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MessageSujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice}   Lun 21 Aoû 2017 - 16:58

Il y a quelque chose de féroce dans leur désir. C’est presque aussi violent qu’agréable. Dans l’ascenseur, ils se bousculent. Cam plaque Vice, Vice plaque Cam. Ils s’embrassent comme ils se dévorent. C’est que l’envie du corps de l’autre dévaste tout, comme quelque chose de trop longtemps réprimé, de la pression accumulée pendant des années qui n’exploserait que maintenant. Il n’y a qu’à voir de quoi c’est parti : simple baiser dans une soirée trop alcoolisée qui fait l’effet d’une étincelle dans une pièce remplie de gaz. Le feu ravage tout. Ce n’est plus le moment de réfléchir, la réalité ne comporte plus rien d’autre que les lèvres de Vice, les mains de Vice, le corps de Vice. Si bien que Cam ne sait pas vraiment comment ils arrivent jusqu’à l’appartement, il se retrouve contre la porte avec l’ordre, terrible, de le laisser tranquille le temps qu'il l'ouvre. Puis tout s’enchaîne à nouveau. Les vêtements disparaissent et les peaux brûlantes se pressent, se caressent, ne se quittent plus. C’est presque intolérable, tellement c’est agréable. Complétement dépassé par tout ça, Cam en oublie à quel point ce qu’il s’apprête à faire s’éloigne de ce dont il a l’habitude. Mais il est certain qu’il en a envie, il le demande depuis tout à l’heure. C’est Vice, c’est son meilleur pote, il est en confiance, sait qu’il peut ne penser à rien d’autre qu’au désir qui les anime. Alors, malgré la nouveauté, le plaisir qui irradie en lui a des allures d’évidence. Il ne peut retenir quelques gémissements rauques pendant qu’ils s’approchent ensemble de l’extase. Cet orgasme d’une nouvelle sorte le terrasse complétement.

Cam est presque sonné quand il sent Vice s’allonger contre lui, à bout de forces. Il caresse la peau de son dos du bout des doigts, peu désireux de le lâcher, de rompre le contact. Si c’était déjà un bordel monstre dans sa tête, c’est maintenant l’apocalypse totale. La certitude d’avoir aimé ça ouvre la porte à des millions de questionnements. Qu’est-ce que ça veut dire de lui ? De sa sexualité ? De leur relation ? De ses relations passées ? Du futur ? C’est le futur qui le préoccupe le plus. Ce que vont devenir leurs vies maintenant que cette expérience, indéniable, inoubliable, en fait partie. Apparemment, Vice aussi, y pense : « Et maintenant ? » Cam secoue la tête. Aucune idée. Aucune putain d’idée. Il y a une vérité qui lui taraude les reins, qu’il hésite à exprimer à voix haute parce qu’elle le rend tellement vulnérable. Après une seconde d’hésitation, il juge qu’avoir fait l’amour à son meilleur ami assure que le stade de la pudeur est dépassé depuis longtemps. Alors, il le dit : « Maintenant, je n’imagine plus ma vie sans ça. » Un peu de rose coupable s’invite sur ses joues mais détourner le regard suffit à l’effacer. Son aveu n’aide pas vraiment la situation. Il veut recommencer, très bien, mais qu’est-ce que ça fait d’eux ? Des meilleurs amis avec bénéfices ? L’idée le ferait presque grimacer. En partie parce que c’est ridicule et en partie parce qu’il y a toujours cette jalousie qui gronde en toile de fond.

Mais s’ils deviennent exclusifs, alors ils deviennent un couple et c’est définitivement trop bizarre. « Ça fait flipper putain. » Rien qu’envisager de le dire à quelqu’un de leur entourage le terrorise. Parce que, ce con là, malgré ce qui vient de se passer, il ne veut toujours pas être considéré comme gay. Il ne l’est pas. Le corps de n’importe quel autre homme le révolterait. « On devrait juste rester dans ce lit jusqu’à la fin de nos jours. » Parce que ça, au moins, c’est facile. Puis il a l’impression que toucher le sol voir, pire, sortir de l’appartement, serait l’équivalent d’une grande claque de réalité dans la gueule. The floor is reality, mieux vaut rester en hauteur. « On est bien là, non ? », il ajoute comme pour argumenter dans le sens de sa proposition. Bien sûr qu’il sait que son idée ne tient pas la route deux minutes mais tout ça, c’est trop pour lui. Une certaine peur se diffuse en lui. Et si Vice décidait que la prochaine étape était de reprendre leurs vies d’avant comme si de rien était ? Ce serait de la torture. Pas sûr que Fakir tienne le coup. « Oh bordel », il gémit, enterrant son visage dans un coussin. C’est trop compliqué, ce cocktail d’émotions. Il ne sait même pas quoi souhaiter pour que tout soit plus facile. Avoir été une gonzesse ? Alors, il n’aurait pas eu ce lien-là, il n’aurait pas été son meilleur ami pendant des années, au final s’il l’avait rencontré il n’aurait sûrement été qu’un plan cul parmi d’autres. L’imaginer lui occupe l’esprit, c’est déjà ça.


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MessageSujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice}   Jeu 24 Aoû 2017 - 1:42


Quand il a le temps de penser à tout ça, Vice est complètement perdu. Mais justement, il n'a plus le temps d'y penser quand il se perd contre lui. Sa bouche chaude qui ne quitte plus la sienne et son corps qui épouse parfaitement la forme du sien. Une sensation de perfection qui embrase tout à fait les sens du tatoué qui semble mettre plus d'ardeur encore à leur baiser. A l'étreinte toute entière. En le serrant trop fort contre lui. En l'empoignant durement. En dévorant sa bouche. En fait, il a carrément envie de le bouffer tout entier. Une envie qu'il ne comprend pas mais qu'importe. A quoi bon essayer de comprendre l'incompréhensible ? Autant en profiter aussi fort que possible, plutôt. Ce qu'ils font en se perdant l'un contre l'autre jusqu'à l'extase qui ravage et détruit tout sur son passage.

Il pourrait presque en ronronner de plaisir quand la main de Cam glisse sur son dos. Douce caresse après les échanges presque sauvages. Tendre re-descente sur Terre. Même pour Vice qui, d'ordinaire, n'aime pas tellement les gestes de ce genre après le sexe. Il est plutôt du genre à se barrer tout de suite ou à foutre la personne à la porte. Mais avec Cam, c'est impossible. C'est différent. Il n'a pas envie de bouger. Plutôt de se laisser couler tout contre lui. Il gronde quand Cam avoue ne pas s'imaginer capable de se passer de ça désormais. De quoi lui retourner le cerveau mine de rien. Il enfonce aussitôt son visage dans les oreillers, pour planquer autant que possible l'émoi dans lequel cette révélation vient de le mettre.

[color=teal]Carrément.[color] Carrément que ça fait flipper. Mais aucun des deux ne semble tout à fait regretter ce qui vient d'être fait.

Au moins, il lui arrache un rire quand il balance son idée un peu stupide. Mais c'est douloureusement tentant, c'est un fait.

Ce serait l'idée du siècle si c'était pas si con.

Faut pas déconner. Vice ne va pas commencer à se montrer tout doux et tout gentil sous prétexte qu'ils viennent de baiser ensemble. Et la situation le frustre assez pour qu'il soit d'humeur à être grognon plutôt. Même s'il affiche un sourire quand il tourne enfin la tête pour le regarder de nouveau. Et qu'il ose hocher positivement la tête pour confirmer qu'ils sont bien. Même très bien. Il ne va pas dire le contraire. Pas maintenant. Pas après tout ça.

La logique voudrait qu'ils s'arrêtent là. Mais putain, ils sont les meilleurs amis du monde et même plus encore. Comment sont-ils supposés continuer comme si de rien n'était ? Il n'a pas envie de se prendre la tête à réfléchir à tout ça. Et en même temps, il sait qu'il le doit. Qu'il va le falloir à un moment ou à un autre. Mais pas tout de suite. Non, surtout pas. Alors il continue de le regarder. Et plus il le regarde, plus c'est le flou dans le cerveau. Il ne résiste pas bien longtemps à la tentation de se pencher vers lui pour déposer un baiser sur sa joue. C'est foutrement niais et il le sait. Mais merde. Il en a envie. Comme il a envie de glisser en direction de ses lèvres qu'il embrasse. Un baiser beaucoup plus doux que tous les précédents. Il prend le temps. De caresser ses lèvres des siennes et de la pointe de sa langue. Sa main qui se loge sur sa joue. Son corps qui se rapproche inconsciemment du sien.

De toute façon, on va garder ça pour nous ...

Un peu par honte, bien sûr. Mais aussi parce qu'il ne voit pas l'intérêt de partager un truc pareil avec qui que ce soit de toute façon. Pour vivre heureux, vivons caché.

Surtout qu'on sait toujours pas ce que ça veut dire. Ni où ça va les mener. Mais on est d'accord qu'au lieu de nous calmer, le fait de baiser ensemble nous a lancé dans autre chose ? Il ne peut et ne veut pas croire qu'il est le seul à s'imaginer une suite à tout ça. Et pas une suite du genre des meilleurs amis qui baisent ensemble de temps en temps. Parce que ça voudrait dire qu'ils peuvent voir d'autres gens à côté de ça. Or, l'idée est insupportable. Putain Cam. J'aime vraiment l'idée de rester ici. Dans ce foutu lit. L'idée est conne, bien sûr. Mais ça ne veut pas dire qu'elle n'est pas tentante.



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MessageSujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice}   Jeu 31 Aoû 2017 - 16:33

L’amour entre eux était animal, dévorant, puissant. Comme si leur désir avait explosé après des années à être tassé discrètement dans un coin, dévastant ensuite tout sur son passage. Maintenant, alors qu’ils restent l’un contre l’autre, incapables de se séparer, l’instant est plus doux. Toujours insatiable, Cam caresse la peau de Vice, collé contre lui. Il n’a pas envie de le lâcher, de laisser l’air froid s’insinuer entre leurs corps et les forcer à revenir dans la réalité. C’est trop compliqué, c’est trop flippant. Que plus rien ne bouge, qu’ils restent ici pour toujours, dans ce lit où personne ne viendrait les déranger. Alors il lâche l’idée à voix haute, qu’ils devraient rester là jusqu’à la fin de leurs jours. Le grondement du guitariste arrache un léger frisson au chanteur. C’est stupide et il a un peu honte de penser ça mais, les grognements de son meilleur ami, il ne les vit plus de la même façon du tout. « Ce serait l'idée du siècle si c'était pas si con. » Cam pince les lèvres dans une sorte de moue contrariée. Il sait que c’est douloureusement impossible. Même sans parler de la vie qui les attend dehors, de Fakir et de leur ami, c’est impossible. Seulement, avant de retourner dans cette vie-là, il faut qu’ils sachent ce qu’ils deviennent. Ce que ces étreintes viennent de faire d’eux. Et ça, c’est foutrement compliqué, ça lui dézingue le cerveau et lui acidifie l’estomac. C’est ensuite son cœur qui s’agite quand Vice hoche la tête, confirme qu’ils sont bien dans ce lit, dans cette instant, ces caresses. Bordel, il va devenir dingue. Il ne peut pas s’imaginer partir de là comme si de rien était et le recroiser le lendemain – ou le soir même – en soirée ou en répétition. Il ne peut pas non plus l’imaginer avec une femme, ce qui est presque plus dingue encore : après tout, il y a en a eu tellement, avant, ils ont tellement parlé de leurs conquêtes respectives par le passé.

Quelques secondes plus tard, Vice le surprend d’un baiser sur la joue. Le sang de Cam ne fait qu’un tour, son cœur semble s’arrêter, il écarquille les yeux comme une jeune pucelle. Il se déteste presque pour ça, pour cette fragilité ridicule de gonzesse, mais tout ça est trop bon pour que des sentiments négatifs aient la place de filtrer. D’autant plus quand le baiser migre vers ses lèvres et que son cœur redémarre, que son sang se réchauffe. Ses mains qui glissent le long du corps de Vice alors que ce dernier insuffle une douceur terrassante dans leur baiser. Ils se rapprochent avec tout le naturel du monde comme si c’était ça, dorénavant, la place de leurs corps : l’un contre l’autre. « De toute façon, on va garder ça pour nous ... » Après ce baiser, il faut une seconde à Cam pour totalement redescendre sur terre et comprendre les mots de son meilleur ami. Il acquiesce. Ça semble raisonnable. Personne ne pourrait comprendre. Le dire ne ferait que leur apporter des emmerdes. Il voit d’ici les conversations gênantes, les questions trop précises, avides de détails. C’est que dès que ça s’éloigne un peu de la norme, les gens deviennent de véritables monstres voraces de détails. « Surtout qu'on sait toujours pas ce que ça veut dire. » C’est vrai que quitte à essuyer les commentaires des gens, au moins que ce soit pour des certitudes. « En tout cas, ça ne veut pas dire qu’on est pédés. », il lâche ça et il se sent foutrement con mais ça lui trotte depuis tout à l’heure. Qu’ils ne sont pas pédés. Il faut que ça soit souligné, rendu officiel par des paroles, histoire de ne plus avoir à s’en préoccuper.

« Mais on est d'accord qu'au lieu de nous calmer, le fait de baiser ensemble nous a lancé dans autre chose ? » Ce que ça lui fait est difficilement descriptible. Il est stressé mais positivement stressé. C’est la tension avant quelque chose de nouveau. Sauf que ce n’est pas aussi facile que ça parce qu’il n’est pas dans son schéma classique. C’est à Vice qu’il parle, c’est avec lui qu’il imagine un après où ils auraient le droit de recommencer. Très certainement de façon exclusive. En tout cas, il lui suffit de repenser à sa jalousie débordante pour se convaincre qu’il serait incapable de s’accommoder de quoi que ce soit d’autre. « Ouais, on est d’accord. », il répond simplement, à défaut de trouver quelque chose de plus constructif. « Putain Cam. J'aime vraiment l'idée de rester ici. Dans ce foutu lit. » Cam sourit et se glisse un peu plus contre lui. Il l’embrasse rapidement, juste un effleurement des lèvres. « Ah ouais ? », il articule contre ses lèvres. Il est con mais il s’en fout. Il l’embrasse encore, plus longuement, cherche sa langue, accro, et descend une main vers l’entre-jambe de Vice. Il entreprend de le caresser, à nouveau presque sidéré par la facilité avec laquelle ce genre de désirs, de mouvements, lui viennent. Il a envie de les entendre encore, ces fameux grognements. « Moi j’ai une idée », il continue comme si de rien était, « On continue tout ça pendant quelques jours, peut-être quelques semaines, jusqu’à ce que ça nous passe. » Alors que sa respiration commence quand même à s’alourdir, à nouveau chargée d’énergie sexuelle, il l’embrasse dans le cou et ajoute : « Mais c’est seulement toi et moi, ok ? Comme une parenthèse. Seulement toi et moi, pendant quelques jours, le temps que ça passe. Personne n’a besoin de savoir. » Il se répète, parce qu’il recommence déjà à avoir du mal à se concentrer mais que c’est important. « Le reste on fait comme d’habitude », il ajoute sans que ça n’ait vraiment de sens. C’est qu’il essaye de se convaincre que tout ça ne changera pas grand-chose, finalement. Il essaye de le prendre à la légère. Ouais je couche avec mon meilleur ami mais derrière je vis ma vie normalement, je vois pas le problème. C’est un petit peu moins effrayant comme ça. Rien ne change, sauf ça. Il fera toujours son café de la même façon, répétera toujours aux mêmes heures pour leurs concerts, ne changera pas son alimentation. Rien ne changera sauf ça. Il n’a même pas besoin de s’en convaincre réellement parce tout est à nouveau aspiré par l’envie obsédante de proximité avec Vice.


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MessageSujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice}   Lun 11 Sep 2017 - 18:34


Le bien être que ressent Vice en cet instant, atteint des sommets qui lui étaient jusqu'alors bien inconnus. C'est divin. C'est bon. C'est apaisant. C'est rassurant. Mais c'est surtout évident. Il a cette sensation au creux du coeur, d'avoir enfin trouvé sa place. Sa vraie place. Sans l'avoir jamais réellement cherchée pourtant. Mais elle est là. Aussi près que possible de Cam. Plus près qu'ils ne l'ont jamais été au cours des années écoulées. Et il sait qu'il ne pourra plus s'en passer à l'avenir de cette place là. Leur relation ne pourra pas redevenir celle qu'elle a été. Alors il espère. Qu'ils sauront faire face à ce changement. Qu'ils parviendront à l'assumer si vraiment ils réalisent qu'ils ne peuvent plus se passer de tout ça. Mais surtout, qu'ils ne se perdront pas. C'est devenu la plus grande peur de Vice. Dans tout les cas, il va y avoir du changement. Trop. Et peu importe le genre de changement dont il va s'agir, ce sera compliqué à encaisser et à gérer.

Si seulement l'étreinte n'était pas allée jusqu'au bout. Si seulement ils avaient réalisé en cours de route que, non, ce n'était vraiment pas l'idée du siècle. Si seulement après ça le besoin de rester l'un contre l'autre ne s'était pas éternisé. Si seulement. Le truc c'est qu'ils ne savent déjà plus s'ils doivent vraiment tenter encore de lutter ou non. Ils ont essayé, en vain. Ils ont cru se dégoûter, en vain encore. Le guitariste laisse un peu parler son corps et ses envies, quand il se rapproche de lui en l'embrassant avec une tendresse que le chanteur lui rend bien. Cam semble complètement à l'ouest quand Vice s'adresse à lui. A tel point, qu'il se demande s'il l'a entendu ou pas. Ses mots, enfin. Qui provoquent un rire franc et assumé. Un vague juron marmonné aussi. Un putain qui veut dire "que t'es con".

On l'est pas ! Il lui confirme en pensant qu'il a peut-être besoin d'une confirmation de sa part. Et vraiment, Vice pense qu'ils ne le sont pas du tout. Il n'a pas envie de se taper des mecs. Y'a que Cam pour lui coller une telle envie au creux de reins. C'est pas vraiment une question d'attirance physique en plus. C'est au delà de ça, bien au delà. C'est un truc totalement dingue qui ne s'explique même pas.

C'est la première fois que Vice sous entend qu'un "après" n'est pas impossible, après avoir couché avec quelqu'un. Mais encore une fois, rien n'est "normal" ni "habituel" dans toute cette situation. Cam est la personne la plus importante qui soit pour lui et il serait bien incapable de se passer de lui. Alors peu importe ce qu'il y aura après tout ça, il y aura effectivement un "après". Vice avoue n'avoir pas du tout envie de quitter ce lit. C'est très sérieux. Il adorerait rester contre lui des jours entiers, au moins ! Envie apparemment partagée par Cam qui se rapproche. Qui cherche ses lèvres des siennes en se collant davantage à lui. L'involontaire grognement qui échappe tout de suite à Vice. En réponse à ce renouveau de sensations. Y'a quand même que lui qui sait le faire réagir par un simple baiser.

Pas de grognement quand la main chaude descend. Il se crispe en revanche. Tendu, dans tous les sens du terme. Et déjà le palpitant qui s'emballe et la respiration qui se coupe. Bon sang ! Il ferme les yeux alors qu'il continue de le caresser. Et tente difficilement de se concentrer sur ses mots. Son idée soufflée à voix basse. Proposition évidemment indécente. L'idée est parfaite. Un peu trop sans doute.

Et si ça nous passe pas ? C'est quelque chose qu'ils doivent envisager. Mais il ne parvient pas à réfléchir plus longtemps alors que le corps de Cam se colle de nouveau contre le sien. Il est trop proche. Il n'y a pas que son cerveau qui bug en réponse à ce rapprochement. Finalement il n'a plus envie de réfléchir. Stupide perte de temps qu'il ne peut pas se permettre.

Il se redresse trop soudainement. Faisant basculer Cam dans le mouvement pour le plaquer sur le lit. Les gestes vibrant d'autorité et d'assurance alors même que c'est nouveau pour lui, comme ça l'est pour son "ami". Sa bouche fond sur la sienne. Ses lèvres emprisonnent ses lèvres. Sa langue s'enroule autour de sa langue. Son torse contre son torse. Sa main dans ses cheveux. Il embrasse, lèche, dévore et mord cette bouche qui laisse si souvent entendre des sons mélodieux. Et sa main libre parcourt et caresse le corps du mâle. Essaie d'apprivoiser et d'apprendre la forme de ses muscles et la douceur de sa peau. Jusqu'à foutre en l'air les limites pour se perdre davantage contre lui. Pour fondre en lui. Sans libérer sa peau et ses cheveux de ses mains. Sans libérer davantage sa bouche de la sienne. Qu'il embrasse encore entre deux respirations laborieuses et irrégulières. Inspirations sifflantes, expirations brûlantes. Les peaux moites qui se percutent et se pressent avec force, se collent et se décollent au rythme indécent des vas et vient et des baisers brûlants. Halètements, jurons et ultime grognement animal quand la jouissance frappe encore. Trop fort de nouveau. Ou plus fort cette fois peut-être. Orgasme plaisant et assommant à la fois. Et cette fois Vice préfère échouer contre le corps de Cam plutôt que de s'en libérer pour atterrir à ses côtés. Comme la confirmation qu'il ne cherche pas à fuir. Pas cette fois. Plus maintenant.



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MessageSujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice}   Mar 5 Déc 2017 - 20:37

Cam plane. Il n’y comprend rien mais il plane. Il sait que c’est Vice qui lui fait ça mais cette certitude n’arrange rien à l’histoire. Elle complique tout, même. Pourtant, tout ça, c’est trop bon pour essayer de lutter. C’est trop tard, de toute façon. C’était trop tard quand ils se sont embrassés, c’était peut-être même déjà trop tard bien avant ça. Plus de retour en arrière possible. Ce qui les lie est ancré bien trop profondément pour envisager l’arracher. Cam a l’impression que ça le tuerait. La peur qu’il ressent à cette idée est bien trop grande, bien trop réelle. Mieux vaut penser à autre chose, mieux vaut se perdre à nouveau en caresses sur la peau de Vice. Un nouveau baiser pour oublier, c’est plus efficace qu’un fix d’héro. Il lui dit qu’ils ne sont pas pédés. C’est super important pour lui. Tout ça, c’est dingue et même si c’est vrai qu’il n’a jamais rien ressenti d’aussi fort, ça ne veut pas dire qu’il est gay. Ça ne serait pas arrivé avec un autre mec. Ce n’est pas ça l’explication. Le rire du guitariste résonne contre la peau du chanteur, qui sourit en le regardant. « On l'est pas ! », il confirme. Ça le soulage réellement. Parce que ça veut dire qu’ils ne sont pas deux débiles qui se sont trompés de sexualité toute leur vie. C’est pas une histoire de cul. C’est parce que c’est lui. Cam, il a jamais été le plus ouvert des types sur les questions de sexualité mais ça lui rappelle les pansexuels et il se demande si ça ne s’applique pas un peu à eux tout ça. Parce que, pour ce qu’il en sait, les pan sont attirés par la personne parce que c’est elle et personne d’autre. Ça le laisse perplexe. Il n’avait jamais considéré la question avec sérieux. Y avait pas de raison.

La théorie ne les mènera nul part. Le moment pourrait profiter de ses réflexions pour disparaître. Il n’en a pas envie. Il a envie de l’embrasser, de le toucher, de la caresser, de se coller contre lui. Que tout le reste aille se faire foutre. Il lui expose son idée, la seule envisageable : continuer. Peut-être que ça leur passera. Peut-être qu’ils sont encore sous l’effet d’une drogue ou peut-être que c’est une folie passagère. Un de ces trucs étrange auxquels Cam ne croit pas officiellement, tout en étant persuadé qu’ils existent, comme les fantômes ou les aliens. Seulement toi et moi pendant quelques jours, il lui dit et il n’a pas besoin de son cœur qui bat la chamade pour savoir que c’est une des meilleures idées de sa vie. Ses envies prennent entièrement possession de lui et il caresse l’entrejambe de celui qu’il ne peut plus tout à fait appeler son meilleur ami. « Et si ça nous passe pas ? »  Le chanteur secoue la tête et lui répond, la respiration déjà plus lourde : « On s’en fout. On verra. » Parce qu’elle est terrifiante cette question, mieux vaut ne pas s’y attarder. Si ça ne leur passe pas, ils devront vivre avec et plus rien, jamais, ne sera pareil.

L’instant d’après, ils ne sont plus que deux êtres de désir pur. Il y a quelque chose de presque violent dans l’avidité avec laquelle Cam répond aux baisers et caresses de Vice. Une force qui ne se retient pas, mue par le sentiment de ne jamais en avoir assez. Ce ne serait jamais trop de lui, il ne sera jamais assez proche, n’aura jamais assez goûté sa bouche et sa peau. Il souhaite que l’autre ne le lâche jamais, que ses mains restent pour toujours dans ses cheveux et sur son corps. Quand il entre en lui, il s’agrippe plus fort, enfonce presque ses ongles pendant que la douleur initiale se transforme en plaisir de plus en plus grand. Et l’orgasme revient, terrassant par sa force et sa vérité : ce n’est pas le genre de sensation qu’on nie, Cam ne pourra jamais dire qu’il ne l’a pas ressenti, confirmation que la marche arrière est inenvisageable. Vice s’effondre contre lui, encore haletant, ils ne se lâchent pas. « On est foutus. », il souffle, sourire aux lèvres, un peu sonné, et c’est l’aveu, encore une fois, que tout ça est trop bon pour y renoncer.

Il se réveille le lendemain, lui-même surpris de s’être endormi. Ce bordel d’émotions et de sensations l’a tué. Il sourit quand il se rend compte qu’il est toujours contre Vice. Avant d’être rattrapé par l’étrange de la situation : il ne sait même pas s’il doit lui dire bonjour en l’embrassant ou en le checkant. Putain, comme il se sent ridicule de se poser cette question. Il n’a pas honte, il ne regrette pas – au contraire, il recommencerait mille fois – mais il est mal à l’aise. Comme il trouve ça encore plus bizarre d’attendre qu’il se réveille en le regardant, il s’extirpe du lit et file sous la douche. Ça lui semble être une activité normale à laquelle se raccrocher. Des images et des sensations lui reviennent. Son cœur sursaute, accélère un peu.

Quelques minutes plus tard, alors qu’il est en quête de ses vêtements, il entend son téléphone sonner. Il peste quand il voit le nom qui s’affiche à l’écran mais décroche quand même, contraint par les liens du sang. « Maman ? » Il l’entend qui soupire, soulagée. « Ah, Cameron, ça fait dix fois que je t’appelle. T’as oublié notre dîner. » Cam fronce les sourcils. Quel dîner ? « ... Oh putain. », il soupire en passant une main sur son visage. C’est lui-même qui a insisté quelques jours plus tôt pour les emmener, elle et Sasha, au restaurant. Fais chier, putain. C’est qu’il a pas vraiment envie de les voir là tout de suite. Agir comme si de rien était, comme si rien n’avait changé depuis la dernière fois qu’il les a vu, ça lui paraît beaucoup trop complexe. « Mais j’suis chez Vice là. » Le pire c’est certainement qu’il pense réellement que c’est une excuse légitime. « Invite le. C’est pas comme s’il était étranger à cette famille. » Ce n’était pas la réponse qu’il attendait. Maintenant non seulement il n’a plus d’excuse mais la situation est encore pire. Faire semblant de rien tout seul, c’était déjà un challenge mais faire semblant de rien en présence de Vice, c’est presque mission impossible. Quoi qu’il en soit, parce qu’il ne pourra jamais rien refuser à sa mère, Cam capitule : « Ok, à tout de suite. »

Il se rhabille rapidement et retourne dans la chambre. Comment s’y prendre pour réveiller Vice ? Il pose une main sur son épaule nue dans le but de le secouer mais le geste se termine en caresse, malgré lui, qui descend entre ses omoplates. « Vice. On a un problème. » En plus de l’envie subite de Cam de lui sauter dessus pour le baiser, s’entend. « Mec, c’est sérieux, réveille-toi. Ma mère et ma sœur nous attendent pour bouffer. » Ça le fait rire tellement c’est désespérant, tellement ça ne pouvait pas tomber plus mal. « Grouille toi, on est déjà en retard. » Il n’aime pas l’idée de faire attendre sa mère. Elle mérite mieux. Puis au plus vite ils iront à ce restaurant au plus vite ils pourront en revenir, pas vrai ? Ah putain, ce faux plan. Ça craint à mort.

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MessageSujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice}   Dim 10 Déc 2017 - 22:44


Vice, il ne s'est jamais posé de question quant à sa sexualité, pour la simple et bonne raison qu'au plus profond de son être, il se sait hétéro. Hétéro de coeur et de queue. Quoi que niveau coeur, ça a toujours été calme puisqu'il n'a jamais ressenti autre chose de l'amitié pour une femme. Sauf en ce qui concerne ses soeurs, bien entendu. Mais ça, c'est une autre histoire quand même. En tout cas, Vice il sait qu'on ne peut pas faire plus hétéro que lui. Et pourtant ... Pourtant il se retrouve dans le même lit que son meilleur pote. Et ils n'ont pas joués aux cartes ces dernières heures. Ils ont apprit à se découvrir physiquement parlant et l'un comme l'autre, ils y ont prit du plaisir. Beaucoup trop de plaisir pour qu'au petit matin, tout ça soit ignoré. Inutile de faire semblant et de tourner plus longtemps autour du pot. Ce serait dénigrer ces choses très fortes qu'ils ont vécut ensemble et ça, Vice ne peut s'y résoudre. Parce qu'il a aimé chaque petite minute qu'ils ont partagé tous les deux. Et que si c'était à refaire, il sait sans l'ombre d'un doute qu'il referait exactement la même chose. Malgré tout, il a vraiment besoin de se mettre en tête et de se répéter inlassablement le fait qu'il n'est pas gay. Qu'il n'éprouve pas la moindre attirance pour les hommes et que rien ne changera ça. Cam, ce n'est pas "les hommes". C'est autre chose. Ca n'a tout simplement rien à voir.

Il peine à réfléchir quand la main chaude de son ami se glisse sur son corps. De façon trop intime pour avoir l'air innocente. Pourtant, il s'inquiète encore un peu. De façon très vague. A se demander quand même ce qui arrivera si tout ça ne leur passe pas. Dans le fond, il n'est pas certain de vouloir de ça. Ca voudrait dire foutre en l'air de leur amitié de toujours. Or, il ne peut s'y résoudre. Il aime juste beaucoup trop son ami pour ça. Il a besoin de lui, de toutes les façons possibles. Interdiction de quitter sa vie. Il en a toujours été ainsi et ça ne changera pas. Très bonne réponse ... Il fait remarquer. Moqueur et amusé à la fois. Pas trop par leur situation. Mais par Cam, oui. Toujours sans doute. Vice, il perd encore sa raison et sa conscience quand il retrouve le corps de son ami. Quand il l'embrasse et que ce con là lui répond avec la même avidité que lui même met à son baiser. Les corps se percutent trop fort. Se rencontrent de la façon la plus intime qui soit, s'emboîtent et ne se quitte plus. Ce qu'ils partagent est trop bon et trop fort pour être ignoré. Et c'est un Vice vidé de toute force et de toute énergie combative, qui s'écroule contre le corps de cet idiot qui rit de leur perdition. Il ne nie pas qu'il a raison. Il ne répond même rien à ça.

Il est vaguement réveillé par du mouvement dans le lit contre lui. Des jambes qui s'extirpent de sous les siennes. Il marmonne quelques injures dans sa barbe, parce qu'il n'aime pas être dérangé dans son sommeil, mais n'ouvre pas les yeux. Quand ses jambes retombent sur les draps et que le mouvement a cessé à côté de lui, il dort déjà à nouveau pleinement. Et il dort très profondément quand une main glisse sur son épaule. Même si ça lui arrache un frisson d'aise et lui colle une furieuse envie de beaucoup plus encore, il ronchonne comme à l'accoutumée. Ca reste cool, jusqu'au moment où Cam prend la parole pour lui annoncer qu'il y a un problème. Le contraire l'aurait trop étonné pour que ce soit possible ! Il soupire et attrape un oreiller pour se le foutre sur le crâne. Comme si ça pouvait suffire à éloigner les problèmes en question. A se protéger de tout ce dont il ne veut pas. C'est à dire pas mal de choses. Pour l'instant, tout ce dont il a envie, c'est du corps chaud de Cam contre le sien, entre les draps. Avec, si possible, quelques heures de sommeil supplémentaires. Mais il ne faut sans doute pas trop compter là dessus. De ça au moins, il en est bien conscient ! Alors il n'essaie même pas de le convaincre d'une façon ou d'une autre, de revenir s'installer dans le lit. Histoire de repousser à plus tard tout le reste. Tout ce qui n'est pas eux.

Maisd'quoituparles? Qu'il marmonne tout bas et sans détacher les mots, en daignant quand même retirer l'oreiller de sur sa tête pour qu'il puise un tant soit peu l'entendre. Pas sûr qu'il ait bien tout compris. Mais il s'en fout. Enfin, il se bouge. D'abord, il roule dans le lit pour se rallonger sur le dos, entraînant avec lui les draps qui s'enroulent autour de ses hanches et de ses jambes. Trop serré. Comment ça ? J'avais pas prévu de bouffer avec ta famille moi. C'est quoi ce plan ? Depuis quand sa mère et sa soeur les attendent tous les deux ? Est-ce qu'il leur a parlé d'eux ? Non, bien sûr que non. Cam est dans le même état d'esprit que lui après cette nuit qu'ils viennent de partager. Il doute fort qu'il soit allé crier sur tous les toits qu'ils ont couché ensemble. Mais alors pourquoi est-ce qu'il doit aller avec lui à ce repas ? T'es sûr que j'suis prévu au repas ? Il daigne quand même enfin s'asseoir sur le lit. Parce que mine de rien, il aime bien la mère de Cam et a un réel respect pour elle. Il ne tient donc pas à la faire attendre s'il s'avère qu'elle l'attend vraiment. Putain ! Il conclut finalement avant de quitter le lit. Nu comme un ver parce qu'il est trop endormi pour s'en soucier de toute façon, il rejoint son dressing duquel il ressort avec des fringues, toujours aussi noires. Et avec lesquelles il disparaît dans la salle de bain. Impossible qu'il sorte de là sans s'être douché d'abord !



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