Partagez|


L'EVIDENCE {Cam & Vice}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
les locatairesles potins


avatar

› Âge : 28 ans (05/12).
› Appart : Hors du Parking.
› Occupation : Guitariste et parolier principal du groupe Fakir.
› DC : Suileabhan le papa ours.
› Messages : 1204
› Nombre de RP : 3

Message(#) Sujet: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mar 15 Aoû - 0:43



Un courant d'air dans la pièce et un corps trouve refuge contre un autre. Un grognement de mécontentement suivit d'un soupir de soulagement quand la chaleur de l'autre se diffuse jusqu'à lui. Son visage se niche tout naturellement au creux d'un cou duquel s'échappe un parfum épicé qu'il ne connaît que trop bien. Et qui a un effet immédiat sur lui. Ca le rassure. C'est comme d'être à la maison. Le sommeil semble loin de vouloir le déserter. Au contraire, il revient à la charge. Vice se rendort tout à fait, le sourire sur les lèvres.

Il faut que le corps commence à remuer sous le bras qu'il a passé en travers de lui, pour qu'il reprenne pleinement conscience de tout. Il ronchonne de nouveau, redresse la tête et ouvre un oeil. C'est comme ça qu'il réalise que c'est contre Cam qu'il était en train de dormir. De se frotter, même !

Putain, Cam ! Qu'il marmonne en se reculant aussi loin que possible de lui. Il l'engueule sans trop savoir lui même pourquoi !

Il s'étale de nouveau sur le dos, de l'autre côté du matelas et porte ses mains à son visage pour se le frotter en grommelant encore.

Putain. Comment on a fait pour s'endormir ... Comme ça ?

En caleçon tous les deux -du moins il espère que Cam en a un. Sous le drap, il peut difficilement voir ça !- dans son lit à lui. Il faut dire qu'ils n'ont jamais trop eut de limite tous les deux. Ils ont toujours été très proches l'un de l'autre, c'est un fait. C'est déjà arrivé qu'ils dorment ensemble. Mais ni l'un ni l'autre n'est allé se coller comme ... ça.

On a encore trop bu.

Il le réalise quand il prend conscience de la douleur lancinante qui lui vrille le crâne. Il porte une main à son front qu'il se masse du bout des doigts, paupières closes. Dans la foulée il tente d'effacer les dernières secondes de leur vie à tous les deux, de sa mémoire.

J'vais préparer l'p'tit-déj.

Et il passera également outre le fait qu'il se comporte comme l'adorable et parfait petit ami qui quitte le lit, enfile un pantalon de jogging au passage et rejoint la cuisine pour préparer, en plus du café, des aspirines pour tous les deux !




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t9399-vice-tonight-we-raise-t


avatar

› Âge : 28 ans
› Appart : #609 (F3)
› Occupation : Chanteur du groupe Fakir.
› DC : Nate Hemington
› Messages : 576
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mar 15 Aoû - 15:23


Cam est incroyablement bien. Tout lui semble doux, les draps mais aussi ce corps qu’il sent contre lui, qui se frotte un peu. Il est encore trop endormi pour se poser des questions, même s’il émerge lentement, même s’il sait qu’ils ont terminé la soirée chez Vice hier. Un rayon de soleil le dérange un peu et il remue, pas très content, comme si c’était suffisant pour faire comprendre à cet enfoiré de soleil que 13h c’est un peu tôt pour se réveiller. Ça bouge à côté de lui aussi, il entend le crissement des draps. Te réveille pas, te réveille pas., il lui ordonne par la pensée. Cam est trop bien pour souhaiter que quoi que ce soit change. « Putain, Cam ! », s’écrie Vice, apparemment insensible à ses ordres. « Mais quoi putain ? », il grogne, pas très content que la douce chaleur s’éloigne comme ça. Le sommeil perd la bataille et il finit par émerger complètement. Et prendre pleinement conscience de la situation. Oh putain. Il s’étire, grimace, avise son meilleur pote qui s’est exilé à l’autre bout du lit. Oh mon dieu, est-ce qu’il est nu ? Il détourne le regard, paniqué par l’idée d’être surpris en train de mater et enfouis son visage sous les draps pour échapper à la lumière en même temps qu’à la réalité. « Putain. Comment on a fait pour s'endormir ... Comme ça ? » Il essaye de se souvenir mais c’est flou. Il se revoit, titubant, accroché à Vice, mort de rire dans la rue, en train de marcher vers ici. Merde, plus qu’accroché, littéralement collé à lui. « Me demande pas, je sais même pas comment on a fait pour rentrer », il ment. Il est chamboulé, son cœur bat la chamade et il a honte de ressentir tout ça. « On a encore trop bu. », conclu Vice, leur donnant une excuse appréciable pour agir comme si tout était normal. Ouais, c’est encore la faute à l’alcool, c’est évident. Ils ont toujours été proches et sans complexes l’un avec l’autre alors, l’alcool aidant, c’est tout à fait normal qu’ils se soient retrouvé au lit ensemble. Ce n’est pas la première fois. Cam sort la tête des draps pour lui répondre : « Ouais mais, pour notre défense, c’est méga trompeur vodka-oasis, sérieux on sent trop pas la vodka. » Et c’était tout ce qu’il y avait à boire à la soirée où ils ont échoué hier : des litres et des litres de vodka-oasis. Sous ses yeux, un Vice en caleçon enfile un jogging et Cam ne pense pas à détourner le regard. « J'vais préparer l'p'tit-déj. » Il lui laisse un peu d’avance, se tortille dans les draps, s’étire. Il a tellement mal à la tête qu’il a l’impression que son cerveau essaye de se faire la malle. Le monde est flou et cotonneux mais il prend quand même son courage à deux mains pour se lever.

Peut-être moins pudique que son ami, il ne prend pas la peine de chercher à se couvrir. Un caleçon – car, heureusement, il en portait un – c’est déjà bien. C’est les yeux à trois quarts fermés qu’il se dirige vers la cuisine, connaissant suffisamment cet appartement pour se déplacer à l’aveugle. Il s’approche de Vice et, en bon emmerdeur qui se respecte, lui prend des mains la tasse qu’il était en train de porter à ses lèvres. « Merci. », il dit, rouvrant les yeux, grand sourire rieur. Il repère ensuite les aspirines salvatrices mises en évidence sur la table. « Mec, t’es le meilleur. » Il est touché par l’attention et, ça part tout seul, il l’embrasse sur la joue. Quand il se rend compte de ce qu’il vient de faire, il rit, un peu nerveusement, comme pour faire diversion. « Haha, tu verrais ta tête. » Ensuite, il avale l’aspirine en même temps qu’une gorgée de café et se dit que ce serait pas mal d’éloigner son corps de celui du guitariste avant que d’autres pulsions cheloues comme ça ne le prennent. Il passe donc de l’autre côté de la table et s’assoit sur une chaise. « On a quand même bien fail, je te rappelle qu’on s’était dit qu’on baiserait. » Il s’étrangle tout seul avec son café parce qu’il a réussi à se filer des images d’eux ensemble, au lieu d’images de lui avec des gonzesses. « DES MEUFS », il s’écrie entre deux toux. « Qu’on baiserait des meufs, bien sûr, bref ... tu m’avais certainement compris dès le départ en fait. Putain. » Ouais, putain, c’est malin. Il en rougit même, détourne le regard, plonge le nez dans sa tasse. Alerte malaise. « Désolé, j’ai une gueule de bois de malade. » C’est certain que ça excuse tout, la gueule de bois.



GOOD STORIES always come from bad ideas
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t10051-cam-whole-lotta-love


avatar

› Âge : 28 ans (05/12).
› Appart : Hors du Parking.
› Occupation : Guitariste et parolier principal du groupe Fakir.
› DC : Suileabhan le papa ours.
› Messages : 1204
› Nombre de RP : 3

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mar 15 Aoû - 16:13



Si Cam ... N'était pas Cam, il ne fait aucun doute que Vice lui aurait déjà collé son poing dans la gueule. Persuadé que l'autre l'aurait volontairement attiré dans son lit. Ce qui est con, puisqu'ils sont chez lui, chez Vice. Mais au réveil comme ça, c'est compliqué de bien réfléchir ! D'autant qu'ils ont assez bu tous les deux, pour que les esprits soient encore embrumés par l'alcool.  Comme à chaque fois qu'il a droit à un réveil aussi étrange et douloureux, le brun se jure de ne plus jamais boire une goutte ! Une promesse qu'il est capable d'oublier le soir même.

T'empiètes sur mon espace vital !

Et on fera comme si ce n'était pas lui qui était en train de se frotter à son corps bouillant, il y a une poignée de secondes à peine. Il tente difficilement de se remémorer quelques épisodes de la soirée. Mais ça fait trop mal de réfléchir bon sang ! Il se souvient évidemment de l'alcool qui coulait à flot. Des gonzesses, des flirts, de quelques rails ... Mais comment ils sont rentrés, c'est une autre question. Ensemble, c'est plutôt évident ça. Ses lèvres forment un pli trahissant son amusement, quand Cam se défend. Ouais, l'oasis dans la vodka. Ou la vodka dans l'oasis.

Tant qu'tu nous as pas encore fait prendre une de tes drogues expérimentales. Il lui lance un regard entendu.

Avant de déserter le lit aussi vite que possible. Comme si ça allait suffire à faire disparaître le trouble certain qui lui a prit à la gorge quand il s'est réveillé contre son meilleur pote. S'il est heureux d'être seul dans la cuisine, ça ne dure pas bien longtemps. Cam est déjà à l'emmerder quand il attrape sa tasse. Il grogne un "ducon" avant d'aller la récupérer la seconde. Et regard catastrophé en réponse au baiser sur la joue. Il n'a même pas eut le réflexe de se reculer pour l'éviter ce bisou terriblement niais. Non, le pire c'est pas ça. Le pire, c'est le fait d'avoir aimé. Et le simple fait d'avoir "aimé" ça, lui colle l'envie de se foutre deux doigts au fond de la gorge pour vomir.

Il ne répond rien à la remarque moqueuse. Il avale une gorgée de café. La seconde est recrachée dans la tasse. Il aurait préféré faire mine de ne pas saisir le double sens involontaire de Cam. Ou en rire à la rigueur, pour se foutre de sa gueule. Mais ce matin, les choses ne fonctionnent pas comme ça du tout.

Et puis il se rappelle enfin. Comme un foutu flash qui lui vrille soudainement le cerveau. Il se souvient de la raison pour laquelle ils ne sont partis avec aucune meuf. Ils étaient tous ivres. Tous, sans exception. Et les nanas autour d'eux se sont amusées à les défier de s'embrasser. Stop. Stop. Stop. On s'arrête là. Il refuse de se poser la question fatidique : est-ce qu'ils ont vraiment fait ça, ou non ?  Il y pensera plus tard, quand Cam ne sera plus là. Parce que sa présence est perturbante.

On d'vrait pas tarder à se préparer pour rejoindre Drill aux répét'. Changer de sujet, c'est encore le seul truc acceptable à faire. Le seul truc qui l'aidera à ne plus avoir la moindre image tordue en tête. Parce que c'est flippant, de ne pas flipper de l'image que Cam lui a flanqué en tête. D'eux en train de baiser. Plutôt qu'eux avec chacun une nana différente. Ouais, pas la même. Non, même ça ils n'ont jamais fait. Pas en même temps quoi. Bref ...




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t9399-vice-tonight-we-raise-t


avatar

› Âge : 28 ans
› Appart : #609 (F3)
› Occupation : Chanteur du groupe Fakir.
› DC : Nate Hemington
› Messages : 576
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mar 15 Aoû - 17:18


Alors qu’il est dans le lit de Vice, Cam accuse la vodka-oasis qui coulait à flot. Ça a du bien les retourner comme il faut, en traitre. Et c’est sûrement pour ça qu’ils se sont retrouvés à oublier complètement la décence et s’endormir si proches l’un de l’autre. Ils sont maintenant chacun sagement dans leur coin mais le chanteur ressent un étrange manque à la surface de sa peau. « Tant qu'tu nous as pas encore fait prendre une de tes drogues expérimentales. » Pour la forme, Cam lève les yeux au ciel. C’est arrivé qu’une fois, cette histoire de drogue. Même si, d’accord, ils ont déjà pris des tonnes de trucs plus ou moins louches ensemble. Il se rappelle que cette fameuse fois-là aussi ils avaient fini l’un contre l’autre. Dans une salle de dégrisement lugubre, rien de sexy du tout, mais quand même. Rah, putain qu’est-ce qui ne va pas chez lui ? Pourquoi se rappelle-t-il si distinctement de la sensation d’aise qu’il a éprouvée quand Vice a callé sa tête contre lui, cette fois-là comme aujourd’hui ? Peut-être qu’il est malade. Un truc passager qui rend un peu pédé sur les bords et qui s’en va après quelques jours à avoir le cœur tremblant quand Vice le regarde. Non mais c’est pas vrai le cœur tremblant, qu’est-ce qu’il faut pas entendre, il se sermonne lui-même en laissant son meilleur pote prendre de l’avance dans la cuisine.

Quand il le rejoint, il lui prend sa tasse des mains, lui fait un clin d’œil quand il l’insulte, et lui colle un bisou sur la joue pour le remercier de l’aspirine. L’air scandalisé de Vice l’aide à rire de la situation. Le rire rend tout normal, tout le monde sait ça. Comme Arya avec les soldats Lannister, tu balances un truc puis tu rigoles et ça passe crème. Il pourrait même lui rouler un patin puis rigoler et bordel de merde Cam arrête tout de suite de penser à ça. Mieux vaut prendre sa tasse et fuir de l’autre côté de la table avant de faire une connerie. Ce qui, du coup, ne l’empêche pas de dire une connerie. Il s’étrangle et Vice recrache carrément son café. L’image serait hilarante si la situation n’était pas si gênante. D’autant plus que le guitariste ne dédramatise pas du tout la situation en se moquant de lui ou quelque chose comme ça, il fait pire : il change de sujet ! Ce qui, bien sûr, trahit sa gêne. Du moins, c’est comme ça que Cam l’interprète, lui qui a du mal à se concentrer entre les flashs plus ou moins explicites de lui en train de toucher son meilleur ami. Souvenirs ou désirs ? Ah, si le sol pouvait s’ouvrir pour le gober ! « On d'vrait pas tarder à se préparer pour rejoindre Drill aux répét'. » C’est pas bête sur le papier en tout cas, comme diversion. Le seul problème ? Il est en train de se taper une mi-molle rien qu’à cause de son imagination et plutôt crever que dévoiler ça en se levant. Le regard fuyant – il fait mine d’observer cet appartement qu’il connaît pourtant par cœur – il se défile. « Ouais, bonne idée, je te laisse prendre ta douche en premier. » Nouveau set d’images. Son corps nu, de l’eau qui ruisselle. Et par-dessus ces images, un éclair de souvenir. La soirée d’hier. Des nanas en train de les encourager à s’embrasser. Un smack. Un smack qui se transforme en véritable baiser avec la langue. Oh bordel de merde. Ses joues virent au cramoisi. Son cœur va lâcher. Il pense qu’il est révolté mais il ne sait pas ce que c’est ce sentiment, qui lui retourne complètement les entrailles. Il pose son front contre la table, accablé. « Vice... tu vas pas aimer ça du tout... » Ben ouais, ce serait étonnant qu’il saute de joie et lui propose de recommencer, quoi. Il pourrait garder le secret de ce souvenir mais non seulement ils ont l’habitude de tout se dire mais, en plus, ce serait encore plus gênant quand il finirait par s’en rappeler tout seul. Quand il continue de parler, c’est toujours contre la table, pas question de le regarder dans les yeux. « On s’est embrassés hier, puis pas très innocemment en plus. Putain de vodka-oasis de merde. » Si quelqu’un pouvait le tuer, la tout de suite, ce serait sympa. Il essaye de se rassurer. « Le but c’était d’emballer des gonzesses qui nous donnaient des défis. » Ça n’empêche qu’ils n’étaient pas obligés de mettre la langue, c’était pas dans le défis ça. Putain, ça les avait rire en plus, sur le moment, quels cons.



GOOD STORIES always come from bad ideas
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t10051-cam-whole-lotta-love


avatar

› Âge : 28 ans (05/12).
› Appart : Hors du Parking.
› Occupation : Guitariste et parolier principal du groupe Fakir.
› DC : Suileabhan le papa ours.
› Messages : 1204
› Nombre de RP : 3

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mar 15 Aoû - 17:38



C'est bien la première fois que la présence de Cam dans la même pièce que lui, l'oppresse. Des sentiments et envies contradictoires se chamaillent dans son coeur et son cerveau. Le faire dégager de là au plus vite. Ou, au contraire, le garder près de lui. Un peu plus près. Genre, comme dans le lit qu'ils viennent tout juste de quitter. Se blottir de nouveau contre son corps chaud. Y trouver refuge avec le même plaisir qu'au moment où il s'est calé plus confortablement au creux de son cou. Ce souvenir fait battre le palpitant plus vite et enflamme les sens du tatoué qui tente encore une fois de repousser tout ça dans un coin. Passer outre. Oublier. Effacer tout ça. Et vite !

Ouais. Qu'il répond juste, sans s'émouvoir. Mais ravi à l'idée de pouvoir prendre une douche froide pour calmer ce qu'il refuse de voir comme une forme d'excitation.

Le nez plongé dans sa tasse de café, le cul posé contre le buffet loin de la table, il ne prête pas attention aux rougeurs sur les joues de Cam. Et ne tourne la tête vers lui que quand il reprend la parole. De nouveau, il panique. Lui aussi se souvient. Des gonzesses et des défis à la con. Il rougit aussitôt que Cam mentionne ce baiser à la con. Et le simple fait qu'il en parle, semble débloquer un truc. Les souvenirs sont libérés. Attaqué de toutes parts, il ne peut faire mine de ne pas s'en rappeler. Le trouble vient de là. La douceur de ses lèvres contre les siennes. La chaleur de sa langue. Les souffles chauds qui se percutent. Danse endiablée des bouches. Le coeur loupe un battement quand il se rappelle des sensations. C'était bon. Genre, vraiment bon. Il ne fait aucun doute qu'ils auraient fait plus que ça, s'ils avaient été seuls.

Ta gueule ! Il ordonne sèchement. Il parle autant à Cam qu'à son cerveau qui continue de lui filer les informations qu'il avait zappé. C'est jamais arrivé ! On n'en parle plus, ok ? Plus jamais !

Et sans attendre de réponse de sa part, il abandonne sa tasse à moitié remplie dans l'évier et prend la direction de la salle de bain. Il prend grand soin de fermer la porte à clé derrière lui. On ne sait jamais. Il ne sait plus. Peut-être que Cam est gay en fait ? Ou bi ? Si c'est le cas, certaines choses vont devoir changer. Quant à lui, il ne l'est pas, évidemment. Il lance un coup d'oeil à son reflet dans le miroir pour tenter de s'en convaincre. Et c'est quand même une douche glaciale qu'il prend pour couper l'envie à son corps, de le trahir. Ce corps qui semble lui hurler que la présence de celui de Cam, lui manque. Que ses mains sur lui, ça n'aurait pas été désagréable du tout. Même là sous la douche. Surtout là. Le désir grimpe. Trop vite. Trop fort. Au creux des reins. De rage, il flanque un coup de poing dans le carrelage devant lui. La douleur qui irradie aussitôt dans toute sa main, a au moins le don de le faire redescendre sur terre.

C'est Cam. C'est Cam. Son meilleur pote, son frère, son ami. Mais surtout, c'est un mec.

Alors il se persuade que tout ça, c'est juste à cause de l'alcool ingurgitée la veille au soir. Qu'ils vont passer leur journée comme d'habitude et que rien de bizarre ne se produira plus.

Ton tour. Il annonce en quittant la pièce, tout de noir vêtu, les cheveux bien en place et la barbe taillée court et soignée. Le ton de nouveau posé, confiant, assuré. Tout va bien. Tout va très bien.




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t9399-vice-tonight-we-raise-t


avatar

› Âge : 28 ans
› Appart : #609 (F3)
› Occupation : Chanteur du groupe Fakir.
› DC : Nate Hemington
› Messages : 576
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mar 15 Aoû - 19:01


Le front contre la table, Cam est littéralement en train de décéder. Il préfère s’imaginer ailleurs, s’imaginer invisible, qu’ici avec Vice en train de parler de baisers. Il ne se souvient que trop bien du désir dévorant qui s’est emparé de lui quand leurs lèvres se sont touchées. La perte de contrôle, le délice de s’abandonner à l’étreinte. C’est dans un état presque horrifié qu’il constate ce que ça fait encore à son corps maintenant. Difficile de mettre ça sur le compte de l’alcool quand c’est à nouveau si prenant le lendemain matin. Son cœur cogne contre sa poitrine, il sent la température de sa peau augmenter au fur et à mesure que les souvenirs se précisent. « Ta gueule ! », tonne Vice qui, comme prévu, n’aime pas ça du tout. Cam grimace, ne relève toujours pas la tête pour le regarder. Ça n’arrive pas souvent, pour ne pas dire jamais, que le guitariste soit si sec avec lui. Ça arrive qu’il l’engueule, clairement, parce que Cam n’est pas le dernier à faire des conneries mais ce n’est jamais quelque chose qui casse le lien, qui fait mal. Là pourtant, ça fait mal. « C'est jamais arrivé ! On n'en parle plus, ok ? Plus jamais ! » Il relève un peu la tête, toujours courbé, menton sur la table pour jeter un œil vers son pote. Il a l’air furieux et, d’ailleurs, se lève d’un bond pour aller s’enfermer dans la salle de bain. Il laisse derrière lui un Cam complètement paffé, désarçonné. Ce qu’il ressent est difficile à expliquer, il a toujours le sang qui bat contre sa peau, étourdi par les souvenirs, mais il se sent honteux, coupable, d’autant plus vis-à-vis de la réaction de Vice. Il est persuadé d’être devenu complétement cinglé, d’être le seul à être chamboulé de cette façon par cette histoire. D’être un pervers détraqué homosexuel, rien que ça. C’est qu’il ne l’a pas vu rougir, l’autre. Puis ce tour de clef dans la porte de la salle de bain, ça voulait clairement dire : reste loin de moi sale pervers. Merde. Ça lui fait peur, il ne voudrait pas le perdre pour ça. Putain, c’est trop con, il voudrait pouvoir tout effacer, que tout redevienne comme avant. L’angoisse de l’avoir perdu pour de bon se distille dans son ventre.

Au milieu des bruits d’eau, il y a subitement un bruit sourd. Inquiet, Cam se lève d’un bond. Mais aucun cri de détresse ne vient, il n’y a à nouveau plus que la douche, l’eau qui coule. A se demander s’il n’a pas rêvé. Il reste debout, interdit, à regarder dans la direction approximative de Vice, maintenant affreusement inaccessible. Quand il s’imagine, presque malgré lui, le rejoindre sous la douche, il passe ses mains sur ses yeux, appuie un peu, avec presque l’envie de les arracher. Comme si ça changerait quoi que ce soit alors que tout se passe dans sa tête et à la surface de sa peau qui se remémore ce que ça faisait, de l’avoir tout contre lui. Il essaye de se calmer, prend de grandes respirations et, finalement, termine son café. C’est plus facile maintenant qu’ils ne sont plus dans la même pièce, c’est vrai. Ne reste que la peur d’avoir tout fait foirer entre eux. Peur qui grandit quand Vice revient et que tout ce qu’il lui dit c’est : « Ton tour. » Quelle angoisse. Il s’éclipse sans rien dire et rejoins cette salle de bain en essayant de penser à tout sauf au fait que le corps nu du guitariste s’y trouvait quelques secondes auparavant.

Sous le jet frais, Cam ferme les yeux, prend son temps. Il ne se rend pas compte qu’il n’a pas eu à régler la douche pour qu’elle soit froide. Il essaye de mettre de l’ordre dans sa tête et dans son cœur. Il considère Vice comme son frère, ce serait vraiment contre nature d’avoir envie de lui. Il se le répète. Puis il n’est pas gay, merde, pas avec le nombre de gonzesses qu’il s’envoie depuis toujours, c’est pas possible. Quand il sort de la douche son rythme cardiaque semble être à nouveau normal. Il vole des vêtements à son frère – puisque c’est toujours le mantra magique qu’il se répète, qu’il s’agit de la famille – pour ne pas remettre ceux de la vieille qui empeste l’alcool, la weed et les souvenirs gênants. Il sort de là et sors un regard amusé dans le style ouais je t’ai volé des fringues, qu’est-ce que tu vas faire ? parce que c’est exactement ça qu’il aurait fait en temps normal. Bon, ok, en temps normal il l’aurait dit et là les mots restent coincés dans sa gorge mais quand même.

Le trajet jusqu’à la salle de répèt’ se fait dans le silence et les premières minutes sur place sont gênantes. Heureusement Drill semble ne se douter de rien et cette ignorance innocente fini par les toucher eux aussi. L’ambiance redevient plus détendue, presque tout à fait normale, ils arrivent à s’appliquer et même à rire un peu.

Puis l’alcool recommence à couler. Des gens passent, des filles, des amis, et ça repart en soirée. Cam sait qu’il devrait freiner le rythme mais il est trop heureux de pouvoir noyer ses ‘soucis’ dans l’alcool. Un peu de cocaïne passe, ça termine de le détendre complètement. Il en profite pour rejoindre Vice qui est assis sur le canapé, un peu éclaté. « Mec, tu m’as fait peur en gueulant ce matin » (ce matin à 13h15 mais il comprend quoi) « J’ai vraiment pas aimé ça. » Il secoue la tête, pince les lèvres, il incarne le mec qui a pas du tout aimé ça quoi. En version bourrée, évidemment. « Enfin ! », il s’exclame en abattant sa main sur la cuisse de son pote, « Je suis content que tout ça soit derrière nous. » Là, c’est le moment où il devrait enlever sa main de sa cuisse. Devrait, ouais. « Meilleurs amis pour toujours hein ? » Il cherche son regard pour sceller cette promesse et, non, ce n’est pas le désir qui accélère son cœur, c’est la coke. Bien sûr que c’est la coke, eux ils sont meilleurs amis et y a rien d’autre à y voir. Si ?


GOOD STORIES always come from bad ideas
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t10051-cam-whole-lotta-love


avatar

› Âge : 28 ans (05/12).
› Appart : Hors du Parking.
› Occupation : Guitariste et parolier principal du groupe Fakir.
› DC : Suileabhan le papa ours.
› Messages : 1204
› Nombre de RP : 3

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mar 15 Aoû - 19:32



Se raisonner semble un peu plus simple quand Cam n'est plus aussi près de lui que c'était le cas dans la cuisine. Même si ça reste compliqué d'oublier l'excitation qui prend aux tripes, au coeur et au corps. La douche froide lui fait un bien fou. Quand il quitte la salle de bain, il en veut toujours un peu à son meilleur pote et il s'en veut à lui même pour être aussi con. Mais c'est toujours mieux qu'au réveil. Il peut lancer un coup d'oeil au chanteur, sans éprouver la moindre forme de désir bizarre et problématique. De quoi le soulager ! Il parvient à ne pas l'imaginer sous l'eau de la douche, une fois que c'est à ton tour de s'enfermer dans la salle de bain. En l'attendant, il enfile un paire de chaussures, récupère clés et portable et s'installe devant la télévision.

Mec, tu vas élargir mes fringues ! Il parvient à se foutre de lui quand il réalise qu'il porte ses vêtements. Il ne le pense pas vraiment. Et quand bien même ce serait le cas, Cam n'est pas une gonzesse. Il ne va pas se vexer pour une remarque du genre !

Si la gêne est toujours palpable les heures suivantes, la tension est moins présente que dans l'appartement. Comme si, vraiment, leurs esprits étaient en train d'effacer ces conneries pour passer à autre chose. Un quelque chose qui n'implique pas le moindre rapprochement physique entre eux. C'est la présence de Drill qui achève de calmer les choses. Il n'a pas besoin de savoir. Il ne saura même jamais. Mais tant qu'il est là, tout va bien. Comme quoi, c'est pas des conneries qu'ils ont sacrément besoin de ce pilier là dans leur vie. Les répét se déroulent donc à merveille. Et la soirée démarre. Comme à chaque fois, ça vire en fête. Vice s'applique à ne rester qu'en compagnie de jeunes femmes durant les premières heures. Il aime les femmes. Et pas qu'un peu ! Leur odeur, la douceur de leur peau, leurs courbes, leurs regards brûlants. Il embrasse et enlace entre deux verres d'alcool. Pas de drogue ce soir. Il parvient à se convaincre que ça l'aidera à garder les idées claires et à ne pas faire de nouvelle connerie.

Il n'empêche qu'à moitié amorphe, il échoue sur un canapé un brin reculé. Suffisamment sonné pour ne pas paniquer quand Cam le rejoint se laisse tomber à ses côtés.

Froussard. Qu'il lâche seulement, avec ironie. Il lui lance un bref coup d'oeil et roule des yeux. Plus amusé que vraiment touché par sa confession qui se veut malheureuse.

Et la main qui échoue sur sa cuisse. La chaleur qui irradie aussitôt. Qui l'enflamme tout entier. Jusqu'à son coeur qui s'emballe furieusement dans sa cage thoracique. Il devrait repousser cette main en se balançant une connerie. Une boutade pour le rappeler aussi gentiment que possible à l'ordre. Mais il est ralenti par l'alcool. Et son cerveau secoué par les effets autres imagine cette main halée remonter. Plus haut. Juste un peu plus haut. Et sa voix encore. Tout près de lui. Qui lui fait relever la tête et croiser son regard. Les pupilles qui se dilatent, c'est la fatigue et l'alcool. Rien à voir avec la moindre forme de désir. Il n'est pas attiré par Cam. Il n'est pas attiré par les hommes. Pourtant cette odeur qui lui est propre et qui lui chatouille les narines, lui donne l'envie de se rapprocher de lui. Ce qu'il croit lire dans son regard, fait échos à ses propres pensées.

Cam ... Il tente, à voix basse. Les mâchoires se crispent, les lèvres se pincent. C'est quand ses yeux se posent sur les lèvres de ce crétin, qu'il réagit. Il se lève sèchement et s'éloigne. Avec la ferme intention de prendre la fuite. Il se fout de passer pour un lâche. Tout ça, c'est des conneries.

Il n'a pas fait deux mètres, qu'il fait demi tour. Il n'est pas conscient des gens autour. Il n'est pas certain qu'il y ait qui que ce soit en fait. Peut-être pas dans la même pièce. Loin. Dans un autre univers. Il s'en fout. Là, il n'est conscient que de Cam. Qui amorce peut-être un mouvement pour se lever à son tour. Ou peut-être pas. La main tatouée se pose sur le torse et pousse pour le faire basculer sur le canapé. Son corps surplombe le sien quand il le rejoint dessus et sa bouche entre trop brutalement en collision avec la sienne. Comme les dents qui veulent esquinter ses lèvres et sa langue qui attrape et repousse tour à tour la sienne. Il n'est plus sûr de ce qu'il fait. Il sait que c'est Cam. Il peut difficilement passer outre ce fait là. Et il sait que son corps le pousse à poursuivre. C'est son cerveau qui lui hurlerait plutôt de tout arrêter et de se tirer. Mais le cerveau est sur pause. Parce que le désir le percute de plein fouet. Il oublie de respirer trop longtemps. Il fini essoufflé sans pour autant trouver la force de le libérer pour reprendre son souffle. Son coeur fait mal à battre trop fort. La tension se loge au creux des reins. Le retourne complètement. Tremblant et haletant mais incapable de s'arrêter.




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t9399-vice-tonight-we-raise-t


avatar

› Âge : 28 ans
› Appart : #609 (F3)
› Occupation : Chanteur du groupe Fakir.
› DC : Nate Hemington
› Messages : 576
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mar 15 Aoû - 23:30


La soirée commence comme beaucoup d’autres avant elle, en se fondant dans la répèt’. Cam et Vice partent chacun de leurs côtés ce qui, en soi, n’est pas si étrange que ça. Ça arrive souvent qu’ils aillent chasser dans leurs coins, n’échangent que quelques regards complices au cours de la nuit. Les vrais amis n’ont pas tout le temps besoin de se parler pour savoir qu’ils comptent l’un pour l’autre. Ce soir, c’est assez désagréablement différent. On dirait presque qu’ils s’évitent. C’est pas grave tout ça, c’est normal. Cam réussi à s’en convaincre et parvient même à ne plus y penser quand il se lance dans des concours de décente de bière avec des types. Le temps passe comme ça une ou deux heures puis une ligne de cocaïne lui passe dans la narine et il y trouve le courage d’aller accoster son meilleur ami. Il ne pense honnêtement pas tenter quelque chose. Parce que ça n’aurait pas de sens, il n’est pas gay. Il fait juste du damage control, il exprime qu’il n’a pas aimé ça, ce matin, quand il est devenu sec. « Froussard. », lui répond Vice, ce qui n’est pas très étonnant quand on connaît la bête. C’est pas le genre à se lancer dans de grandes explications sur ses états d’âmes. Le chanteur sourit et s’exclame qu’il est content que tout ça soit derrière eux. Au passage, il pose sa main sur sa cuisse. Ce qui était censé être un geste amical et furtif. Mais qui s’éternise et n’est pas si innocent, même si Cam ne se l’avoue pas tout à fait. Du moins jusqu’à ce que leurs regards se trouvent et que l’air devienne plus lourd. Il est complètement aspiré, n’ose presque plus bouger. Son cœur recommence à battre la chamade, comme au réveil. Il devrait retirer sa main, détourner le regard, retourner s’envoyer quelque chose dans le nez et passer à autre chose. Mais il reste là et quand l’autre dit « Cam ... » ce dernier est suspendu à ses lèvres. Une seconde plus tard, Vice se lève, le regard fermé, et s’en va d’un pas rapide. Cam fronce les sourcils, un peu sonné par le caractère soudain de cet abandon. Le regard qu’il lance sur le reste de la salle est presque désespéré, comme à la recherche de quelqu’un qui pourrait l’aider à comprendre ce qui vient se passer.

Du coin de l’œil, il voit que Vice fait demi-tour et reporte son attention sur lui. Son expression est étrange et, l’espace d’un instant, Cam est certain qu’il va le frapper. Alors il fait mine de se lever, ce qui est plus un réflexe défensif que quelque chose de réellement réfléchi – parce que ce n’est pas comme si, une fois debout, il serait capable de rendre les coups, plutôt mourir tabassé par Vice que le frapper en retour – mais son ami le repousse et le fait tomber dans le canapé. Le corps de Cam comprend avant sa conscience ce qui est en train d’arriver et s’agrippe avec ferveur au rockeur qui lui ravage la bouche. C’est puissant, c’est violent, ça lui coupe le souffle et chamboule complètement son rythme cardiaque. Il ne pense pas du tout aux apparences, aux gens qui pourraient les regarder. Il est complètement submergé par le désir qui déferle sur lui comme une vague de tempête, le force à boire la tasse, le fait suffoquer mais il en redemande. Il fonctionne à l’instinct, attrape ses cheveux pour l’empêcher de s’éloigner, d’éloigner trop longtemps sa langue de la sienne. Il n’a jamais touché un autre homme comme ça, se sentirait presque ridicule comme lors d’une première fois. Il se retrouve à enrouler ses jambes autour de lui pour forcer leurs corps à se presser, leurs intimités à se frotter à travers leurs pantalons. Il ne comprend rien à ce qu’il ressent, il ne sait pas d’où viennent ces gestes. Il ne veut pas que ça s’arrête, jamais, et surtout pas qu’ils parlent parce qu’il ne saurait pas quoi dire, sauf peut-être j’ai envie de toi, mots interdits.

C’est quand sa main file sous son T-shirt pour caresser sa peau brulante qu’il se rend compte pleinement qu’ils sont en public et que s’ils ne s’arrêtent pas ils vont réellement finir par baiser sous les yeux de tous leurs amis et connaissances. « Arrête », il parvient à articuler sans conviction entre deux baisers, entre deux respirations saccadées. « Vice, arrête, j’en ai envie mais c’est déconné on est en public. » Ça lui coute de dire ça putain, c’est l’inverse de ce que souhaite son corps, de ce qu’il souhaite, même si c’est le bordel, qu’il n’y comprend rien, qu’il sait qu’il ne devrait pas avoir ce genre d’envies pour lui. Retrouver ses esprits est douloureux, il faut faire face à la réalité de ce qu’il vient de se passer. Vice va-t-il encore partir tout d’un coup ? Cam regarde autour d’eux, apparemment personne ne les regarde encore, ils ont bénéficié du haut taux d’alcoolémie de tout le monde et de l’obscurité de la pièce. « Pars pas. Panique pas. » Lui-même ne le lâche pas, en tout cas. « Merde, Vice qu’est-ce qu’il vient de se passer ? », il panique malgré lui, malgré avoir demandé à son meilleur ami de ne pas paniquer. « J’ai encore envie de t’embrasser », il dit ça comme s’il le découvrait, spectateur de ses propres envies. Et c’est vrai, qu’il voudrait qu’ils passent le reste de leur vie dans ce canapé à s’embrasser – et plus – seuls au monde. Sauf qu’ils ne sont pas seuls au monde, sauf que Cam panique de tout ce désir qui lui semble à la fois si déplacé et si pur.


GOOD STORIES always come from bad ideas
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t10051-cam-whole-lotta-love


avatar

› Âge : 28 ans (05/12).
› Appart : Hors du Parking.
› Occupation : Guitariste et parolier principal du groupe Fakir.
› DC : Suileabhan le papa ours.
› Messages : 1204
› Nombre de RP : 3

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mer 16 Aoû - 0:42



Il y a clairement quelque chose qui a changé entre eux. Et il semble absolument impossible de faire marche arrière. C'est trop tard. C'est un quelque chose d'encore indéfinissable, qui est né. Si c'est à ce point terrifiant, c'est parce que c'est l'inconnu. Tout le monde sait que l'inconnu fait peur. Quand deux mecs hétéros se mettent à se désirer de façon charnelle, on peut considérer qu'un truc a déraillé quelque part. D'autant qu'on peut difficilement trouver plus hétéro que ces deux là. L'un l'est sans doute beaucoup plus que l'autre encore -suivez mon regard...-.

Il aura beau fuir Vice, il ne pourra pas le faire indéfiniment. Cam est et restera sans doute la personne la plus importante pour lui, dans sa vie, dans son coeur ... Bref, la totale. Lui tourner le dos -sans jeu de mots- et l'éviter, ça ne peut que durer un temps. Il manquera beaucoup trop rapidement à sa vie. Alors il abandonne la lutte et échoue contre lui. Contre son corps que le sien réclame depuis le matin même. Ou la veille au soir. Ou peut-être même depuis toujours ! Le baiser qu'ils échangent a un goût d'évidence qui fait un bien fou. Vice pourrait se perdre ainsi contre ce corps masculin. C'était con de vivre sans avoir jamais connu ça.

Embrasser Cam, ce n'est clairement pas comme embrasser une nana. Il y a trop de force dans sa poigne et dans les jambes qui encerclent son corps pour le maintenir captif. Pourtant ce n'est pas si différent. Et pas uniquement parce que Cam est du genre à toujours se raser de près et que, par conséquent, il a la peau presque aussi douce que celle d'une gonzesse ! La main qui s'accroche à ses cheveux, trop fort, l'électrise. Comme le contact soudain entre les intimités. Ca, ce n'est pas habituel. Du tout. Et pourtant, plutôt que d'entre dégoûté, il en est plus excité encore. Parce que dans son cerveau, tourne en boucle le prénom de son meilleur pote. Cameron. Cam. Cam. Cam. C'est pas Un mec. C'est Cam. Une main s'immisce sous son tee shirt pour trouver la peau tatouée, en même temps que le baiser prend fin. De nouveau il respire. Même si le froid s'abat brutalement sur lui. Qu'il arrête. Oui, il sait qu'il doit arrêter. Qu'ils ne doivent pas faire ça. Qu'ils sont trop cons de faire une connerie pareille. Il est presque rassuré d'entendre l'argument imparable que Cam lui balance.

Il redresse aussitôt la tête, catastrophé, pour s'assurer que personne n'a rien vu. Non, vraiment, il ne tient pas à passer pour un gay. Il ne l'est pas et ne le sera jamais. Il ne trouve rien à répondre. Il veut juste se décoller rapidement de lui. Pour échapper à l'emprise qu'il a sur lui. Autant que pour cesser de s'afficher ainsi avec "un mec". Il gronde quand Cam semble raffermir sa prise.

Laisse moi au moins m'redresser. Il gronde, sans le regarder. Trop occupé qu'il est à s'assurer que vraiment personne n'a rien remarqué. C'est toi qui panique là. Putain ...

Tant bien que mal, il se redresse. S'éloigne de l'autre côté du canapé. Ce qui semble beaucoup plus prudent. Il est incapable de croiser le regard de Cam sans éprouver la féroce envie de fondre contre son corps dur et brûlant.

Ouais je vois ça. Qu'il a encore envie de l'embrasser. Il n'est pas prétentieux Vice. Il est bien pire ! Et parfois, c'est son seul moyen d'auto-défense. Le but étant de dissimuler son propre trouble, ses propres envies. Qu'est-ce qui déconne chez nous ... Du revers de la main il s'essuie la bouche. Comme si ça allait suffire à effacer l'interminable baiser qu'ils viennent d'échanger. Il cherche une excuse. Ou une attaque. Le truc, c'est que ce soir il a peut-être bien les idées un peu plus claires que Cam lui même. J'ai envie de recommencer aussi. Mais c'est complètement con. C'est débile. Faut qu'on arrête ça. Et c'est plus facile de marmonner ça sans le regarder !

Il a eut envie, en début de soirée, de se trouver une gonzesse pour la nuit. Il a flirté avec quelques unes. Mais l'envie s'est échappée trop vite. Saccagée par l'autre envie. Celle qui concerne Cam. Mais c'est quelque chose d'embrasser son pote. C'en est une autre, d'aller plus loin encore.

J'sais pas quoi faire. Et c'est rare qu'il avoue à voix haute ce genre de truc. Qu'il laisse apercevoir une faille. Qu'il avoue ne plus être en pleine possession de ses moyens.




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t9399-vice-tonight-we-raise-t


avatar

› Âge : 28 ans
› Appart : #609 (F3)
› Occupation : Chanteur du groupe Fakir.
› DC : Nate Hemington
› Messages : 576
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mer 16 Aoû - 22:19


Reprendre ses esprits est douloureux. C’est le retour des doutes et de l’angoisse acide qui se mêle au sang chaud de l’excitation, mélange détonnant, qui donne le tournis. Cam est tremblant, il panique. Il devrait commencer par lâcher son meilleur ami, ce serait quand même le début de quelque chose. Surtout maintenant qu’ils sont pleinement conscients d’être en public, ce qui rend tout ça encore plus étrange. Encore, avec une femme, ce ne serait la première fois ni pour l’un ni pour l’autre qu’ils se donneraient en spectacle comme ça. Mais là c’est complètement différent, là c’est eux : des amis de toujours, et, surtout, des hommes. Ce n’est peut-être pas tellement que l’avis des autres compte – en tout cas pour Cam – mais surtout que leur regard rendrait tout ça beaucoup trop réel. Il n’est pas prêt pour que ce soit réel. Il en veut encore, a l’impression qu’il n’en aura jamais assez même, du corps de Vice, mais ce serait beaucoup plus simple s’ils pouvaient tout effacer après. Merde, ils sont meilleurs amis, ils sont hétéros, y a rien qui colle dans cette histoire. Alors pourquoi ? Le cœur du chanteur semble essayer de gagner un contre la montre, à cent à l’heure dans sa poitrine. « Laisse-moi au moins m'redresser. », lui demande son pote dans un grognement. Cam le lâche et le regrette aussitôt que l’air s’engouffre entre eux. Il se redresse à son tour, essaye de se donner une constance. Il passe une main dans ses cheveux pour leur rendre un semblant d’ordre qu’ils n’ont pourtant déjà pas au quotidien. « C'est toi qui panique là. Putain ... » Ah ça, ouais, on peut dire qu’il panique. Il a l’impression que son monde entier vient de s’écrouler. Rien ne pourra plus jamais être comme avant. Même en plein concert, il sera maintenant conscient de la présence de Vice sur scène avec lui d’une toute autre façon.

Assis chacun de leur côté du canapé, on dirait carrément un couple qui essaye de se disputer discrètement en pleine soirée. Il n’a pas envie de se disputer, Cam, il a envie de l’embrasser encore. « Ouais je vois ça. » Il lève les yeux au ciel, rendu un peu conscient par ces paroles qu’il passe probablement pour un vieil accro. Ce qui n’a pas de sens. Celui qui lui aurait dit, quelques jours plutôt, qu’il en viendrait bientôt à presque supplier son ami pour ses lèvres, aurait certainement terminé à l’hôpital. « Qu'est-ce qui déconne chez nous ... » S’il le savait, il pourrait y remédier. Ce pourrait-il qu’ils soient simplement confus à cause de la force de leur lien ? Ils ont toujours été fusionnels, presque comme les deux faces d’une même pièce, à tout savoir l’un de l’autre, tout partager. De quand ça date, cette impression de plafonner, malgré tout ça, de vouloir encore plus ? De beaucoup plus longtemps qu’il ne daigne l’admettre. « J'ai envie de recommencer aussi. » L’entendre le dire lui détraque le bas ventre. Ça lui fait mal tellement il a envie de revenir se coller contre lui. « Mais c'est complètement con. C'est débile. Faut qu'on arrête ça. » Il acquiesce, complètement d’accord. Ils n’ont jamais eu d’idée plus débile que ça. Le plus terrifiant arrive juste après. Parce que Cam ne sait pas s’il a déjà vécu quelque chose de plus terrifiant qu’un Vice qui avoue : « J'sais pas quoi faire. » Certainement pas. Ça fait vraiment flipper de le voir comme ça. Ça fait encore plus flipper d’en être la cause. Il s’en veut mais il ne sait pas s’il s’en veut de ressentir ça ou de ne pas savoir comment gérer les choses pour que ça se passe bien, avec assurance et humour.

Il essaye de réfléchir, même s’il a le cerveau un peu grillé par l’alcool et la poudre. Quelle est la situation ? Il a envie d’embrasser son meilleur ami, de le sentir encore sur lui, en gros, il a envie de se le taper. C’est vrai que c’est complètement con mais ça n’en reste pas moins beaucoup trop fort pour être ignoré. « Bon. Peut-être que si on se tape chacun une gonzesse ça passera ? », il tente, pas très convaincu mais certain qu’il est encore capable de coucher avec des femmes. Il a à peine fini de dire ça qu’une des filles que Vice a dragué tout à l’heure s’approche et s’assoit entre eux pour venir se coller au guitariste. Ça lui retourne le cœur, à Cam et, pendant une seconde, il est complètement éberlué par ce qu’il ressent. De la jalousie. Il est malade de jalousie. Ses muscles se gonflent de rage, sa mâchoire se crispe. Bordel, comme si c’était déjà par suffisant de vouloir l’embrasser, voilà qu’il ne supporte tout d’un coup plus l’idée que quelqu’un d’autre le fasse. « Hey ! », il interpelle la jeune femme, un peu sèchement. « Tu vois pas qu’on est en train d’avoir une conversation ici ? Tu dégages, putain. » Elle le regarde, visiblement pas trop sûre qu’il soit sérieux. Et lui, il insiste : « Casse toi. » C’est pas son genre de parler comme ça aux femmes. Il est pas toujours réglo avec elles, c’est vrai, mais il n’est jamais méchant, en tout cas. Elle hésite un peu mais finit par s’en aller, non s’en promettre à Vice de revenir. Ce qui fait râler Cam qui marmonne, une fois qu’elle a disparu : « Ok, c’était une mauvaise idée, on fait pas comme ça. Pas sous mes yeux en tout cas... Peut-être que c’est ça la solution ? Je me casse en road trip pendant une semaine, on baise un millier de meufs et quand je reviens tout sera rentré dans l’ordre ? » Sur le papier, ça lui paraît se tenir. Mais il n’arrive déjà pas à s’imaginer quitter ce fauteuil, ni même rentrer dormir chez lui au lieu de chez Vice alors carrément quitter la ville... Ce bordel, putain, ce bordel.



GOOD STORIES always come from bad ideas
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t10051-cam-whole-lotta-love


avatar

› Âge : 28 ans (05/12).
› Appart : Hors du Parking.
› Occupation : Guitariste et parolier principal du groupe Fakir.
› DC : Suileabhan le papa ours.
› Messages : 1204
› Nombre de RP : 3

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Mer 16 Aoû - 23:14



Il a autant envie que Cam le lâche, qu'envie qu'il le retienne au contraire. Son corps contre le sien, c'est devenu son nouveau putain de refuge. Tout ça parce qu'ils se sont embrassés la veille au soir, totalement ivres, et qu'ils ont aimé ça. Qu'ils ont apparemment aimé, également, dormir dans les bras l'un de l'autre. C'est l'horreur pour deux types aussi hétéro qu'eux, de réaliser qu'ils ont une attirance pour un homme. Mais dans le même temps, c'est compliqué de nier. Surtout après ce baiser pour le moins fougueux. Ca lui fait mal à Vice, de reconnaître qu'il a envie de l'embrasser encore, lui aussi. Se perdre de nouveau contre ce corps chaud, sa bouche accrochée à la sienne. Le corps et la raison ne veulent pas la même chose. Ce soir plus que jamais pour le tatoué qui tente d'étouffer ce sentiment de panique qui lui prend aux tripes. Cam est toujours à portée de main. Il n'aurait qu'à tendre le bras pour le toucher encore. Pour constater de nouveau comme l'air crépite quand ils se frôlent. Pour sentir encore ces décharges électriques au moindre contact.

Il s'en fout d'avoir l'air un peu fragile devant lui quand il avoue être perdu. Parce que c'est Cam. Et que Cam, il le connaît par coeur. Il connait la moindre de ses faiblesses. Ouais, compte tenu du fait qu'il n'a pas des tas de faiblesses, c'est plutôt facile ! Mais dans l'idée, c'est ça. Cam connaît même chacun des membres de sa famille. Et ça, clairement, ce n'est pas donné à tout le monde. Ils réfléchissent ensemble à ce qui serait le mieux à faire, Vice ne pense pas un seul instant : femme. Il y a pourtant bien pensé en début de soirée quand il est arrivé là et que son regard a filé tout droit sur les courbes à peine dissimulés par les vêtements. Mais à ce moment là, il voulait tout oublier. Pour se convaincre qu'il avait rêvé ce désir. C'est impossible désormais. Il sait sans l'ombre d'un doute, qu'il a envie de son meilleur ami. De façon charnelle.

Alors quand il émet l'idée que chacun aille se taper une gonzesse, c'est un regard effaré qu'il pose sur lui. Il doit rêver. C'est quoi cette idée à la con ? En fait non, ce n'est pas si con que ça. C'est même ce qu'il y aurait de plus logique à faire. Mais c'est la pensée d'un Cam en train de se taper une nana, qui le dérange. Se taper n'importe qui d'autre en fait.

Tu crois ? Il se contente pourtant de grommeler, tout bas, en détournant bien vite le regard. Il n'assume pas vraiment le fil de ses pensées. Si Cam pense en être capable, alors il ne doit surtout pas avouer que lui, il s'en sait bien incapable. Question de fierté. Ne pas avoir l'air plus perturbé, plus désireux ou plus accro que lui. Surtout pas !

C'est une aubaine quand une jolie brune vient s'asseoir entre eux et se colle à lui. Si Cam est capable d'envisager l'idée de se taper une nana ce soir, pourquoi pas lui !? Il sourit un peu à la jolie brune qui se colle davantage à lui. Pourtant, il ne réagit pas aussi naturellement que d'ordinaire. Pas le réflexe d'enrouler son bras autour d'elle. Et aucune image indécente qui vient tout naturellement prendre place dans son esprit. Aucune, pour venir remplacer les autres. Celles qui le mettent en scène avec Cam. Cam qui, d'ailleurs, fini par leur rappeler sa présence en gueulant un bon coup. Et en envoyant correctement chier la jeune femme qui ne tarde pas à prendre la fuite. Vice croise le regard sombre de son ami. Les sourcils se froncent, les prunelles s'assombrissent et un léger sourire fait se soulever de quelques millimètres, la commissure de ses lèvres. Ce crétin est jaloux.

Putain Cam, t'es jaloux. Il constate quand l'autre précise : pas sous ses yeux. Mais que ce soit sous ses yeux ou non, ce sera pareil. Il y pensera même s'il ne voit pas. Le résultat sera le même. Vice n'a qu'à imaginer Cam avec une femme -ou un mec. Surtout un mec en fait- pour devenir barge. Même nous on serait pas capables de baiser autant en une semaine. Il tient à lui rappeler, un brin narquois.

Et puis il hoche négativement la tête. Parce que s'il veut bien tenter le coup et aller baiser des tas de nanas ici et là, il ne peut accepter l'idée que Cam le fasse aussi. Ca a toujours fonctionné comme ça dans son esprit dérangé. Lui a tous les droits. Pas les autres. Quand la jalousie se mêle à la partie, c'est d'autant plus vrai.

Ou on fait l'inverse. Qu'il balance juste comme ça. Un peu brutalement, un peu froidement. L'air détaché. De la même façon qu'il aurait pu dire : il pleut. On a qu'à essayer. Si ça se trouve on va vite se rendre compte que ça marche pas du tout. Ou alors ils vont aller jusqu'au bout, coucher ensemble et recommencer à se poser des milliers de questions. Dont : et maintenant ?




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t9399-vice-tonight-we-raise-t


avatar

› Âge : 28 ans
› Appart : #609 (F3)
› Occupation : Chanteur du groupe Fakir.
› DC : Nate Hemington
› Messages : 576
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Jeu 17 Aoû - 16:02


Le regard que Vice lui lance quand il propose qu’il se tape chacun une gonzesse le déstabilise complètement. Parce qu’il pense y lire du choc. Ça le touche d’une façon indéfinissable et il détourne bien rapidement le regard pour ne pas être tenter de littéralement lui sauter dessus. Il n’en revient pas de lui-même et de ces pulsions qui le poussent vers son meilleur ami et le font presque se sentir comme une nana en pamoison devant son rockeur préféré. C’est pas possible putain. Il faut qu’il fasse quelque chose pour se sentir viril et hétérosexuel au plus vite, ça commence à devenir urgent, putain. C’est pour ça qu’il acquiesce vivement, dans une assurance complètement feinte, quand Vice lui demande s’il croit que c’est la solution. Bien sûr que c’est ça la solution : noyer ce désir interdit entre les reins d’une femme. Ça devrait finir par passer, théoriquement. Il change complètement d’avis quand une brune vient se coller sans la moindre gêne au guitariste. S’il pouvait la tuer du regard, ce serait déjà fait. Il n’aime pas ça. Encore une fois, ce qu’il éprouve est d’une puissance rare ; il va devenir complètement dingue si elle ne dégage pas tout de suite. Il se surprend à penser que Vice est à lui en entier et qu’il ne laissera plus personne d’autre le toucher. Sentiment certainement décuplé par cette insécurité flippante qu’il ressent : il ne sait plus ce qu’il est pour lui. Il n’était pas jaloux avant, parce qu’il savait très bien quelle était sa place : le meilleur ami qui passe avant tout le monde. Leur baiser torride chamboule tout, détruit ses repères, il ne sait plus quelle est leur relation.  

Leurs regards se croisent. Le cœur de Cam bat soudainement plus fort, puis encore plus quand il distingue son sourire. « Putain Cam, t'es jaloux. » Pris en faute, il pince les lèvres, détourne le regard, rougit un peu. Prie pour que ça ne se voie pas dans l’obscurité de la pièce. Il se sent déjà assez ridicule comme ça. Il devrait se révolter et nier mais, à la place il marmonne, les joues chaudes : « Ta gueule. » Pas la moindre agressivité, bien sûr, uniquement de la gêne. Parce que, ouais, il est jaloux. Tout ça est vraiment difficile à gérer, d’autant plus quand toutes les cellules de son corps lui crient d’arrêter de réfléchir et d’entrer en contact avec la peau de Vice. « Même nous on serait pas capables de baiser autant en une semaine. » Et bien sûr que ce sont des images d’eux qui lui déferlent dans la tête. Ses mains partout sur son corps. Mais, beaucoup plus perturbant encore, il imagine Vice le prendre sauvagement de multiples fois, pour atteindre un millier de fois en une semaine. Il a du mal à avaler sa salive, s’étrangle un peu, sous le choc de l’obscénité de ses pensées. Il n’en revient pas d’imaginer ça, ne comprend pas comment c’est putain de possible, se sent presque sale mais ne parvient pas à regretter.

En tout cas, son meilleur pote semble définitivement contre l’idée qu’ils s’oublient dans des gonzesses. Après une seconde, il balance : « Ou on fait l'inverse. » Oh putain. Cam ne respire plus. Est-ce qu’il comprend bien ce qu’il veut dire ? « On a qu'à essayer. Si ça se trouve on va vite se rendre compte que ça marche pas du tout. » C’est Hiroshima dans sa tête et dans ses reins. Il est à la fois scandalisé et fou d’excitation. Une partie de lui n’ose pas y croire. Vice se rend-t-il vraiment bien compte de ce qu’il vient de proposer ? Et son cœur qui cogne toujours, comme un diable en cage. Bam, bam, bam. Il se rappelle vaguement qu’y a un mec qui a sorti un truc du genre un jour : la meilleure façon de résister à la tentation c’est d’y céder. Il ne se rappelle plus trop qui a dit ça, il aurait fallu qu’il écoute à l’école pour ça. Quoi qu’il en soit, il ne lui faut qu’une fraction de seconde pour retourner contre Vice, glisser ses doigts contre la peau de son ventre et une main dans le creux de sa nuque, uniquement guidé par l’envie dévorante de le toucher, même rien qu’un peu. Sauf que rien qu’un peu, ça n’existe pas entre eux et qu’il oublie, encore, que tout le monde peut les voir. Il l’embrasse avec avidité et laisse ses doigts descendre dans son pantalon. Heureusement, il ne perd pied comme ça que pendant une seconde. Il s’arrête, ne retire pas tout de suite sa main mais ne bouge plus, lâche ses lèvres. Son regard est à la fois brillant d’excitation et affolé. « Faut qu’on se casse d’ici, maintenant » Il retire sa main, se lève du canapé, a honteusement un peu de mal à retrouver sa stabilité sur le sol, tellement le désir lui fait tourner la tête. « Je suis à fond pour ce plan. On va chez toi. », il dit et il n’en a plus rien à foutre de le laisser voir qu’il est affamé. C’est trop tard pour la fierté, fallait y penser avant. Aller chez Vice est d’ailleurs le seul plan viable parce que, si sa mère et sa sœur ont l’habitude de voir le tatoué trainer chez eux et ne se poseraient pas de question, ce serait beaucoup trop gênant de se dire qu’elles peuvent tout entendre. S’il y a quelque chose à entendre. Putain, le voilà qui imagine quel genre de bruits Vice peut bien faire pendant l’amour. Il est définitivement foutu, pas de retour en arrière possible, c’est évident. D’ailleurs quitte à faire une connerie, autant la faire à fond, et, traversé d’une énergie sexuelle qui zappe complètement la peur, il se penche pour lui murmurer : « Vice, prends-moi, chez toi, s’il te plait. » Oui, il y a de la supplication dans sa voix. Oui, il est lui-même complètement abasourdit par ses propres paroles. Mais puisqu’il n’est prévu de réaliser cette ‘expérience’ qu’une fois, y a pas de raison de se retenir, autant tout donner. Le pire dans tout ça, c’est peut-être bien que le raisonnement lui semble cohérent.



GOOD STORIES always come from bad ideas
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t10051-cam-whole-lotta-love


avatar

› Âge : 28 ans (05/12).
› Appart : Hors du Parking.
› Occupation : Guitariste et parolier principal du groupe Fakir.
› DC : Suileabhan le papa ours.
› Messages : 1204
› Nombre de RP : 3

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Jeu 17 Aoû - 17:31



C'est fou la vitesse avec laquelle Cam semble changer d'avis. Ca a le don de faire naître un sourire amusé sur le coin des lèvres du tatoué. Bien que dans l'esprit, c'est un autre genre de mélodie qui se joue. Il s'enflamme complètement Vice, d'imaginer que le chanteur est jaloux. Que, finalement, l'idée de son meilleur pote en train de sauter la première venue, ne lui plaise pas du tout. C'est rassurant pour lui qui peinait déjà à accepter ce genre de pensée. C'aurait été un réel problème qu'il n'y ait pas de réciprocité sur ce terrain là. Il se fait moqueur pour étouffer autant que possible, sa joie sincère et son excitation grandissante. Il n'est pas censé désirer un autre homme. Mais plus il se répète cette phrase là, plus il se répète que c'est différent, puisque c'est Cam. Quand on atteint une telle proximité avec quelqu'un, ça ne peut que dérailler. Il pourrait tuer pour Cam. Il pourrait crever pour Cam. A quoi bon paniquer parce qu'il a maintenant envie de le sauter ?

Il éclate de son rire tonitruant, quand son meilleur pote lui gronde de fermer sa gueule. Impossible. Non seulement parce qu'il n'obéit jamais aux ordres qu'on lui donne. Mais aussi et surtout parce que c'est putain de libérateur de le savoir jaloux quand lui même se sentait rongé par ce sentiment venu de nulle part. Il y a pourtant cette idée complètement conne, balancée au hasard par le crétin qui a l'air d'y croire. Vice n'a pas la même vision des choses. Selon lui, c'est inutile d'essayer de s'échapper. Tout ça recommencera plus fort que jamais quand ils se retrouveront. Parce qu'ils se retrouveront forcément. Ils ne vont pas se tourner le dos pour de bon, alors qu'ils se connaissent depuis qu'ils sont gamins. C'est hors de question de se perdre à cause de ... D'un truc comme ça, qu'ils ne comprennent toujours pas. Qu'ils ne comprendront que s'ils essaient. Il faut essayer. Quitte à s'arrêter en cours de route et rire comme des cons parce qu'ils réaliseront qu'ils ont juste mal interprétés les signes et les pulsions.

C'est peu probable que ça arrive ceci dit. Après les baisers échangés, nul doute qu'ils ont très bien compris le désir. S'il a envie d'essayer Vice, c'est aussi et surtout parce qu'il ressent toujours ces putains d'élans qui le poussent vers lui qui est toujours là, à côté de lui. A attendre qu'il trouve une solution. Il a toujours réponse à tout le guitariste. Même quand la réponse en question n'est qu'une merde sans nom. Il ne reste jamais bien longtemps dans les impasses. Bloqué par quoi que ce soit. Il préfère donc forcément son idée à celle balancée par le chanteur. Et vu la façon qu'il a de le regarder, il devine sans trop de mal qu'il en va de même pour lui. Dans ses prunelles marrons, il lit un désir qui fait échos au sien. Qui réveille le sien, le secoue, le pulvérise. S'ils étaient seuls, il l'aurait de nouveau plaqué sur le canapé.

Mais ils ne sont pas seuls. Alors il ne bronche pas et se contente de le regarder. C'est lui qui perd le contrôle et revient à la charge. S'en prend à ses lèvres pour l'embrasser de nouveau et pose ses mains sur lui. De nouveau, l'embrasement total. Un seul contact et c'est le déferlement des sensations. Chaque fibre de son être se réveille et cherche le contact avec le sien. Il referme une main sur ses cheveux qu'il empoigne quand il l'embrasse plus durement encore. Il lui mord la langue quand il sent sa main qui s'invite dans son pantalon. Putain. Il suppose assez rapidement que la réponse est positive en ce qui concerne son plan à lui. Il suffit de voir la façon qu'il a de le regarder ensuite pour le comprendre, si le baiser et la main baladeuse n'ont pas suffit pour ça. Le regard de Vice se durcit quand il le plante dans celui, ravagé par le désir, de son meilleur ami. Les images salaces qui ne cessent de lui traverser l'esprit, auraient de quoi en faire rougir plus d'un.

Il n'a pas sa réactivité quand Cam se lève subitement. Difficilement, surtout. L'équilibre ne semble soudainement plus être trop son fort. Le regard levé sur ce corps qui se dresse devant lui, il oublie de se redresser à son tour. Il retombe vaguement sur terre, à la supplication qui caresse agréablement ses tympans. L'évidence de la requête. Le ton carrément suppliant. Comme s'il avait besoin de ça pour être un peu plus excité encore.

Putain. Cam ... Il gronde, le regard toujours plus sombre.

Quand il se lève enfin, il semble plus déterminé que jamais. Et il l'est, assurément. Une fois au dehors, ravi par l'air frais qui fait un bien fou, il sort une clope et se tient aussi éloigné que possible de Cam. Il se sait capable de le coincer dans la première ruelle venue, s'il est de nouveau percuté par la chaleur de son corps ou par son parfum.

A pieds ? Il propose finalement. Rentrer en marchant prendra plus de temps. Mais sans déconner, même dans la caisse, il serait capable de s'arrêter n'importe où et ne plus être capable de reprendre la route tout de suite. Il fini par poser de nouveau le regard sur lui. Rien qu'à le regarder, il a de nouveau tous les muscles qui se tendent, le coeur qui s'emballe, les lèvres qui se pincent et le regard qui s'assombrit. Il devrait pourtant flipper à l'idée de ce qui va suivre. Être dégoûté même. Mais c'est impossible. Les images qui continuent d'affluer, lui font plus d'effet que prévu. Il a envie de son corps nu contre le sien. De sa peau bronzée contre la sienne, recouverte d'encre.




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t9399-vice-tonight-we-raise-t


avatar

› Âge : 28 ans
› Appart : #609 (F3)
› Occupation : Chanteur du groupe Fakir.
› DC : Nate Hemington
› Messages : 576
› Nombre de RP : 0

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Sam 19 Aoû - 14:59


L’attirance que Cam ressent pour Vice est d’une force terrassante, peut-être jamais égalée auparavant dans la vie du chanteur. Ils se disent qu’ils vont essayer comme si ce qu’ils ressentaient était incertain pourtant chaque contact a un goût de vérité absolue, d’évidence. Électrisé par la proposition, Cam ne résiste pas. A son tour de s’en foutre des gens autour d’eux pendant quelques secondes. Il vient se presse contre lui, cherche le contact de sa peau, se sent pousser des ailes quand le guitariste empoigne ses cheveux, comme s’il y avait dans ce geste toute la possessivité qu’ils semblent soudainement ressentir l’un envers l’autre. Leur relation change, c’est aussi excitant que terrorisant. Le chanteur essaye de ne pas trop réfléchir, pas trop raisonner, il laisse son corps prendre les commandes, presque effarée du naturel avec lequel il se comporte au contact du tatoué. Il s’autorise à franchir la limite du pantalon, trésaille quand Vice lui mord la langue. Ça le rend complètement dingue, ce désir sauvage, animal. Les doutes s’effacent. C’est ça qu’il veut, il en est certain. Même si ça n’a pas de sens. Même si s’imaginer avec n’importe quel autre homme lui donnerait la nausée. C’est Vice qu’il veut, seulement lui. Que Vice l’embrasse, que Vice le dévore, que Vice s’empare de lui. Alors il se lève, prêt à quitter la soirée où rien ne pourrait l’intéresser assez pour le détourner de ce désir qui tambourine contre sa peau, ce feu à éteindre au plus vite.

C’est alors qu’il prononce ces mots qu’il aurait juré ne jamais dire. Vice, prends-moi. Il n’a pas honte. Pas quand Vice le regarde comme ça et que la pièce disparaît. Dans ces yeux qui le dévorent, il voit l’effet qu’il lui fait. Il voit ce désir proportionnel au sien qui envoie valser tous les principes de la raison. « Putain. Cam ... », il lui répond simplement et sa voix rauque arrache à Cam un frisson d’extase qui nait dans le creux de sa nuque et se répand le long de sa colonne vertébrale. Vice se lève à son tour, prend la direction de la sortie. Ils ne disent au revoir à personne, peut-être parce que plus personne d’autre n’existe. Une fois dans la rue, ils ont beau se tenir loin l’un de l’autre et être rafraîchit par l’air, Cam ne peut empêcher les images salaces de continuer à affluer. Il imagine Vice le plaquer contre un mur, se coller à lui par derrière, embrasser sa nuque... La scène le trouble, il essaye de penser à autre chose, cherche du regard quelque chose de plus innocent, n’importe quoi, une enseigne, une pub, un tas de déchets, n’importe quoi. Il sursaute presque quand son meilleur ami lui adresse à nouveau la parole : « A pieds ? » Il le regarde, est distrait par ses lèvres alors que son cœur cogne et que le sang bat dans ses tempes. A priori, il devrait favoriser le moyen de transport le plus rapide mais il n’est pas capable de conduire. Parce qu’il a bu et pris de la cocaïne, oui, mais ça ne l’aurait pas freiné plus que ça, d’habitude. Là, il sait simplement qu’il sera incapable de se concentrer sur la route avec Vice à côté. Putain, l’envie ne l’a jamais terrassé aussi fort, il en est certain. « Je pourrais jamais conduire dans cet état, en tout cas. », il avoue. Peut-être que son meilleur ami le pourrait, lui, mais ils ont déjà commencé à avancer à pied, de toute façon.

Le trajet se passe en silence. Cam lutte à tout instant pour ne pas se rapprocher de lui parce que tout déraperait encore, parce qu’ils seraient capables de se donner l’un à l’autre dans la rue. Dans ce silence, il a le temps de se rendre compte pleinement de ce qui est en train d’arriver. Une légère peur s’insinue en lui. Peur de faire une connerie. Peur de ne plus pouvoir revenir en arrière. Peur que ce soit une mauvaise expérience qui ne laisse derrière elle que de la gêne entre eux. Jusqu’à ce qu’ils se retrouvent enfermés dans le même ascenseur et que la tension entre eux redevienne insoutenable. Toute la peur s’envole subitement. Alors le chanteur plaque d’autorité le guitariste contre le fond de l’ascenseur pour l’embrasser. Toute la force qu’il y met est autant d’incitation tacite à ce que l’autre en utilise encore plus pour reprendre le dessus. Cam veut que Vice essaye de le dominer, veut qu’il y arrive même, sans non plus lui faciliter trop la tâche. « J’ai envie de toi », il lui souffle avant de plonger dans son cou pour le mordiller puis le mordre un peu plus fort. Ça l’électrise complètement de prononcer à voix haute ces mots qu’il pense pourtant en boucle depuis tout à l’heure.



GOOD STORIES always come from bad ideas
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t10051-cam-whole-lotta-love


avatar

› Âge : 28 ans (05/12).
› Appart : Hors du Parking.
› Occupation : Guitariste et parolier principal du groupe Fakir.
› DC : Suileabhan le papa ours.
› Messages : 1204
› Nombre de RP : 3

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice} Sam 19 Aoû - 18:46



Le secret, c'est sans doute juste de complètement arrêter de réfléchir à tout ça et se laisser porter par la chose. Ce qui ne demande finalement aucun effort. Ca paraît même plutôt très simple quand on voit leur incapacité à se tenir éloignés l'un de l'autre, trop longtemps et sans le moindre contact physique. Il n'y a plus la question de savoir s'ils ont ou non le "droit" de faire ça. Ils se demandent plus largement si ça va vraiment fonctionner. Coucher avec un homme quand on est hétéro, c'est quand même quelque chose. Mais il faut croire que c'est leur lien qui pourrait absolument tout rendre possible. Ce n'est finalement pas s flippant quand on connait aussi bien l'autre. Pas si dégoûtant, quand on est déjà très proche de la personne. C'est simple d'embrasser Cam et de se perdre contre lui.

Mais compliqué, de faire abstraction de l'électricité dont l'air se charge quand les regards se croisent et que leurs corps se frôlent. C'est une bonne chose qu'il ne vive pas trop loin d'ici, Vice. Il n'aurait pas été en mesure de se contenir durant un long trajet. Qu'il se déroule à pieds ou en voiture. Ils y arrivent à l'immeuble. Puis à l'ascenseur. L'habitacle restreint est rapidement chargé. Air saturé de l'odeur de Cam dont Vice ne peut se défaire. Incapable d'en faire abstraction et de penser à quoi que ce soit d'autre, jusqu'à ce qu'il vienne se coller à lui et le plaquer fermement contre la paroi froide. Il grogne sa surprise. Puis son mécontentement quand il inverse les rôles pour le bloquer durement contre la surface lisse, à son tour. Qu'il dévore sa bouche avec application. Et qu'il fait courir ses mains brûlantes sur lui. Des mains qui tremblent d'excitation et non de peur. Il a presque l'air sûr de lui Vice. Sûr de ce qu'il fait avec Cam lui même.

Ils se décollent à peine l'un de l'autre quand ils arrivent à l'étage et tout de suite. Juste le temps d'atteindre la porte contre laquelle Vice colle Cam en lui ordonnant d'arrêter de lui sauter dessus. Supplique vibrante, surtout. Vraiment pas certain de pouvoir rentrer chez lui à ce train là. Quand la porte cède enfin, il n'y a pas le temps de s'arrêter pour réfléchir à quoi que ce soit. Ca reviendrait à laisser la panique et les questions s'installer de force. Ce qu'ils ne peuvent se permettre. Pas alors qu'ils crèvent d'envie l'un pour l'autre. Les fringues sont lâchement abandonnées sur le chemin qui mène à la chambre. Au lit, plus précisément. Jeu des mains qui apprennent le corps de l'autre avec application. S'apprivoiser avant toute chose.

En soit, la pratique n'est pas nouvelle pour Vice. C'est juste d'admettre qu'il s'agisse d'un corps d'homme, qui lui demande un peu plus de temps. Un temps supplémentaire qui lui permet d'apprécier plus encore tout le reste. Les baisers, les caresses, la chaleur. Les peaux nus qui se rencontrent, se percutent, se frottent l'une à l'autre. Et puis l'évidence. Surtout cette foutue évidence qui réveille ses sens, ses émotions, secoue avec violence ses sensations. Qui ne le quitte pas quand il se perd en lui, ses lèvres sur sa peau salée et ses doigts crispés sur ses muscles.

Incapable de reprendre ses distances après une telle fusion des sens et des corps, c'est contre lui qu'il échoue quand le plaisir le laisse sans force. Le regard qui fuit en direction du plafond mais seulement parce qu'il est incapable de penser rationnellement quand il le regarde lui. Il n'est qu'en mesure de réaliser qu'il a aimé ça. Qu'il a plus envie de recommencer que d'aller se faire vomir dans les toilettes. Il réalise surtout qu'ils ont ouvert la porte à beaucoup trop de choses, finalement. Il a presque espoir que Cam fasse marche arrière maintenant en avouant que ce n'est définitivement pas son truc. Mais soyons sérieux cinq minutes. Quand on passe entre les mains de Vice, ça devient forcément "un truc" à refaire. Trop sûr de lui, oui. Et ce n'est pas une nouveauté.

Et maintenant ? Il n'attend pas que Cam soit celui des deux qui trouvera une solution à tout ça. Il veut juste s'assurer qu'il n'est pas le seul à être finalement plus perdu que jamais.




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.nous-sommes-de-ceux.com/t9399-vice-tonight-we-raise-t


Contenu sponsorisé

Message(#) Sujet: Re: L'EVIDENCE {Cam & Vice}

Revenir en haut Aller en bas

L'EVIDENCE {Cam & Vice}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Sujets similaires

-
» DUPERRE Victor-Guy,Vice Amiral et ministre de la marine
» LA TOUCHE TREVILLE (de)Louis René.Vice-Amiral
» COURBET,Amédée,Anatole,Prosper. Vice-Amiral
» EMERIAU Maurice-Julien, Comte - Vice-Amiral
» ROSILY-MESROS (de) François, Etienne.Vice-Amiral

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DE CEUX :: Annexes :: RP Alternatifs :: Univers Alternatifs-
LES RP LIBRES

Apolline au chantier Azur fête ses 30 balais pity party (groupe)