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M - EVERY NIGHT SHE SURVIVED. (LIBRE)

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« du sang et des larmes »
› Âge : thirty-seven yo – december, 1st.
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Message(#) Sujet: M - EVERY NIGHT SHE SURVIVED. (LIBRE) Sam 15 Juil - 17:17




LAËL WINTER
luke mitchell, (pas) négociable – cf. infos.



(NOM) WINTER ; froid comme l’hiver et la glace. froid comme la mort qui emplit ses veines. (PRÉNOM) LAËL ; c’est doux et c’est tendre, ça glisse sur la langue. (ÂGE) VINGT-NEUF ANS ; bientôt la trentaine. vingt-neuf ans qu’il meurt à petit feu, vingt-neuf ans qu’il se débat dans un marasme de honte et de culpabilité étouffantes. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) AU CHOIX ; je le vois bien, cependant, être né pas trop loin de nyc ou dans les environs du bronx. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) MALADE MENTAL À TEMPS PLEIN ; c’est pas vraiment un travail et ça paye pas les factures mais il est bien trop instable psychologiquement pour tenir un boulot plus d’une semaine complète. (NATIONALITÉ) AU CHOIX. (ORIGINES) AU CHOIX. (STATUT CIVIL) CÉLIBATAIRE ; il a le cœur trop sec et le corps trop malmené pour oser imaginer se donner à quelqu’un. il ne fait confiance à personne. il est comme ces bêtes mutilées et blessées qui attaquent pour espérer sauver le peu de vie qu’il reste dans leur souffle égaré. (ORIENTATION SEXUELLE) ASEXUEL ; il déteste le sexe, il exècre le sexe. il a horreur du sexe. rien que le mot fait glisser un frisson désagréable le long de sa colonne vertébrale. pour lui, le sexe est synonyme de douleur, de honte, de sévices. pour lui, le sexe est sale. (DATE D’ARRIVÉE AU PARKING) RÉCENTE ; il vient tout juste de débarquer dans l’immeuble. le premier rp se passera tandis qu’il vient de sortir de l’hôpital. (GROUPE) SURVIVANT ; il n’a jamais connu que ça depuis son enfance – la survie. un pas après l’autre, un souffle suivant le précédent. il n’a jamais vécu, il ne vit plus – plus depuis son oncle.

« i’m not okay, and it’s not alright, won’t you drag the lake and bring me home again? »

(un) laël est né dans une famille somme toute banale : un père, une mère – deux pères – deux mères, au choix. il est peut-être fils unique, il a peut-être une tripotée de frères et sœurs – au choix. (deux) son oncle était quelqu’un de très influant et de puissant quand il n’était encore qu’un jeune garçon. il était peut-être dans la politique, avec beaucoup d’ambition et dans la course aux sénatoriales. son oncle a toujours été d’apparence parfaite, le sourire lumineux comme un soleil, les tenues faites sur mesure et impeccablement repassées. mais alors que laël n’avait que neuf ans, son oncle a abusé de lui. trop jeune et trop admiratif de ce tonton gâteau qui le couvrait toujours de cadeaux, il s’est laissé faire sans jamais rien dire, sans jamais élever la voix contre lui. (trois) il sentait quand même que quelque chose n’allait pas, que c’était douloureux et pas seulement physiquement. il a développé un grand sentiment de culpabilité et de honte qui a comme nécrosé son âme et son corps de l’intérieur comme s’il pourrissait peu à peu. il a grandi, est devenu taciturne, loin du petit garçon plein de vie qu’il a toujours été. enfant à problèmes (violence, fugues à répétition, alcoolisme), ses parents se sont retrouvés au fil des années complètement démunis face à leur fils qui semblait s’enfoncer dans une spirale d’autodestruction dont ils ne comprenaient pas la cause. (quatre) pendant près de dix ans, il a laissé son oncle le toucher. dix ans de sévices corporels et moraux, son oncle le manipulant petit à petit jusqu’à le rendre docile et obéissant. dix ans passés à subir les caresses dégueulasses d’un monstre qui n’en avait pourtant pas l’allure. dix ans passés à vomir ses tripes chaque fois que son oncle le laissait, le corps enfoncé dans les draps moites de son lit. (cinq) c’est quand il a eu une vingtaine d’années que laël a disjoncté. sous le coup de la colère et de la frustration, poussé à bout par les reproches de ses parents, il a tout avoué. dans un hurlement d’agonie, il a avoué que son oncle abusait et avait abusé de lui pendant des années. mais, trop lassés par ses mensonges constants et son comportement violent et instable, personne ne l’a cru. ou peut-être que personne n’a voulu le croire, préférant fermer les yeux sur l’horreur d’une telle situation et toutes les terribles conséquences qu’elle engendrerait : comment ne pas avoir compris plus tôt ? pourquoi ne pas avoir protégé leur fils ? pourquoi leur enfant ? comment accepter une telle vérité ? fermer les yeux était plus rassurant. fermer les yeux, se persuader que laël mentait et avait tout inventé de cette histoire était plus réconfortant. (six) il a très mal vécu l’aveuglement de ses parents. il s’est senti abandonné, seul contre tous. il s’est senti plus sale, plus fautif encore. il s’est détesté. alors il a perdu le sens de la réalité. il a essayé de s’en prendre seul à son oncle, puisque personne ne voulait le croire. il aurait certainement pu le tuer ce soir-là. mais on l’a stoppé avant même que sa colère n’ait pu exploser en milliers de larmes de sang sur sa chair tachée. tout le monde a préféré croire qu’il était juste fou. son oncle avait l’air tellement peiné de voir son neveu l’accuser avec tant de véhémence que sa propre famille l’a laissé tomber. (sept) parce que son oncle était une figure importante, l’affaire a très rapidement été étouffée. il a convaincu les parents de laël que leur fils avait besoin d’être soigné, d’être constamment surveillé. il était bien trop dangereux, trop instable. il était bien trop autodestructeur pour que ses parents puissent l’aider. alors il a été interné, il a été diagnostiqué comme étant un élément dangereux pour lui-même autant que pour la société. il avait à peine vingt-deux quand on l’a enfermé. (huit) depuis, il vit à l’hôpital, seul, sans personne d’autre que les médecins, les infirmières et ces autres patients bien plus fous que lui. il évolue entre crises dépressives et crises de colère, existant dans un monde que les médicaments ont peu à peu rendu flou. il ne se sent pas vivant. il y a quelque chose de mort en lui. il peut même avoir tenté de se suicider, une ou plusieurs fois, sans succès. il a abandonné la vie, trop fatigué de se battre contre un démon qui n’est finalement même pas le sien. (neuf) il a rencontré elinor à l’hôpital, dans leur groupe de parole du mardi et du jeudi après-midi. elinor, elle est solaire malgré la froideur de son regard ; elinor, elle est belle malgré la laideur de son histoire. après des semaines de silence, elle a raconté la guerre et la mort. elle a raconté ce soldat qui s’est sacrifié pour la sauver, elle. et il y avait beaucoup de douleur dans ses mots. mais laël a entendu autre chose, il a vu autre chose. elinor, ce n’était pas une fille qui abandonnait ; ce n’était pas une fille qui laissait tomber. elle était faite pour le combat, elle était faite pour la vie. alors plutôt que de la consoler, il l’a confrontée. il a voulu retrouver la guerrière qui se cachait en elle, terrassée par la peur d’exister. plutôt que de lui prendre la main, il l’a bousculée. il l’a malmenée à coups de mots violents et mal placés. (dix) entre elinor et laël, c’est indescriptible. ils se hurlent dessus, en viennent parfois aux mains mais ça leur fait du bien. personne ne comprend comment ils fonctionnent ensemble, pas même eux très certainement. c’est violent, c’est presque dangereux. mais ça les aide à avancer, tout doucement. il est l’étincelle qu’il lui fallait pour rallumer l’incendie de la volonté dans ses prunelles ; elle est la douceur brute qui manquait à son existence. leur duo est stable et pourtant complètement fluctuant à la fois. mais chacun se sent mieux depuis que l’autre est là, même si personne ne comprend comment ou pourquoi. (onze) la sortie de elinor de l’hôpital a replongé laël dans ses mauvaises habitudes. l’équilibre bien que précaire qu’ils avaient construit tous les deux s’est effondré quand on lui a appris qu’elle sortait. une nouvelle fois, il s’est senti abandonné. il lui en a voulu même s’il était heureux qu’elle retourne enfin à la vie dehors. au fond de lui, il y avait aussi un peu d’inquiétude parce qu’il ne serait plus là pour la remettre dans le droit chemin si elle venait à s’égarer encore une fois. et si c’était lui qui empruntait à nouveau la mauvaise voie ? qui d’autre qu’elle serait là pour lui, pour le ramener dans cet état d’esprit plus paisible qu’autrefois ? elle lui a écrit des lettres, beaucoup, des lettres qui parlaient de ses inquiétudes, de sa vie nouvelle au parking. il les a toutes lues, toutes sans exception. mais il n’a jamais répondu. (douze) laël porte une cicatrice sous l’œil depuis son adolescence, résultat de ses crises de violence qui le poussaient à laisser éclater sa colère sur tout le monde. ses mains sont, elles aussi, très abîmées parce qu’il s’épuisait contre les murs de béton de la vile, plus jeune. il déteste qu’on le touche ou qu’on l’enlace. tout contact physique le rend nerveux et peut déclencher une crise psychotique. il a déjà frappé un patient jusqu’au sang seulement parce qu’il lui avait empoigné le bras sans prévenir auparavant.

ce sont là les grandes lignes de l’histoire de ce personnage qui seront à respecter. j’avais dans l’idée que laël ait été plus ou moins forcé à un moment de sa vie à vivre chez son oncle – peut-être parce que ses parents n’en pouvaient plus et que l’oncle s’est volontairement proposé pour veiller sur lui. ce qui a permis à l’oncle d’abuser encore plus de laël qu’il ne le faisait déjà. ce n’est qu’une piste, une idée. à voir si elle plaît, si elle tente ou non. pour le reste, je laisse carte blanche du moment que l’essence même du personnage est respectée.
je laisse le lien vers ma fiche de présentation à consulter : ici. :l:



ELINOR BROWNING — ALL I KNOW IS I AM BROKEN.
« Sortez les mouchoirs, la pauvre petite militaire a vu la guerre et des morts. Bouhou, quelle tristesse. »
C’était la première fois qu’elle parlait aux réunions bihebdomadaires de l’hôpital. La première fois qu’elle osait affronter les terribles images qui la hantaient encore la nuit. Elle avait toujours le goût acide de la culpabilité sur la langue et l’odeur âcre du souffre qui lui brûlait les narines.
« Faut t’en remettre, ma jolie. T’as choisi cette vie-là, t’assumes maintenant. »
La violence de son regard lui a rappelé les tirs qui sifflaient à ses oreilles ; l’amertume dans sa voix lui a refilé un frisson désagréable le long de son échine. Elle ne le connaissait même pas, elle ne lui avait même jamais parlé. Elle l’avait déjà remarqué, au détour d’un couloir ou parce que deux infirmiers de garde ont dû le mettre en cellule capitonnée alors qu’il hurlait à la mort. Mais jamais elle ne lui avait encore adressé la parole. Aujourd’hui encore, elle ne savait pas quoi lui dire. Bien sûr qu’elle avait choisi d’entrer à l’armée – c’était son destin de suivre les traces de son défunt père. Bien sûr qu’elle assumait avoir pris les armes, avoir enfilé l’uniforme – c’était une fierté d’avoir servi son pays. Les mots lui faisaient penser à son frère, à la douleur qu’elle a sciemment causée, fait exploser dans le regard de John. Il n’a jamais compris qu’elle ait voulu suivre les traces de leur père. Il n’a jamais compris qu’elle essayait juste d’honorer sa mémoire, de le rendre fier.
« Laël, Elinor a le droit de s’exprimer. Nous sommes tous là pour ça et je– » « Elle se plaint. Elle ne s’exprime pas, elle se plaint. Elle chouine comme une gamine à qui on a volé sa poupée Barbie. » « Laël ! » « Quoi ? Non, je ne rentrerai pas dans son petit jeu. Je ne lui prendrai pas la main en lui disant que tout va bien, que ce n’est pas de sa faute. Si, c’est de sa faute. Elle a fait son choix. Elle a fait le choix de cette vie, elle a fait le choix de l’armée. Elle a fait le choix de servir son pays. »
Et elle l’a laissé tomber. Il ne l’a pas dit tout haut, mais elle a lu le reproche dans ses yeux de glace et de feu qui la condamnaient sans même la connaître, sans même écouter le reste de l’histoire. Alors, elle a fui. Comme une lâche. Elle a fui le regard méprisant ; elle a fui les mots blessants. Elle a fui parce que c’était tout ce dont elle était capable ces derniers temps – fuir encore, fuir tout le temps. Fuir toujours. Les larmes au bord des cils, elle s’est enfermée dans sa chambre avec l’envie de vomir et de mourir noyée. Avec le souvenir de ces mots terribles qui la hantaient. Parce que Laël avait raison : elle avait abandonné.

« Salut. Je vou– » « T’as fini de pleurer comme une pauvre fille ? » « Je… » « Écoute, j’ai rien contre toi. T’as pas l’air d’être une méchante fille et je suis sincèrement désolé que t’en sois arrivée là. »
Elle a senti ses yeux qui brûlaient la chair mutilée de ses poignets. Il était sûrement le premier à oser la regarder à cet endroit là – le premier patient de l’hôpital en tout cas. Elinor avait pris l’habitude de voir les regards qui se détournent ou qui se fixent ailleurs pour s’empêcher de descendre trop bas. Laël était le premier à ne pas avoir peur des cicatrices sous les bandages et la jeune femme n’était pas certaine de savoir si cela l’effrayait ou si ça la rassurait. Alors elle l’a juste laissé faire, comme une gamine incapable, et elle a attendu. Elle a attendu. Elle avait les lèvres sèches, la gorge nouée. Et elle a attendu.
« Mais je n’aime pas trop quand les gens passent leur temps à pleurer sur leur sort sans se bouger pour arranger les choses. Et c’est ce que tu fais depuis que t’es arrivée ici : tu t’apitoies sur ton sort. Je te vois, là, aux réunions, assise sur ta chaise comme si tu ne voulais pas être là. Comme si tu n’étais pas damaged good comme nous tous. Eh bien je vais t’annoncer une grande nouvelle, Blondie : on est tous des mutilés de la vie et personne ne veut être là. Ni toi, ni moi, ni personne. » « Je sais, mais– » « Bien. »
Et il l’a plantée là, devant la boite de beignets au glaçage fluorescent. Sans un mot de plus.

« Si tu pouvais arrêter de me fixer comme ça pendant les réunions, ce serait vraiment sympa de ta part. C’est très agaçant, tu sais ? » « Je suis désolée, je ne voulais pas– » « Bien sûr, tu ne voulais pas. Comme toujours. Tu ne veux jamais. Tu ne veux jamais parler de ce qu’il s’est passé ce soir-là ; tu ne veux jamais participer aux activités ; tu ne veux jamais déjeuner avec les autres ; tu ne veux jamais faire une balade. Tu ne veux jamais. Et après tu t’étonnes encore d’être encore enfermée ici ? »
Il a un rire désagréable, un peu moqueur. Il la fixe d’un regard bien trop clair, bien trop franc. Et elle déteste ça. Ou peut-être que ça lui plaît, au fond. Peut-être que ça lui plaît qu’il soit si direct, si méprisant aussi. C’était comme une décharge électrique le long de sa colonne vertébrale. Et, immédiatement, elle sentait quelque chose dans son estomac. Quelque chose qui vivait. Alors même si leurs entrevues la laissaient déboussolée et blessée, blessée dans son orgueil plus que dans sa chair, elle revenait vers lui. Dès qu’elle le pouvait. Dès qu’elle avait besoin qu’il la réveille à coups de mots et de remarques cinglantes. Parce qu’elle retrouve la fougue, elle retrouve l’envie de se battre. Elle retrouve la fièvre du combat. Elle se retrouve, grâce à lui.

Une fois, juste une fois, ils en sont venus aux mains. Le premier coup est parti, puis les autres ont suivi. Elle ne se souvient pas pourquoi ça a dégénéré. Il était peut-être trop nerveux, elle était peut-être trop proche de lui encore une fois. Il a peut-être dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Elle passait peut-être une mauvaise journée. Elle ne se souvient pas, mais elle se rappelle très bien de l’adrénaline, des battements de cœur qui pulsaient jusqu’à ses tempes. Elle se souvient de la douleur. Cette douleur salvatrice, apaisante. Cette douleur qui irradiait jusque dans ses phalanges. Elle n’avait jamais été une sanguine, elle n’avait jamais aimé se battre comme une sauvage – on lui avait appris à contrôler les émotions aussi violentes. Et pourtant, c’était arrivé : elle s’était battue à mains nues avec lui. Et ça lui a fait du bien. Pas la violence, pas les coups en eux-mêmes. Pas cette animalité dans leur corps à corps. Non. C’était plutôt la sensation de lâcher prise, de se libérer. C’était la sensation de retrouver son âme après avoir erré, désespérée, en territoire inconnu. Elle avait comme l’impression folle de se retrouver. De renouer avec de vieilles racines comme si elle avait quitté un endroit qu’elle affectionnait tout particulièrement et qu’elle y revenait. Elle ne sait pas si Laël a ressenti ça, lui aussi. S’il a ressenti cette force qui vibrait dans son estomac comme un volcan en pleine éruption. Elle ne sait pas si ça lui a fait du bien, à lui aussi. Elle se rappelle seulement avoir entraperçu les yeux sombres brillants. Elle se rappelle seulement avoir observé un fin sourire sur les lèvres sèches et fendues alors qu’on les séparait en hurlant. Elle n’a pas fait attention aux docteurs, aux infirmières. Elle ne regardait que Laël. Parce que Laël souriait. Il souriait comme s’il avait compris ce qu’elle avait cherché dans leur corps à corps. Comme s’ils avaient désormais ce pacte muet et invisible qui les liait.

(POV LAËL) Il l’a regardée partir dans la voiture, accompagnée de cet inconnu blond qui la regardait comme si elle était un oiseau fragile. Il a détesté cet inconnu. Il l’a détestée, elle aussi. Il a détesté le blond parce qu’il emmenait Elinor loin de lui, loin de sa nouvelle famille. Loin de tous ceux qui l’avaient soutenue pendant son séjour à l’hôpital psychiatrique. Il a détesté la blonde parce qu’elle l’abandonnait elle aussi. Elle le laissait seul, enfermé ici. Il avait cru, naïvement, qu’elle lui proposerait de partir avec elle. Il avait cru, naïvement, qu’elle s’occuperait de lui. Il existait une connexion certaine entre eux et il avait alors la sensation que quelque chose se déchirait à l’intérieur de lui tandis qu’il observait la voiture partir. Il a aperçu le regard bleu tourné vers lui. Une dernière fois. Trop lâche, il s’est caché derrière le rideau. Il ne voulait pas qu’elle puisse le voir. Qu’elle puisse voir sa détresse, sa tristesse. Il ne voulait pas qu’elle puisse voir que son départ ébranlait son petit monde déjà si instable. Sa tête lui a fait mal. Tout en lui n’était plus que douleur. Il voulait sortir. Il voulait retrouver la seule personne qui parvenait à faire taire les mauvaises pensées. Mais il ne pouvait pas – pas encore. Il était encore enfermé chez les fous et elle était dehors.


LYAM O’NEILL — LES ERREURS DU PASSÉ QUI NOUS HANTENT AU PRÉSENT.
Laël ne connaît pas Lyam – pas directement. Son seul souvenir de lui, c’est quand il a regardé Elinor partir de l’hôpital psychiatrique. Pour Laël, Lyam n’est que “le blond qui lui a enlevé celle qu’il considérait comme une amie” et, rien que pour ça, il le déteste déjà. Il le déteste parce qu’il le tient pour responsable du départ de Elinor. Il le déteste sans pourtant le connaître véritablement. Penser à lui le met en colère ; penser à lui lui fait mal. Penser à lui fait bourdonner de mauvaises pensées dans ses oreilles.
Lyam ne connaît pas Laël – pas directement. Son seul souvenir de lui, c’est cette vieille affaire de quand il était plus jeune. Une vieille affaire qui avait bien failli éclater dans les journaux people de l’époque. Lyam, il connaît l’histoire de Laël, plus ou moins dans les détails. Lyam, il connaît le cauchemar enduré et la frustration de devoir se taire alors que l’envie de hurler la vérité devient comme un poison dans les veines qui ronge le corps et l’esprit. C’était il y a neuf ans. Tout ça n’aurait dû rester que des souvenirs, des souvenirs dont il n’a plus conscience. Mais croiser la route de Laël va raviver cette mémoire atrophiée et c’est un peu comme si voir ce qu’il est devenu à cause de son oncle implantait en Lyam un certain sentiment de culpabilité. Une certaine envie de justice qu’il n’a pas pu lui donner avant. Il n’est même pas certain de pouvoir la lui donner aujourd’hui, ou demain. Ou peut-être même jamais. Il n’y a peut-être pas de solution à l’histoire de Laël. Mais comment lui expliquer qu’il doit apprendre à se reconstruire sans voir un jour son oncle payer pour ce qu’il lui a fait ? Comment lui faire comprendre qu’il doit avancer dans la vie tout en sachant que son oncle a continué d’exister, sans avoir vu sa vie être complètement chamboulée ? Comment l’aider à se défaire du souvenir de ses parents – ses parents qui ne l’ont jamais soutenu, qui sont restés aveugles, indifférents face à sa douleur, à ce cauchemar qui a tant duré ? Qui dure encore aujourd’hui. Laël est prisonnier. Prisonnier du passé, de ce monstre que son oncle a créé. Prisonnier de lui-même et de la folie dans laquelle il s’est plongé dans le seul espoir de pouvoir se protéger. Lyam connaît assez Elinor pour savoir qu’elle voudra aider Laël, qu’elle voudra être là pour lui, pour l’épauler. Mais Lyam sait aussi que Elinor reste fragile même après l’hôpital, même après la reprise de sa vie. Son monde n’est plus le même, son quotidien n’est plus le même. Et, quelque part, au fond de lui, il redoute l’influence de Laël. Car à voir ses yeux fous, son air de chien sauvage et enragé, il a peur que ce ne soit lui qui l’entraîne à la dérive plutôt qu’elle qui le pousse à se relever. Pourtant, il devrait avoir droit à une seconde chance. Il devrait avoir droit à la vie – cette vie qu’on lui a enlevée, qu’on lui a refusée. Toutes les injustices ne peuvent peut-être pas être réparées mais ça ne signifie pas qu’il faut arrêter de se battre même quand d’autres ont renoncé. Laël est peut-être une cause perdue mais il est la cause perdue de Elinor. C’est suffisant pour vouloir l’aider.


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Message(#) Sujet: Re: M - EVERY NIGHT SHE SURVIVED. (LIBRE) Sam 15 Juil - 17:17




LA PARTIE (TROP) CHIANTE
mais où tu vas m’aimer anyway


MERCI DE NE PAS MÊME TENTER CE SCÉNARIO SI VOUS NE COMPTEZ PAS RESTER PAR LA SUITE. MERCI POUR LES FAUX ESPOIRS MAIS NON MERCI. INSCRIVEZ-VOUS SEULEMENT SI VOUS AVEZ L’INTENTION DE FAIRE VIVRE CE PERSONNAGE. Et pas seulement faire une présa & un rp puis disparaître ensuite.
PS – C'est bien aussi de répondre aux MPs.



Bonjour, bonsoir, mon petit bichon. CUTE

Voici, comme convenu, les petites exigences, recommandations et tout le bazar que requiert un scénario :

AVATAR
J’avoue que j’ai écrit ce scénario avec la bouille de Luke Mitchell parce que ça a été mon gros coup de cœur dans la série Blindspot et que son personnage m’a inspirée pour créer Laël. Donc c’est vrai que j’aurais un peu de mal à voir une autre bouille que la sienne pour jouer ce scénario.
Après, je suis pas (trop) chiante alors si vraiment l’avatar ne convient pas, je suis évidemment prête à en discuter. La seule exigence que j’ai c’est de rester dans la tranche d’âge, c’est-à-dire une trentaine d’années environ (enfin un peu en-dessous de trente). Je m’accorde également un droit de veto, parce que certaines têtes ne me plaisent absolument pas. Tant que tu ne me proposes pas genre Justin Bieber, ça m’ira. PAN


PSEUDO, INFOS GÉNÉRALES
J’ai développé pas mal de points, il y a une grande ligne directrice pour ce personnage – je l’admets. C’est un personnage très complet et je sais que ça peut faire peur mais je suis ouverte au dialogue alors il ne faut pas hésiter. J’aimerais vraiment cependant, et j’insiste sur le vraiment, que l’essence du personnage créé soit respectée. Après je suis pour que tu t’appropries le personnage alors tout ce qui n’est pas mentionné est totalement libre et tout ce qui est mentionné peut mener à discussion en pv. On peut, en tout cas, en discuter pour trouver un terrain d’entente.
Du moment que tu gardes à l’esprit l’essence de Laël, le reste m’importe peu.

Il est important de comprendre que Laël est un personnage sombre et très instable. Qu’il ne peut pas être guéri en cinq minutes ou même à sa sortie de l’hôpital. Il faut aussi se rappeler qu’il est véritablement traumatisé au plus profond de lui et qu’il doit vivre avec le fait que son oncle n’a jamais payé pour les actes qu’il a commis. C’est une cicatrice encore terriblement douloureuse pour lui.


LIENS

Les liens sont non négociables et évolutifs évidemment. Je veux juste qu’on respecte la base que j’aime beaucoup – normal, sinon, je n’aurais pas fait un scénario. MDR On discutera par MP des détails, de l’évolution aussi. On peut très bien se laisser porter par le fil de nos RPs également. À ta guise. J’aime bien les surprises aussi. HEU
N’hésite pas à contacter @Lyam O'Neill pour discuter de votre lien qui n’a pas été aussi développé que celui pour Elinor. C’est un amour de chou à la crème et elle te fera toujours un accueil de fifou. CUTE


ÉCRITURE

Je suis assez stricte sur la grammaire et l’orthographe. J’estime que notre bonne vieille langue française est un petit bijou que nous nous devons de respecter et le langage SMS me fait saigner les yeux. >_< Je ne suis pas infaillible et fais des fautes également alors tant que ce ne sont pas des fautes à chaque mot/phrase, je peux laisser passer. Mais j’estime que pour faire du RPG, il faut aussi un minimum de respect pour la langue de Molière – qui doit parfois se retourner dans sa tombe, le pauvre. HUM
Je fais du 800/1000 mots, parfois plus ou parfois moins. Je suis très adaptable, vraiment. HEHE


CONNEXION & AUTRES DOLÉANCES

Bon, il est évident que je veux que ce lien ait une évolution dans le temps, sur la durée alors quelqu’un qui s’investit est primordial. OMG Je ne demande pas une réponse par jour, juste d’être régulier. J’ai parfois des baisses de régime mais je préviens toujours. Je ne vais pas faire un speech sur le flood, les jeux, la participation à la vie du forum parce que je suis moi-même souvent mauvaise pour ça. Je préfère surtout RP sur les forums plutôt que de passer mes soirées dans les jeux ou sur la CB. Là encore, c’est à toi de voir. C’est selon si tu es ce genre de personne ou non. Sache juste que je suis à ta disposition pour le moindre souci/problème. :hey: Ma boîte MP est ouverte 24/7 donc aucun souci. Il est plus sage, d’ailleurs, que tu me contactes sous mon compte principal Oreste Eliot (ici) plutôt que Elinor, j’y suis plus présente.
Je laisse également ici les liens vers les boîtes à MPs de Lyam, alors n’hésite surtout pas à en faire bon usage : MP MP MP PARTY. UP
Bien sûr, une intégration réussie vient des deux côtés, cela va sans dire.

C’est aussi la partie où je demande à ce que la personne qui prend ce scénario ne se transforme pas soudainement en membre fantôme une fois sa présentation validée ou même un premier RP posté. Je sais qu’on a tous une vie en dehors du forum et les imprévus, ça arrive. Je le conçois. J’ai moi-même des journées chargées donc je comprends parfaitement que les réponses n’arrivent pas dans l’heure qui suit. Je suis aussi parfois lente dans mon temps de réponse mais j’estime avoir un rythme tout de même convenable on va dire.
Et je suis censée te dire que tu dois bien entendu avoir d’autres liens que ceux de ce scénario – c’est une évidence. Mais j’aimerais aussi rappeler que si le scénario est créé à la base, c’est avant tout pour que les liens du dit-scénario soient développés en RPs. Je dis cela parce qu’il m’est arrivé (à moi ainsi qu’à d’autres personnes de ma connaissance) d’être totalement écartée in RP de la vie du personnage que j’ai créé en scénario. Alors je n’ai rien contre le fait que tu t’intègres au forum, que tu développes des tas de liens mais j’estime qu’il est plus que respectueux (voire même normal) que les liens écrits pour le scénario restent tout de même importants pour toi et ton personnage. Honnêtement, je ne pensais jamais avoir à spécifier une telle remarque et c’est la première fois en dix ans de RPG que je me retrouve à devoir plaider pour exister dans la vie du personnage de mon scénario mais il semblerait que ce ne soit pas clair ni évident pour tout le monde. So, voilà, c’est dit. Pardon si c’est brutal et/ou si ça tombe comme un cheveu sur la soupe mais au moins tu ne pourras pas dire que je n’ai pas prévenu. (Ah et aussi, j’estime qu’il est parfaitement mal venu que le joueur/la joueuse de ce scénario développe le lien écrit pour mon personnage et le sien avec un autre personnage du forum. Ça aussi, ça ne semble pas évident pour tout le monde.)

Une nouvelle précision (encore une, oui) mais j’aimerais au possible que la personne décidant de jouer ce scénario reste sur le forum. J’ai vu mon compte de scenarii tentés, une fiche de présentation postée et terminée, puis un RP commencé et ensuite plus rien. Alors je sais qu’on a tous une vie irl tout ça tout ça mais plutôt que de déserter et de me faire espérer, merci de simplement prévenir. Un petit MP, ça coûte rien. Alors merci de ne pas prendre ce scénario si vous ne comptez pas vous engager sur la durée. ho Mon petit cœur en a assez de voir les espoirs s’effriter.



Voilà, je crois que j’en ai fini avec mon discours qui me fait passer pour une véritable mégère. BOUDE Si t’es pas encore parti(e) en courant, je t’en remercie. :hihi: Si tu comptes prendre mon bébé, je suis à toi forever and more. HOT Et, en plus, je te construirai un temple en guimauve et chocolat où nous ferons des bébés jusqu’à la fin de nos jours. YO
Alors, tenté(e) ? ROBERT


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