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YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 12:24


Yuna Reed
Nothing comes easily. Fill this empty space. Where do I begin ?



(NOM) REED. Un nom que tu as usurpé le jour où tu réalisas ton premier « contrat ». Tu n'avais que seize ans, mais déjà toute la confiance de ton « Sensei ». Son détenteur, feu Thomas Reed, était un petit trafiquant de d'alcool à la solde des Angelino Hights. Un gang hispanique de Sacramento ayant orchestré l'exécution de tes parents, alors que tu n'avais que quatre ans. Ton véritable patronyme est HWANG. Du moins, était. Depuis cette nuit de Décembre 1995, qui signa le début de ta vendetta, tu te fis, et te feras toujours appeler Reed. Tantôt chasseuse te faisant justice toi-même, tantôt proie en cabale permanente afin d'échapper aux forces de l'ordre. Ta bonne étoile ne t'a pour l'heure jamais quittée. Excepté peut-être il y a six mois de cela, où tu manquas de peu de te faire pincer. Bien malgré toi, tu es de celles qui ont été contraintes et forcées de renoncer à qui elles étaient pour leur sécurité. De celles qui sont condamnés à mentir et s'inventer un passé pour continuer à vivre, ou plutôt survivre.  (PRÉNOM) YUNA. Le dernier lien qu'il te reste avec ta vie d'avant. A ta majorité, tu t'es empressée d'américaniser ton nom, en retirant le trait d'union entre les deux syllabes de ton prénom. Une façon de brouiller un peu plus les pistes, durant toutes tes années passées à jouer au chat et à la souris avec les Hights. Puis à une plus grande échelle, avec toute la mafia mexicaine implantée sur la côte ouest des Etats-Unis, ainsi que la police fédérale et la sécurité intérieure. Étrangement, et aussi minimaliste soit-il, ce subterfuge te fut utile jusqu'à tes vingt ans. Ce ne fut qu'à cette époque que membres de la pègre et représentants de l'ordre comprirent qu'ils devaient traquer un fantôme qu'ils croyaient mort depuis seize ans. Malgré ta volonté et ta détermination de fer, tu es de celles qui vivent sans cesse avec la peur au ventre. Paradoxalement, tu es aussi de celles chez qui cette peur insuffle une incroyable dose adrénaline, leur fournissant l’irrésistible envie de commettre toujours plus d'exactions en tout genre.   (ÂGE) Trente-sept ans. Oui, déjà trente-sept ans que tu ne vis que par vengeance sur fond de rétribution. Non, pas exactement en fait. Il y eut quatre années de pur bonheur, de joie et d'insouciance. Douze ans d'entraînement intensif, dans une atmosphère militaire et en autarcie. Et plus de vingt ans de « bons et loyaux services ». Aussi bien auprès de ceux qui t'ont recueillis et formés (les Yakuzas), que des « particuliers » faisant appel à tes services pour se débarrasser d'une tiers personne. Au total, cela représente pas loin de cinq cents contrats remplis en Californie, dans l'Oregon et l’état de Washington. Tu fais partie de celles qui tracent leur sillage sans se soucier du poids des années. Oui incontestablement, tu es de celles qui savent que leur capital existentiel peut s’arrêter à tout instant, et qui à ce titre œuvrent pour ce qui leur semblent juste. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 11 Octobre 1979 à Sacramento en Californie. Pour être tout à fait précis, il faudrait dire El Dorado Hills. Ceci dit, c'est tout de suite moins parlant à l'oreille, que la sixième ville la plus peuplées de l'état californien. D'un autre côté, on reste dans le vrai, puisque cette petite banlieue tranquille est rattachée au comté de Sacramento. A la fin des années 70, c'est dans cette région qu'un grand nombre d'expatriés asiatiques s'établirent. Dans le lot, il y avait tes parents. Après leur mort, jamais plus tu ne remettras les pieds dans cette petite ville, qui fut à la fois le théâtre de tes plus belles années, et celui de tes heures les plus sombres. Pendant douze ans, tu fus ballottée du nord au sud de l'état, écumant ainsi les différents repères des cadors japonais du crime. Ta formation terminée, on te somma, presque manu militari, de prendre ton indépendance et ton émancipation. Les deux décennies qui suivirent furent donc errance le long de toute la côte pacifique. Bâtiments désaffectés, et petites planques dans les grandes métropoles (dans le meilleur des cas), furent tes « chez toi». Aussi loin que tu puisses t'en souvenir, tu as toujours été de celles qui vivent sans attache. De celles qui doivent être en permanence sur le qui-vive, prête à disparaître et s'évaporer à tout moment sans laisser de trace. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Officiellement, depuis que tu as débarqué à New-York et pris tes quartiers dans le Bronx, tu travailles comme assistante. Assistante d'un grand ponte de l'industrie pharmaceutique basé dans le quartier très hype de Manhattan. Tu ignores si c'est une façon détournée de rendre hommage à tes parents. Te connaissant, tu en doutes. Une occasion s'est présentée à toi, alors tu as certainement sauté dessus sans réfléchir. Ayant décidé de mettre entre parenthèses ta vie de nomade afin de te sédentariser dans « The Big Apple », il te fallait donc une couverture, ou tout du moins un rôle à jouer afin de te fondre dans la masse et ne pas éveiller les soupçons. Ce que tu parviens à faire admirablement bien jusqu'à présent. Même s'il est clair que tu prends sur toi, et que l'envie de refroidir ton boss te démange plus qu'il ne le faudrait. Qu'importe, tu restes de marbre, et continues de jouer l'employée taiseuse, effacée, corvéable à merci et se saignant aux quatre veines pour satisfaire les exigences de ton supérieur hiérarchique. Personne ici n'imagine une seule seconde, que tu puisses être celle que l'on a surnommé « Eagle Eye » sur toute la côte ouest. Celle qui a rendu fou les aficionados hispaniques du crime, ainsi que les forces de police fédérales et nationales. Ce n'est pas tous les jours simples, mais tu fais avec. Car désormais, tu es de celles qui cherchent à se faire oublier. De celles qui ont pris la tangente, en quête d'une paix et d'une quiétude illusoire. Oui illusoire, car tu es de celles qui n'y ont pas le droit. ✩  Officieusement, tu es une tireuse d'élite hors pair. Peut-être même la plus douée de ce pays. Pour cause, tu es capable de mettre une balle entre les deux yeux de tes cibles, et ce jusqu'à plus de huit cents mètres de distance. Pour les Yakuzas, qui sont devenus ta famille d'adoption, tu restes sans conteste leur atout majeur et leur meilleur sniper, dans la guerre qui les oppose aux mafieux mexicains. Lorsque le besoin se fait sentir de faire ravaler son bulletin de naissance à un « gringos », c'est toujours toi que l'on vient trouver et que l'on paye grassement. Idem pour ce qui est des citoyens lambda. Tu ne comptes plus le nombre de personnes qui t'ont contacté pour faire passer de vie à trépas un collègue de travail, l'amant de la femme d'un mari jaloux, un avocat corrompu, un trader sans scrupule ou des journalistes trop envahissant. Jamais tu ne cherches à comprendre le pourquoi de la situation, tu t'exécutes. Non sans t'être préalablement assurée que rien n'entre en contradiction avec les intérêts de tes « amis » nippons. De plus, tes tarifs défient toute concurrence. Seulement dix-huit mille dollars pour qu'une personne bouffe les pissenlits par la racine. De quoi convaincre les sceptiques et sempiternels hésitants. Comme quoi la vie est étrangement faite. Jamais, au grand jamais tu ne te serais imaginée tueuse à gages. Et pourtant aujourd'hui, c'est ce que tu es. Oui, aujourd'hui tu es de celles qui se substituent à la justice, et qui sont prêtes à ôter la vie contre une jolie liasse de billets verts. (NATIONALITÉ) Américaine. Tu es née et as toujours vécu aux Etats-Unis. Ce qui ne t'empêche pas d'être en permanence l'objet du fameux « délit de faciès ». Dans le meilleur des cas, les gens se taisent et te regardent d'un air étrange, pensant sûrement que tu as une bien drôle d'allure, pour une touriste en goguette au pays de l'oncle Sam. Toutefois, s'il n'y avait dans ce bas monde que des gens bienveillants, ça se serait. Combien de fois t'es-tu battue pour des mots tels que « Sale jaune » ; « Bridée » ; « Chintok » ou encore « F***in' Chinease » ? Honnêtement, tu ne serais le dire. En revanche, il est clair que tu en as brisé des os et froissé des ligaments pour laver ces affronts incessant. Parce qu'une chose est sûre, tu es de celles qui refusent de se faire marcher sur les pieds et cracher à la gueule. Au fond de toi, tu sais que tu es de celles qui ne s'écrasent pas sans broncher, et qui tendent l'autre joue.   (ORIGINES) Coréennes. Tu es une fille d'expatriés. Tes parents ont fuis le pays du matin calme, et abandonnés leur postes de chercheurs dans un laboratoire pharmaceutique de Séoul. Il faut dire qu'à l'époque, les relations avec la Corée du Nord, cet ennemi héréditaire, étaient plus que tendues. Ils leur étaient inconcevables de continuer à vivre dans ce climat d'austérité. Ce que tu comprends totalement. Trois ans avant ta venue au monde, ils s'en sont allés par la mer. Après de longs mois et une traversée ponctuée par de nombreux tumultes, ils ont finalement gagné cette terre promise que fut pour eux la Californie. Ils n'ont jamais été très diserts avec toi sur leur passé. Jamais l'envie t'es venue de savoir à quoi pouvait bien ressembler le pays dont ils se sont volontairement déracinés. Tu es du genre à  laisser derrière toi, et à enterrer une bonne fois pour toute le passé. Oui, tu es de celles qui avancent sans regarder en arrière. De celles qui se mettent volontairement des œillères pour ne pas se laisser émouvoir et attendrir par leur vécu. (STATUT CIVIL) Célibataire. Tu as bien du mal à concevoir le fait de pouvoir mener une vie de couple avec ta situation. En grande solitaire devant l'éternel, tu préfères ne pas t'attacher aux gens que tu peux rencontrer. Que peux tu leur promettre ? De la sincérité ? De la stabilité ? Du confort et de la sécurité ? Il est clair que non. Tu as beau être une femme au sang et à la tête froide, tu n'en restes pas moins humaine. Mettre la vie d'un innocent en danger, même si tu sais que personne ne l'est réellement, c'est pour toi inimaginable. Tu vis comme une recluse, dans le mensonge et la menace permanente. Qui serait assez fou pour vouloir de cela ? Tu n'es ni un ange, ni un démon. En revanche, tu es de celles qui gardent la tête sur les épaules. De celles qui savent qu'elles n'ont rien de positif à offrir à qui que ce soit, et qui refusent par dessus tout de devoir faire souffrir inutilement quelqu'un pour qui elles comptent. (ORIENTATION SEXUELLE) Hétérosexuelle. C'est ce que tu répondrais instinctivement. Non sans esquisser un haussement d'épaules dubitatif. Il est vrai que pendant longtemps, tu as cru être asexuelle. Ni les hommes, ni les femmes n'éveillaient en toi une quelconque source de désir. Ton seul plaisir, tu le trouvais dans ton « travail ». Dans le fait de rester en embuscade, parfois même des heures durant. Attendant que ta cible daigne se présenter dans ton viseur. Recherchant le moment opportun pour presser la détente et faire mouche. Comme si cette activité absorbait ta libido, et suffisait à te combler. Ce ne fut que lorsque l'étau commença à se resserrer que tu t'autorisas une vie de femme. Des flirts innocents et des aventures d'un soir sans lendemain. Ta seule véritable histoire d'amour dura trois ans, et fut avec un « collègue » sniper travaillant pour le compte d'une organisation criminelle, constituée principalement d'hommes venant des Balkans. Même si ta vision de l'amour reste bien pessimiste, tu es tout de même de celles qui pensent qu'il reste essentiel et indispensable. Tu l'avoues, tu es de celles qui en dérobent et en savourent un petit morceau de temps à autre afin d'exorciser la pression et la tension.  (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Cela fait un petit peu plus de six mois que tu crèches au Parking. Tu t'en souviens parfaitement, car les jours qui ont suivi, tu soufflais ta trente-septième bougie. C'est comme si c'était hier. Tu te revois encore débarquer dans l'indifférence la plus totale. La gueule en biais et les traits tirés. Faut dire que quarante deux heures de route depuis Sacramento, ça laisse des traces. Tu n'as guère eu le temps d’empaqueter tous ce qui pouvait te tenir à cœur en Californie. Un grand sac à dos contenant le strict nécessaire (économies, tenues de rechanges etc.), un étui à guitare et un autre à contrebasse. Voilà ce qui te fit office d'uniques bagages lors de ton arrivée. Curieusement, tes voisins n'ont jamais étendu une once de musique émanée de ton petit F1. Et pour cause, tu as aménagé les étuis pour pouvoir y dissimuler deux fusils de précision de calibre différents. Un DAN.338 (Fusil de confection israélienne prisé par tout bon sniper qui se respecte, et offrant une portée de plus d'un kilomètre.) ainsi que ton arme de prédilection : un fusil semi-automatique HK PSG-1, de fabrication allemande, d'un calibre de 7,62. (GROUPE) De ceux qui survivent.

« C'est une bien belle journée / soirée pour ôter la vie. »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) Octobre 2016 : Depuis quelques mois, les Yakuzas et la milice Vojnik à laquelle appartient Marinko, l'homme d'origine bosnienne dont tu partages la vie depuis trois ans, ont mis leur différends de côté dans le but d'allier leur force contre un ennemi commun : les Zetas. Un cartel mexicain sévissant dans tout le sud de la Californie. Ta cible n'est autre que José Zeballos, l'homme faisant la pluie et le beau temps dans la ville de San Diego. Pour la première fois, tu n'agis pas seule. Marinko t'épaule pour cette tâche, et s'occupera du bras droit de Zeballos qui ne le lâche pas d'une semelle. Cela t'embête, car tu as coutume de bosser en solo, mais tu n'en dis rien. Toutefois, tu as un mauvais pressentiment. Un mauvais pressentiment qui s’avéra fondé lorsque ta liaison radio avec Marinko se brouilla, et que des coups de feu éclatèrent. Tu comprends aussitôt que vous avez été repérés. Pire, tu imagines que quelqu'un vous a balancé. A la hâte, tu démontes ton arme et prends la fuite, avant que les Zetas te fassent passés dans l'autre monde comme on dit. Tout part à vau-l'eau. Tu te retrouves nez à nez avec les flics qui te somment de te rendre. Faisant fi de leurs injonctions, une balle vient te transpercer l'omoplate gauche alors que tu tentais le tout pour le tout, en profitant d'un enchevêtrement de ruelles pour te faire la malle. Une fois remise sur pied, tu sais que tu dois partir. Après un petit crochet par ta cache de Sacramento afin de prendre le minimum vital, tu mets les voiles sans perdre plus de temps. Roulant à l'est. Toujours plus à l'est. Jusqu'à ce que tu décides de te poser à New-York, dans le Bronx, au Parking.      

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) Pas à grand-chose à vrai dire. Tu est du genre démerde et caméléon. Ta capacité d'adaptation te permet plus ou moins de te fondre dans le décor, sans trop faire de vague. Ce n'est ni pire ni meilleur que tout ce que tu as pu connaître jusqu'à présent. De toute manière, tu ne recherches pas le grand luxe. Tu n'as pas l'impression d'être volée de tes trois cents dollars de loyer. Cela te convient. Tu n'es pas une femme avec des exigences pointues, et des manières de princesse. De tout temps, tu t'es accoutumée de ce que tu pouvais t'offrir. C'est dans la moyenne, voilà tout. La diversité tant culturelle que sociale des locataires n'est pas pour te déplaire. Toutefois, tu ne t'es pour l'heure guère attardée à faire connaissance avec le voisinage. Cela ne veut pas dire que tu te comportes comme une sauvage pour autant. Tu t'évertues à saluer modestement les gens que tu croises, tu remercies les rares personnes qui te tiennent la porte ou bloquent celles de l'ascenseur lorsque tu te presses pour t'y engouffrer. Cependant d'une manière générale, ton passage dans les couloirs ou les abords du Parking a tendance à jeter un froid auprès des gens que tu croises. Les conversations s'interrompent, les respirations se suspendent et les regards viennent choir sur le sol. Pourtant, ce n'est pas faute d'y mettre du tiens pour te faire passer pour « Madame tout le monde ». Pour l'instant rien n'y fait. Tu as encore du mal à éradiquer ton air sévère et dure. En y réfléchissant bien, tu n'as pas non plus totalement envie de le perdre. Cette cuirasse, que tu t'es forgée tout au long des années, te rassure et te procure une sensation de sécurité. Tu ne te sens pas prête. Pas prête à sauter le pas, à déposer les armes ou mener un existence paisible et bien rangée.          

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) En arrivant, tu espérais bien n'en avoir aucune. Tout ce que tu souhaitais, c'était de n'être qu'un visage parmi tant d'autres. Une femme menant un vie calme, pour ne pas dire creuse, et qui ne tournerait qu'autour de trois choses : métro, boulot, dodo. Hélas, où que l'on aille, notre réputation n'a de cesse de nous coller à la peau. Ca, tu en as fait l'amer constat. Le microcosme Yakuza basé dans la ville de New-York t'a vite retrouvé. Et comme tu le présentais, il ne leur a pas fallu longtemps avant de venir solliciter tes services de tireur d'élite. Alors tu n'as pas réfléchis. Sans l'ombre du quart du commencement d'un doute, tu as accepté et ainsi remis le doigt dans l'engrenage. Que pouvais tu faire d'autre ? Refuser et envoyer sur les roses ceux qui t'ont sauvés ? Impensable. Ta gratitude envers ces hommes n'a pas d'égal, et tu sais que tu leur seras redevable jusqu'à ta mort. De plus, tu n'es pas stupide. Les Yakuzas ne sont pas des gens a qui l'on dit non. Refuser quelque chose ou s'opposer à eux, reviendrait à signer ton arrêt de mort. Et aussi misérable soit-elle, tu tiens à la vie et n'es pas prête d'y mettre un point final. Pas encore. Le hic, c'est que dorénavant, la trêve et la collaboration entre les membres du crime japonais, et ceux issus des différents cartels des pays de l'est, a complètement changé la donne et bouleversé le jeu des alliances. Du coup, tu es également devenue la « solution miracle » pour ces derniers. La liste de tes ennemis n'a donc fait que s'allonger. En plus des malfaiteurs hispaniques, tes antagonistes de toujours, tu dois maintenant apprendre à conjuguer avec l'hostilité de la puissante mafia russe, qui traque sans relâche le « sniper fou » décimant ses rangs. Au final, tu as quitté une poudrière pour en retrouver une autre. Mais cette fois-ci, hors de question de jouer les vagabondes et les ermites. Tu prends le risque de vivre au grand jour, parmi toute cette jungle urbaine.


PSEUDO/PRENOM : Quirne ÂGE : 23 ans (Forum à partir de 16 ans pour rappel) PAYS : France FRÉQUENCE DE CONNEXION : Au moins une fois par jour, sauf si impondérable COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Top Site REMISE EN JEU Oui (TYPE DE PERSO) inventé (CRÉDITS) Rebloggy COMMENTAIRE OU SUGGESTION : C'est beauu ici  I love you . La première fois que je tente ce perso'. J'espère qu'il vous plaira  ho  AVATAR : Bae Doona


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Dernière édition par Yuna Reed le Jeu 13 Avr - 18:56, édité 9 fois
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 12:25


Turn my grief to grace.
Nothing can bring me peace. I've lost everithing.

« Inspire. Expire. Consolide et renforce tes appuis. Arrête de trembler ! Tu es trop empathique ! Fais taire ton humanité, si tu veux survivre ici. Si tu ne l'annihiles pas très vite, elle causera ta perte dehors. Ton arme est un prolongement de toi. Écoute ce qu'elle te dit. Analyse son langage. Il faut que vous ne fassiez plus qu'un. Si tu crois en elle, elle en fera de même, et ne te décevra pas. Concentre-toi. La route est encore longue. Tout le monde peut tuer, mais rares sont ceux capables d'en faire un véritable art tutoyant la perfection. »

Sensei Yosuko Nishioka



I – Do you remember, these good old days ?

Elle a crié, poussé toute la matinée pour que tu puisses enfin pousser ton premier cri. Onze Octobre 1979. Clinique de Sacramento, 11H50. Te voilà enfin. Toi, l'enfant tant attendu. Fruit de cinq ans d'un désir de parentalité, entaché par trois fausses couches. Petite déception à l'arrivée. Tout ce temps, on a prié les dieux pour qu'ils nous donnent un fils. Mauvaise pioche. Heureusement, le crève-cœur n'est que de courte durée. Soudain, on se rappelle que nous ne sommes plus en Corée. Autrement dit, ton mariage ne devra pas être accompagné d'une dot, car oui on pense déjà à ton mariage. Tout comme on fait des plans sur la comètes concernant ton avenir. Tu feras médecine. Non, tu feras droit. Une chose est sûre tu seras quelqu'un, une notable tant qu'à faire, et tu auras le droit à ce dont ils n'ont pas eus. D'ici là, on prend soin de toi, on te dorlote, on te couve, on te chérie. Comme si le monde ne tournait qu'autour de toi. Comme si à tout moment, le ciel menaçait de te rappeler à lui. Tu grandis, tu t'éveilles, et l'on est fier de toi. En plus d'être une petite fille belle comme un cœur, tu t'avères contre toute attente être un vrai garçon manqué dans l'âme. De quoi leur redonner encore un peu plus le sourire, eux qui ont tant rêvé que le résultat de leur amour inconditionnel soit un fils. Une casse-cou. Dynamique. Grimpant partout et préférant de loin les petites voitures et les jeux de construction, aux poupées et à la dînette. A deux ans, on t'inscrit dans un club de tir à l'arc. Tu raffoles de cet exercice d'adresse et de précision. Tant et si bien qu'à quatre ans, tu parviens déjà à décocher tes flèches dans le cœur de la cible, et ce à une distance de soixante-dix mètres. La distance olympique. Et si c'était ça ton avenir ? Et si c'était ce qui pouvait de faire de toi une notable ? Une archère professionnelle émérite, défendant les couleurs de son pays lors des compétitions. En tout cas dans la famille, on y croit dur comme fer. Maman a arrêté de travailler afin de se consacrer uniquement à toi. Papa travaille à Sacramento, dans un laboratoire de bio-chimie gouvernemental. Ce que maman et toi ignorez, c'est que papa baigne avec les Yakuzas depuis que tu es en âge de marcher. Il garde et cache pour eux diverses marchandises en échange d'un joli petit pécule. De quoi mettre un peu plus de beurre dans les épinards et embellir le quotidien de la petite famille. Principalement, ce sont des armes et de la drogue qu'il gardait et entreposait secrètement.
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II – A taste of Hell

Un soir, alors que maman achevait de te lire une histoire et te bordait, une altercation entre ton père et deux hommes avec un drôle d'accent, retentit depuis le salon en bas. Maman tente de te rassurer du mieux qu'elle peut. Avant de partir, elle te demande de ne pas bouger et de ne surtout pas faire de bruit. Le ton monte. Paniquée, tu pars te cacher sous le lit. Tu ne comprends pas ce qu'il se dit un en bas. « Où est la came !? Parle ! Dis nous où elle est ! ». Cette phrase revient comme un leitmotiv dans la bouche des inconnus présents en bas. Faisant chou blanc, les invectives se teintent de menaces. « Dis-le nous où elle est, ou on la descend ! ». Les minutes passent, et le ping-pong invectives/menaces ; menaces/invectives redouble de plus belle. Et puis deux coups de feu. Instinctivement, tu plaques tes mains contre ton visage, et les nichent dans la moquette bleue ciel ornant le sol de ta chambre. Tu es morte de peur et n'as qu'une envie : crier. Mais tu n'en fais rien. Maman t'a demandé de ne pas faire de bruit et tu le lui a promis. Le rez de chaussée et la cave de la maison sont ensuite mis à sac. L'un des hommes aboie dans une langue dont tu ne captes pas un traître mot. « Vamos ! Busca, busca ! ». Combien de temps cette mise à sac dura-t-elle ? Dix minutes ? Une demie-heure ? Plus ? Tu ne sais plus. Recroquevillée sur toi-même, tu attends. Tremblante, au bord des larmes et tétanisée par la peur. « Aller viens, on se tire ! ». Vraiment ? Tu n'oses à peine y croire. Dans la foulée, le moteur d'une voiture, garée près de la maison, se mit à vrombir avant de disparaître au loin. Le calme. Plus de bruit. Plus de cris. Plus d'agitation. Tu te risques à sortir de cachette, intriguée par une drôle d'odeur qui se fait de plus en plus forte et insupportable. Avec toute la méfiance du monde, tu ouvres la porte de ta chambre. Descends les escalier à pas feutrés. Arrives enfin au salon. Salon qui commence à partir en fumée. Les flammes lèchent les rideaux, les meubles renversés jonchant le parquet aux alentours. Elles se rapprochent dangereusement du tapis. Tapis sur lequel papa est étendu sur le flanc, ligoté à une chaise, les yeux grands ouverts et perdus dans le vague. Il y a du « rouge » qui coule de sa tête. Maman quant à elle, gît sur le dos, au pied du canapé. Elle a les yeux clos et le visage si paisible, comme si elle s'était simplement assoupie. Du « rouge » s'écoule aussi par l'arrière de son crâne. Tu la secoues, la remues, tentes en vain de la réveiller. « Maman ! Réveille-toi, il y a le feu ! Maman ! ».
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III – Your lucky star in the dark

Tu insistes, égosilles ta petite voix qui se perd dans le vide. Pas plus de succès auprès de papa. Tu fais la navette de l'un à l'autre, avec le frêle espoir qu'ils t'entendent et se relèvent. Tu t'immobilises net, lorsqu'un homme tout de noir vêtu s’immisce dans la maison, un grand sac de voyage sur l'épaule. Il en sort un long objet en métal, à l'aide duquel il détruit le contrefort de la première marche de l'escalier. Lorsque ce fut chose faite, il se hâta d'en sortir des sachets en plastique rectangulaires, remplis d'une poudre blanche qu'il stocka dans son sac. Tu ignores à cette époque, ce dont il peut bien s'agir. En tous cas, il y en a beaucoup. Dix. Peut-être même plus. Moins d'une minute plus tard, il range l'étrange objet en métal, zippe son sac qu'il remet sur son épaule, et s'apprête à partir. Alors qu'il était sur le point de franchir le seuil de la porte d'entrée, il s'immobilise. En tournant la tête sur la gauche, son regard croise le tien. Ton regard de petite fille perdue, barbotant dans une flaque de sang au dessus du gisant de ta mère, les habits maculés. Il te regarde. Tu le regardes. Étrangement, tu n'as pas peur, ou en tout cas moins peur que tout à l'heure. Bien qu'il ne fasse pas commode, tu ne te sens pas menacée par cet homme. Encore aujourd'hui, tu ignores totalement pourquoi. Peut-être parce qu'il te ressemblait, et qu’inconsciemment tu te sentis en confiance ? Même yeux d'onyx en amande. Même teint pâle au léger reflets jaunâtres. Même cheveux couleur jais. Il laisse s'échapper soupir de résignation, métissé par une pointe d'agacement. Il s'avance. Te fixe d'un regard en plongé glaçant, qui tranche sévèrement avec la fournaise qui vous entoure. Puis, il finit par se pencher vers toi. Instinctivement, tu lèves les bras dans sa direction tandis qu'il te prend dans les siens. Dehors, tu commences à t'agiter. Tu cherches ta maison des yeux, et te mets à crier. Tu réclames tes parents pendant quelque secondes, jusqu'à ce que l'homme applique un linge sur ton nez et ta bouche. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, tout s'éteint. Plus rien. Le trou noir. Ou plutôt, les formidables effets du chlorure de potassium. Tu te réveilles l'esprit embrumé. Après t'être frottée les yeux, tu t'assois et jettes un regard circulaire autour de toi. Une petite pièce. Vide. Pas de meuble, pas de fenêtre. Rien, hormis le futon sur lequel tu sièges, et une ampoule suspendue de façon grossière au dessus de ta tête, qui scintille faiblement.
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IV – Chills and wonder

Un raz-de-marée de questions submerge ton esprit. Que s'est-il passé ? Où est-tu ? Tes parents. Est-ce qu'ils vont bien ? Quand pourras-tu les revoir ? Soudain, quelqu'un entre et t'arrache à toutes tes interrogations. C'est l'homme de la veille. Celui qui t'a sauvé d'une mort certaine. Il dépose des vêtements et des chaussures au pied du futon. Avant de partir, il t'intime l'ordre de t'habiller et d'immédiatement descendre une fois que tu seras prête. Sa voix résonne en toi comme un couperet meurtrissant ta chair. La porte se referme derrière lui avec fracas. Un frisson cours le long de ton échine. Dans l’expectative et le flou le plus complet, tu t'exécutes. Tu quittes la minuscule pièce après avoir revêtu cet accoutrement entièrement noir. L'escalier en colimaçon dévalé, tu tombes nez à nez avec un groupe d'enfants. Quatre garçons. D'origines asiatiques. Tous plus vieux que toi d'une ou deux années. Les « enfants fantôme ». Tu es l'un d'eux à présents. C'est le nom que les Yakuzas donnent à la progéniture de ceux qui travaillaient pour eux, et qui se retrouvent orphelins de parents. Ils en recueillent quelques uns, tentent de les enrôler et de les former en alimentant en eux un désir de vengeance. Une sorte d'investissement sur le long terme. Seuls les meilleurs peuvent espérer rester en vie. Nul ne sais ce qu'il advient des « éléments faibles ». Partir. Il te faut partir. Mais c'est impossible. Ton sauveur de la veille garde la porte. D'un mouvement autoritaire de la tête, il t’indique d'aller te placer avec les autres petits garçons alignés en rang d'oignon. Penaude, tu baisses la tête et obéis sans brocher. Un homme plus âgé fait à son tour irruption. Il s'avance vers vous, et vous passe tour à tour en revue. Son attention finit par se focaliser exclusivement sur toi. Tu es la seule qui la regarde dans les yeux. Pas de peur, juste de l'incompréhension et une montagne de « pourquoi ? ». Un sourire carnassier se dessine sur son visage. Tu ne sais pas trop quoi en penser. Bonne augure ou mauvais présage ? Il rompt le silence et tue par la même occasion tes derniers lambeaux d'espoir, en vous apprenant que vous ne reverrez plus jamais vos parents. Deux gamins éclatent en sanglots, tandis que les deux autres tombent à genoux. Toi, tu restes droite comme un « i ». Stoïque, tu ne t'apitoies pas, et ce en dépit de la fatidique nouvelle que l'on vient de t'apprendre. Tu continues de fixer cet homme d'âge mûr, comme si tu étais hypnotisée par son charisme et son aura.
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V – Find your way and know your enemy

Dès lors, toute son attention se polarise vers toi. Bien qu'il continue de s'adresser au groupe, tu as le sentiment d'être la seule et unique destinataire de son message. La marche à suivre est on ne peut plus claire. Obéir sans poser de question. Être fort. Point barre. Les jours qui suivirent, les petits garçons te servant de compagnons d'infortune ont disparus. Tu es seule. C'est par ton habilité et tes réflexes que tu te fis remarquer. A la grande surprise de tous ces gros durs, tu es capables d'attraper ce que l'on te lance avec force. Balle, briquet, fragment de craie : tu interceptes tout au vol avec beaucoup d'adresse. On te questionne et te passe au grill. Lorsque tu parles de ton goût pour le tir à l'arc, l'intérêt des hommes tatoués est dès lors piqué au vif. Ils veulent vérifier tes dires. Une cible est installée. On te fournit un arc et un carquois de flèches. Il est un peu trop grand pour toi, mais sa légèreté due à sa composition en carbone le rend très maniable. Placée à une distance ridiculement proche de la cible, on t'ordonne de montrer ce que tu sais faire. Ton regard se pose sur celui des criminels japonais. Tu hoches négativement la tête de gauche à droite. Tu recules, encore et encore. Soixante-dix mètres. C'est ta distance. Les molosses se regardent perplexes. Impossible. Une gamine ne devrait même pas pouvoir atteindre les pourtours de la cible à cette distance. Tu armes ton arc, prends quelques secondes pour viser, et décoches la flèche. En plein cœur. L'attention des hommes se tournent alors à l'unisson vers toi. Étonnement et admiration envahissent le terrain vague aride où vous vous trouvez. On te prie de bien vouloir recommencer en vidant cette fois-ci ton carquois, histoire de s'assurer qu'il ne s'agit pas de la chance du débutant. Non, ce n'est pas de la chance, les trois autres flèches finissent elles aussi leur course folle dans le petit cercle jaune équivalant à dix points. Les yeux des caïds en costard s'illuminent. Ils ont une idée derrière la tête. C'est ce jour là que l'on sut ce que l'on allait faire de toi. Dans la foulée, on te confia à Yosuko Nishioka, l'homme chargé de la formation des snipers du clan. Durant douze ans, il sera ton Sensei, mais également un père de substitution dans ton coeur. Il te révéla la vérité sur le drame qui se joua ce soir là chez toi, sans que tu ais à lui demander quoi que ce soit. Durant toutes ces années, il s'évertua à cultiver en toi la colère, ainsi que la flamme de la vengeance en attisant chez toi une haine sans nom envers ceux responsables de l'exécution de tes parents : les Angelino Hights.
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VI – Work without care about doubts and pain

Une haine qui ne fit que croître et qui s'étendit bientôt à tout les autres groupes du crimes organisés hispaniques, contre qui les Yakuzas entretiennent une guerre ouverte depuis des années. Outre les exercices de tir, on t'inculqua également les techniques de combats du clan. Tu eus aussi la chance de recevoir une solide éducation. Car oui, chez les Yakuzas on accorde tout autant d'importance à la tête qu'aux jambes. Les années passent. Les fusils de précision ont remplacé l'arc. Le calibre des armes augmentent avec le temps. Parfois, tu doutes. L'envie de tout abandonner, te traverse l'esprit de temps à autres. Heureusement, Sensei a toujours les mots justes pour te galvaniser et te remotiver. Tu grandis en vase clos, en autarcie. Des fois, tu as la sensation d'être un oiseau prit au piège dans une cage dorée. Tu as beau être la seule femme fréquentant les différents points de chute du clan, on ne te ménage pas pour autant. Toutefois, tu décèles chez certains membres, une sorte de tendresse fraternelle à ton égard, tapit tout au fond d'eux. C'est notamment le cas pour Kei : celui qui t'a sauvé et amené ici. Ta rigueur et ton assiduité sont récompensés. Tu excelles au stand de tir, et repousses toujours plus loin tes limites grâce au simulateur de distance. La vallée de Nappa. Les cimes du Mont Whitney. Le désert qui s'étend à perte de vue près de la frontière avec le Nevada. Autant de terrains de chasse qui deviennent pour toi tes seules et uniques sorties, lors des exercices en plein air par tout les temps. Quoi de mieux que de se confronter à la réalité du terrain, pour engranger de l'expérience et de la confiance. L'année de ton seizième anniversaire, on t'apprend que ta formation touche à sa fin. Tu ne peux pas rester auprès de ces gens, que tu as fini par considérer comme ta famille d'adoption. D'une part parce que tu es une femme, et qu'elles sont tout sauf les bienvenues. D'autre part, parce que tu es d'origine coréenne. Trop de facteurs qui rentrent en contradiction, avec ce petit monde d'hommes codifié à l'extrême. Toutefois, on te fait savoir que l'on restera en contact avec toi une fois dehors lorsque l'on aura un « travail » à te proposer. Tu devines au ton des hommes installés autour de l'immense table, où tu sièges à l'une des extrémités, qu'il est absolument hors de question que tu déclines ce qu'ils te demanderont lorsque tu seras « indépendante ». De toute manière, tu n'envisages pas le moins du monde refuser quoi que ce soit à ces hommes qui ont tant investis sur toi.
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VII – First blood

Tu apprends qu'en échange, le clan sera toujours prêt à te sortir de la panade en cas de coup dur. Du donnant donnant. Petite mise en garde pour la forme au passage : si tu deviens gênante ou trop bavarde, ils n'hésiteront pas à t'éliminer de sang froid. Bref ils t'ont sauvé la vie, ils peuvent très bien te la reprendre. Tu es devenue l'un de leur meilleurs tireurs. Cinquante seconde montre en main, c'est le temps qu'il te faut pour monter ou démonter ton arme. Cinq-cent cinquante mètres, c'est la distance maximale à laquelle tu peux abattre ta cible. Bien mieux que la majeure partie des snipers composant les rangs des Yakuzas. Seule une poignée d'entre eux, parviennent à faire mieux. Mais l'on est confiant. Avec le temps, et à force d'entraînement, Sensei est persuadé que tu deviendras la « gâchette d'or » du clan sur toute la côte ouest. Pourtant, le moins que l'on puisse dire, c'est que tu ne payes pas de mine du haut de ton mètre soixante-dix et de tes cinquante kilos toute mouillée. La date de ta « mise en service » ainsi que de ta liberté est également dévoilée. Ce Samedi neuf Décembre 1995 sera donc le jour de ta seconde naissance. D'ici là, tu continues à t'entraîner d’arrache-pied. Toujours indissociable de ton étui à guitare où sommeille ton arme, lorsqu'elle ne s'exprime pas entre tes mains. Le grand jour, ou plutôt le grand soir arrive enfin. Les alentours de Palmdale dans le compté de Los Angeles. Une distillerie d'alcool au milieu du désert. Cible : Thomas Reed. Kei est déjà là et t'attend sur les lieux. Tu prépares ton arme avec la rapidité que l'on te connaît. D'autres Yakuzas attendent à quelques mètres du bâtiment, que tu fasses ton travail pour intervenir et récupérer la marchandise ainsi que l'argent. Tu te mets en faction sur le ventre, et regardes dans ton viseur ce qui se trame en contre bas de la petite colline où tu te trouves. Il y a plus de six-cent mètre de distance. Tu ne t'es jamais risquée à tirer d'aussi loin. Pourtant, il va bien falloir. Kei veille au grain derrière toi, et observe Reed à l'aide de jumelles à détection thermique. Tu poses doucement ta respiration. Une goutte de sueur vient perlée le long de ta tempe. Tu attends que l'occasion parfaite se présente. La voilà ! Pile au milieu du front. Le petit escadron de Yakuzas intervient pour terminer le travail en empochant la marchandise. Un petit sourire de satisfaction se dessine sur ton visage, lorsque tu quittes ton viseur.
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VIII – Back to freedom

Tu démontes ton arme aussi vite que tu l'as monté, et la range avec une précision horlogère. Kei te félicite avec toute la sobriété qui le caractérise. Il te remet un téléphone équipé d'un brouilleur d'ondes pour que le clan puisse te contacter en cas de besoin, une enveloppe contenant dix-huit mille dollars (ta première paye) ainsi que de faux-papiers d'identité, et les clefs d'une voiture garée à Pamdale près d'un Diner. Cerise sur le gâteau, ton ange gardien te fait le plus beau cadeau qu'il soit en te donnant carte blanche pour ce qui est des Angelino Hights. Il te souhaite bonne chance pour la suite, te distille quelques conseils et t'invite à rester prudente en toutes circonstances. Contre toute attente, il se laisse aller à un fugace moment d'émotion en te prenant dans ses bras avant de te laisser partir. Tu pars. Attirée par les feux de la ville au loin, comme peut l'être un papillon de nuit. Tu trouves facilement la voiture grâce aux indications minutieuses de Kei. Une fois le contact mis, tu démarres sur les chapeaux de roues et roules à vive allure. Tu viens de tuer un homme. La logique voudrait que tu sois paniquée, effrayée voire révulsée par l'atrocité du crime que tu as commis. Mais au lieu de ça, tu souris et rigoles à gorge déployée. Est-ce le fait d'avoir ôté la vie qui te grise ? De te savoir enfin libre ? Un mélange des deux ? Tu l'ignores. Tous ce que tu sais, c'est que tu mets le cap sur l'ouest. Peu importe où tu vas. Ce que tu veux pour l'heure, c'est revoir la mer. Tu consacres les quatre années qui suivent à ta vendetta contre les Angelino Hights de Sacramento. Jamais tu n'agis sur un coup de tête. Tu mets en pratique tout ce que l'on t'a appris. Repérer les habitudes de ta cible. Choisir le lieu où tu commettras ton méfait. Étudier les différents échappatoires possibles une fois ce dernier réalisé, puis choisir le meilleur. Opter pour une date où les conditions métrologiques sont les plus optimales. Tu ne négliges rien, et t’astreins chaque fois à tout ce travail préparatoire en amont. Le moins que l'on pusse dire, c'est que cela paye, puisque c'est l'hécatombe chez les Hights. De temps en temps, ta « famille » t'appelle. Le schéma est toujours le même. On te donne rendez-vous dans un lieu (le plus souvent un parc) à une heure bien précise. Sur un banc, tu trouves un journal abandonné contenant une photo de ton contrat, un horaire et une adresse. Le reste dépend de toi. Avec toujours la même rigueur, tu étudies les lieux avant l'instant T, trouves le meilleur endroit pour baser ton embuscade et repères l'itinéraire le plus judicieux afin disparaître.
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IX – Shed the blood and never shed a tear

Une fois mission accomplie, tu prends la poudre d'escampette dans un calme olympien pour ne pas éveiller les soupçons. En chemin, quelqu'un te remet discrètement sous le manteau une enveloppe avec ta paye. Bientôt, des gens que tu ne connais ni d'Eve ni d'Adam font appel à toi pour que t'occupes d'un proche, d'un concurrent ou de toute autre personne moyennant finance. Vu que tu n'es pas du genre à faire la fine bouche, tu acceptes volontiers sans t'attarder sur les motivations de tes commendataires, et te mets à la tâche avec toujours autant de zèle. Oui tu l'avoues, tu as pris goût à ce que tu fais. T'emparer de la vie des gens, ça te plais. C'est ça ta came, ton ivresse, ton absinthe. Malfaiteurs et forces de l'ordre sont bien en peine pour te cerner. Il faut dire aussi que tu cultives volontairement un look androgyne pour brouiller les pistes. Tant et si bien qu'ils sont persuadés d'avoir à faire à un homme d'origine asiatique, de faible corpulence et de petite taille. Les témoignages qu'ils recueillent vont d'ailleurs en ce sens. Les cadavres fleurissent de plus en plus dans toute la Californie. Tu as réglé leur compte aux lieutenants des Hights, maintenant reste à t'occuper de leur chef : Alberto Velasquez. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce ne fut pas une mince affaire. Tu due ruser comme jamais et repousser tes limites en te positionnant à plus de huit-cents mètres. Mais, tu es du genre têtue et obstinée. Quand tu veux quelque chose, tu mets tout en œuvre pour l'obtenir. Ce que tu voulais, c'était descendre Velasquez. Madame fut servie et exhaussée ! Toutefois, c'est également à cette période que l'on découvrit le pot aux roses. Plus de doute possible, le tireur que l'on a surnommé « Eagle Eye » est une femme. Dès lors, tu prends le risque d'adopter une apparence plus féminine, notamment dans tes choix vestimentaires. Tu ne vois plus l'intérêt de te faire passer pour ce que tu n'es pas, maintenant que le subterfuge est découvert. Néanmoins, tu redoubles de prudence et restes en permanence sur tes gardes. Au point de devenir par moment paranoïaque, alors que cela n'a pas lieu d'être. Ce fut à cet époque également que tu t'autorisas à aimer. Des hommes à qui tu t'offres le temps d'une soirée, avant de t'éclipser sans laisser de trace le matin au petit jour. Les années filent. Ceux que tu appelles « les particuliers », te sollicitent toujours autant. Tes « amis » aussi.
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X – From yesterday foes to today associates

Parfois, ils te donnent les pleins pouvoirs pour « finir le travail » et étêter un groupuscule de criminels rival, une fois leur boulot de sape accomplis. C'est ce que préfères. Qui plus est, c'est la prime et le jackpot assurés niveau pécunier. En guise de trophée, tu gardes les portraits de tes plus gros gibiers que tu rayes d'une épaisse croix rouge à l'aide de ton rouge à lèvre favoris : « Indépendante » de Chanel. Alberto Velasquez : Sacramento. Pablo Ramos : Los Angeles. Javier Careno : Fresno. Juan Sorribes : Porland. Paco Arroyo : Salem. Nicolas Suarez : Gresham. Cristobal Sanchez : Seattle. Daniel Munoz : Tacoma. Alvaro Vinolas : Mercer Island. Juste une infinitésimale partie des noms que l'on peut lire sur ton curriculum vitae. Il faut dire qu'en vingt ans de métier, la liste est longue. Certes, elle n'est pas aussi épaisse qu'un bottin téléphonique, mais elle te vaut tout de même le respect et l'admiration de tes pairs. L'ensemble de ton œuvre te vaut trois mandats d'arrêt. Un dans chacun des états côtiers. A cela s'ajoute également une jolie prime mise sur ta tête, par les divers réseaux du crimes mexicains et sud-américains. Personne ne sait qui tu es. Tout ce qu'ils ont, c'est ton signalement. Femme de type asiatique. Dans la seconde moitié de la trentaine. Cheveux courts et noirs. D'environ un mètre soixante-dix. Ce qui est clair, c'est qu'en vingt ans, de l'eau a coulé sous les ponts. Les lignes de l'échiquier du crime ont bien bougées également. Il y a trois ans de cela, les Yakuzas et les cellules de la pègre des pays de l'est, ont décidé de faire une trêve. S'en suivis plusieurs pourparlers avec ces différents groupes. On te convia à l'un d'entre eux. D'un côté tes « amis ». De l'autre, le cartel des Vojnik : le plus puissant des clans constitué de membres du banditisme des Balkans, de la côte ouest. C'est la première fois depuis cette nuit de Décembre 1995, que tu remets les pieds dans un des QG de l'auguste mafia japonaise. On te présente sommairement et sans cérémonie. « Yuna. Notre meilleur sniper ». Ce qualificatif n'est pas pour te déplaire. Tu jubiles intérieurement, mais ton visage reste fermé. Les tractations commencent. Tu t'éloignes et pars t'installer dans un coin de la salle. Droite comme un arc, les bras croisés. Imperturbable dans ta petite robe noire. Un grand homme taillé comme l’Apollon du Belvédère, et à la mâchoire prononcée vient te rejoindre. Tu ne le sais pas encore, mais cet homme sera le premier, et pour l'heure le seul, que tu aimeras d'un amour inconditionnel.
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XI – Him. Best thing you never had

Il se présente à toi. Marinko Krajinovic. Sniper star des Vojnik. Il vient de Sarajevo en Bosnie. Un peu macho sur les bords, le monsieur te chambre gentiment. Selon lui, il est impossible qu'une « nana » puisse être dotée d'une meilleure acuité, ainsi que d'une meilleure adresse que lui. D'ordinaire, ce genre de remarque t'aurait vexé et sorti de tes gonds. Seulement cette fois-ci, cela t'amuse. Tu lui réponds du tac au tac et le renvoies aussitôt dans ses vingt-deux. Impressionné par ton aplomb, il partage avec toi un bref instant de complicité qui se traduit par un léger rire étouffé. D'un commun accord, vous vous mettez au défi afin de savoir lequel de vous deux réalisera le plus de contrat dans un laps de temps bien précis. Trois mois plus tard, le défi s'achève. Tu l'emportes. D'une courte tête certes, mais tu l'empotes quoi qu'il en soit. Au même titre que son respect, sa considération … et son amour. Car oui, tu ne le laisses pas totalement indifférent. Et c'est réciproque. Les trois années que tu passas avec lui furent de loin les plus belles et les plus heureuses de ta vie. Vos vies sont un peu en parallèle. Il est à Los Angeles lorsque tu es dans l'Oregon. Toi à San Francisco quand il est en faction du côté de Seattle. On aurait pu croire que l'absence et l'éloignement érodent votre relation. Que nenni ! Ce fut tout le contraire. Ces privations ne firent que renforcer vos retrouvailles, vos étreintes et vos nuits. Vous savez qu'elles sont précieuses, alors vous les chérissez et en savourez chaque minute. Il est l'optimisme qui te fait cruellement défaut, et toi la voix de la raison qui lui remet les pieds sur terre. Une complémentarité parfaite. Ses projets pour vous deux, te paraissent parfois saugrenues voire utopiques. Mais au fond de toi, tu as envie d'y croire. Oui tu te dis : pourquoi pas moi ? Pourquoi n'aurais-tu pas le droit à ce dont toutes les autres femmes aspirent ? Le bonheur et une vie à deux. Tu penses que c'est possible. Après tout, cet homme est le plus à même à te comprendre et t'aimer. Et puis, il y eut cette nuit d'Octobre dernier. Cette fameuse nuit, qui fit écho à ce qui t'était arrivée, il y a trente deux ans de cela maintenant. Des souvenirs que tu t'étais efforcée d'enfouir au plus profond de toi, et qui te revinrent en pleine gueule avec une violence incommensurable. Pour ce contrat, Yakuzas et Vojnik ont décidé de coopérer. Pour la première fois, tu dois bosser en tandem. Avec Marinko. Avec ton homme.
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XII – The stampede

En apparence, tu sembles heureuse, mais dans tout for intérieur, tu as un mauvais pressentiment. Tu as toujours fait cavalier seul, brillé en solo. Là, tu ne te sens clairement pas dans ta zone de confort. Qu'importe, tu prends sur toi et te prépares. Jamais tu n'as refusé un job, ce n'est pas maintenant que ça va commencer. Cible : José Zeballos, « Jefe » des Zetas. Lieu : banlieue de San Diego, Californie. Heure : 23H30. Les premières lignes des deux « familles » sont tapies dans l'ombre. Tout près de ce qui sera le futur champs de bataille. Marinko et toi êtes en embuscade à quasiment un kilomètre de là, sur le toit de deux immeubles distincts. Tu t'occupes du « Jefe », lui de son bras droit. Vous devez agir dans une parfaite symbiose. Pour se faire, oreillettes et micros vous permettes d'accorder vos violons. Une fausse note vint entacher votre récital. A quelques centaines de mètres de toi, des coups de feu font rage. Ta liaison avec Marinko se brouille avant de totalement être interrompue. La peur et la panique t'envahissent. Tu redeviens la petite fille de quatre ans qui se cachait sous son lit terrorisée. Tu hurles son nom, encore et encore le priant de te répondre. En quatrième vitesse, tu démontes et ranges ton arme dans ton imposant étui à contrebasse. Telle une dératée, tu dévales quatre à quatre les escaliers de secours attenant à une des façade de l'immeuble. Tu cours. Cours à en perdre haleine dans la rue. Tu crois ta dernière heure arrivée lorsque tu tombes nez à nez avec une unité de police. On t'ordonne de te rendre. Tu as le droit à leur fameux couplet. A plat ventre. Les mains derrière la tête. Ca, il ne faut pas trop y compter ! Tu tentes le tout pour le tout, et t'engouffres dans le dédale de ruelles sombres sur ta gauche. On ouvre le feu sur toi. Une balle transperce ton omoplate pendant ta course folle. Tu titubes, manques de vaciller, mais tu tiens bon. Les dents serrées, tu te redresses et continues ton rush. La chance semble repointée le bout de son nez. Un entrepôt abandonné. Tu y entres et choisis de te dissimuler dans une sorte d'immense bétonnière. Ils te cherchent. Ils sont tout près. De longues minutes de traque plus tard, l'effervescence autour de toi diminue peu à peu avant de totalement mourir. Lorsque le silence reprend ses droits, tu te munies de ton téléphone et composes d'une main tremblante le numéro de Kei. C'est la première fois que tu appelles un Yakuza, en vingt ans d'une vie d'errance. Remarque, tu peux. Si ça ce n'est pas « un coup dur », alors qu'est-ce que c'est ?!
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XIII – And now ... ?

Pus tard, ton éternel sauveur arrive. Il a bien changé. Ses cheveux couleur charbon, sont désormais clairsemés de façon épars, par des petites touches argentées. Son visage est davantage marqué que dans ton souvenir, et ses traits burinés par le temps. Tu t'allonges sur la banquette arrière de la voiture de ton ange gardien, tout en continuant de colmater à l'aide de ta main, la béance dans le haut de ton dos. Kei roule à bride abattue vers le QG du clan de Sacramento. Durant tout le trajet, il te parle pour que tu restes consciente. Il te promet que tout ira bien, que tu vas t'en sortir. De longues heures de route plus tard, te voilà enfin en sécurité et de retour chez les tiens. On a fait venir le meilleur doc' du clan. A moitié dans les vapes, tu trouves encore la force d’ironiser. « Je vois qu'on me traite avec les meilleurs égards. ». Le médecin nettoie la plaie avant de la triturer afin d'en extraire des fragments de balle. Tu tentes d'étouffer au mieux tes cris de douleur, en mordant à pleines dents le col de ton sweat. Ton calvaire touche à sa fin lorsque le toubib te recoud. Il te conseille instamment de rester aliter pour ne pas que tu ouvres tes points. Tu décides d'aller contre-avis médical, en choisissant de partir. Immédiatement. Loin. Très loin. Kei opine du chef, tout en te remettant les clefs de son véhicule. Avant de partir, il te fait mot pour mot les mêmes recommandations qu'il y a vingt ans. « Bonne chance, et surtout sois prudente. ». Oui, c'est promis. Avant de quitter définitivement la Californie une bonne fois pour toute, tu fais un dernier saut à ta planque. Ou « ta résidence principale », comme tu aimes à le dire non sans un zeste de dérision. Tu empoignes le plus grand sac que tu trouves, fourres à l'intérieur le minimum vital. Des fringues, du fric, de la bouffe. Comme deux précautions valent mieux qu'une, tu prends également avec toi une seconde arme, en plus de celle que tu avais lors du fiasco de tout à l'heure, et qui dort pour l'instant paisiblement dans le coffre de la voiture. Ton arme de prédilection et ton vieil étui à guitare. Back to basic. Une fois tes deux bagages chargés dans la voiture, tu mets les voile. A l'est. Toujours plus à l'est. Les yeux embrumés de larmes, tu hurles et pleures la perte de l'homme que tu aimais, durant tes trois jours de voyage. Pour unique compagnie, la chanson « Grace » de Kate Havernik, que tu passes en boucle, et qui ne fait que renforcer ton chagrin. New-York. Tu ne peux pas faire plus à l'est. Suivant ton instant, tu t’orientes vers le Bronx où tu décides de louer un petit appartement. Arrivée devant l'immense immeuble en briques rouges, tu contemples ce dernier en prenant une profonde inspiration. Un nouvel état. Une nouvelle ville. Un nouveau quartier. Un nouveau départ. C'est ta chance. Ne la gâche pas.
                                                     


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Dernière édition par Yuna Reed le Jeu 13 Avr - 18:55, édité 5 fois
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 12:53

Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuue CANDICHOU BRILLE
Wow, cette fichette ho Ton personnage est intriguant, j'ai hâte de te lire pour la découvrir BRILLE BRILLE Puis. Bae quoi. POTTE Cette déesse ho FAN  ça me rappelle que la nouvelle saison de Sense8 sort dans pas longtemps, tellement hâte rfrjfjrf OMG (j'espère qu'on pourra se trouver un petit lien. CANDICHOU )
Have fuuuuuuuuuuuuuuun here ! :l:



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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 13:00

J'viens de finir de lire, t'envoie du pâté, j'te mp sur le champ NIARK

N'oublie pas d'aller poster ici si tu as terminé ;)


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et n'abandonne jamais.
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 13:17

J'ai tout lu et OMG
Faut que je te mp aussi, moi non plus j'aime pas trop les mexicains :hihi:



C´est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves. Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 13:42

Bienvenuuuuuuue parmi nous CUTE
Quelle fiche... Quelle histoire ... Quel personnage CUTE
vraiment je suis amoureuse de ta plume et de cette Yuna (Quel choix de prénom aussi, pour la grande fan de FFX que je suis, je ne peux m'empêcher de penser à elle HAN )
En tout cas, ta fiche ayant l'air d'être finie, je ne peux que te souhaiter une bonne validation :)


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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 15:01

Bienvenue parmi nous :l:


Des fois, tu te sens sirène
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 18:27

Moi j'ai pas lu HIDE WESH mais askip il est question des mexicains SIFFLE

bienvenue !





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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 19:11

Bienvenue !
C'est ça que bosser avec des Bosniaques...ça amène que des emmerdes ! MR GREEN
Zivela Republika Srpska !



"la personnalité est une dune. Une forme passagère qui répond au stimulus du vent, de la gravité, de l'éducation. De la carte des gènes. Tout est sujet à l'érosion et au changement.."

Richard K. Morgan
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 23:37

Quel accueil OMG :l: Merci beaucoup !

@Lyam : Merci, c'est très gentil HAWW Oui, j'ai toujours eu un faible pour Bae depuis "The Host" ^^ Vouiii, I can't wait ! Je me suis refais toute la saison un il y a pas longtemps d'ailleurs.

@Niilo : Merci à toi. Ah ? D'accord, je vais voir ça de suite :YEAH:

@Bianca : Ah ça c'est un bon point ^^ (Columbian do the best Smile )

@Caem : Oh merci, ça me va droit au I love you Ah, une incorrigible de FF, ça me plait ! Cool MDR A la base, je voulais partir sur Rikku, mais je me suis dis que ça ferait un peu trop de "Rrrr" MDR Du coup, je me suis rabattu sur Yuna. J'ai hésité à l'orthographier "à la coréenne" (Yu-Na), mais je me suis dis, restons simple ^^

@Lizz : Merci beaucoup CUTE

@Adriel : Hahaha. Ca ne fait rien, je reconnais que j'y suis pas allé à l'économie AAAAH Oui il est question de mexicains entre autre. D'européens de l'est et de japonais aussi (Bref, c'est un peu la Mafia façon Benetton Laughing )

@Slovenko : Eh oui hélas CRY ME A RIVER Mais visiblement, il font de très bons amants, donc l'un dans l'autre ... HEHE MDR


Je me permets de prendre encore un peu de temps avant d'aller valider (pour chasser les fautes d'orthographes et éventuelles coquilles). J’hésite à retoucher deux trois petites choses HUM Et à en rajouter (Oui, je suis un grand malade quelque peu tatillon et perfectionniste sur les bords Laughing  )


Dernière édition par Yuna Reed le Ven 14 Avr - 0:39, édité 2 fois
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« Chouchou d'Al »
› Âge : Dix-sept désillusions.
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› DC : Donald le gentleman.
› Messages : 1280
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Jeu 13 Avr - 23:54

Slavko c'est moi Surprised (Mon autre compte en tout cas !) Ouais y'avait peu de chance que ça arrive mais on aime bien les Slav ici. MDR

Bienvenue sur le forum avec ce beau personnage. :l: (Elle me fait un peu peur.)
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Ven 14 Avr - 0:05

@Lincoln : Yoops HIDE My mistake. Hahaha, le charme slave : on adore on adhère Laughing Merci à toi. Vraiment ? Marvellous, c'est pile poil l'effet que je voulais donné Evil or Very Mad
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Ven 14 Avr - 9:13

Bienvenue à toi sur DC CUTE J'ai rarement vu une fiche aussi remplie PITIE
Ça donne tellement envie de lire OMG DE CEUX Quand je trouverai le temps, je le ferai avec joie AAAAH
J'espère que tu te plairas parmi nous GEEK Ça fait plaisir de voir un avatar asiatique en tout cas UP
J'suis plus axé Japon pour ma part ; mais les yeux bridés... C'est mon faible HIDE
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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Ven 14 Avr - 11:04

@Yngvil : Merci à toi, c'est super gentil CUTE Aucun souci ;) Ouais t'as vu ça, je sauve les minorité Laughing Idem pour moi, c'est plus le japon qui me plais en règle générale. Au début, je voulais choisir Rie Fu, un chanteuse, mais vu qu'elle est peu, pour ne pas dire pas connu, je me suis retranché sur Bae. Pour être franc, j'ai aussi hésité à partir sur un avatar masculin. Ceci dit, là j'aurais été sûr de moi : ça aurait été Godfrey Gao I love you
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« révolé sa mère. »
« révolé sa mère. »
› Âge : Tantôt gamin, tantôt blasé comme un homme âgé, il vient d'atteindre le 19 ans et on s'en fout.
› Appart : #1411 (F2) avec le fantôme de sa mère la junkie, Badz Hijodealgo le fagg et Lincoln le renardeau perdu.
› Occupation : Saboteur, Al passe sa vie à se griller lui-même. Devenir dealer n'était sans doute pas sa plus riche idée...quoique, ça lui a rapporté pas mal, t'as pas vu ses Nike neuves ? Bah voila. Puis sinon, on le trouve au garage de Deirdre aussi.
› DC : Ekaterina et Misha
› Messages : 4015
› Nombre de RP : 22

Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE Ven 14 Avr - 22:54

Bienvenue parmi nous :haw:
Elle a l'air.....charmante NIARK


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Message(#) Sujet: Re: YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE

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YUNA ✩ L'OEIL DE L'AIGLE

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