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MessageSujet: (Makayla) wild is the wind   Lun 17 Juil - 1:07
Elle s'était pourtant promis de ne pas retravailler avant que les choses ne se soient un peu calmées du côté des bons samaritains de la loi. Mais voilà. Un client, avec qui elle avait déjà travaillé il y a quelques mois, l'avait contactée en urgence, pour un truc urgent. Et il payait bien, l'enfoiré. Même si elle était loin d'avoir besoin d'argent, une somme pareille ne se refuse pas.

Alors le soir venu, elle avait enfilé sa vieille veste en jean par habitude, parce que les températures ne la forçaient pas à lui faire porter cette veste. Mais il y a des vêtements qui sont comme une seconde peau, et cette veste, même aussi usée et fragile, la faisait toujours se sentir protégée. La porte de son appartement verrouillée, elle dévala les escaliers et prit le chemin de la morgue.

Elle avait passé l'après-midi à faire des recherches sur des identités possibles pour répondre à la réquisition de son client, et avait attendu que le soleil tombe pour sortir de son appartement. Tout est plus discret la nuit. Ça marche comme ces histoires de lumière qui représentent le bien, et le noir le mal. Les gens biens se fichent bien d'être vus à la lumière. C'est ce qu'ils recherchent, même. Personne n'agit pour le plus grand bien de tous. Tout le monde, même la personne la plus altruiste, attend quelque chose en retour. Ne serait-ce que de la reconnaissance. Tandis que l'obscurité est nécessaire pour faire ce qui est appelé mal. Oeuvrer dans l'ombre, pour pas se faire emmerder. C'est tout.

Il lui fallut vérifier plusiseurs fois qu'elle prenait la bonne direction, mais elle finit par trouver ce qu'elle cherchait.

« Putain, c'est pas trop tôt », qu'elle grommela en soupirant et levant les yeux au ciel.

Darragh n'avait jamais été patiente. Et les moindres petits trucs qui n'allaient pas dans son sens avaient tendance à l'énerver à point tel que si quelqu'un savait, il aurait une notion de l'infinité. Les mains enfoncées dans les poches, elle s'avança vers la porte à l'arrière du bâtiment, sans remarquer les mouvements à sa droite, aveuglée par son énervement.


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MessageSujet: Re: (Makayla) wild is the wind   Ven 11 Aoû - 12:52
Elle n’aimait jamais s’attarder sur son lieu de travail une fois les horaires de sa journée dépassés – pourtant à la nuit tombée le commissariat du Bronx devenait presque un lieu paisible, sans plus aucun brouhaha lointain émanant des étages pour venir se répercuter entre les murs de carrelages froids et les tables d’inox gelées, les quelques braves qui restaient à hanter les lieux étaient bien trop pris par leurs affaires pour faire autre chose que de se tenir la tête entre les mains sur leur bureau à regretter d’avoir trop bu de café cette journée-là. Pourtant, Makayla maudissait chaque minute passée de plus ici une fois les saintes dix-huit heures écorchées par son horloge murale, elle maugréait jusqu’à ce que la salle ne l’étouffe et qu’elle ne prenne l’initiative d’aller s’en griller une dans l’arrière-cour, ou plutôt la petite ruelle sur laquelle le commissariat n’avait aucune fenêtre ni ouverture pour voir les trafics et autres activités immorales de flic qui pouvaient s’y passer : c’était là un détail de la prohibition et de quelques commissaires corrompus ou aux techniques trop violentes pour ne pas devoir le cacher aux yeux de ceux qui ne voulaient le voir, et ne chercheraient surtout pas à le découvrir. Comme le corps des forces de l’ordre n’avait pas gagné en morale depuis l’entre-deux-guerres, personne n’avait vraiment songé à rajouter des fenêtres depuis le temps, comme si un tel endroit ne pouvait fonctionner sans ses parts d’ombres et ses coups étouffés sur le corps de suspects récalcitrants. Elle aimait trop critiquer le commissariat du Bronx pour seulement se contenter de ses avantages, puisque ce soir la ruelle sans vis-à-vis était sienne, parfait endroit pour parler calmement de la nouvelle vie de quelques corps apportés dans la journée – où d’une identité qu’il perdrait à tout jamais, à finir enterré dans des tombes sans noms sans que cela ne la gêne plus que ça. Quand on avait gagné le titre de la reine des morts, on pouvait encore décider du sort de ses sujets sans que cela ne l’empêche de dormir la nuit. Pourtant elle n’eut pas le temps de finir sa cigarette qu’une voix familière la sortait de ses pensées – une voix qu’elle n’avait pas envie d’entendre se plaindre aussi fort dans les parages, bien qu’elle en ait invité le corps, ou plutôt les billets verts. « Darragh, rouspète moins fort ! » chuchota-t-elle du haut de ses poumons tout en lui faisant signe de la rejoindre, préférant qu’elle ne rentre pas dans la morgue sans elle. Un flic pouvait toujours traîner entre les frigos, à toute heure, et à force de cacher ses partenaires de business derrière l’étiquette des amoureuses et autres fiancés, elle allait finir par attirer l’attention sur elle. « T’en veux une ? » lui dit-elle tout en lui tendant un paquet de cigarette industrielle, « Qu’est-ce que je peux faire pour toi aujourd’hui, ma jolie ? »



It’s like when you hear a serial killer say they feel no regret, no remorse for all the people they killed. I was like that. Loved it. I didn’t care how long it took either because I was in no hurry. I’d wait until they were totally in love with me. Till the big saucer eyes were looking at me. I loved the shock on their faces. Then the glaze as they tried to hide how much I was hurting them.  And it was legal. I think I killed a few of them. Their souls I mean.
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MessageSujet: Re: (Makayla) wild is the wind   Sam 19 Aoû - 21:30
Le sang irlandais semblait avoir cet effet de rendre ceux qu’il alimentait particulièrement bruyants. Non sans soupirer davantage, Darragh rejoignit la silhouette familière qui l’attendait un peu plus loin et lui intimait poliment mais non sans reproches de la fermer. Ce qu’elle fit, mais en continuant de grommeler contre les rues du Bronx qui avaient visiblement décidé de la faire chier ce soir.
En remettant ses cheveux en place d’un coup de tête violent et majestueux, l’irlandaise s’arrêta à hauteur de la légiste. Étonnamment pour un mois d’été, il faisait franchement frais, et bien qu’elle soit habituée à l’humidité et la froideur de l’air marin nocturne, Darragh n’avait pas pris de quoi être confortable, et se retrouva à enfoncer les mains dans les poches de son hoodie usé.
Les yeux posés sur le paquet de cigarettes qu’elle lui tendait, elle secoua la tête une fois. Elle n’avait touché une cigarette. Peut-être une il y a quelques années, quand adolescente, elle avait voulu se rebeller contre sa mère qui lui avait toujours répété que fumer une cigarette, c’était se retirer un jour de vie. Et elle s’en foutait bien elle, de mourir jeune. Faut bien mourir de quelque chose, elle répétait en se pensant maligne. Résultat, elle avait bien failli cracher ses poumons et s’étouffer. Au final, elle avait eu mal à la gorge pendant plusieurs jours, et n’avait jamais retouché une clope depuis.

« Un mec, la trentaine ? Corpulence moyenne. Peu importe la couleur de cheveux, il est chauve.
Monsieur tient au moindre détail alors si t’as ça, tu m’enlèverais une sacrée épine du pieds »
, répondit-elle en regardant brièvement vers la porte du commissariat.

Elle se retint de dire que ce client la faisait clairement chier, c’était ni le moment, ni la bonne personne à qui se plaindre. Et puis on parlait tout de même de prendre l’identité d’un mec mort, un peu de respect pour les disparus que diable.


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MessageSujet: Re: (Makayla) wild is the wind   Ven 27 Oct - 2:17
L’irlandaise s’exécuta au signe de la légiste, avalant la légère distance qui séparait les deux femmes en quelques pas, mais se taire semblait définitivement trop pour elle – c’était sans doute pour ça qu’elles s’entendaient si bien en affaire, toutes les deux, à être incapable de faire autre chose que de maugréer et tirer la gueule, elles se comprenaient parfaitement. « Tant mieux, ça coûte cher ces merdes. » dit-elle en rangeant le paquet dans sa poche après le refus de Darragh, savourant les dernières bouffées de sa cigarette tout en écoutant la demande de sa partenaire de crime, rien de bien exceptionnel, un corps d’une banalité affligeante. « Tu le veux blanc, je présume ? » Sinon, elle aurait pris la peine de le préciser, comme si le type défaut était caucasien et que le reste restait de l’exotisme. Elle jeta son mégot encore brûlant à terre, ne prenant pas la peine de l’écraser avant de taper le code de la vieille porte de métal pour l’ouvrir sur un couloir aux néons clignotants de fatigue. « J’en ai plusieurs en stock, tu me diras lequel te fait de l’effet. » Elle laissa la vieille porte se refermer dans un fracas, avançant dans la petite allée sans se soucier de savoir si Darragh la suivait docilement – de toute façon, à part des archives mal rangées, sa morgue, et des cadavres de rats ayant crevé de faim, il n’y avait pas grand-chose dans le sous-sol du commissariat du Bronx. « Si un flic se pointe, joue la veuve éplorée. » A cette heure-ci, vu le nombre d’heures supplémentaires impayées qu’ils se traînaient depuis le début de l’année, ils n’étaient plus vraiment regardant. « Alors alors... » Elle poussa la porte de son antre, aseptisée jusque dans l’éclairage qu’on aurait dit frotté à la javelle. « Une préférence pour la mort et l’état du corps ? » En cherchant bien, elle pouvait lui en trouver un bien écrabouillé, peut-être même aux dents cassés si le sale type qui l’employait voulait éviter une exhumation et seconde identification contradictoire, quoi qu’elle ne s’était jamais gênée pour le faire elle-même, du moment que les billets suivaient.



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