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T'es pas en sucre pourtant. (Libre)

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les locatairesles potins


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Message(#) Sujet: T'es pas en sucre pourtant. (Libre) Sam 14 Fév - 18:05

T'es pas en sucre pourtant.

Quand le réveil de ton portable se mit à vibrer sur ton oreiller, tu ouvrais aussitôt les yeux, comme si tu venais de te prendre un coup de jus et avant même que le rappel se mette en route, tu posais les pieds à terre, motivé que tu étais ! Te levant dans le noir, tu te mouvais dans la chambre sans le moindre bruit, veillant à ne pas réveiller ton frère qui dormait à poings fermés, ronflant tranquillement dans son lit. Au fond, il avait raison, 6h30 du matin n’était pas une heure à se lever un dimanche matin, mais ça…ça te passait par dessus la tête Issam, quand tu avais décidé quelque chose, tu t’y tenais quitte à en souffrir ou à le regretter. Attrapant un survêtement dans l’armoire, tu priais pour que cette dernière ne grince pas mais tu n’eus pas cette chance, un bref coup d’œil sur le lit de ton frère te confirmait que ce dernier dormait toujours. Poussant alors un petit soupire de soulagement, tu refermais la porte derrière toi, t’habillais en deux trois mouvements avant d’attraper ton casque audio qui devait trainer quelque part par là dans le salon. Tu n’avais pas le temps de manger, de toute manière tu n’aimais pas manger avant d’aller courir, tu préférais attendre la fin de ton entrainement et puis, tu en profiterais pour chercher du pain à la boulangerie du coin de la rue. Tu savais qu’ils aimaient manger du pain frais le matin en se levant et puis, à 8h tu serais de retour, timing parfait, pas vrai ?
Te glissant hors de l’appartement, tu t’installais sur la première marche le temps de lacer tes baskets avant de descendre les deux étages au petit trot, motivé comme toujours, tu l’étais toujours pour aller courir ou boxer, ça te maintenant en forme et tu maintenais ton cardio même si en vérité, courir te permettait surtout de te vider l’esprit et ça, ça t’était juste vital. Ajustant ton casque sur tes oreilles, tu choisis une musique neutre avant de te diriger vers la porte quand soudain…

« Oh Putain ! » ça t’avait échappé des lèvres dans ta langue maternelle, le français, mais tu aurais aussi bien pu le dire en anglais tant ton désarroi était grand. Merde, il pleuvait des cordes dehors ! Pas juste une petite pluie ou du crachin, non il pleuvait à verses. C’était certain que ton pauvre survet’ ne te serait d’aucune utilité, à ce niveau une combinaison de plongée aurait été plus efficace. Tu regardais encore la pluie tel un imbécile quand une silhouette traça à travers la pluie pour venir vers toi, enfin vers l’immeuble quoi…
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Message(#) Sujet: Re: T'es pas en sucre pourtant. (Libre) Dim 15 Fév - 18:03


Il pleuvait tout autant que cette nuit-là, celle où tu avais débarqué pour la première fois au Parking, celle où tu n'en avais rien à faire de ne même pas avoir visité le studio miteux dans lequel tu crèches aujourd'hui. Tu étais trempée jusqu'aux os, tes cheveux collaient sur ton visage et tes fringues te semblaient être comme une seconde peau. Tu avais manqué de glisser plus d'une fois pour finir par glisser et t'écorcher le genou trouant ton collant opaque noir. « Fais chier ! » putain de dimanche pluvieux, putain de soirée étudiante, fallait t'intégrer qu'ils te disaient tous, les relations c'est important pour plus tard tu sais Viv' faut vraiment que tu viennes ! Au moins à une soirée ! Une seule ! Plus JAMAIS ! Ton crâne te faisait un mal de chien, tu avais bu, trop bu pour tenter d'oublier cette peur qui te rongeait, ces mauvais souvenirs qui te hantaient dès que tu fermais les yeux. Pour l'espace d'un instant tu avais réussi à te laisser aller, à lâcher ton taser et peut-être même avais-tu fini par discuter, te livrer à quelqu'un, mais tu n'en avais plus le moindre souvenir, tout était entouré d'une purée de pois, ta soirée n'était plus qu'un immense trou noir. Lorsque tu avais réouvert les yeux, tu as pris peur, regardé l'heure sur ton téléphone et pris tes jambes à ton cou. D'autres jeunes de ta promo étaient là encore endormis mais dans ce qui t'avais semblé plus être un squatte qu'un lieu de soirée d'autres étaient là, des personnes que tu n'avais jamais vu. Un frisson avait parcouru ton corps entier, lorsque ton regard s'était déposé sur un jeune homme lui ressemblant comme deux gouttes d'eau. Tu avais alors fuit, fuit comme si ta vie en dépendait, encore. Tu avais pris le métro pour te rapprocher du Bronx, tu tremblais, t'avais paumé ton taser, te traitant d'idiote tu ne souhaitais qu'une seule et unique chose, retrouver ton chez toi. Lorsque les portes de la rame s'étaient ouvertes tu t'étais une fois de plus mise à courir souhaitant éviter le regard des soulards squattant la station, tu sentais leurs regards lubriques courir sur toi. Leur putain de regard dégueulasse. Tu courrais encore et toujours, te sentant complètement nue et sans défense. Le Parking avait enfin fini par se dessiner devant tes yeux, tes poumons te brûlaient affreusement, ton cœur lui te donnait l'impression qu'il allait exploser tant il battait fort, sans compter ton genou qui te lançait. Ton but il était là, juste devant toi, la porte de l'immeuble. Ton regard était brouillé par l'eau qui ruisselait sur ton visage, tu ne devais ressembler absolument à rien... Poussant la porte en vitesse tu t'engouffrais dans le hall, prête à monter les quinze étages puisque de toute façon une fois de plus l'ascenseur ne devait pas fonctionner. Il ne fonctionnait pratiquement jamais de toute façon. Tu n'avais même pas fait attention au gars du deuxième dans son survêt', le regard collait au sol crado tu lui bombait littéralement dedans tel un boulet de canon, te retrouvant à nouveau par terre. Putain de dimanche... Tes yeux se levèrent et tu laissais échapper un petit cri malgré toi, tu bredouillais quelques excuses pitoyables comme celles que tu avais pu lui donner à lui, lorsqu'il était en colère sans même que tu ne saches pourquoi « Je... je suis... désolée. Je ne regardais pas. » Ta voix n'était rien d'autre qu'un murmure, tu tremblais de la tête aux pieds sans même oser te relever.
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Message(#) Sujet: Re: T'es pas en sucre pourtant. (Libre) Dim 15 Fév - 19:13


Tu regardais un peu halluciné cette silhouette qui courrait sous la pluie, un peu en zig-zag à force d’essayer de se protéger de la pluie jusqu’à ce que cette dernière se rapproche de la porte d’entrée. T’avais beau ne pas être entre sucre, tu avais du mal à croire que quelqu’un ait réellement osé braver cette pluie battante parce qu’il fallait bien l’avouer, toi ta motivation s’était envolée. T’avais beau aimer courir, t’aimais pas forcément te retrouver tremper parce que ce temps là, c’était quelque chose à se choper une pneumonie, c’était certain ! Cette fille s’était probablement laissée surprendre par le temps, d’ailleurs qu’est-ce qu’elle faisait dehors à cette heure-ci ? C’était plus fort que toi, tu étais la curiosité même et dans ton esprit, tu te faisais déjà le film de sa soirée alors que tu ne savais même pas à quoi elle ressemblait. Ouais, sans doute était-elle sortie, en soirée probablement. Boite de nuit ? Hum, ou peut-être un bar, elle n’était pas habillée comme pour aller dans un night-club. A moins qu’elle ne soit allée travailler, un service de nuit peut-être ? ça ne te semblait pas surréaliste, ce qui l’était en revanche c’était ta manie de prêter une vie aux parfaits inconnus, d’imaginer ce qu’ils faisaient au lieu de toi, te bouger les fesses plutôt que de rester planté là, les bras ballants à la regarder courir. T’as même pas songé à lui ouvrir la porte à cette pauvre fille ! Tu crains vraiment Issam, mais d’une force ! Cette dernière s’en charge donc pour toi et s’y engouffre, toujours le regard rivé au sol si bien que le drame eut lieu : elle te percuta de plein fouet si bien qu’elle se retrouva au sol. Faut dire que du haut de tes 1m97, t’étais pas du genre facilement déplaçable contrairement à la crevette aux cheveux rouge qui perdit l’équilibre en poussant un cri dans sa chute. A moins que ça ne soit à ta vue ? T’as pas toujours l’air aimable, encore moins quand t’as pas bu ton café mais ça elle n’y pouvait rien. Sans se relever, tu entendis ses lèvres bouger mais tu n’en entendis aucun son ton casque étant toujours sur tes oreilles et alors seulement tu réagis : tu commençais pas retirer le casque, le laissant pendre à travers ta nuque et sans plus tarder, tu lui tendis ta main pour l’aider à se relever. Dans sa chute, elle s’était peut-être fait mal ? On ne prenait jamais assez au sérieux les chutes domestiques mais ça faisait un mal de chien quand même ! « Ça va ? Tu ne t’es pas fait mal ? » lui demandes-tu d’une voix calme légèrement teintée d’inquiétude, probablement ton côté protecteur qui ressortait, trop habitué à prendre soin de ta famille. Attendant qu’elle se relève, qu’elle choisisse de se saisir de ta main ou non, tu l’observais avec curiosité : elle ne te disait rien cette fille mais ce n’était pas surprenant dans un immeuble tel que le Parking, les locataires allaient et venaient. Lui adressant alors un léger sourire, tu ne pus t’empêcher de te mêler de ses affaires : « Nouvelle dans le quartier ? »
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Message(#) Sujet: Re: T'es pas en sucre pourtant. (Libre) Dim 15 Fév - 22:44


Bon dieu qu'il était grand, tu avais l'impression de te retrouver face à un véritable géant, jamais tu ne t'étais retrouvée face à un type aussi grand. Tu continuais à trembler hésitant à continuer à le détailler, tes yeux se rabaissèrent sur tes genoux lorsque tu remarquais son regard posé sur toi. Sa main s'avança vers toi comme pour t'aider à te relever, dans un réflexe de protection tu te reculais sans la saisir. « Ça va ? Tu ne t'es pas fait mal ? » nouveau sursaut, pourtant sa voix n'a rien d'agressive, tu relèves enfin les yeux vers lui puis fini par lui indiquer que non par un simple signe de la tête. En fait tu n'en as pas la moindre idée, tu t'en fous, ce n'est pas réellement ce qui te préoccupes là tout de suite. Tu aurais mille fois préféré te réveiller dans ton lit d'ici une heure plutôt que de te retrouver trempée dans un hall d'entrée, ton collant troué au genou, des restants d'alcool dans le sang et une totale amnésie sur une grande partie de ta nuit... Il t'adresse à présent un sourire, habituellement un sourire appelle un sourire, un sourire c'est quelque chose de chaud, d'amical, qui met en confiance. Mais pas pour toi non, des sourires tu en as trop vu sur son visage, trop souvent il a fait en sorte de faire passer des maux dont il était le créateur par un simple sourire... Non maintenant à tes yeux Vivien les sourires ils sont tous faux, ils ont tous quelque chose qui te donne envie de vomir. Tu les hais ces putains de sourire ! Sa voix raisonne à nouveau « Nouvelle dans le quartier ? » En temps normale la vraie Vivien elle aurait soulevé ses sourcils avant de lui balancer dans la figure d'un ton brute et glacial « Qu'est-ce-que ça peut bien te foutre ? T'es de la police ? Ma gueule te revient pas peut-être ? » sauf que cette Vivien là elle te semble à présent à des années lumières, comme si elle avait fini par être étouffée au fin fond de ton être, elle est toujours là, tu la sens, tu le sais, souvent elle gratte, elle hurle, elle s'indigne de ton comportement, mais toi, toi tu préfères l'ignorer. Tu as peur, t'es une putain de peureuse Vivien, tu préfères te cacher, te terrer comme un animal blessé plutôt que d'essayer de te sortir la tête de l'eau. Faut bien l'avouer, jouer l'autruche c'est tellement plus simple que d'essayer de t'en sortir ! Un jour faudrait vraiment que tu y penses, que t'ouvres les yeux et que tu arrêtes de t’apitoyer sur ton sort. Ouais, un jour tu finiras par y songer, mais pas maintenant... Non ce temps est encore loin, bien loin... Nouvelle, oui ou non tu ne savais pas réellement quoi dire, un an était-ce assez pour dire que non tu n'étais pas nouvelle ? T'en savais foutrement rien, que dalle, le temps ça n'avait pas vraiment de signification pour toi. Paraît que le temps efface tout, tu sais plus combien de temps cela fait que tu tentes d'effacer certains passages de ta vie et pourtant t'as pas l'impression d'avancer le moins du monde. Un an que tu traînes ta carcasse tous les jours jusqu'à ton boulot merdique, jusqu'à la fac pour finir par la bibliothèque et revenir t'enfermer dans ton trou à rats ! Finalement tu décidais d'ignorer sa main et de te relever, histoire de peut-être reprendre un peu contenance, plongeant instinctivement ta main dans ta poche tes doigts se mirent à chercher ton taser sans succès. Putain qu'est-ce-que tu avais bien pu en faire de ce truc ! Reculant d'un pas comme pour mettre un peu plus de sécurité entre toi et le géant tu laissais échapper d'une demie voix « Un an que je suis là. Au quinzième. » tes yeux se posèrent sur les escaliers derrière lui, t'avais réellement qu'une seule et unique envie, te barrer, devenir transparente et ne faire qu'un avec ce fichu mur. Tu l'avais souvent vu ce type partir tôt le matin lui aussi avec toujours ce même survêt', tu le croisais, mais t'étais un fantôme, tu faisais toujours en sorte de ne pas te faire remarquer, et ça aurait pu continuer ainsi un long moment encore si t'étais pas tellement bête que tu levais pas les yeux... « S'tu comptais aller courir comme d'hab' c'est plutôt raté... » Tu jetais un coup d'oeil à l'extérieur tout un poussant un soupire, la pluie n'avait pas l'air de vouloir se stopper et fuir en sortant et tenter de prendre l'escalier de secours pour rentrer chez toi, il fallait définitivement oublier cette option... Tu allais devoir t'en débarrasser de ce géant si tu voulais pouvoir rentrer chez toi. Les choses étaient plutôt mal parties, il allait probablement prendre ta phrase comme un début de discussion alors que au final tu étais juste embêtée qu'il ne puisse pas continuer sa route comme il l'avait visiblement prévu en premier lieu...
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Message(#) Sujet: Re: T'es pas en sucre pourtant. (Libre) Lun 16 Fév - 21:49


A la longue, tu ne te rendais plus vraiment compte de ton apparence et de ce qu’elle pouvait inspirer la première fois que l’on te voyait après tout, tu étais une grande perche, le genre à devoir fléchir la nuque pour passer certaines portes et puis niveau fringues, t’avais encore du chemin à parcourir avant d’être promu gendre de l’année ! T’étais pas comme ces types qui se la racontaient en jogging mais dans les faits t’étais pareil, t’étais plus souvent en tenue de sport que tenue de ville mais pour ceux qui ne te connaissaient pas, ils pouvaient bien penser ce qu’ils voulaient et en l’occurrence, avec ta sale tête et ton air un petit peu débile, tu semblais parfaitement dans ton élément dans cette zone pourrie du Bronx. Ouais, t’avais parfois tendance à oublier tout ça mais la lueur de crainte qui traversa le regard de l’inconnu te rappela à la réalité et quand se recula pour t’éviter davantage, tu poussais un imperceptible soupire avant de sagement ranger ta pain dans ta poche, un petit air buté sur le visage tandis que tes lèvres se pinçaient imperceptiblement sous la contrariété. Tu ne pouvais pas deviner ce qu’elle avait tout vécu dans sa vie pour réagir ainsi. Tu ne faisais que des suppositions, comme toujours d’ailleurs, non ? Sans te laisser abattre, tu tentes pourtant un petit sourire mais cette nouvelle tentative se solda elle aussi par un échec. Pas ton jour on dirait, pas vrai gamin ? Devant son mutisme et son air de chiot battu, tu tentes une dernière tentative mais tu n’y crois pas vraiment, après tout si elle ne voulait si se relever, ni sourire, il y avait peu de chances pour qu’elle ait envie de se taper la discut’. De toute façon, t’étais pas genre de mec à bavarder des heures durant, t’étais pas un bavard, tu préférais écouter au contraire, les autres avaient toujours des choses intéressantes à dire alors que toi, ta vie se résumait qu’à une seule chose : la boxe. Autant dire que tu savais d’avance que ça soulerait ton monde de t’en entendre parler et puis même, t’avais pas envie d’en parler, t’avais seulement envie de le vivre. Se relevant enfin, cette dernière s’arrangea pour remettre de la distance entre vous et tu l’observais avec impassibilité, avec cette expression indéfinissable que tu arborais dès que tu quittais ton cocon confortable, ne lui laissant aucune chance de savoir si tu lui voulais du bien ou non. Peut-être justement parce que ce n’était ni l’un ni l’autre ? Tu allais finalement te détourner d’elle quand elle finit par murmurer une réponse. Presque aussitôt, le gamin en toi ressorti alors que tu écarquillais tes yeux. « Un an ? Putain. » T’es comme tous les autres de l’immeuble, ni poli ni bien élevé, t’avais pas de filtre entre tes pensées et tes mots alors sans réfléchir tu exprimais ta surprise parce que cette fille, t’en étais certain, tu ne l’avais jamais vu auparavant. Des cheveux comme les siens, tu ne les aurais pas oubliés. Alors forcément, on te donnait un bout, tu prenais la main avec, sa réponse faisait naître de nouvelles questions dans ton esprit mais la petite voix dans ta tête te disait de te taire, cette fille là n’apprécierait certainement pas d’être prise d’assaut par tes questions, par ta curiosité débordante. Se détournant d’elle un instant, tu jetais un coup d’œil sur la pluie qui n’avait guère faiblit de l’autre côté de la porte et comme si elle avait eu la même idée, elle enchaina. Comme d’habitude ? Comment pouvait-elle savoir que tu partais courir le matin ? Se pouvait-ils que vous vous étiez déjà croisé sans que tu le saches ? Alors tu crains encore plus que ce que je pensais Issam ! Tu haussais finalement les épaules avant de reposer ton sombre regard sur elle. « C’est pas grave, je peux toujours aller dans le parking du sous-sol. C’est pour le petit-dèj que ça me fait chier, ils aiment bien avoir du pain frais le matin. » Tu racontes ça comme si elle savait tout de ta vie, comme si elle savait de qui tu parlais, comme si elle savait à quoi ressemblaient les dimanche matin chez les Soandriaka. Te reculant alors tu commençais à te diriger vers la cage d’escalier qui te mènerait au sous-sol, après tout, tu avais saisis qu’elle ne voulait certainement pas prendre racine ici.
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Message(#) Sujet: Re: T'es pas en sucre pourtant. (Libre) Dim 22 Fév - 20:28


En l'entendant jurer lorsque tu lui apprenais que tu étais là depuis bientôt un an, un léger sourire apparu sur ton visage, mine de rien tu devais te débrouiller pas mal dans ton rôle de femme invisible, de fantôme pour qu'il ne t'ai même pas aperçu une seule fois ici. T'allais peut-être pouvoir recommencer ta vie ici, à zéro, tout reprendre depuis le début même si c'était pas vraiment la résidence rêvée, tu pourrais une bonne fois pour toute tirer un trait sur ton passé et devenir quelqu'un d'autre, quelqu'un de meilleur peut-être et pourquoi pas retrouver la vraie Vivien, celle qui te semblait perdue depuis si longtemps... Il a l'air légèrement surpris que tu saches qu'il passe souvent en bas de l'immeuble direction son footing, pourtant il ne doit pas y avoir grand monde qui ignore que cette grande perche est un coureur affirmé puis faut pas se mentir, il est compliqué de le loupé vu sa taille et sa carrure. C'est un sacré morceau faut dire, il doit donner l'impression à sa nana d'être invincible et dans ses bras elle doit se sentir en sécurité y a pas à dire. T'as oublié son nom, en fait t'es pas certaine de l'avoir su, mais bon le géant faut dire que ça lui correspondait tellement bien, puis un type de cette taille là dans l'immeuble y'en avait pas des masses. « C’est pas grave, je peux toujours aller dans le parking du sous-sol. C’est pour le petit-dèj que ça me fait chier, ils aiment bien avoir du pain frais le matin. » Tu soulevais un sourcil, ils aiment bien avoir du pain frais le matin ? Il avait une famille ? Des enfants ou des frères et sœurs ? Tu n'en avais pas la moindre idée, tu ne te rappelais même plus ce que ça pouvait être que d'avoir une famille, une vraie famille, unie et avec qui passer de bons moments, t'avais toujours rêvé avoir un grand frère, quelqu'un pour te protéger, ou une sœur avec qui partager tes doutes, tes questions et tes moments de joie. La vie ne t'en avais pas donné la possibilité, t'avais eu des amies en étant gamine, mais au final ce n'était pas la même chose ou du moins cela te semblait différent. En temps normal tu lui aurais bien proposé de lui prêter un parapluie ou un truc du genre pour qu'il puisse aller chercher tout de même du pain, mais aujourd'hui ce n'était pas vraiment des temps normal, ce n'était plus vraiment le cas depuis plus d'un an déjà, puis de toute façon un parapluie t'en avais même pas Vivien... « Peut-être que ça finira par se calmer et que tu pourras y aller sans pour autant terminer tremper de la tête aux pieds. Puis l'parking sous terrain j'suis pas certaine que ça soit une bonne idée, enfin pas tout de suite tu dois avoir tous les camés et les alcoolos qui doivent terminer de cuver ou leurs bad trips. 'Fin remarque toi vu ta carrure tu dois pas vraiment te faire emmerder... » tu frissonnais légèrement alors que ta peau se couvrait de chair de poule. Putain de pluie.
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Message(#) Sujet: Re: T'es pas en sucre pourtant. (Libre) Lun 2 Mar - 22:47

Elle était jolie quand elle souriait ! Avec son air renfrognait, elle faisait un petit peu peur, du genre prête à vous mordre mais lorsqu’un sourire apparaissait sur ses lèvres, elle semblait soudainement toute vulnérable et timide, comme un animal sauvage hésitant à se laisser apprivoiser. C’était peut-être idiot mais ta curiosité naturelle te poussait aussitôt vers elle, comme un archéologue grattant la terre, inlassablement, jusqu’à trouver un minuscule fragment, un petit morceau de quelque chose dont il ignore encore l’existence mais qui promet d’être grandiose. Ouais, tu partais à nouveau dans un de tes délires mais n’était-ce pas ta manière d’être ? Ou encore une de tes multiples personnalités. Alors quoi ? T’es qui aujourd’hui Issam ? Le fauve ? Le glacier ? Le gamin ? Le frère ? Le conquérant ? T’étais un peu flippant en fait, pas étonnant qu’elle ait réagit de la sorte en te voyant. Lui offrant en retour un sourire plus franc, tu finis pourtant par t’éloigner après tout, elle n’avait sans doute pas l’intention de rester éternellement dans ce hall et trempée comme elle était, elle devait commencer à geler sur place la pauvre ! Annonçant d’un ton distrait tes pensées, tu lui racontais ta vie comme si elle en avait quelque chose à faire, posant déjà la main sur la poignée de la porte menant au sous-sol. L’inconnue reprit alors la parole, d’un ton plus détendu qu’auparavant. C’était con mais ça te faisait plaisir, t’aimais pas jouer au méchant, t’aimais pas non plus qu’on rase les murs sur ton passage. Hochant de la tête, tu lui souris d’un air amusé alors qu’elle te conseillait de faire gaffe là en bas. Savait-elle au moins que tu y habitais presque depuis que tu t’y étais installé un sac de frappe en sable ? Savait-elle qu’à force de te voir taper dedans, les types là en bas avaient compris qu’il valait mieux te laisser vivre ta vie tranquille, pour la paix de tous ? Non probablement pas, la pauvre devait ignorer au moins la moitié de tout ce qui se passait dans cet immeuble et que le type qui avait vomis sur la dernière marche était peut-être ton voisin après s’être mis une mine, se consolant à sa manière de sa dernière rupture en date ? Non probablement pas, mais tous ces gens qui hantaient ces lieux, tu les connaissais tous plus ou moins, comme ils te connaissaient. C’était peu, mais cette reconnaissance entre vous rendait ce lieu tellement spécial. « Ne t’inquiète pas pour moi, inquiète toi plutôt de la crève que tu vas choper en restant ici trempée ! » finis-tu par dire d’un petit sourire amusé, ouvrant la porte prêt à t’engager quand tu revins sur tes pas comme si quelque chose te revenait en tête. « Tu veux que je t’en ramène ? Du pain je veux dire ? »
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