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ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Lun 27 Avr - 22:47

Antonin Stewart Jacoby
Everybody forgets your name Everybody knows your face
Nom Son nom c'est Jacoby. C'est bizarre, c'est anglais, c'est américain, c'est un peu tout et c'est un peu rien. Il le tient de sa mère, la douce, la belle, cette femme qui caressait ses cheveux quand il était petit, mais qui l'a vendu pour une bouchée de pain et un peu d'eau. Prénom Antonin, parce que c'est unique, c'est étrange, c'est sensé être un nom de la haute société, mais lui il le porte dans les bas-fond, il le tague sur les bâtiments abandonnés et il le crie pour un ciel ombragé. Le deuxième, c'est Stewart. Il paraît que c'est le nom de son père, lui il croit surtout que ça mère savait pas quoi inventer. Date et lieu de naissance Il est né le 25 janvier, à New-York. Un cadeau de Noël en retard, cadeau empoisonné et un peu truqué.  Âge Vingt trois ans. Deux, trois. C'est beau, c'est bien, c'est un âge qu'il aime. Nationalité Américain pur jus, c'est marqué sur sa carte d'identité. Origines Il en a aucune idée. Sûrement de l'américain, mais sa mère il s'en souvient pas et son père, c'est un nom vaguement écrit sur un acte de naissance. Il peut être turc, ou espagnol. Son look d'aryen lui fait dire qu'il doit être germanique, ou slave. Mais allez savoir. Statut matrimonial Célibataire, c'est un romantique inconditionnel qui s'imagine casé, barrière blanche et labrador. Mais la femme parfaite le fuit, alors il vit tranquillement, marié à son ordinateur et à son appareil photo. Orientation sexuelle Il vit avec le cliché de la famille parfaite, alors il se voit avec une fille. Certains gars le font fantasmer, mais il garde ça au stade de pensées fugaces et coupables. Job ou Activité Pour payer son loyer, il est devenu laveur de vitre. Il monte sur les immeubles les plus hauts, jusqu'à avoir le vertige, la tête qui tourne et le coeur aux bords des lèvres. Mais en vrai, dans son âme, c'est un photographe. Groupe De ceux qui rêvent, parce que c'est beau le rouge. Type de perso inventé du début à la fin. Crédits submvarine pour l'avatar, hedgekey pour les textes. Autorisez-vous, en cas de suppression, l'utilisation de vos scénarios et/ou familles par d'autres joueurs ? Bien sur, mais si je suis supprimée, on va avoir un problème !

Quand et comment avez vous emménagé au Parking ? Y a quelques années, il a quitté la maison familiale et il est venu se poser. Il cherchait un appart tranquille, pas trop chiant, si possible avec des gens cool pour pas devoir payer le loyer tout seul. Il a trouvé une annonce dans le journal qui lui plaisait, alors il a débarqué. Rien de plus compliqué. Maintenant, il a une chambre, il est bien installé, il vit avec des colocs plutôt sympa, il mange de la pizza et il peut prendre des photos de tout ce qu'il veut. Il voit sa famille de temps en temps, mais dans le fond, ils n'ont jamais vraiment été une famille alors ça passe.
Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ? L'immeuble, il est trop beau à ses yeux. Les dessins dessus, la saleté, l'histoire qui se cache derrière les pierres et les portes, c'est beau. C'est intéressant. Rien ne l'inspire plus dans la photograhie - à part la hauteur - que cet immeuble toute en brique et en légendes. Les gens l'intriguent aussi. Il est pas le plus bavard, mais il adore regarder les gens. Rien ne le rend plus content que de croiser les gens dans l'ascenseur, ou dans les escaliers. D'assister à un épisode de vie, comme dans une série à deux balles qui passe entre deux pubs. C'est marrant, c'est revigorant. Ca lui donne l'impression de faire partie d'une immense famille, changeante et intéressante. Assez ironique quand on sait que ça vraie famille, c'est plus ou moins ça.
Quelle est votre réputation au sein du quartier ? C'est le blondinet du quinzième. Celui qui monte avec l'ascenseur et descend par l'escalier. Celui qui photographie des choses bizarres, qui demande toujours avant de photographier les gens et qui attend sagement que tout le monde passe avant d'appuyer sur son bouton. C'est un gars gentil, avec un sourire aux lèvres et un regard un peu rêveur. Celui qui aime la hauteur, qui passe beaucoup de temps sur le toit ou assis à sa fenêtre. Il prend des photos du sol et il sourit tout seul, comme si il possédait des secrets incroyables. Il donne toujours un coup de main quand quelqu'un à besoin, et n'hésite pas à donner des mikado quand on demande. Bref, un petit ange blond, un peu dans son monde, qui traîne avec un biscuit en bouche et un appareil autour du cou.



feat niclas gillis
La photographie, c'est toute sa vie. Il prend tout, tout le temps. Les événements importants, les petites choses de la vie. La beauté d'un ciel d'été, la girafe peinte sur le mur de l'hôpital sur la Cinquième, le reflet du soleil dans les yeux de la voisine. Tout ce qui va bien, tout ce qui va pas. Son père, il a sauté sa mère, il est resté deux semaines puis il est allé cherché des cigarettes. Il a du se perdre en chemin. Sa mère, en revanche, elle est restée plus longtemps, presque sept ans. Après, elle a eut besoin de partir, de vivre, de s'enfuir, alors elle a donné son fils aux voisins et elle est partie. Elle est revenue, une fois, dix ans après. Il a pas voulu la voir. Il fume pas, mais il a toujours un briquet dans sa poche. Son père qui l'a laissé. Il en prend soin ; il le polie, il le remplit. Il veut toujours que la flamme puisse s'allumer. Quand ça s'allume pas ou que ça s'ouvre pas bien, il panique, il s'inquiète, il fait une crise d'angoisse, jusqu'à ce que ce soit arranger. Il a un compte Instagram où il met ses photos. Il adore d'ailleurs prendre des photos du haut des buildings, pendant ses heures de travail. Donner le vertige aux gens, qu'ils soient surpris, perdus, perplexes. Qu'ils se demandent si c'est une vraie photo ou un montage. Il a un tatouage dans le dos, sur les reins, à droite. C'est une étoile. Pour beaucoup c'est rien, pour lui c'est tout. Y a un an, il a retrouvé son père. En prison. Il a été le voir et lui a parlé. C'était bizarre, et ce qu'il a découvert l'a laissé sur le cul. Pour résumer, son père est un reproducteur abusif, il a eu une cinquantaine d'enfants dans le monde entier. Anto, il a du mal à l'enregistrer. Il a décidé de se lancer à la recherche des enfants. Son père lui a donné une liste ... La plus précise possible. Parce qu'en plus, il en est fier. Il a filmé une sextape un jour, qui est toujours trouvable sur le net. Il vérifie pas, mais il a été viré d'un boulot de serveur parce que son patron était tombé dessus ... Par hasard, bien sur. Le porno, c'est dans les meurs, maintenant. Il est accro aux Mikado, il en mange tout le temps, et il en a toujours plusieurs boîtes dans son sac. Le bruit peut énervé un peu, mais lui il adore, c'est plus fort que lui. Il peut en manger des tonnes sans sourciller, sans même s'en rendre compte. Il déteste l'odeur de la vanille, ça lui donne la nausée. Même lui il sait pas trop d'où ça vient, de ce qu'il sait, ça a toujours été comme ça. Il aime la glace à la vanille, juste pas l'odeur de la vanille pure. Ca le rend malade. Il dévore les séries policières, un plaisir coupable. Il les a toutes vues, les télécharge, les regarde jours et nuits. Les psychopathes, les fous furieux, ça l'intrigue, il aimerait en savoir plus. Il vire pas fou, loin de là, il aime juste les voir en action. Son rêve est d'aller prendre des photos dans une prison, mais ça a pas encore abouti. Il espère, un jour ça se fera peut-être. Sa couleur préféré c'est le bleu, comme ses yeux. Il en met partout, pull, pantalons, cahiers, sac. Il aime le bleu, c'est la couleur de sa liberté. Il se brosse les dents après chaque repas. Dés qu'il mange, il a besoin de se laver les dents, c'est plus fort que lui. Les gestes, la routine, le goût de la menthe, ça l'apaise, il se sent bien. Quand il panique, il se brosse les dents. Chacun son truc. Quand il était petit, il voulait être Spiderman. Mais les autres gamins le voulaient aussi, alors il a finit par être Batman. Ca lui allait aussi, même si le noir l'amuse moins. Il a fait une chute quand il était petit, il s'est fracturée les deux jambes. Tout le monde a cru qu'il allait plus pouvoir marcher, mais il a guérit. Parfois, il a des douleurs dans les cuisses et il a besoin de s'asseoir, mais ça passe.
c'est pas grave, maman elle m'aime juste pas

Parfois ça fait peur, parfois ça fait du bien. Parfois ça rend dingue, parfois ça apaise. Parfois ça fait rien, aussi, mais ces fois là, il les aime moins. Il préfère ressentir des choses. C'est pour ça qu'il le fait toujours. Ça le rend un peu fou de devenir insensible. Il a peur que ce soit le début de la fin. Que ça signe l'arrêt de sa vraie nature. Qu'il devienne un autre. Il a vu assez de séries pour savoir que quand ton cœur ne ressent plus, c'est souvent là que ça part en sucettes. Alors quand ça arrive, il se force à faire un truc fou, un truc insensé. Juste pour être heureux. Ou pour avoir peur. Ou pour s'énerver. Ou pour se fatiguer. Peu importe l'émotion, tant que son cœur se remet à battre pour quelque chose. C'est un peu bizarre. Il en parle pas, sinon les gens s'inquiéteraient. Mais lui il sait que c'est bien, que c'est pas grave. Au pire il meurt. Mais c'est pas la fin, la mort, c'est juste une étape de plus. Il comprend pas les gens qui en ont si peur.

Il se souvient, quand il avait six ans, son ballon avait roulé alors qu'il jouait avec, et avait fini sur la route. Il courrait après et avait débarqué sur le bitume, sans faire attention. À six ans, il savait que la route c'était un danger permanent, mais son ballon était en jeu. Alors il avait pas pensé, il avait pas réfléchit. Une voiture l'a frôlé, une autre allait lui rentrer directement dedans … Mais une dame est arrivée et l'a tiré en arrière. Elle l'a soulevé. Il s'est débattu parce qu'il voulait son ballon, qui continuait de rouler vers l'autre trottoir. Elle l'a déposé et lui a dit de pas bouger, qu'elle allait le chercher tout de suite. Il hésitait, mais elle avait l'air sincère. Elle avait des yeux bruns, comme le chocolat chaud. Ça lui inspirait confiance. Et en plus, elle le tenait pour être sûr qu'il décide pas de s'enfuir. Alors il a acquiescer. Elle l'a lâché, et deux minutes plus tard, elle était de nouveau accroupie devant lui, lui tendant son ballon avec un sourire. Il a été très content. Elle l'a ramené dans le parc, où sa mère était au téléphone, regardant jouer un petit garçon blond. Elle était pas loin, en soi. C'était juste pas le bon blond. Quand elle l'a vu arrivé, elle a pas compris. La fille qui l'avait ramenée à regarder cette femme et elle a eu l'air de la détester sur le champ. Et, du haut de ses six ans, Antonin il se souvient qu'il comprenait. Il avait un peu honte. Sa maman, elle savait même pas le reconnaître de dos. Et si il était pas revenu, elle l'aurait pas remarqué avant qu'elle ne s'ennuie trop et le force à rentrer. Il aurait pu se faire écraser par une voiture, elle l'aurait su que des heures plus tard. Le bruit des ambulances et de la police, dans le Bronx, c'est un bruit de fond comme un autre. Elle aurait même pas tourné la tête, persuadée que son fils était devant elle entrain de jouer dans le bac à sable. Alors qu'il déteste le sable. Ça rentre dans les vêtements, ça gratte, c'est pas chouette. Il préfère le ballon, courir, grimper aux arbres ou jouer à cache-cache. Mais elle le sait pas. Elle est trop occupée à rire aux blagues bizarres de celui dans le téléphone. La jeune fille aux yeux bruns a l'air d'hésiter à prévenir sa maman mais il lui sourit, lui dit encore merci pour son ballon et s'en va dans le parc. Il a l'habitude. C'est pas très grave. Sa maman, elle l'aime juste pas.


dieu a dit marche, moi j'ai dis saute

Il marche sur le bitume. La rue est déserte, alors il en profite pour marcher sur la ligne blanche au milieu, comme un équilibriste. C'est marrant. Plus amusant que de rester sagement sur le trottoir. Il se fait l'effet d'un gamin, mais il trouve ça marrant, encore. Il saute un peu quand les lignes deviennent en pointillées et se met sur le côté quand une voiture passe. Il regarde devant lui, pensif, et sourit en coin en voyant un camion qui arrive. Il est grand, très grand. Immense. Les phares le regardent droit dans les yeux. Il devrait se bouger, mais jusqu'au dernier moment, il hésite. Son cœur bat vite, trop vite, super vite. Il profite de la sensation, de la paralysie qui s'empare de ses membres. Puis d'un bond, il dévie sur le droite. Le camion passe. Son cœur se calme. Et il se sent vivant. Plus que jamais. Y a que dans ces moments là, quand on frôle la mort, qu'on se sent vivant à ce point.

Il se souvient, il avait neuf ans.  Il vivait chez les voisins. Maman était partie faire des courses, mais il pouvait pas venir parce qu'il demandait toujours des céréales au chocolat, et elle voulait pas lui en donner. Alors elle l'avait déposé pour que les voisins le surveillent, pendant qu'elle allait faire les courses. De longues courses. Très longues. Ça fait deux ans déjà. Elle devait s'être perdue au rayon maquillage. Elle y restait toujours très longtemps. Il se sentait mal. Il voulait sa maman. Il voulait rentrer à la maison. Il avait vu des gens y habiter en plus, dans leurs maisons ! Mais quand il avait voulu rentrer, on lui avait dit de dégager, que c'était plus sa maison. Et qu'est-ce que ça voulait dire « enfoiré de gamin » ? Sûrement un truc pas gentil. « Fils de pute » restait aussi un mystère. Sa maman, c'était une « pute » ? Mais c'est quoi ? Il en savait rien. Mais ça venait souvent, quand il s'approchait de la maison. Les nouveaux le chassaient à coup de balais où carrément en lui lançant des trucs. Alors il s'enfuyait. Mais il finissait toujours par revenir, parce qu'il savait pas où aller. Ou parce qu'ils le retrouvaient. Ils étaient gentils les voisins, hein. Mais il voulait pas d'eux comme parents, c'étaient pas ses parents. Son papa c'était un prénom vaguement donné, le S sur sa carte d'identité, mais sa maman il la connaissait. Il la voyait tout les jours. Sentait son odeur de vanille, voyait ses grands yeux bleus, sentait ses caresses dans ses cheveux. Elle lui disait pas qu'elle l'aimait et elle le confondait souvent, mais elle avait toujours été un peu distraite. Il le savait, qu'elle l'aimait, il avait pas besoin de l'entendre. Et là, elle lui manquait beaucoup. À neuf ans, il était pas non plus un demeuré complet. Il savait qu'elle reviendrait peut-être jamais. C'est ce qu'ils lui avaient tous dis. Mais il espérait encore. Parce que c'était sa maman. Elle faisait des choses pas normales, pas comme une maman normale, mais elle l'aurait pas abandonné … Hein ? Il savait plus. Alors il cherchait à s'enfuir. Il finissait en général dans un arbre, dans le parc près de la maison.. Il grimpait jusqu'à avoir le vertige, s'installait sur une branche, les jambes dans le vide, et fermait les yeux. Il écoutait les bruits, les gens. Puis il les rouvrait et il regardait en bas. Il surveillait les gens, les regardaient vivre. Il voyait tout, mais personne ne le voyait. C'était une sensation étrangement agréable. Invisible, mais omniscient. Il se sentait comme un Dieu ou un super héro, comme dans les BD. C'était bien. Un jour, il avait grimpé très très haut, presque au sommet. Il était fier. Il disparaissait derrière des branches et même quelqu'un qui se serait assis en dessous de lui ne l'aurait pas vu. Il a fermé les yeux. Il avait pas prévu de s'endormir. Mais quand il a rouvert les yeux, le monde était rouge et noir, et une douleur destructrice, implacable, trop forte, qui lui coupait le souffle, le transperçait de part en part. Il s'est évanoui. Par après, y a eu beaucoup de noir, de silence. Les battements de son cœur. Lents et réguliers. Il a appris plus tard qu'il était tombé, qu'il avait eu les jambes brisées, qu'ils savaient pas si il allait pouvoir remarcher un jour. Mais là il flottait. Il était entre la vie et la mort, et il flottait. Il revit le visage de sa maman, un homme qui aurait pu être son père, des gens, des couleurs, des odeurs. Sans bruit. Juste des images, comme un film muet. C'était bien. C'était fort. Il était perdu. Et quand ses yeux se sont rouvert pour de bon, il était vivant. Son cœur battait la chamade, la peur le bouffait. La peur de la vie. De reprendre. Mais il se sentait mieux. Il avait dit aurevoir à sa mère.


j'ai pas peur, fais juste très froid

Il est dans son appart. Il avance lentement. Aaron dort probablement, et il veut pas le réveiller. Il fait attention. Invisible, silencieux, comme toujours, il va jusqu'à la fenêtre. Il l'ouvre et s'assied sur le rebord. Les pieds dans le vide, la tête dans les nuages. Il regarde en bas, son esprit fait la mise au point, son cœur s'accélère. Il respire l'air frais de la nuit et sourit légèrement, bien. Un cauchemar l'a réveillé, mais là ça va déjà mieux. Il sort son briquet de sa poche et joue avec. Mouvement régulier. Ouvrir, faire tourner, regarder la flamme, refermer dans un clac. Ouvrir, faire tourner, regarder la flamme, refermer dans un clac. Rien de très compliqué. Il sourit, pensif. Son cœur s'apaise. Il bat toujours fort, dans ses oreilles, dans tout son corps. Mais ça fait du bien. Il est vivant.

Il se souvient, il a onze ans. Il est allongé dans son bain, ses jambes flottent. Elles sont toutes faibles et maigrichonnes. Il remarche, un peu, mais la fatigue le prend vite. Il se demande encore comment c'est possible. Il a l'impression d'être resté dans un plâtre et une chaise roulante pour toute la vie. Il regarde les arbres parfois, et se demande comment il a pu monter tout la haut. On dirait un exploit, un souvenir modifié. Pourtant la douleur lui rappelle souvent que tout ça était réel. Qu'il s'est endormi et est tombé de haut. C'est la vie, il paraît. Il regarde ses orteils et se mord la lèvre. Sa nouvelle famille, elle était là. Quand ils pensaient qu'il dormait, ils ont parlés. Ils ont essayé d'appeler sa mère. Elle a décroché. Mais elle est jamais venu. Il sait pas ce qu'elle a dit, mais clairement, elle voulait pas venir. Il a pleuré, beaucoup. La maman, la voisine, elle l'a prise dans ses bras et l'a consolé. Lui a promis qu'eux seraient toujours là. Il en doute pas. Il ne sait juste pas si il le veut vraiment. Il a onze ans, il est paumé, mais il espère qu'il retrouvera son chemin un jour. C'est mal parti. Il souffle et se lève. C'est difficile, ses jambes tremblent. Mais finalement, il est debout, hors de la baignoire, à moitié assis sur le rebord, tendant la main pour attraper une serviette. Il finit enveloppé dedans, roulé en boule contre le carrelage frais. Il sait pas. Il sait vraiment pas. C'est trop à enregistrer. Il pense aux enfants de son école, à ceux qui ont pour tout problèmes que leurs parents leur ont mis des barres aux fruits et pas celles au chocolat pour la collation. Lui, il a plus de parents. Il a des jambes en morceaux. Il a peur. Mais il est vivant … C'est sûrement déjà ça. Il essaie de penser positif. Il fait la liste de ce qu'il a, de ce qui le rend heureux. Y a pas beaucoup de choses. Mais y a déjà quelque chose. Alors il pense à ça, se concentre sur ça, et il se relève. Il s'essuie. Il va mettre son pyjama. Il vit. Parce qu'il a besoin de vivre, besoin de se battre. C'est ça, sa vie. Il doit devenir quelqu'un. Dire aurevoir. Avancer. Encore et encore. Marcher.

hedgekey
passe ta souris !
Bonjour, moi c'est Jean-François de St André Machiaveli, j'ai 82 ans et 3 mois précisément. Pour fêter le fait que ma dernière dent est tombée, j'ai décidé de créer ce personnage. Je viens prendre du bon temps avec vous, les jeunes  BLBLBLBL


Dernière édition par Antonin Jacoby le Mer 29 Avr - 17:53, édité 5 fois
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Lun 27 Avr - 22:52

BIENVENUE JEAN FRANCOIIIIIIS ♥
Je connais pas ton avatar, mais j'te bouffe, crois moi :YEAH:
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Lun 27 Avr - 22:55

Awwwww je le connais le petit chou je l'avais joué il y a fort longtemps JAIME Re-bienvenue ! Super choix omg :l: :l: contente que tu seras le coloc de Aaron SALIVE
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Lun 27 Avr - 23:00

Lucrezia Abattucci a écrit:
BIENVENUE JEAN FRANCOIIIIIIS ♥
Je connais pas ton avatar, mais j'te bouffe, crois moi :YEAH:

Merci ma jolie BLBLBLBL BLBLBLBL
Owi bouffe moi ROBERT

Aaron Dickens a écrit:
Awwwww je le connais le petit chou je l'avais joué il y a fort longtemps JAIME Re-bienvenue ! Super choix omg :l: :l: contente que tu seras le coloc de Aaron SALIVE

Il est trop parfait POTTE POTTE Ravie qu'il te plaise :PERV: Tu seras encore plus content de le croiser sous la douche :hihi:
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Lun 27 Avr - 23:02

R'bienvenue par ici aloooors. CUTE :l:
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› Âge : Trente-sept douilles échouées, éparpillées à terre.
› Appart : #1513/15ème, seul dans un grand appartement bien vide à présent. Et trop silencieux.
› Occupation : Officiellement, professeur particulier de langues (Suédois, Russe et Gaélique Irlandais). Officieusement, infiltré dans un grand réseau de proxénétisme pour lequel il est un informateur. En réalité ? Agent du FBI sous couverture, anciennement policier dans les moeurs puis la criminelle de L.A. après avoir été sniper au sein de la US Army.
› DC : Le guitariste Islandais au coeur arraché (Àsgeir Aylen), l'Irlandais aux poings écorchés (Aisling Ó Luain) & la catin aux couleurs mensongères (Aaliya Abelson).
› Messages : 742
› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Lun 27 Avr - 23:16

Rebienvenuuue BRILLE Le début de la fiche est déjà génial, bon courage pour la suite! CUTE



TIME IS RUNNING OUT

There are foundational elements  in our lives. People... that form the brick and the mortar of who we are. People that are so deeply embedded that we take their existence for granted until suddenly they're not there. And we... collapse into rubble.© signature by anaëlle.
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Lun 27 Avr - 23:17

Elie Rolaan a écrit:
R'bienvenue par ici aloooors.  CUTE  :l:

Merci p'tit chou CUTE

@Lyam O'Neill a écrit:
Rebienvenuuue BRILLE Le début de la fiche est déjà génial, bon courage pour la suite! CUTE

Merci, ravi que ça plaise PITIE
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Mar 28 Avr - 8:35

Rebienvenue à la maison :hihi:

Ce pseudo...BAVE
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Mar 28 Avr - 17:45

Merci HEH

J'aime plaire, m'voyez SIFFLE
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Mar 28 Avr - 23:12

ptnn, je connaissais pas ton vava mais il est grave beau ce mec omg OMG

re-bienvenuuue LOVE
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Mer 29 Avr - 3:54

Rebienvenue parmis nous beau jeune homme! What a Face
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps Mer 29 Avr - 15:57

Natalia Pleskun a écrit:
ptnn, je connaissais pas ton vava mais il est grave beau ce mec omg OMG

re-bienvenuuue LOVE

Ravi de te le faire découvrir MIAOU
Merci BRILLE

Abel Wilson a écrit:
Rebienvenue parmis nous beau jeune homme! What a Face

Merci beau jeune homme SIFFLE :hihi:
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Message(#) Sujet: Re: ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps

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ANTONIN ✧ tu sèmes les rafales et le temps

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