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felix, to find tomorrow in today

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 0:11


Felix Holmström-Murphy
i don't remember the moment i tried to forget i lost myself is it better not said.



(NOM) holmström, en suédois ça veut dire quelque chose comme des îlots dans un courant. il trouve ça plutôt ironique, à croire que la vie s’amuse bien de ce qui lui arrive. d’ailleurs son nom, il a toujours eu du mal à l’écrire, une petit dyslexie, un L qui se met n’importe où et un tréma gênant.. alors longtemps il s’est appelé “homstrom”. c’est ce qu’il écrivait quand on lui demandait. murphy ça c’est un nom cadeau, celui de ses parents (ceux qu’il a eu en cadeau en noël 2006), ses nouveaux parents. ce n'est que des années après qu'il a appris l'existence de la "loi de murphy". une autre bizarrerie ironique du destin. (PRÉNOM) felix, la chance, ou le chat, ça c’est au choix, parce que la chance à vrai dire, il en a jamais trop eu. des chats par contre sa mère (la vraie) aimait bien en recueillir avant de trouver des familles pour les adopter, il y en avait toujours plein le jardin. ( GE) dix neuf ans, mais pour lui ça fait longtemps qu’il est adulte, et si vous pensez qu’il va attendre ses vingt et un an pour faire tout ce qui est légal, et bien vous avez tord. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 19 mars 1997, ça c’est le seul truc dont il est certain. il l’a d’ailleurs gravé avec de l’encre et une aiguille sur sa cheville, une façon de pas oublier qui il est. il raconte ça en rigolant quand on lui pose des questions sur ce tatouage étrange, mais faut pas croire, c’est super important pour lui. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) il fait tout un tas de truc. mais ce qu’il fait le plus, c’est vendre du café et nettoyer la vaisselle dans le coffee-shop du coin. il aime bien ça l’odeur du café, puis ça lui permet de voir du monde, alors même si le patron est un poil chiant, il aime bien et ça le dérangerait pas de faire ça toute sa vie. mais ce qu’il aime vraiment faire, c’est de la musique. alors il donne quelques cours à des gosses de l’immeuble, et quand il peut il joue dans des bars ou avec son groupe. ils ont enregistré des démos, fait quelques scènes, mais c’est rien de sérieux (sauf pour lui). (NATIONALITÉ) il a des papiers américains, mais y a quelques temps, il a découvert qu’il était plus suédois qu’américain. c’est fou le genre de détail que le cerveau peut oublier. (ORIGINES) ah ça, c’est pas un sujet dont il faut parler. ou du moins, faut pas introduire ça de façon direct, plutôt prendre des pincettes, un beau sourire et tout ça, quoi que ça le fera rire en fait.. enfin, faut dire que Felix a pas vraiment le chance de savoir avec certitude d’où il vient. ça peut paraître dingue, quand quand on a sept ans, un vague qui vous passe dessus et que l’on se retrouve à l’autre bout du monde, ça a de quoi déstabiliser. enfin, il a découvert récemment qu’il venait de Viggbyholm, un petit village au nord de Stockholm, en suède.(STATUT CIVIL) célibataire, il a eu quelques histoires, rien de bien sérieux, pas de quoi écrire quelques lignes. (ORIENTATION SEXUELLE) il aime les garçons, il est gay, voilà c’est dit, on va pas tourner autour du pot. sa mère (la vraie mais la numéro deux) aime bien répéter ce que lui a dit son psy, que c’est un conflit d’oedipe non résolu qui a entraîné une peur de l’autre sexe, mais que “c’est pas grave, on l’aime quand même”. il se contente de lever les yeux au plafond en souvenir de la gifle qu’il a reçu la dernière fois qu’il a préciser que non, c’est juste qu’il aime les queues. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) ça, il s’en souvient :  22 décembre 2006. c’était un vendredi et il a fait que pleuvoir. il hésite même à se faire tatouer la date en dessous de sa date de naissance, mais il avait eu le droit à une infection pour l’autre, et il est pas super enthousiaste à l’idée de recommencer. (GROUPE) faut dire que ça dépend des jours, mais de manière générale, il est de ceux qui vivent.

« time will change everything about this hell »

(Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?) il se souvient bien de ce jour-là, c’était un vendredi pluvieux, le 22 décembre 2006. il avait rencontré ses parents adoptifs quelques jours plus tôt, à l’orphelinat. il n’était pas très enthousiaste à l’idée de changer totalement de mode de vie, et il sentait sa gorge être encore plus serrée qu’à l’habitude. mais en même temps, il avait envie de voir autre chose que la chambre qu’il partageait avec trois autres enfants, que la salle principale du foyer, les visages qu’il voyait encore et encore et qui lui rappelait constamment que sa place n’était vraiment ici. alors quand il est arrivé au parking, c’était différent, on l’attendait, il était voulu. l’appartement était plutôt grand comparé, un peu vieux, mais monsieur murphy l’avait hérité de son père qui l’avait lui-même hérité de son père. il en était très fière. madame murphy avait décoré le salon avec un sapin, des tas de guirlandes et des lumières, elle avait même brodé “felix” sur une chaussette accrochée au radiateur. il se souvient aussi de la vue, celle de la fenêtre à moitié du canapé. on pouvait y voir tout en bas, l’impression d’immensité, de voler, d’être au-dessus de tout.

(Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?) felix est né dans un petit village en bord de mer puis à résidé quelques années dans un orphelinat en plein harlem dans la banlieu de new-york. alors les hauts immeubles, le goudron, les graffitis, c’est un monde nouveau qui bien qu’étrange lui plaisait bien. aujourd’hui, il se voit même difficilement vivre ailleurs. c’est une ambiance à prendre, il aime dire qu’il faut y vivre pour réellement apprécier. en tout cas, lui il aime ça, le monde, le brut, les différences, les gueules cassés, et cette chose étrange qu’ils partagent pourtant tous sans vraiment savoir dire quoi, comme un arrière goût de misère commune.

(Quelle est votre réputation au sein du quartier ?) en bref, felix c’est le gamin murphy. il était attendu le gosse. faut dire que monsieur et madame murphy se sont pas gardés d’ébruiter la nouvelle lorsqu’ils ont su qu’ils pourraient pleinement l’adopté, alors quand il est enfin arrivé, les voisins aussi s’en sont fait une belle joie. une réputation, c’est un peu dur à faire quand on a que dix neuf ans, on a surtout celle de ses parents, parfois celle de ses copains. felix c’est le fils murphy, le gosse adopté, un peu bizarre, qui longtemps n’a pas parlé. les voisins murmures entre eux, des messes basses du style “le pauvre petit, quel traumatisme”, tout le monde le sait personne n’en parle, leurs regards dégoulinent de piété. même après plus de dix ans, ils arrivent pas à s’en défaire.  

PSEUDO/PRENOM : camille AGE : vingt ans PAYS : france FRÉQUENCE DE CONNEXION : 4/7jours COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : polala  je suis une vieille moi fourme je viens je pars je reviens je disparais, mais faut croire que le forum veut pas me lâcher, je trouve toujours une raison de revenir  MEMERE REMISE EN JEU audor fera comme elle voudra  MEMERE (TYPE DE PERSO) scénario de @Leòn Villanueva (CRÉDITS) tumblr COMMENTAIRE OU SUGGESTION : y a pas un bug niveau code dans le mp de bienvenue ?  POTTE  AVATAR : troye sivan

© Nous sommes de ceux



Dernière édition par Felix Murphy le Dim 26 Mar - 19:55, édité 17 fois
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 0:11


Raconte moi une histoire...
maybe i'll see you in another life if this one wasn't enough.

CHAPITRE I
this must be what happiness feels like.
Felix Love Melker Holmström-Olsson, né le 19 mars 1997 à Stockholm. Écrit avec un feutre bleu sur la carte de maternité déposée sur son berceau, l’identité du petit garçon ne fait aucun doute. Quelques mois à peine, et il reconnait déjà son prénom, Felix, de l’intonation douce de sa mère à la voix plus grave de son père sous leurs applaudissements à chaque nouvelle réussite. Ses premiers sourires, ses premiers gestes, ses premiers pas, ses premiers mots.. ses premières fois sont toutes saluées d’un enthousiasme disproportionné. Tout est prétexte à une fête, à un gâteau, à des bougies des paillettes et de la musique. Felix grandit dans cette ambiance, dans ce plein d’amour d’un foyer où il a été désiré, aimé, et reconnu. Unique, ses parents n’auront jamais d’autres enfants, mais la solitude ne lui déplaît pas. Il a de l’attention pour lui tout seul, et des chats de passage pour s’amuser. Il ne sait pas vraiment ce que font ses parents. Quand à l’école on lui demande, il répond que papa construit des maisons et que maman parle avec des adultes, les mots architecte et psychologue sont trop compliqués à prononcer pour sa bouche d’enfant. Très vite, on remarque les difficultés qui inquiéteraient tous parents : Felix mélange les sons et les lettres. Lui ça ne l’inquiète pas, on a pas besoin d’être parfait pour être pirate : sur le vieux bateau de son grand père, abandonné sur la plage qui longe l’arrière de sa maison, Felix s’invente un monde où il vogue sur les flots à la recherche de terres à découvrir et de mondes inexplorés. Il rêve d’inconnu et d’endroits où il serait seul maître à bord.
Felix aime la mer et à six ans déjà, il a décidé que comme son grand-père, il irait parcourir les océans. Il connaît tout : l’odeur du sel, la profondeur des fonds marins, les chants des sirènes qui plongent dans la folie n’importe quel marin un peu trop sûr de lui, les animaux étranges qui hantent les rêves comme les cauchemars, les morts aussi ; puis la mer est aussi belle qu’imprévisible et dangereuse. Le soir, son grand-père lui raconte toutes les histoires, il ne lui cachait rien; ses amis disparus en mer, ceux devenus fou, la solitude, et puis la nostalgie quand on revient sur terre. Mais sa mère n’est pas d’accord et tape toujours du pied avec ses mains sur les hanches, les petits enfants n’ont pas à savoir ce genre d’histoire. Et Felix proteste, il n’est plus un petit garçon, il est grand maintenant, il sait presque écrire son nom sans faute !

CHAPITRE II
How long is forever? Sometimes, just one second.
Tout est prétexte à la fête. Un moyen pour madame Holmström de cacher la culpabilité d’être si souvent absente. Felix ne remarque rien pourtant ; il va a l’école puis chez son grand-père, et comme maman travaille à la maison, c’est comme si elle était tout le temps-là. Mais tout de même, pour se racheter, il faut voir les choses en grand, le genre croisière lors d’un anniversaire, ou mieux encore, partir en Thaïlande pour Noël.
« Maman, est-ce que tu es sûre qu’ils ont l’électricité là-bas ? Et si l’avion ne peut pas atterrir parce qu’ils en ont pas, on fait comment ? Et les guirlandes lumineuses, est-ce que tu y as pensé ? Maman tu m’écoutes ? Un sapin sans guirlandes lumineuses ce n’est pas un sapin. En plus il n’y aura même pas de neige ! Maman pourquoi tu lèves les yeux au ciel ? Je suis vraiment très sérieux, c’est une conversation importe qu’on doit avoir et.. » Évidemment, Felix avait passé tout le vol, Stockholm-Phuket, à s’assurer que la Thaïlande connaissait l’électricité, l’eau courante et surtout, surtout la fête de Noël. Il n’avait commencé à ce calmer qu’à partir du moment où l’avion survolait la mer et qu’on pouvait voir le bleu de l’océan Indien. Un bleu bien différent de la mer baltique, plus .. bleu, plus chaud aussi. « On aura le droit de s’y baigner ? » « Papa ? Il va poser des questions idiotes durant toutes les vacances ou il y a un bouton pause quelque part ? »
Pour se baigner, oh que oui il pouvait. Ses parents, comme de nombreuses familles suédoises, avait une location sur la plage de Phuket, un grand bungalow avec vue sur la mer et sable tout autour. Ils avaient pensé à tout : au maillot de bain de Felix, et surtout au centre-aéré. Ce centre-aéré qui était censé leur donner de vraies vacances en s’occupant de leur fils, remplissait pleinement leurs attentes : Felix y allait tôt le matin, faisait sa sieste en début d’après midi, reprenait les activités, et une fois qu’il était bien épuisé, il retournait avec sa famille profiter de la soirée à quatre.  
« Mais Liôôôône je sais paaaaas jouer au volley baaaall ! » « C’est super comme ça tu vas apprendre ! » Les parents de Felix avaient rarement vu un animateur aussi enthousiaste à l’idée d’apprendre tout seul à des gamins comment frapper dans une balle. Pourtant, ils ne s’en étaient pas inquiéter à outrance, ils avaient même signé pour participer au tournois prévu l’après-midi même. Monsieur Holmström était même plus enthousiaste que son fils à cette perspective, il en avait parlé durant tout le petit-dejeuner. Le Leòn en question s’appliquer à expliquer les règles, les fautes surtout (Felix s’en souvient encore très bien : on ne mord pas, on frappe pas, on ne griffe pas), et puis il s’était attardé sur les passes à dix doigts, demandant ensuite au petit groupe de s’entraîner. Mais Felix, lui, en était toujours au concept des passes à dix doigts. « Liôôôône mais j’ai pas dix doigts.. » « Mais si mais si, recompte bien. » « Un deux trois.. dix c’est bon ! On peut jouer ! »  Les autres enfants avaient déjà fait des équipes de deux et s’envoyaient la ball, ce qui ne gêna pas du tout Felix et ses problèmes de concentration, occupé à essayer d’attraper un petit crabe pressé de creuser son trou. « Eh petit crabe ! Viens par là.. »  
Pour ce qui est du reste.. les scènes sont floues, elles s’entre-mêle, disparaissent, parfois reviennent… rien n’est vraiment clair. Il ne différencie plus la réalité de ses cauchemars, et il a probablement inconsciemment inventé des détails pour en expliquer d’autres.
Le réel.. Le bruit peut-être. Un bruit qui fait tout vibrer à l’intérieur du corps, qui donne presque l’impression que tout à l’intérieur est devenu froid et liquide. Il se souvient de cette sensation, et de son crabe qui s’est enfuit sous terre. « Les enfants, on rentre. » Ça aussi il s’en souvient, Felix a fait la moue mais il a obéit, il s’est mis en rang avec les autres. « Mais Liône j’ai pas fait de ballon.. » Peut-être que Leòn n’a pas percuté, qu’il n’a peut-être pas entendu, mais Felix n’a pas insisté, il a juste attrapé sa main et le reste s’est enchaîné très vite. Le réel ? Il se souvient avoir couru, un peu, pas assez vite peut-être, il se souvient être monté sur le dos de Leòn, qu’il fallait retenir sa respiration et que d’un coup, avec violence, il s’est retrouvé dans l’eau.
Il n’a pas paniqué. Il ne se souvient pas avoir eu peur en tout cas. Réel ? Il revoie l’eau sale, puis la sensation du bras de Leòn qui l’a subitement lâché. L’eau qui l’a entraîné. L’eau, la vague plutôt, l’immense vague l’a emporté. Réel.
Felix se souvenait des histoires de son grand-père, des marins pris au piège dans l’eau : ceux des tempêtes et surtout ceux des chants des sirènes. Eux, ils ne s’apercevaient de leur erreur qu’une fois dans l’eau, quand elle remplie les poumons et que la surface disparaît. Felix se souvenait aussi de ce que lui disait son grand-père : se laisser porter, ne pas se débattre, flotter. Alors c’est ce qu’il a fait. Il n’avait plus d’air, sa gorge, ses poumons, tous son corps lui brûlaient, mais il savait que les sirènes gagneraient s’il ouvrait la bouche avant d’avoir la tête hors de l’eau. Alors il a tenu bon. Son bras s’était emmêlé dans quelques choses de piquant, un objet dur s’était écrasé dans son dos, et tout le reste de son corps lui faisait mal. Mais il a tenu bon. Jusqu’à ce que son corps remonte à la surface.
Là aussi, c’est aller très vite. Une respiration, même pas le temps d’enlever l’eau qui piquait les yeux, et son corps qui se heurte à une immense colonne. Réel. Il se souvient avoir hurlé, et il se souvient précisément des trois secondes qui ont suivi  Le goût du sang dans sa bouche, son corps qui brûlaient de l’intérieur, le bruit tout autour, la vision troubles, la douleur de la lumière aveuglante et l’eau sale qui se mélangeaient au rouge. Il avait réussi à s’agripper à cette colonne, reprenant son souffle autant qu’il le pouvait.
C’est là qu’il y a eu la deuxième vague. Plus petite, presque insignifiante ; sauf quand on a sept ans et un corps sur le point d’abandonner. Celle-là, Felix l’a vu venir de loin, sans vraiment comprendre. Le bruit encore. C’est ça, le chant des sirènes ? Et la force de la vague qui l’a propulsé contre une autre colonne, puis un mur. Encore la même danse. Mais cette fois, il n’y avait pas Leòn pour le prévenir de retenir sa respiration. Ballotté dans tous les sens, incapable de savoir où est le haut, où est le bas, piégé dans une cage, comme une grosse machine à laver, et l’eau qui rentre partout, dans le nez, les oreilles, la bouche. Ses dernière forces et un coup de chance : en s’accrochant à l’une des colonnes, en se propulsant d’un sens au hasard, il réussit à revenir à la surface en se heurtant une nouvelle fois la tête. Piège. Le plafond est bas, l’eau est trop haute, coincé dans le coin d’un terrasse d’un restaurant. Réel.
Felix n’a pas d’autre choix que d’attendre.
Attendre.
Il a l’impression de manquer d’air. Le corps remplie d’eau, agrippé à un poutre de charpente du toit, il essaye de recracher ce qu’il a avalé. Il a l’impression que son visage saigne encore et partout, mais ce sont ses poumons qui lui font vraiment mal à chaque fois qu’il respire, ses oreilles aussi, il a l’impression de ne plus rien entendre. Et par peur d’une autre vague, coincé dans la charpente d’une terrasse, Felix tente de se hisser sur l’une des poutres.
Le toit est bas, malgré sa petite taille, il doit se mettre allongé sur le bois. Sa tête et son torses à la surface, mais les pieds toujours dans l’eau. Il n’ose pas les laisser pendre et il les enroule autour de la poutre par peur d’être emporté par quelques choses. D’ailleurs, il n’arrive pas à détaché le barbelé pris son bras, et si son nez a arrêté de saigner, son bras commence à lui faire vraiment peur. Des plaies profondes mais rien de vraiment grave, sauf pour un enfant de sept ans coincé tout seul dans le noir, entre l’eau et les murs. Réel. « Il y a quelqu’un ? » Il n’a pas la force d’appeler plus fort, mais il sait qu’il n’a pas le droit de dormir. C’est ce que son grand-père lui a appris : quand les marins tombent à l’eau, ils ne doivent pas dormir. Dormir ça veut dire mourir. Alors il ne dormira pas.
« Eh oh.. ? » L’attente. Ça, son grand-père ne lui en avait pas vraiment parlé. Le froid, la solitude, la peur, ça, il savait, on lui avait dit. Mais les heures dans le noir, l’envie irrésistible de dormir, ça, il n’y était pas préparé.
« Maman. Papa. Oskar … Felix. Papi. … Leòn. Lisa. … Andrew et Martin. et.. et.. euh.. » Attendre et s’occuper l’esprit pour ne pas dormir. Alors il répétait, inlassablement, le nom des personnes qu’il avait croisé dans la journée. « Maman, papa et Oskar. » Il avait pris le petit déjeuner avec eux. « Felix. » dans le miroir de la salle de bain. « Papi. » au téléphone. « Leòn. » et ses ballons. « Lisa » qui lui avait donné un bracelet rouge fabriqué la vieille. « Andrew et Martin » qui se disputaient pour savoir qui allait gagner le tournoi. Et puis, et puis.. « Maman, papa, Oskar, Felix, ... »
Des heures entières se sont écoulées avant que l’eau ne baisse suffisamment pour laisser entrevoir la lumière. Réel.
Papi lui avait dit, il ne faut pas bouger. « Quand on est perdu, on ne bouge pas. » Maman lui disait pareil avant d’aller faire les courses dans le grand supermarché. « Si tu es perdu, tu ne bouges pas, je viendrais te chercher. » Alors du haut de son perchoir, il continuait d’attendre, maintenant, il pouvait laisser pendre ses pieds dans le vide. « Papa, maman.. euh.. Leòn, et Lisa.. » Mais les prénoms commençaient à disparaître dans son esprit. Il avait envie de dormir maintenant.
La lumière a disparu, c’est la nuit, et tout est perdu dans le noir. L’eau est trop basse pour qu’il saute maintenant.
Puis un bruit. Des pas, peut-être une lampe torche, plusieurs même. Alors il a ouvert la bouche et il s’est mis à hurler. Fort. Encore plus fort que lorsque la colonne s’est écrasée contre ses côtés, plus fort que lorsque Andrew et Martin lui ont piqué son goûter, aussi fort qu’il ne pouvait. Ses poumons lui brûlaient, tout son corps était douloureux, plus encore que quand il respirait, mais il entendant les bruits et les lumières venir vers lui, alors il a continué à hurler. Sans s’arrêter, juste pour reprendre sa respiration. Même quand l’homme et les trois autres sont arrivés sur la terrasse, il a continué de hurler, arrêtant seulement quand l’un d’eux est revenu avec une échelle. Ils parlaient, disaient des choses qu’il ne comprenait pas. L’homme, le plus jeune est monté à l’échelle. Son visage, il s’en souvient encore, mais il n’apparaît que dans ses cauchemars. Réel. « คุณเป็นอย่างไรบ้าง ? » Felix a eu un mouvement de recul, manquant de tomber, mais l’homme l’a retenu. « Parler anglais ? » Felix a presque souri en faisant oui de la tête. Il parlait suédois, mais l’anglais s’était comme les dessin animés à la télé, et comme quand la vieille dame vient à l’école au moment du goûter. Même Leòn et les enfants du centre parlaient en anglais. « Je suis Sunan. Toi ? » « Felix. » « Ok. Viens Felix. » « Non ! » Il n’avait pas l’intention de bouger, sa maman allait arriver. Il ne devait pas bouger. « Viens Felix. » « Non ! Maman arrive ! » Le regard de l’homme a pris un drôle de sens, et il a regardé ses amis en leur disant quelques choses. Il est alors descendu de l’échelle, et une femme beaucoup plus jeune que lui qui a pris sa place. « Bonjour Felix. Je suis Kanya, je suis médecin. Tu vois le dessin sur mon t-shirt ? On récupère toutes les personnes que l’ont trouve pour les emmener à l’hôpital. Ta maman est peut-être là-bas.. Oh, fais moi voir ton bras.. » ,Felix s’est alors laissé faire, mais seulement parce qu’elle était médecin. « Oh c’est une vilaine blessure que tu as là. Tu as été très courageux d’attendre ici tout seul. Mais il est tard, il faut qu’on te soigne, et que tu dormes un peu. On ira chercher ta maman demain, d’accord ? »  « Non.. » Pourtant, quand elle l’a prise dans ses bras et que les hommes sont venus l’aider à descendre, Felix, il n’a pas résisté. Il était épuisé, vidé, effrayé, et quand il s’est retrouvé dans un camion avec les bras de Kanya autour de lui, il ne lui a fallu que quelques secondes avant de s’endormir.

CHAPITRE III
well nothing's gonna hurt me with my eyes shut.
Je suis resté assis sur mon lit très longtemps. Assis, comme ça, longtemps, longtemps. J’avais quelque chose de cassé à l’intérieur, je sentais ça dans mon ventre et je savais pas quoi faire. Alors je m’ai couché par terre. J’ai tendu le doigt avec lequel faut pas montrer et je l’ai appuyé contre ma tête. Et puis j’ai fait poum avec mon pouce et je m’ai tué. (howard buten, quand j’ai eu 5ans je m’ai tué)
« Felix ? » Le petit garçon était occupé avec une petite voiture qu’il faisait rouler inlassablement sur la table des heures durant. Il ne releva même pas la tête. Trop concentré sur son jeu ou plutôt trop en colère pour se laisser approcher. Ils n’avaient toujours pas retrouvé sa maman, son papa non plus. Maintenant il avait des pansements partout : sur le nez, sur le bras, sur le torse et il devait rester sous une tente avec des vieux jouets et des enfants qui parlaient bizarrement. La dame a soupiré doucement avant de s’agenouiller devant lui. « Felix.. on a toujours pas retrouvé ta maman et ton papa.. » Vroom vroom. La petite voiture a évité un tas d’herbe et contourné un cailloux. « Ça fait quatre jours que tu es là.. je pense que ce serait bien que tu retournes.. dans une maison, une vraie maison. » L’infirmière a lancé un regard à l’une de ses collègues, comme pour chercher un peu de soutien. Felix lui, refaisait le même parcourt avec sa voiture. « Là-bas tu auras une nouvelle chambre, et de nouveaux jouets. Et les policiers de ton pays vont t’aider à chercher ton papa et ta maman. » Vroom vroom.. « D’accord Felix ? Tu vas reprendre l’avion, et aller dans une maison plus grande et plus belle. » Vroom, vroom… La voiture n’a pas évité le tas d’herbe, ni contourné le cailloux.


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Dernière édition par Felix Murphy le Dim 26 Mar - 21:28, édité 18 fois
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 0:12


Raconte moi une histoire...
maybe i'll see you in another life if this one wasn't enough.

CHAPITRE IV
Monsters in my head, Monsters in my heart, Which will be the first to tear you apart?
Sa chambre, il ne s’en souvient même plus. C’est long deux ans quand on en a neuf. Elle était grande, c’est tout ce dont il se souvient. Elle était grande et il y avait plein de jouets. A l’orphelinat, il n’avait pas de chambre, pas sa chambre, juste une grande pièce avec quatre lits. Il avait celui près de la fenêtre. C’est important les fenêtres. Les portes aussi. Les sorties surtout. Tout ce qui fait qu’on ne reste pas coincé, que l’on peut s’enfuir. Ça a un nom, "claustrophobie", un mot étrange que Felix n’arrive pas à prononcer. A vrai dire, Felix ne prononce plus aucun mot depuis qu'on lui a dit qu'il ne retrouverait plus jamais son papa et sa maman. Ou du moins, ses mots, il les réserve à quelques personnes bien précise (la dame de la bibliothèque et celle de la cafétéria par exemple). Ça aussi ça à un nom, mais celui-là, personne ne lui appris.
Mais maintenant Felix a sa chambre. Une chambre un peu petite avec un papier peint un peu moche. Mais il a toujours son lit près de la fenêtre, et bien plus de jouer qu’à l’orphelinat.
Des jouets.
Ses jouets. Tout ici est à lui et à lui seul. Il n’y a plus rien à partager.
Monsieur et Madame Murphy l’ont adopté. C’est ce que la dame de l’orphelinat lui a dit. Adopté. A-do-pté. Ce mot là il sait le prononcer. Ça veut dire qu’ils sont sa famille. Fa-mi-lle. Ça veut dire comme des amis, mais en beaucoup plus fort, que rien ni personne ne peut séparer. Une famille c’est pour toujours, autant quand les choses vont bien que quand les choses vont mal.
Felix aime bien l’idée. Enfin, il aime surtout sa chambre et madame Murphy qui fait des repas presque aussi bon que ceux de la cafétéria.  
Il aime beaucoup monsieur Murphy aussi. Il joue de la musique : du saxophone et puis un peu de piano. Il a montré quelques trucs à Felix. Comment faire une gamme, le nom des sons, un morceau tout simple.. Et tous les soirs, avant d’aller se coucher, c’est leur petit rituel : « Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do. »
Juste quelques mots sur des notes de piano. Pourtant, monsieur et madame Murphy sourient autant que lorsqu’ils se sont vus la première fois. Felix a même vu madame Murphy essuyer quelques larmes, mais elle sourit beaucoup trop pour avoir vraiment mal.

CHAPITRE V
Show me love and watch me fall apart.
toc, toc, toc, toc. Quatre coups secs et bien distincts contre la porte de sa chambre. Felix déteste ce bruit, il le déteste parce qu’il sait toujours ce qui s’ensuit : son père qui ouvre doucement la porte, passe la tête dans l’ouverture, regarde en silence et puis entre entièrement avant de refermer doucement la porte derrière lui. Cette fois non plus, ça n’a pas loupé. Mais Felix n’a pas regardé. Agenouillé sur sa chaise de bureau, il préférait faussement se concentrer sur son problème de maths en mordillant son crayon de papier.
« Felix.. Qu’est-ce qu’il se passe avec sa mère ? » Felix déteste quand il joue à ce jeu là, à lui demander de décrire l’évidence. Comme quand il était gosse et qu’il avait dessiné sur les murs, il lui demandait ce que c’était que “ça” en pointant son dessin. Là c’est pareil, sauf que Felix a plus de seize ans et que ce genre d’éducation à la cool lui était insupportable. « Elle chiale. Tu l’entends pas ? Même les voisins sont au courant. » « Felix.. » « Mais quoi ! » Comme à son habitude, le père s’est appuyé contre la commode, celle que Felix avait depuis son premier jour ici. Dessus, il y a un tas de vêtement qui auraient dû être rangé mais qui traînent, un vieux cadre décoré de gommettes avec une photo de lui et ses deux parents adoptifs prise lors de leur premier noël et une maquette de fusée qui s'abîmait un peu plus à chaque fois que le père venait faire son sermon. La maquette tombait presque en morceau. « Le rendez-vous avec le principal s’est mal passé ? » « Comme si tu le savais pas. » « Ta mère ne m’a rien dit. » Bien sûr qu’elle n’avait rien dit, elle n’avait pas arrêté de pleurer depuis qu’elle avait franchi la porte d’entrée. « Je suis pas renvoyé. Juste suspendu pour trois jours, c’est quedal, Siméon de la 2C il-- »  « Eh ! Je t’arrête de suite, on parle de toi là, pas de Siméon de la 2C. » Il s’est tu une nouvelle fois. Il faisait tout le temps ça. Le silence et le calme étaient ses seules armes, c’est comme ça que ça avait commencé entre eux de toute façon. « J’ai dit au prof de sport d’aller se faire enculer. » « Pardon ?! » Le père Murphy gardait toujours son calme, mais cette fois-ci, Felix sentait que la gifle n’était pas loin alors il ne s’est pas fait prier pour s’expliquer : « Il voulait absolument que je prenne ma douche ! D’abord la piscine et puis maintenant ça ! Il s’acharne sur moi parce qu’il croit que je joue la comédie avec l’eau et il voulait absolument que je prenne cette putain de douche -- » « Felix bon sang ton langage ! » « Il me déteste parce que j’ai réussi à avoir une dispense pour la piscine ! Et Maman en fait toute une histoire juste parce qu’elle a trop peur de ce que les autres vont penser ! Elle en a rien eu à foutre de moi, elle s’est juste excusée mille fois devant le proviseur et elle a même pas cherché à me défendre ! »    
« Felix, c’est pas.. » Le père a fini par se prendre le visage entre les mains en soupirant. Pas d’agacement, plus d’impuissance, et ça, Felix l’a très bien compris. C’est dingue tout ce qu’on peut comprendre quand on a à peine seize ans et des parents qui ne sont pas vraiment les notre. Leur impuissance, ce truc qu’ils n’ont pas et qu’ils auraient du avoir dans le sang, en instinct. Mais Felix n’est pas leur enfant et pour lui ça fait une très grosse différence. Une trop grosse différence. « Tu sais que c’est vrai en plus. Je suis pas le fils qu’elle aurait voulu avoir. » « Non, c’est faux. » « Elle est toujours en train de me hurler dessus pour que je me coupe les cheveux, pour que je mette des vêtements de “vrai” garçon, pour que je me comporte “comme un jeune homme”. Elle est, elle est -- elle veut pas de moi ! C’est pas moi qu’elle veut ! Elle avait une idée préconçue du fils qu’elle aurait et qu’elle voulait avoir et elle m’a eu moi. Sauf que moi j’y peux rien, vous avez qu’à me rendre hein, vous trouverez mieux, y a qu’à demander les gosses ça se trouvent à la pelle. »
Le cœur qui bat à cent à l’heure, se souffle court de s’être mis à crier, les larmes qui apparaissent, le corps tremblant.. Felix faisait souvent des crises comme ça, il en avait l’habitude, eux tous, tous les trois. Les séances de psy améliorées les choses pourtant, mais pour Felix, c’était toujours pareil. Le père a attendu que le fils n’est plus rien à dire pour venir l’enlacer, sécher ses larmes, embrasser le haut de son front.
« Qu’est-ce que tu es en train de faire, hein ? » a-t-il fini par murmuré, son fils toujours enlacé contre lui. Démunie, monsieur Murphy n’avait de choix que d’appliquer les conseils de la psy : parler calmement, mettre l’enfant face à ses inquiétudes, lui expliquer pourquoi elles sont infondées, s’assurer qu’il a bien compris, lui rappeler qu’il est aimé. Hors crise, hors de la situation, tout paraît beaucoup plus simple.  
Felix a essayé de se détaché, mais impossible, emprisonné dans les bras de son père, il avait l’impression de suffoquer, ça ne faisait que renforcer la crise.
« Mais ça n’a rien à voir avec ça ! » « Felix.. » « C’est pas le syndrome d’abandon ! Je m’en fous de ce que dis la psy ! C’est pas ça ! Maman me déteste parce que je suis qui je suis et qu’elle y peut rien ! Si j’avais été son fils elle s’en serait voulu elle et là -- » Monsieur Murphy était intervenu cette fois, plaquant sa main d’adulte sur sa bouche d’enfant. « Je t’interdis de dire ça ! Tu es notre fils. Tu m’entends ? Tu es notre fils. » Il a répété cette phrase une fois, deux fois, dix fois, autant qu’il en a fallu pour que Felix se mettent à pleurer tellement fort et que d’épuisement, il arrête de se débattre et se mette finalement à pleurer dans ses bras.
Seize ans mais toujours un enfant, toujours au même point, à devoir rassurer constamment, aimer démesurément, sans retenu, et devoir tout recommencer au moindre faux pas.
Monsieur Murphy a finalement délogé Felix de sa chaise pour s’allonger à côté de lui dans son lit. Il pleurait toujours, mais à murmure de je t’aime et aux caresses dans les cheveux, il avait fini par se calmer, seules ses joues rouges témoignaient de l’altercation.      

CHAPITRE VI
I have stars in my eyes and fire in my bones, but I’m still broken.
« Mais nan, regarde la partition, tu vois le bémol ? Mais si là, ça veut dire que tous tes mi seront en bémol. ... Bémol c’est les touches noires.. Mais attend t’as déjà joué du piano ou quoi ? ... Attend. Ouais, allo maman ? » Felix s’est éloigné de la scène, se précipitant presque dehors, faisant sonné le carillon de l’entrée. « C’est bon maman je t’écoute. […] Ouais ouais, je suis encore au café, je vais sûrement faire la fermeture alors m’attend pas pour dormir, je rentrerais peut-être pas d’ailleurs, y a Caleb qui est là. […] Mais non je répète pas ma musique dans un bar, j’ai pas l’âge. » Évidemment, il mentait, le pub était presque vide et le gérant refusait de leur servir autre chose que du soda avec une rondelle de citron, mais ça restait un pub. « […] Des cigarettes ? Je fume pas maman c’est mauvais pour la voix.. » Par réflexe, ou plutôt par remords, il écrasa son joint contre l’une des marches en pierre. « Caleb maman, je te parle de Caleb. C’est un ami, rien d’au-- […] Maman ! C’est bon tu me fais le coup à chaque fois […] oui j’en ai et non je m’en servi-- […] On fait de la musique pas un scrabble ! […] C’est pas de l’ironie maman, le scrabble c’est pour dire que.. nan ouais, tu sais quoi, laisse tomber. » Soudainement, sa mère avait fini par attirer son attention. Lui qui montait et descendait les trois marches d’entrée depuis qu’il était sorti s’était soudainement figé pour s’y asseoir. « La Thaïlande .. ? Pourquoi la Thaïlande voudrait m’appeler ? »
La douche froide.
Lui qui s’efforçait soigneusement de passer à autre chose. Pas vraiment oublier, seulement laisser ça de côté, y revenir le moins possible. Pas comme ça en tout cas, pas en dehors du mois de décembre par un coup de téléphone de sa mère. « Euh.. ok, ouais.. Tu peux m’envoyer le numéro par sms ? […] Merci. Ça va pas coûter une blinde d’appeler comme ça ? […] Comme tu veux c’est toi qui paye, mais faut vraiment que je fasse ça maintenant ? […] Oui oui je vais le faire ! Allez je raccroche comme ça t’envoie. Et m’attends pas pour dormir, va te coucher, je t’aime bisous bisous salut ciao sayonara bye ! » Il raccrocha en fronçant les sourcils. Cette histoire n’avait vraiment pas de sens, et sa mère n’avait pas pu en tirer grand-chose, la dame prétextait que, puisque Felix était majeur, elle n’avait rien le droit de savoir.
Caleb frappa à la vitre du pub et ça suffit à le faire sursauter. Son ami mima l’heure qui passe et Felix se contenta de hocher la tête pour affirmer qu’il allait venir. C’est à ce moment-là qu’il reçu (enfin) le sms de sa mère. Plus long que ce à quoi il s’attendait. Lui qui voulait juste le numéro qui avait appelé, il se retrouvait envahi de coeur et d’un long texte lui rappelait à quel point il était aimé et que ses parents étaient fière de l’avoir. Sa mère avait toujours tendance à tout dramatiser.
Il appuya sur le numéro, un truc bizarre avec plein de chiffre et beaucoup de zéro. Ce n’est qu’une fois le téléphone contre l’oreille qui se demanda s’il n’aurait pas du vérifier l’heure.. tant pis, l’interlocuteur décrocha au bout de deux tonalités. « Oui bonjour, je m’appelle Felix Murphy et vous avez essayé de m’app-- » « Attendez ne quittez pas. » Ok merveilleux. L’anglais de la dame n’est pas parfait et visiblement ses manières n’ont plus, au point qu’il hésita même à raccrocher. Etre mis en attente quelques secondes d’accord, mais cinq minutes.. sa mère allait pleurer en voyant la facture.  « Monsieur Murphy ? »  « Oui c’est ce que je viens de vous dire. »  « Madame Metharom à l’appareil. Vous faites bien partie des personnes ayant été directement victime du séisme puis du tsunami qui a eu lieu le 26 décembre 2004 ? » « euh.. ouais ? C’est pourquoi ? » « Vous êtiez bien à Phuket ce jour-là ? » « J’en sais rien je-- » « Patong, ça vous dit quelque chose ? » « Mais de quoi vous parlez ? » « Votre non de naissance n’est pas Murphy ? » « Qu’est-ce que vous me voulez ? »  « Madame Metharom, je fais partie des services chargés des victimes étrangères du 26 décembre 2004, nous pensons avoir retrouvé votre identité. » « Retrouvé ? Mais qu’est-ce que..? »  « Vous êtes recensé comme étant Felix Homstrom, né le 19 juin 1997 à Viggbyholm, mais aucune recherche ne correspond. En revanche, un petit garçon du nom de Felix Holmström, né le 19 juin 1997 à Stockholm fait parti des disparus et nous pensions que vous pourriez être cette personne.. [...] »
La claque.
Comme un goût amer dans la bouche, nausée, vue trouble.. C’est quoi ce bordel ? La ville avait l’air de s’être soudainement mis à changer de pôle mais il avait conscience que c’était lui le problème. Pourtant, là, tout seul sur le porche d’un vieux pub, rien ne semblait pouvoir le ramener à la réalité.
« Allo ? Allo ? Monsieur Murphy ? » « Ouais. Ouais, je suis là. » L’envie de vomir ne le quittait pas, mais en fermant les yeux, la terre semblait s’être arrêté de tourner. « Des membres de votre famille, en suède, cherchent à vous joindre, était-il possible de-- » « Quoi ? Non ! Non non non, de quoi vous parler ? » « Votre frère il-- » « Mon frère ? J’ai pas de frère ? Vous devez vous tromper désolé mais c’est une erreur. »
Il n’a pas attendu sa réponse pour raccrocher.
N’importe quoi.
Sa famille et lui en avaient eu des appels téléphoniques étranges, des journalistes surtout, parfois des étudiants-chercheurs, des voyeurs souvent, mais celle-là, on ne lui avait jamais faite. Il n’avait pas de frère, il en était certain. Il était peut-être trop jeune et traumatisé, ses souvenirs étaient flou, d’après la psychologue la plus part étaient même inventé, mais un frère ? Comment aurait-il pu oublier ça ?
Il soupira en secouant la tête, agacé d’avoir laissé une inconnue le bouleverser comme ça pour une connerie pareille.
Pourtant, quand il se releva, l’angoisse fut telle qu’il ne pu retenir son haut-les-coeurs.
Tout seul, dans une rue froide et sombre du Bronx, Felix vomissait ses tripes, les larmes aux yeux, incapable de démêler la réalité de l’oublié.


© Nous sommes de ceux


Dernière édition par Felix Murphy le Dim 26 Mar - 23:27, édité 14 fois
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› DC : Aliah & Lizz
› Messages : 521
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 2:12

Bienvenue parmi nous HEHE
Très très bon choix de scénar BRILLE


Where there's tears, there's hope. Left you my tears, remember ?
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 2:45

t'as vu ça cette tuerie HEHE
merci LOVE
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 8:51

Bienvenue parmi nous CUTE
Bon courage pour ta fiche ;)


She moved through the fair
I dreamed it last night hat my true love came in so softly she entered, her feet made no din. She came close beside me and this she did say :  It will not be long love 'till our wedding day.© by anaëlle.
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 9:17

J'AIME TES GIFS
J'AIME TA TETE
JE T'AIME TOI
JE LA SENS BIEN CETTE FOIS

rerererebienvenue ma chère What a Face What a Face
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 9:25

Re-Bienvenue à toi par ici HELLO
J'aime beaucoup le début de ta fiche CUTE En plus, elle a l'air bien préparée, avec ces chapitres que tu vas mettre en place AAAAH Vu son métier, son âge et son orientation sexuelle, y'a fort à parier que je viendrai fouiner un p'tit lien ; étant donné mes projets pour Yng AS
Bon courage pour la suite GEEK
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« Poumons noirs »
› Âge : Le chiffre change comme sur un compteur rouillé à chaque 21 septembre. Elle est loin la majorité, il a encore cette tête d'enfant, ce regard d'adolescent provocateur et pourtant le corps est vieux. Dix-huit années qui s'entassent dans ses pupilles sans qu'elles ne s'effacent réellement, toujours là pour lui rappeler ce qu'il ne veut plus savoir.
› Appart : #1209 avec sa mère qui n'ose le regarder, qui l'ignore, le renie en secret. Et parfois, y'a l'autre qui vient. Celui qui n'est ni son père, ni l'inconnu du coin.
› Occupation : Il danse au Lumignon. De temps à autres. Il essaie d'être séduisant, l'expérience en moins. Y'a la biche qui l'aide, ça lui donne l'excuse pour le voir. Et puis il gagne de l'argent, il commence à plaire alors c'est suffisant pour continuer. Et si la journée, il ne fait pas sa dramaqueen, il travaille avec Avery et toute l'équipe. C'est le hackeur du groupe. Celui qui parle en chiffres binaires quand il ne rend pas un autre service pour son chef.
› DC : Art, l'emo fragile.
› Messages : 339
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 10:37

Bienvenue à toi CUTE
Comme tu l'as vu je crois que tu vas devoir faire une chirurgie CANDICHOU
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« en mode vibreur »
› Âge : quarante ans, tout rond.
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› Messages : 588
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 11:33

ohlala mais ce scénario je l'aime à la folie, ça fait plaisir de le voir tenté :l:
Et puis ce début de fiche qui donne envie de voir la suite CUTE
Bienvenue FAN


(even the darkest night will end and the sun will rise) i wish i could hurt you the way you hurt me. but i know that if i had the chance, i wouldn't do it.
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 14:57

merci tout le monde I love you I love you

leòn !!!! Twisted Evil Twisted Evil
(t'as vu je sais faire l'accent sur le O, j'espère que je gagne un point dans ton coeur CANDICHOU )

Yng, le peu que j'ai pu en lire sur ta gamine, elle a l'air super intéressante, ce serait avec plaisir pour un lien :l: PERV

Kendall, j'ai vu ça, je suis en train d'en parler avec la créa du scéna (on attend de voir si on trouve un remplaçant ou si on se contente de cacher ton corps ME GUSTA )
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« Soldat de la Tsarine »
« Soldat de la Tsarine »
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 15:10

Eh c'est pas parce que t'as un nom de chat mignon que t'as le droit de t'approcher de ma fille petit merdeux Surprised

La bienvenue quand même chou


Nous pouvons changer le monde
Je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille
et n'abandonne jamais.
Xavier Dolan

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› Nombre de RP : 1

Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 15:11

Bienvenuuue HAN





Sì alla libertà.
Sì alla vita.
Sì alla follia.
Sì alla forza.
Sì a me stessa.


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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 15:30

On va devoir l'éduquer le petit. ROBERT

Bienvenue :l:



   
POURTANT IL FAUT VIVRE

   
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today Sam 25 Mar - 15:54

merci à tous les trois coeur coeur HEHE

niilo, eh oh y a pas écris propriété privé sur son front Surprised

slavko, tu te portes volontaire ? HEHE
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Message(#) Sujet: Re: felix, to find tomorrow in today

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felix, to find tomorrow in today

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