré, capable de capter les lueurs de soleil rougeoyant. Je tombais sans même lui parler, il m'aima sans même me connaître. Il était jeune, 18 ans, les joues rondes et la barbe naissante, il me rappelait mon adolescence, mes rêves laissés mourant sur le trottoirs et mes espérances depuis bien longtemps laissées derrière moi. Lui, était étudiante en lettres, il rêvait de devenir écrivain ou professeur. Il m'apprit à aimer et je lui appris à se détruire. D'un beau bébé vierge de toute déchéance, je créais un monstre qui perdit la raison le premier soir où je lui présentais mon ami lcd. Nous ne sommes pas tous égaux face à la drogue, lui n'avait jamais voyagé, ne connaissait pas les forces de son esprit et perdit aussitôt pied. Il en voulait plus, toujours plus et, alors que je dus le raisonner, l'envoyer retourné vivre chez ses parents je le pris sous mon aile et le livra à la soif inaltérable de la déchéance.
Il a souffert, il m'a haït et plus il me haïssait, plus je le désirais. Nos amours étaient violents, sauvages, brutes, inconstants. Et il souffrait. Il souffrait et je souffrais de ne plus pouvoir changer quoi que se fut à tout cela. Il courrait à sa perte et je le poussais jusqu'au vide, le retrouvant un soir raide mort, la tête baignant dans son propre vomi.

La suite vous la connaissez déjà. J'ai rejoint Elise, je suis venue vivre ici. Il y a un an. Jour pour jour...


 

Ton Pseudo
passe ta souris !
Bien le bonjour ! Moi c'est Camille ou Lg ou J ou... Ce qu'il vous plaira ! On s'en fou un peu de ma vie donc disons que je suis une férue d'écriture qui redonne naissance à mon perso de coeur et qui compte bien vivre ici de chouettes aventures. J'aime les liens biscornues, violents, torturées qui accouchent de beaux rps donc si des idées vous viennent, n'hésitez pas, je suis gentille vraiment !
De plus, quand j'aime je m'investis alors autant dire que je vais sans doute squatter le forum all the time quand j'aurais du temps libre. Sinon, je vous aime déjà et euh... A très vite en rp on dit !


Dernière édition par J Holloway le Mer 29 Avr 2015 - 6:35, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 15:21
ANJA. CUTE :l:
Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche. Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 15:27
Maoow mais comme il est beau cet enfant que voilà. :l: CUTE
Merci bien petit monsieur.
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 16:49
ANJA HAN HAN HOT

Toi j'te baise, wala SIFFLE

Bienvenue sinon, bien sur POTTE
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 17:19
Miam. D'accord ! Quand tu veux ou tu veux, j'ai un beau penchant pour les rouquines héhé.
Merci mamzelle !
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 17:20
Bienvenue :l:
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 17:21
Merci mssieur ! :l:
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 17:40
Bienvenue à toi,

ton écriture est magnifique BAVE2 , bonne chance pour le reste de ta fiche !
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 17:43
CUTE Ça me touche ce que tu dis, merci beaucoup ! I love you
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 17:50
BIENVENUUUE ♥
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 18:01
MEEEEEEEEEEERCIIIIIIII !!!! :l:
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 18:45
Bienvenue parmi nous belle blonde ROBERT

Je suis tenté de sortir la dernière blague qu'on m'a raconté HUM
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 18:47
Merci merci monsieur.
Mais vas-y ! racontes moi cette blague je suis toutes ouïes.
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 19:36
Welcome ! HELLO
Embry à raison, ta plume est superbe BRILLE
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   Mar 28 Avr 2015 - 19:49
CUTE CUTE
C'est trop gentil. FAN
Merci ! I love you
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MessageSujet: Re: J - Tout commence où tout fini.   
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