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Nikita ♦ THE PARTISAN

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les locatairesles potins


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« HIJA DEL SOL »
› Âge : 49 y.o, les rides aux coins des yeux, la cinquantaine qui menace, qui pèse.
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› Occupation : épicier du coin, dealer sous le comptoir // strip-teaser masqué la nuit
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Message(#) Sujet: Nikita ♦ THE PARTISAN Jeu 3 Aoû - 20:38


Nikita Gvozdev
le pouvoir n'est donné qu'à celui qui ose se baisser.



(NOM) Gvozdev, bon baisers de Russie. Tout est dit avec ces trop nombreuses consonnes, les mots imprononçables… (PRÉNOM) Nikita, foutu prénom, foutu film sorti au cinéma. Quand on annonce Nikita, tout le monde s’attend à voir débarquer une petite gonzesse brune avec un flingue. Bang bang celui qui te traite de gonzesse. ( GE) 49 ans , les rides au coin des yeux, la barbe grisonnante, les cheveux qui palissent, les souvenirs qui s’accumulent, et les yeux qui brillent toujours autant. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 12 octobre - Saint-Pétersbourg- Russie , né le long de la perspective Nevski, entre une église et un palais, au coin d’une rue, au détour du pavé.  (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Danseur le soir, à la nuit tombé, le corps musclé se déhanche, derrière la barrière du masque, tu savoures les regards, apprécies les compliments, tu caresses les rêves. Dealer le jour, la devanture d’une épicerie qui n’a rien d’anormal, et le tiroir du comptoir et son double fond.  (NATIONALITÉ) Russe, malgré les nombreuses années passées sur le sol américain, tu n’as jamais demandé à changer de nationalité, trop fier du sang russe, trop patriote dans l’âme.(ORIGINES) Russe, ton sang est aux couleurs de la Russie, ancienne URSS, tu as connu les changements, les évolutions, les bouleversements, et tu vis désormais au royaume du capitalisme.  (STATUT CIVIL) Célibataire, il y’en a eu dans ta couche, mais rarement dans ton coeur. Tu ne prends plus la peine de te laisser approcher, trop hargneux pour laisser les flèches s’engouffrer dans ton coeur, trop amer pour laisser la couleur des sentiments teinter tes joues.(ORIENTATION SEXUELLE) Bisexuel , des années pour accepter ces attirances multiples et interdites, jusqu’à ce que tu deviennes cet homme qui n’a peur de rien. Avec le masque, tout est plus simple. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING)Un an, un an déjà, et toujours une ombre.(GROUPE) de ceux qui survivent

« tu m’emmerdes, avale ça, et savoure, j’ai plus l’temps d’réfléchir »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Il y a un an, tu as poussé les lourdes portes de la Résidence des Lilas. Tu te revois encore, fraîchement débarqué d’une autre bâtisse, plus loin dans la rue. Là bas, tu ne payais pas de loyer, tout était bien trop délabré pour que quelqu’un devine que tu t’y cachais. Puis, il a fallu qu’un môme grimpe les étages, que le sol s’écroule, et l’avis de démolition est tombé. Tu as laissé beaucoup de choses derrière toi ce jour là, et tu ne t’es plus jamais vraiment senti chez toi. L’appartement est plus grand, les murs tiennent mieux, mais ce n’est pas par choix que tu vis ici. Alors parfois, tu rêves encore de Saint Pétersbourg la belle.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Il y a des hauts et des bas, les murs tiennent debout; même si c’est de mauvaise facture. Rien à voir avec les fiers murs de ta ville natale, on voit bien ici qu’on a construit vite et pas forcément bien. Tu ne te fais pas d’illusion, au pays de l’oncle Sam, le capitalisme est roi, faire une tour de quinze étages dans un quartier pourri, c’est démultiplié les sources d’argent en profitant de la misère des autres. Tu as appris l’anglais tardivement, et on entend encore ce foutu accent quand tu ouvres ta gueule, mais tu vois bien que les voisins ont tendance à tirer la gueule, que même si y’a quelques voisins qui sourient, la plupart d’entre eux préféreraient être ailleurs.  

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) Double face. Y’a les gens qui connaissent l’épicier, le brave type qui ouvre tout les jours, qui vend ses légumes moins chers qu’en face d’ailleurs, parce que tu penses que tout le monde doit pouvoir se nourrir, c’est scandaleux qu’on prive les uns de bouffe, pour enrichir les poches de l’autre. Y’a ceux qui connaissent l’envers du décor, la drogue planqués sous le comptoir, les drogues dures et cheres qui t’enrichissent toi, te permettent de réaliser tes caprices d’enfant frustré. Puis il y’a Krasnaya Maska, l’homme qui danse le soir, dont on perçoit difficilement le visage, sous les néons, dont on voit la queue, mais jamais la face, dont on connait le cul, mais jamais la gueule.  

PSEUDO/PRENOM :Lolita GE : 22 y.o PAYS : France  // Là où on mange des merveilleux :hihi:  FRÉQUENCE DE CONNEXION : 7/7 capitaine MIAOU COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Une saint valentin en solitaire d’après la légende.REMISE EN JEU Ca se discute ! (TYPE DE PERSO) inventé (CRÉDITS)Cémoiii & DostoievskiCOMMENTAIRE OU SUGGESTION : c’est encore mouaaaa AVATAR : Vincent sexyfucking Cassel

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C´est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves. Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Jeu 3 Aoû - 20:38


Raconte moi une histoire...
mentir à sa façon à soi, c’est presque mieux que de dire la vérité à la façon des autres


♦ REBENOK GORODA ♦ child of the city Au volant de la vieille voiture, ton père a essayé de conduire ta mère à l’hôpital de Saint Petersbourg. La nuit était déjà bien avancée, la brume, épaisse, sombre, et seule la lumières des lampadaires permettaient de distinguer la route cette nuit là. Mais comme la nuit, ta venue au monde aussi était bien avancée. Nichée entre les cuisses de ta mère, ta tête se pressait déjà, ensanglantant la toison brune et le sol de la voiture. Un cri, plus fort que les autres, un mauvais coup de volant, la voiture qui en a évité une autre, et toi qui glissait entre les jambes de ta mère. Tu as poussé ton premier cri entre une église et un palais, tu as surtout connu la froideur dure du sol de la voiture avant de connaître la chaleur rassurante des bras de ta mère. Elle t’a pris dans ses bras, expulsé le placenta sanguinolant, frotté le visage dans les débris de sa robe souillée, et a prononcé ces trois syllabes maudites: Ni.ki.ta. A cette époque là, Nikita ça ne voulait rien dire dans l’esprit des autres, et en Russie, c’était un prénom bien ordinaire. Trop impatient, tu n’as pas vu le jour comme les autres, et c’est dans le kommounalka que tes parents occupaient avec ta grande soeur et les deux couples de grands parents que tu as passé ta première nuit. Bien loin des soins médicaux et de la blancheur immaculée des berceaux des hôpitaux.

♦ MALEN’KIY MAL’CHIK IZ KOMMUNIZMA ♦ little boy from communism Venir au monde sur le sol Russe en 1967, c’est venir au monde en URSS. Le communisme était déjà bien en place, et tu y as très vite été formaté. Élève de l’école polytechnisé qui visait à intégrer les futurs citoyens à l’idéal socialiste. Le modèle n’a eu aucun mal à s’ancrer en toi. Très vite, tu as voulu devenir cet homme, travailleur, celui que vendait les brochures du parti, celui que tu croyais reconnaître en la personne de ton père, parce qu’à l’époque, l’empire mafieux te passait bien au dessus de la tête. Être un ouvrier prolétaire n’était plus seulement une réalité, c’était un rêve ancré en toi. École primaire, puis rapidement, école professionnelle, tu apprends le métier de maçon très vite, et tu te passionnes pour ce dernier. En parallèle, tu t’éveilles aux textes fondateurs du communisme, tu apprends à lire et à relire ces textes qui disent tout. Au coeur de la société, le sport aussi est central. La fizkultura s’implante en toi, et bien vite, tu te passionnes pour les matchs de foot que tu vas voir aux côtés de ton père, mais bien vite, regarder ne suffit plus, parce que faire du sport, c’est être plus proche de l’homme nouveau que vante le parti, alors tu veux faire. Tu n’as pas le physique d’un footballeur, alors finalement, c’est vers la gymnastique que tu te tournes, sculptant ton corps, éprouvant tes articulations, découvrant la puissance de la musique, et la magnificence des corps.

♦ LOVKIYE RUKI IZ DEREVA ♦ nimble hands of wood Tes mains se sont rapidement déformés au contact du bois. Ta mère a ôté toutes les échardes, une à une. Tu as appris à manier le bois, à le faire ployer sous tes paumes. Tu as appris à l’entendre chanter, à le sentir vibrer. Tu as commencé par des petits chevaux de bois jusqu’à devenir l’un des apprentis les plus prometteurs de l’ateliers dans lequel tu avais été accepté en apprentissage. Chouchou du patron qui est rapidement devenu un second père. Un père incestueux dont les mains se sont parfois perdus sur le galbe musclé de tes fesses de gymnaste moulé dans un pantalon de toile de coton. Tu n’as jamais rien dis, tu n’étais plus un enfant, déjà un adolescent, ému, cherchant les caresses, espérant les attentions. Pourtant, la doctrine du parti était très clair à ce sujet, celle de ta famille plus encore. Ca n’a jamais été plus que ces mains perdues, égarées, qui ont éveillés une curiosité que tu as fais taire. Il y avait d’autres choses à écouter, les chants patriotiques, les conseils professionnels, les exigences croissantes d’un pays exigeant.

♦ NENAVISTNAYA STARSHAYA SESTRA  ♦ hated big sister Ilya c’est l’histoire d’une soeur. Sept ans d’écart. Faut croire que le chiffre est maudit. Elle a de suite détesté le petit chiard qui venait bouleverser son monde. Elle avait sept ans le jour de ta naissance, et elle n’a jamais apprécié ta compagnie. Alors, quand elle a eu douze ans, les parents ont cherché une bonne école pour elle, un truc pour les filles. Un truc pour qu’elle devienne une femme parfaite. Ils ont trouvé, en RDA. Alors Ilya est partie, elle t’a laissé seul maître à bord de la maison familial. Vous êtes allés la voir, de temps en temps. A quinze ans, Ilya est devenue la mauvaise fille, avec un petit copain, de son âge. Vous les avez rencontré, et tes yeux bleus de gamins se sont posés sur le visage de son petit ami. Tu l’as regardé, premiers émois, premières érections inexpliquées, mais tu n’as jamais rien dis. C’était avant l’apprentissage, avant les mains perdues, c’était avant tout ça. Sexualité précoce, ou simples conséquences physiques, tu n’as jamais rien dis, parce que Ilya aimait un garçon, parce que toi, tu étais un garçon, parce que ça ne se conçoit pas. Alors t’a fermé ta gueule. Puis un jour, un flic allemand a appelé: Du haut de ses seize ans, Ilya avait été retrouvé morte, tuée par coups et blessures par son petit ami. Tu as vu le corps, et tu n’as pas versé une larmes. La maladie dont elle souffrait n’avait pas eu le temps de se développer, de la ronger, mais elle était là, le sein ensanglanté, et tu es resté le fils unique qu’elle t’avait toujours un peu contraint à être.

♦ GORDYY CHELOVEK STRANY ♦ proud man of the country Avec la vingtaine, tes parents ont convenu qu’il te fallait être un homme. On a choisi pour toi, une charmante russe au sourire enjôleur et aux yeux rieurs. Sasha t’a plu, au premier jour. Tu lui as fais la cour, comme on le faisait à l’époque, tu lui as offert des fleurs, tu es venu la chercher chez ses parents, l’emmenant au cinéma, la laissant encourager tes performances de gymnaste, t’emmerveillant de ses passions plus intellectuelles. Sasha ne croyait pas tant que toi à l’avenir du communisme, mais pour tes beaux yeux bleus, elle s’est mise à lire, à même essayé d’y croire. Comme un fier homme Russe, tu l’as épousé dans les nuées fortes de la vodka, comme un fier citoyen, tu as fécondé ses chairs pour donner un enfant au pays. Un mariage heureux, jusqu’à ce que Sasha ne perde la vie en la donnant à un enfant trop faible pour son époque. Un mariage qui ne dura que sept mois. Ce soir là, tu as perdu femme et enfant. Ce fut le seul soir où l’on pu te voir pleurer. Avec Sasha et Nikolaï se sont envolés tes larmes. Veuf, tu n’avais plus le même attrait aux yeux des autres, et tu t’es renfermé sur le sport, et le travail, devenant ce chien sauvage, bourru, qui parle à peine mais cogne fort, qui mange peu mais boit un peu trop.

♦ POTERYANNAYA DUSHA PADSHEGO GOSUDARSTVA ♦ lost soul of the fallen state Après les années de guerre froide s’annonce une nouvelle page de l’histoire de ton pays chéri. La mort de ton père, t’a sans doute moins atteint que celle de ta nation. La glasnot, la perestroïka, rien n’a suffit et Mikhaïl Gorbatchev n’a pas su sauver le fier empire communiste. Le 12 décembre 1991, la Russie devient indépendante. Tu as vingt quatre ans, et avec l’URSS s'effondre ton monde tout entier. Ne reste que la maison familial que tu occupes désormais seul avec tes parents et Sinaï, L l’ex petit ami de Ilya. C’est toi qu’on a envoyé devant la prison en 1989, t’as retrouvé les contours de son visage, il avait changé l’animal. Faut dire qu’à l’époque, t’étais un enfant, lui un ado, que c’était juste des regards, venant de toi, des trucs que tu comprenais pas. Il est rentré avec toi. Il a travaillé pour ton père. Toi, ton père a voulu te tenir à l’écart, il se moquait, disait que t’étais bien avec tes meubles et tes jouets en bois, et finalement, t’étais pas si mal d’ailleurs. Tu regardais de loin, les affaires sales du paternel. Et Ca te faisait nien marrer de bafouer les principes du paternels dans ses bras. Même si parfois, fallait t'apaiser.

♦ CHUZHOY CHEVLOVEK V BOL’SHOM YABLOKE ♦ stranger man in the big apple Mais en 1995, tu te retrouves seul, avec les parents. Les râleries de ton père devienne insupportable, tu ne supportes plus ses moqueries, et tu n’as même plus le soutien des reins féroces de celui qui avait tué ta soeur.  La Russie, ça n’est pas vraiment ton pays, pas comme ça, pas sans l’empire tout entier, pas sans le parti. Tu perds ton emploi, découvres le monde en même temps que les réalités des idéaux déformés. Tu avais cru vivre dans une société idéale, tu as découvert les morts, les injustices, le renfermement, l’autarcie. C’est là qu’est né ta soif du monde. Alors pour t’ouvrir au monde, il te fallait franchir la frontière d’une autre dimension, rompre avec les idéaux pour flirter avec la réalité. Tu as pris la route, sans te retourner, et tu as gagné les États-Unis avec de faux papiers, achetés au marché noir en 1997, à 30 ans. Un citoyen de l’URSS n’était pas le bienvenu dans l’Amérique post guerre froide, et pourtant, tu t’es installé dans cet immeuble du Bronx, une lourde valise sous le bras. Autour de toi, une autre langue, partout, une autre culture. Tu ne comprenais pas l’anglais, tu le parlais encore moins. Tu savais encore manier le bois et tu n’as pas eu de mal à retrouver du boulot. Tu es devenu un ouvrier comme les autres, perdu dans la masse, perdu face au capitalisme et à cette société de consommation bien loin de la collectivisation qui avait rythmé ta vie jusque là. Avec les premières désillusions sont venus les premiers émerveillements.

♦ NEIZVESTNYY BANKALEYSHCHIK ♦  the unknown grocer Depuis vingt ans, tu as bouleversé ton mode de vie. Le bois n’en sortira probablement jamais, mais tu ne supportais plus les exigences des patrons, et ton caractère trop fort t’a attiré trop d’emmerde. Alors tu as mis toutes tes économies dans ce petit local commercial dont tu as refais les murs. Tout dans cette épicerie a été fait de tes mains, jusqu’au comptoir qui s’est peu à peu douté d’une double utilité. Tu t’es renseigné, sur les producteurs de fruits, sur les moyens de se procurer les produits de première nécessité, et tu as fini par trouver des bons plans. Tu avais toujours rejeté les supermarché américain, et tu as commencé à t’efforcer de permettre aux gens du quartier de faire leurs courses à des prix accessibles en rongeant tes marges, parce que tu n’avais pas connu la profusion à Saint Petersbourg. L’immeuble où tu vivais n’avais pas changé, les voisins avaient disparus en même temps que le concierge, les locaux s’étaient abîmés, mais tu y as mené ta vie, tranquillement, dans l’ombre de tous.

♦ CHEVLOVEK SO STRAST’YU ♦ man under passion Dans cette vie discrète et sans encombre, tu as appris à t’émanciper de l’éducation que tu avais reçu. Dénué de toute culture littéraire autre que celle des grands écrivains russes, tu as passé de nombreuses heures assis, sur les bancs des musées, à observer des tableaux que tu ne comprenais pas toujours. Que tu ne comprenais presque jamais. Curieux de nature, tu n’as jamais cessé d’essayer de connaître les gens, tu as appris l’espagnol, par tes propres moyens, parce que les clients qui le parlent sont nombreux dans le quartier. Mauvais lecteur, tu regardes souvent la télévision, pour découvrir, et essayer d’apprendre. Tu as appris l’anglais aussi, mais tu le maîtrises encore mal, comme si cette langue refusait d’entrer complètement. Avec cette découverte de liberté, tu as finis par laisser tes pulsions te guider, il y a eu des femmes, puis des hommes, que tu frappais, refusant de t’admettre attiré par ces derniers. Peu à peu, tu t’y es fais, tu as compris que ce n’était pas grave, que ce n’était pas mal, et que c’était ton droit. Alors les hommes, et les femmes ont continué à froisser tes draps, à éprouver tes bras, sans que tu ne prennes la peine de t’attacher à aucun d’entre eux, le porteur de mort, comme t’appelait les parents de Sasha refusant de faire de nouvelles victimes. De temps à autre, un sursaut de conscience, une résurgence du passé, et tu frappes, tes poings s’abattent en cascade, tes larmes coulent, et tu essaies piteusement de faire pardonner les accès de colère en expliquant que ce n’est pas ta faute.

♦ ZAMASKIROVANNAYA TANTSOVSHCHITSA ♦ the masked dancer Tu ne te souviens plus vraiment de la première fois. C’était dans une boîte de nuit, une soirée à thème, un masque sur ton visage. Ton corps de gymnaste, que tu n’as jamais cessé de sculpter s’étirait sur la piste, et tu as sentis les regards. Ce jour là, tu as compris bien des choses. Quelques semaines plus tard, tu as lu une petite annonce. Ils visaient des femmes sans doute, et c’est ton corps massif qui s’est planté sous leurs yeux. Tu n’as pas eu à faire beaucoup d’effort pour les convaincre. Il te fallait un nom de scène, et puisque tu avais imposé le masque, il fut tout trouvé. Tu t’acharnes à le dire en Russe, lorsque tu montes sur scène, alors qu’ils s’acharnent à l’annoncer en anglais dans les enceintes de la sono. Strip-teaser, c’est ton autre métier depuis 20 ans, et même avec tes cinquante balais approchants, on te réclame encore sur les scènes du club où tu travailles. A part tes patrons, personne ne connait ton visage dans le club, certains clients, certaines clientes, ont essayé de voir, mais tu n’as jamais rien laissé parraître, pas encore prêt à assumer la décadence occidentale dans laquelle tu te roules, et que tu aimes plus que tout au monde.

♦ MASTER NARKOTIKOV ♦ master of drugs Avec la découverte de cette vie nocturne est venue celle de tout un autre monde. Bien vite, tu as eu besoin de plus d’argents, de costumes plus travaillés, parce que tu mets autant de coeur à tes mises en scène qu’au travail du bois, tu as voulu boire davantage aussi, profiter de tes nuits comme tu avais envie de le faire. Pour se faire, tu n’as pas eu à creuser loin, en maîtrisant le russe, dans le quartier, tu as rencontré des fournisseurs, des grosses mains de la pègre Bronxienne. Tu as appris que ton épicerie était dans une localisation qui avait pris de la valeur au fil des années. Tu as passé un contrat, avec un, deux, trois fournisseurs, l’un pour l’herbe, l’autre pour les drogues dures, les derniers pour des produits de provenances médicales. Un tiroir bien caché sous le comptoir, et des clients qui ont su, qui achètent leur beuh avec une botte de carotte, qui se fournissent en LSD avec une boîte de capote, qui découvrent la morphine entre les brosses à chiotte. Le brave kammarad n’est plus. A sa place, toi, plus vicieux qu’avant, plus violent aussi. Tu ne supportes plus que les choses n’aillent pas dans ton sens, et tu as vite compris qu’au royaume de l’oncle Sam, il suffisait d’être le plus fort pour l’emporter. Quelques cadavres ont jonché la devanture de l’épicerie, toujours des accidents, bien entendu. Les ecchymoses déforment parfois ton visage, parce que c’est dans les coups qu’on voit qui l’emporte. Envolés le brave épicier qui voulait bien nourrir le plus grand nombre, tu dévisages la jeune mère qui vient faire ses courses, un môme sous le bras, en te disant qu’elle a beau avoir seize ou dix sept ans, c’est un beau morceau à baiser. Disparu les certitudes du jeune communiste, tu n’as plus d’autre principe que celui de t’en sortir, et pour cela, tu n’as plus d’interdits.

Puis récemment, une lettre.
La mort du père.
L’héritage.






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Dernière édition par Nikita Gvozdev le Jeu 3 Aoû - 22:00, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Jeu 3 Aoû - 20:47

Tu vois là pour le coup je changerais presque de nouveau de trottoir.

:l:


Plus grande est la beauté
Plus profonde est la souillure. Essentiellement, le domaine de l'érotisme est le domaine de la violence et de la violation.
Georges Bataille
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Jeu 3 Aoû - 20:49

rhaaa mais encore un Russe ! GNOE
Re bienvenue :l:



"la personnalité est une dune. Une forme passagère qui répond au stimulus du vent, de la gravité, de l'éducation. De la carte des gènes. Tout est sujet à l'érosion et au changement.."

Richard K. Morgan
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Jeu 3 Aoû - 20:50

T'es beau comme ça :l: CUTE




I can't feel anything the morning after you
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Jeu 3 Aoû - 22:58

Ouloulou MIAOU Cassel, j'ai bandé des yeux DRAMAQUEEN
Re chez toi avec ce perso qui m'a l'air bien cool JAIME


☆☆☆ MOU COMME L'AMOUR, Il m'a dit qu'il m'aimait, quand il était ivre et quand il ne l'était plus. Il m'a dit qu'il penserait à moi, chaque minute, que je serais sa douleur et son réconfort. Il m'a dit qu'il aimait mon cul, mes yeux bizarres ma bouche à mourir. Dans quelques semaines, il m'aura oubliée. -
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Jeu 3 Aoû - 23:03

Rebienvenue. CUTE




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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Jeu 3 Aoû - 23:28

Ce choix d'avatar ! JEREM LE HERISSON
Bienvenue :)


She moved through the fair
I dreamed it last night hat my true love came in so softly she entered, her feet made no din. She came close beside me and this she did say :  It will not be long love 'till our wedding day.© by anaëlle.
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Ven 4 Aoû - 0:17

Le perso bien dangereux, quoi XD

Rebienvenue, alors!


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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Ven 4 Aoû - 3:13

bienvenue I love you


IT'S NOT THE END ♒︎ call me anytime you can see the lightning don't you be alone, you can always find me. we've got our wild love raging, raging. lost among a million changing faces. every day our eyes keep trading places. we've got our wild love raging, raging
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Ven 4 Aoû - 4:24

Vincent PITIE PITIE PITIE
Rebienvenue JEREM LE HERISSON Bon courage pour la fin de ta fiche CANDICHOU


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› Occupation : Etudiante en droit le jour | Administratrice d'une boîte de nuit-maison close, Le Lumignon Blanc, la nuit. | Chimiste de drogues dures et faussaire à ses heures perdues.
› DC : Sly / Niilo / Nathan / Dei
› Messages : 1130
› Nombre de RP : 18

Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN Ven 4 Aoû - 14:24


Validé !
Félicitations, tu rejoins le Parking !

Félicitations ! La Concierge a bien étudié ton dossier et a décidé de t'attribuer un appartement au sein de son précieux immeuble ! Il a beau commencer à décrépir, elle l'aime son Parking alors si tu veux un conseil: ne tue jamais personne sur la moquette des couloirs parce que sinon, c'est toi qui va y passer ! En attendant de t'installer, pense à bien remplir ton profil et t'inscrire sur les listings:

Listing des Appartements Obtenir un rang
Listing des Métiers Créer sa fiche de perso
Listing des Multi-ComptesCommuniquer avec les autres
Roulette du RPGérer son compte



© Nous sommes de ceux


Plus grande est la beauté
Plus profonde est la souillure. Essentiellement, le domaine de l'érotisme est le domaine de la violence et de la violation.
Georges Bataille
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Message(#) Sujet: Re: Nikita ♦ THE PARTISAN

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Nikita ♦ THE PARTISAN

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