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On a tort de juger un homme à ses relations - Libre

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Message(#) Sujet: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Dim 26 Fév - 18:42



On a tort de juger un homme à ses relations
X & Nina


    26 février ; 14h30

J'ai pris les choses en main, sans attendre un jour de plus parce qu'autrement, je sais que c'est le genre d'activité que je vais remettre à plus tard éternellement. Slavenko a même demandé à venir avec moi, mais je suis parvenue à refuser. Parce que le psy a dit que je devais rencontrer du monde en dehors de lui, trouver d'autres points d'ancrages. Z'avez vu comme j'écoute bien, comme je suis attentive ? Ben j'ai également compris que ça fonctionnerait beaucoup moins bien s'il était avec moi. Parce que quand on est ensemble, on ne rencontre absolument personne. On est focalisés l'un sur l'autre, absorbés l'un par l'autre, complètement hermétiques au monde qui nous entoure. Peut-être que c'est ça, le problème, j'en sais rien. Je cherche encore.

Quoiqu'il en soit, il fallait que je tente de nouvelles activités, des choses différentes... Pour rencontrer des gens différents. Autre que ceux que je connais par le biais de la drogue ou du Klan, en fait. C'est ce qui explique ma présence ici. J'entends déjà les mauvaises langues qui diront qu'une librairie, surtout dans le Bronx, c'est pas du tout l'endroit idéal pour rencontrer du monde. Je suis certaine qu'il y en a même qui pensent que j'ai fait exprès, parce que j'ai bon espoir de ne croiser personne. Et bien vous avez tous entièrement raison. Mais au moins j'aurais la conscience presque tranquille. Je serais sortie de chez moi, sans le slave, pour faire une activité inhabituelle et rencontrer du monde. Si le monde n'y met pas un peu de bonne volonté en venant à moi, c'est plus ma faute, hein !

Malgré tout je suis carrément hésitante quand je pousse la porte, parce que ça fait des lustres que je n'ai pas ouvert un bouquin. Je ne lis jamais. Pourtant j'aimais bien ça quand j'étais jeune, mais ensuite disons que mes centres d'intérêt ont dangereusement dérivé. Je baisse les yeux histoire de ne pas croiser le regard de la personne derrière la caisse, et je me faufile entre les allées, sans même savoir ce que je cherche.



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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Dim 26 Fév - 23:14

On a tort de juger un homme à ses relations
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Les pages qui se tournent, les doigts qui suivent la ligne d'encre imprimée, les balbutiements des premières syllabes chargées de sens suivi d'un regard qui cherche l'approbation des parents. La lecture c'est ce truc qu'on apprend lorsqu'on est tout petit, pilier de communication, pilier d'imagination. Et certains se livrent au travers des lignes, d'autres s'envolent en s'imaginant sorcier ou bien encore criminel de carrière. Dans l'fond un bouquin, c'est surtout un acte d'échange, l'auteur qui y laisse un peu de soi pour que son lecteur puisse le ramasser rejetant aussi une partie de sa propre vie.  

   
La librairie est plutôt calme aujourd'hui, enfin, une librairie c'est habituellement calme, c'est vrai. Mais les âmes passionnées ne sont pas nombreuses, les bouffeurs de bouquin se comptant sur les doigts de la main. Et c'est étrange de ne pas voir les habitués assis sur le sol à dévorer sans attendre les dernières lignes d'un énième tome d'une série qu'ils suivent depuis la parution du premier volume. C'est étrange d'entendre un bonjour venant de la caisse lorsque j'entre dans le batiment, caissière souriante, première fois vraiment que j'ai le temps de voir son visage afficher une expression paisible, calme. Elle qui est habituellement noyée de clients, trop occupée à faire payer les personnes le plus rapidement possible pour pouvoir lâcher un mot d'accueil aux nouveaux arrivants.

Mes doigts traînent contre les étagères, les yeux à la recherche de quelque chose qui me semble digne d'intérêt. J'ai toujours apprécié lire, du plus jeune âge jusqu'à l'instant où j'ai eu la possibilité d'avoir un appartement. Je crois bien que c'était l'un de mes premiers achats une fois installée par Merlin. Une grande bibliothèque, celle qui habille l'un des murs du salon, premier meuble pour combler le vide d'un nouveau chez-soi. Il est bien rempli désormais le meuble de bois clair, des bouquins en tout genre qui s'entassent sur chaque étagère, triés par type, puis par auteur ou par collection, le moindre qui dépasse systématiquement bien rangé à sa place. Besoin automatique de ne rien voir sortir du rang, certain appelle ça une maladie, un tic, une manie étrange. Personnellement, je pense que c'est juste la moindre des choses, qu'il s'agit surtout d'une question de savoir être organisé ou non.

Cachée dans un rien, je saisi un des livres d'un auteur que je connais déjà et le retourne, lisant la quatrième de couverture rapidement. Une demoiselle passe devant moi, et je m'écarte, machinalement, la laissant continuer son chemin. Pas convaincue, je repose le livre, le remettant à sa place. Je tombe accroupie, la tête légèrement retournée pour lire les titres qui s'étalent le long des dos colorés. Les yeux voyagent tandis que j'établis mentalement la liste de ceux que j'ai déjà lu et ceux qui me sont inconnus. La main tendue au hasard, j'attrape un des ouvrages classé « inconnu » et me relève, manquant de percuter une jeune femme. Les excuses n'ont pas le temps de filer hors de mes lèvres qu'elle a déjà disparu. Intriguée, je marche sur ses pas, sortant du rayon, certaine qu'il s'agissait de la même personne qu'il y'a quelques minutes. « Excusez moi, mademoiselle ? » Ma voix est claire, un peu trop forte dans la librairie silencieuse mais je l'interpelle tout de même en marchant vers elle, parce qu'elle semble bien perdue à déambuler ainsi. « Tout va bien ? » Je lui souris poliment, m'expliquant de suite avant qu'elle ne me prenne pour une personne mal intentionnée. « C'est que...Vous m'avez l'air un peu perdue, vous recherchez quelque chose en particulier ? Je ne suis pas spécialiste mais peut-être que je peux vous aider ? »
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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Mar 28 Fév - 12:35

Je ne suis pas certaine que ce soit normal d'être aussi mal à l'aise dans une librairie. En réalité, il me semble même que l'endroit est supposé être un havre de paix et de silence pour certaines personnes. Mais j'ai seulement l'impression de ne pas être à ma place, comme partout en réalité depuis quelques temps. Pourtant j'ai aimé lire à une époque, éloignée c'est vrai mais elle a existé malgré tout. Quand les vols n'étaient encore qu'un passe-temps occasionnel et qu'il me fallait trouver d'autres moyens d'occuper mes nuits de solitude. Quand j'étais trop jeune pour les occuper avec quelqu'un d'autre. J'essaie de me souvenir de ce que je lisais, du noms des auteurs mais pour le moment rien ne me vient. C'est trop flou dans mon esprit, trop lointain aussi. Je suis tellement concentrée sur ces souvenirs que j'essaie d'invoquer que je ne réalise pas du tout qu'il y a une femme accroupie à mes pieds. Je sursaute quand elle se redresse en manquant de me renverser et très honnêtement, je prends la fuite avant d'avoir à m'excuser.

Ouais, c'est lâche et complètement irrationnel, mais je suis pas à l'aise ici. Je me fige quand elle m'interpelle -je suis sûre que c'est elle- et grimace pour moi-même avant de me retourner. Désolée, j'vous avais pas vue. Sérieusement, c'est pas légèrement abusé de me courir après pour obtenir des excuses ? Et puis je comprends que ce n'est pas du tout ce qu'elle cherche et je reste conne pendant deux bonnes minutes, à l'observer d'un air tout à fait incrédule. Alors ça, par exemple, c'est une chose à laquelle je ne suis pas du tout habituée. Que les gens proposent leur aide aussi spontanément... Sans même être certains que j'ai réellement besoin d'aide, d'ailleurs. Moi-même, je suis pas vraiment du genre bon samaritain qui tend la main aux inconnus.

Je regarde autour de moi, grimace parce qu'elle m'a percée à jour mais ça ne devait pas être si difficile, après tout. A vrai dire je sais pas trop... Ca fait des lustres que j'ai plus mis les pieds dans une librairie. Ni une bibliothèque, ni même le rayon livres du supermarché. Je baisse les yeux pour aviser le livre qu'elle tient entre ses mains, c'est peut-être un bon début. Vous lisez quoi ? Je ne garantis pas que ça me plaise, mais avec un peu de chance elle saura me convaincre. A moins qu'on ait les mêmes goûts, c'est possible aussi. C'est d'autant plus plausible que je n'ai aucun à priori, puisque je n'ai pas la moindre idée de ce que j'aimerais lire. J'ai envie de ramener un bouquin à la maison, c'est tout. Je n'ai pas peur qu'il soit long, qu'il y ait beaucoup à lire, j'aimerais seulement que chaque page ne soit pas une torture, ce serait déjà bien.





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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Sam 4 Mar - 3:35

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De loin, je vois bien qu'elle a les épaules qui se tendent la demoiselle lorsque je l'interpelle. Et de suite, les doutes viennent étreindre mon estomac, et je suis presque là, prête à faire demi-tour avant qu'elle ne se retourne, après tout je pourrais juste m'engouffrer dans un rayon au hasard, qu'elle pense que quelqu'un d'autre que moi l'ai appelé. Ca m'apprendra à toujours vouloir jouer à la gentille, la main tendue vers les autres, juste à attendre qu'on me la coupe pour me la voler. Un jour où l'autre ça finira bien par m'arriver. Mais je continue à avancer, les pensées qui filent à cent à l'heure, construisant déjà dans ma tête le dialogue, les mots que je vais bien pouvoir prononcer.

« Désolée, j'vous avais pas vue. » Ses mots me font refermer les lèvres, surprise qu'elle s'excuse, comme si je venais pour l'engueuler. Oui, c'est vrai que j'dois avoir l'air d'une menace ambulante avec mes cheveux pâles et mon sourire qui danse trop facilement contre mes joues malgré la situation de chaos actuel qui se trame dans ma vie. Les sourcils froncés je lui réponds d'une voix qui se veut neutre, peut-être même légèrement bienveillante. « Non non, ce n'est rien, ne vous inquiétez pas. » puis reprenant la parole je lui propose mon aide. Et je vois à son visage qu'elle non plus, elle ne s'attendait pas à ce que je lui sorte ça. C'est bien, ça nous place sur la même longueur d'onde, j'imagine, ou du moins sur un terrain aussi neutre que possible avec j'espère une agréable surprise à la clé, qui sait ?

Les yeux de la brune quittent mon visage pendant un instant, juste un moment pendant lequel j'ai l'occasion de voir qu'elle est vraiment perdue, la grimace qui se perd sur son visage tandis que je ne peux que sourire face à ses paroles. « Je peux comprendre oui, c'est pas vraiment compliqué de se retrouver ici, suffit d'y venir une, deux, trois fois et normalement au bout d'un moment, on finit par connaître les rayons. » J'ai les épaules qui bougent toutes seules, un petit sourire qui s'affiche. « Enfin, je suppose que ça dépend aussi du sens de l'orientation de la personne. » L'inconnue m'interroge ensuite sur le livre que je tiens dans la main, et je le remonte à sa hauteur, le doigt toujours coincé entre deux pages. « Oh, ça ? C'est un bouquin que j'ai déjà lu, un policier. Ça fait travailler les neurones. » Murmure sur le ton de la confession qui s'envole alors que je ris doucement. « Mais je suis quelqu'un qui lit de tout, c'est d'ailleurs pour ça que j'aime bien cette librairie, ils ont une grandes variétés de livres. Je peux peut-être vous faire visiter, pour vous montrer les différents rayons, ça vous aiguillera peut-être ? Ou alors vous avez déjà un domaine de prédilection ? » Le sourcil levé, les doigts qui tapotent légèrement contre la couverture du livre que je tiens toujours entre les mains, j'attends qu'elle me réponde, l'esprit déjà focalisé sur la carte mentale du lieu que je trace, comme un GPS réglé à la minute, prêt à lancer l'exploration des rayons à la moindre demande.
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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Mar 7 Mar - 10:26


J'ai visiblement mal interprété ses intentions, mais c'est pas de sa faute, je suis sur la défensive en ce moment. Et c'est un euphémisme. Très honnêtement, elle pourrait ressembler à la Vierge Marie que je me méfierais de la même façon. J'ai l'impression très nette et surtout très désagréable que quelque chose va rapidement me tomber sur le coin de la tronche. De toute façon il ne faut pas se mentir, les périodes d'accalmie dans nos vies durent environ une dizaine de jours à tout casser, et je peux pas vraiment dire que je suis dans une période d'accalmie, là. Malgré tout je tente un sourire, en même temps que j'essaie de me convaincre que non, elle ne va pas me bouffer. Je suis devenue parano mais pas totalement stupide, personne savait que je viendrais là aujourd'hui, pas même moi, et elle était là avant que j'arrive. Bref, je commence un peu à me détendre et je crois que c'est pas plus mal.

Ca me dérange pas tellement de déambuler sans connaître les rayons, c'est plutôt que je ne sais pas vraiment ce que je cherche. J'explique dans un nouveau sourire, un peu confuse. Flâner sans objectif précis, ce n'est pas vraiment dans mes habitudes. Et le seul objectif de ramener un livre sans avoir la moindre idée sur l'ouvrage en question, ce n'est pas assez clair pour me détendre. En plus, je ne suis pas du tout certaine que je reviendrais. Peut-être que je vais seulement me rappeler pourquoi j'ai arrêté de lire depuis des années. Mais au moins, j'aurais tenté quelque chose.

Elle lève le livre pour que je puisse en distinguer la couverture et je fronce le nez. Un policier ? Je crois que j'ai jamais lu de romans policiers. Plus jeune je lisais romans d'aventure, des livres de science-fiction aussi. Parfois des romans d'amour, mais c'était plus rare. Je secoue doucement la tête à sa question. J'aimais bien la science-fiction, je crois, mais je veux bien voir le reste. Enfin si ça ne vous embête pas. Après tout l'idée de base était de rencontrer du monde, de tenter de m'ouvrir à de nouvelles choses. C'est l'occasion rêvée, d'autant qu'elle semble inoffensive et réellement soucieuse de me venir en aide.








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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Jeu 1 Juin - 16:45

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La demoiselle se détend, plus apte à m’écouter, la défensive quitte son regard et je me retrouve face à quelqu’un de simplement désorienté, perdu parmi les rayons de la librairie. L’impression de me revoir quelques mois avant que je sache enfin comment ne pas me perdre dans ce même lieu, et j’ai un sourire bienveillant qui pointe son nez sur le bout de mes lèvres. « Je vois, peut-être que vous devriez prendre plusieurs livres de plusieurs genre différent ? Ça pourrait vous orientez sur ce que vous aimez ? » Proposition jetée par hasard, d’un haussement d’épaules alors que j’assure à la demoiselle qu’une fois connue la libraire n’était plus un labyrinthe et qu’il était plutôt facile de s’y retrouver.

Les yeux de la brune tombent sur le livre entre mes mains et d’un sourire je le relève, qu’elle puisse lire la couverture. « C’est l’un de mes genres préférés. Certains sont vraiment excellents, ils vous tiennent en haleine jusqu’à la dernière ligne, là où tout se révèle. D’autres sont plus soft et gentils. Cela dépend vraiment des auteurs en fait. » Je commence à m’égarer, les pensées déjà en train de chercher des exemples d’auteurs à lui donner, à lui conseiller. Cela ne faisait pas longtemps que j’avais repris l’habitude de lire, mais cela faisait du bien. Je redécouvrais peu à peu le plaisir de me lover dans mon canapé, une tasse de thé sur la table et un bon livre sur les genoux. J’y passais des heures, à dévorer des bouquins sans m’arrêter. Ça me faisait du bien, de pouvoir oublier un instant les problèmes du quotidien et choisir de me plonger dans du fictif plutôt que de devoir affronter la réalité.

« De la science-fiction ? Je n’en lis pas tellement, je dois avouer. Mais je sais qu’ils ont un rayon plutôt fourni ici, je pourrais vous le montrer si vous le voulez. » Sourire léger vers mon interlocutrice et j’ai les sourcils qui se lèvent lorsque ses derniers mots percent le silence habituel de la librairie. « M’embêter ? Absolument pas, c’est même agréable de voir une nouvelle tête parmi les habitués. Au fait, moi c’est Aurore, ravie de vous rencontrer. » Sincérité qui sort de mes lèvres, les mots pleins de joie que je ne retiens pas. Puis d’un mouvement de tête vers un rayon, je commence à m’y diriger. « Venez, on va vous trouver de quoi lire ! »
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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Lun 5 Juin - 13:24

J'ai un léger sourire, avant d'acquiescer à sa proposition. Oui, c'est probablement une bonne idée. Les romans de poche ne coûtent pas si cher et je ne suis plus à ça près en matières de dépenses, je crois que ça pourrait me faire du bien. Et avec un peu de chance, si je trouve un genre qui me plaît réellement, ça me distraira pour de bon de ce que j'essaie d'éviter... Haha, on y croit, ouais. La littérature qui sauve de la drogue, bah voyons. C'est pas grave, ça fait toujours du bien de rêver un peu. Au moins ne suis-je pas venue pour rien. J'ai suivi les conseils de Baush, je suis sortie pour rencontrer du monde et c'est exactement ce que je fais, je rencontre du monde. Et une femme, pour une fois, si ça ce n'est pas un progrès, je ne sais pas ce que c'est !

Je plisse les yeux en déchiffrant la couverture du livre qu'elle me montre. Je crois que ça pourrait me plaire... Le suspense, l'illusion de l'adrénaline... A moins que ça ne ressemble justement trop à la vie que j'ai connue. Mais je n'ai jamais été du côté des flics, alors ça peut être intéressant d'inverser un peu les rôles, histoire d'avoir l'impression le temps d'une lecture que ce n'est plus moi qui suis pourchassée. Encore que je préférerais de loin avoir les flics au cul que les hommes de Tobias, si vous voulez mon avis. J'ai un sourire sincère lorsqu'elle se présente. Nina, ravie également. C'est carrément étrange pour moi de rencontrer quelqu'un et de me présenter de façon si formelle, si naturelle, je crois que je ne suis plus bien habituée aux relations sociales "normales". Merci, je vous suis ! Je me laisse entraîner à travers les rayons, observant d'un oeil curieux les étagères devant lesquels on passe.



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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Jeu 15 Juin - 3:30

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Je crois que ça pourrait me plaire… Hochement de tête, suivi d’un sourire léger. « Vous voyez, on fait déjà des progrès, tenez, prenez mon exemplaire, j’irai en chercher un autre avant de sortir de la libraire. » Et je lui tends le roman policier, après tout, il faut bien commencer quelque part. Puis après quelques échanges de politesses, les formalités habituelles qui disent qu’après quelques minutes de conversations, il est normal – voire conseillé – de se présenter à son interlocuteur, puis nous voilà partie dans les multiples rayons de la librairie. La demoiselle à côté de moi à les yeux qui traînent à droite à gauche, comme si elle avait le temps de pouvoir analyser chaque livre présent sur les étagères. Si c’est le cas, c’est plutôt admirable, comme si elle faisait du repérage par couleur ou taille ou autres critères applicable à un livre.

Mais de mon côté, je suis déjà partie loin, très loin dans mon propre monde. Et c’est sans m’arrêter que je lui commente les bouquins que je connais ici et là. Je lui tends un ouvrage, la couverture d’un jaune criard, le titre écrit en blanc. « Celui-ci est pas mal, j’ai beaucoup aimé le lire, une histoire bien ficelée et une fin à couper le souffle. » Plusieurs fois, je marque un temps d’arrêt, juste pour tirer un livre particulier de son étagère et le présenter à Nina. Je me sens vraie souris de bibliothèque, si jamais j’ai besoin de considérer une reconversion de carrière, c’est clair que travailler avec des bouquins seraient la solution plus qu’évidente pour moi. Enfin, pas que j’ai le savoir absolu, non, je suis certaine que je devrais apprendre beaucoup d’autres choses, mais au moins, j’en aurais une certaine passion, un certain goût déjà présent. Et c’est important, je crois, d’être passionné par son métier. (Sinon, jamais j’aurais continué à travailler en tant qu’esthéticienne, vraiment.) « Et voici, pour vous mademoiselle, le rayon science-fiction ! » Voix trop enjouée, elle va me prendre pour idiote, c’est certain, et les mains qui s’écartent face aux étagères de livres qui nous entourent, comme si j’étais soudainement devenue agent immobilière et que je tentais de convaincre une cliente d’acheter ce si bel appartement que je lui fais visiter.
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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Ven 16 Juin - 19:21

Un sourire légèrement gêné se dessine sur mes lèvres quand elle me tend son bouquin, et je songe l'espace d'un instant à refuser mais elle semble tellement sûre d'elle que je n'ose finalement pas. Je récupère l'ouvrage et penche la tête sur le côté. Merci, c'est gentil. Après tout elle semble connaître les lieux suffisamment pour ne pas passer trop de temps à retourner chercher un exemplaire. Je m'arrête quelques secondes pour lire la quatrième de couverture, en diagonale, et je cesse de vouloir me faire une idée à l'avance. Je verrais bien en le lisant, finalement, il faut que j'arrête de me comporter comme si je jouais ma vie en choisissant un bouquin ! Je le glisse donc sous mon bras et je continue d'arpenter les rayons, attentive, et si je pouvais lire dans les pensées je dirais qu'elle vise juste en m'observant, parce que c'est exactement ce que je fais : je tente de juger les livres à leurs couvertures, à la couleur de la tranche, aux quelques mots que je peux lire, pour voir si ça me donne envie ou non.

J'ai presque l'impression d'avoir dégoté un guide touristique particulier, qui me raconte tout ce qu'il faut savoir sur cette librairie, et je dois bien admettre que c'est plutôt agréable. J'écoute avec intérêt ses explications, et moi qui étais seulement venue acheter un bouquin, je me retrouve bientôt avec plusieurs romans sous le bras. Je souris largement en arrivant au rayon science-fiction. Merci, je crois que je devrais me débrouiller, maintenant. J'ai bien retenu le fait que ce n'était pas vraiment son genre de prédilection alors elle ne pourra sans doute pas m'aider. Je vais vous laisser faire votre tour tranquillement mais si vous êtes libre, on pourrait aller boire un café après ? J'ai débité cette phrase d'une traite sans reprendre mon souffle et je m'empourpre légèrement. Putain, Nina Kovacs qui se sociabilise, retenez bien parce que vous ne verrez pas ça tous les jours. Je suis assez mal à l'aise dans l'exercice, d'ailleurs, ce n'est pas vraiment naturel pour moi mais je m'efforce d'appliquer les conseils du psy.





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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Ven 21 Juil - 5:44

On a tort de juger un homme à ses relations
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Les pages qui se tournent, les doigts qui suivent la ligne d'encre imprimée, les balbutiements des premières syllabes chargées de sens suivi d'un regard qui cherche l'approbation des parents. La lecture c'est ce truc qu'on apprend lorsqu'on est tout petit, pilier de communication, pilier d'imagination. Et certains se livrent au travers des lignes, d'autres s'envolent en s'imaginant sorcier ou bien encore criminel de carrière. Dans l'fond un bouquin, c'est surtout un acte d'échange, l'auteur qui y laisse un peu de soi pour que son lecteur puisse le ramasser rejetant aussi une partie de sa propre vie.  

   
La brunette semble hésiter face à l’ouvrage que je lui tends, d’un sourire gêné, ses yeux passent du livre à mon visage, l’air presque coupable, comme si elle me prenait un truc important du genre l’édition collector qui n’existe qu’en un seul exemplaire dans la librairie. Et devant son doute, j’en viens presque à me dire que je devrais lui préciser qu’il y a d’autres livres, les mêmes, tous bien rangés et que par conséquent, en trouver à nouveau un autre ne me sera pas bien compliqué, voire même au contraire très aisé. Mais au moment où je me décide à parler, ses doigts viennent agripper le bouquin et c’est finalement elle qui prends la parole en premier, me remerciant. « Je vous en prie,  qui sait, ça peut peut-être vous faire découvrir un auteur ! » La voix un peu enjouée, un peu trop peut-être, trop contente de pouvoir étaler mon savoir littéraire.

Et la visite se poursuit, s’achève même au rayon-science fiction, tel un agent immobilier qui viendrait faire visiter la dernière pièce de la maison, la pièce clé, maîtresse, celle qui fait en général craquer les clients sans rater. Hochement de tête face à ses paroles, le besoin d’espace que je comprends tout à fait, et puis c’est pas comme si j’étais spécialiste de SF de toute façon. Et la brunette continue, les mots qui dévalent ses lèvres à vitesse éclair, le rose qui vient colorer discrètement ses joues. « Oh, oui, c’est une bonne idée. Je connais un petit café sympa pas très loin. Sauf si vous avez, aussi, votre propre préférence dans le coin, bien sûr. » Sourire chaleureux, tentative vaine peut-être de mettre Nina à l’aise. « On peut se retrouver d’ici une quinzaine de minutes devant l’entrée ? Ou devant les caisses, comme vous voulez. » Et en attendant sa réponse, je prépare déjà mentalement la liste des livres qu’il faudra que je prenne ainsi que le chemin à faire jusqu’au rayon concerné. Organisation systématique, habitude que je ne cherche plus à gommer, c’est plus facile pour moi comme ça, d’avoir une base de planifiée, rassurant dans un certain sens, de savoir que je maîtrise le cours de choses, pas comme quand j’étais dans la rue, à suivre le soleil et les étoiles pour gagner un peu d’argent, juste de quoi manger.
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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Mer 26 Juil - 9:57

Un soupir soulagé me monte dans la poitrine quand elle accepte ma proposition, sans me prendre pour une psychopathe. Peut-être que c'est juste moi qui ne suis pas habituée, qui ne sait pas faire. Peut-être que les gens normaux font toujours ce genre de propositions et qu'elles paraissent tout à fait naturelles. J'en sais vraiment rien, c'est nouveau pour moi de proposer un café à une parfaite inconnue. Si à la limite c'était un homme avec lequel je serais en train de flirter, mais même pas, il n'y a aucune arrière-pensée, aucun sous-entendu... Juste l'envie d'apprendre un peu à la connaître, encore une fois parce qu'on m'a fortement conseillé de rencontrer du monde et que j'essaie de faire les choses correctement pour ne pas sombrer. Non, ça me va, comme ça je découvrirais un livre, et un café aujourd'hui. Je réponds dans un sourire sincère, un peu moins mal à l'aise à mesure que la conversation progresse. Dans quinze minutes dehors, c'est parfait. A tout de suite. Ce n'est pas tant pour pouvoir observer les rayons tranquillement que pour la laisser, elle, faire son tour. Après tout elle est venue ici toute seule, sans doute en quête de quelque chose en particulier, et je n'ai pas envie qu'elle se sente suivie ou oppressée. Moi à sa place en tout cas, ça m'agacerait.

Elle m'abandonne au rayon SF, donc, et je parcours les ouvrages d'un œil curieux. Comme je n'y connais plus rien, je choisis en fonction de la couverture et je lis le résumé sur la quatrième de couverture pour me donner une idée. Souvent, j'ouvre le livre au hasard pour lire quelques lignes et tenter de voir si le style d'écriture ne me rebute pas. Et finalement, je trouve deux ouvrages qui me plaisent, en plus de celui qu'elle m'a collé dans les mains. Au moins avec trois livres, je ne devrais pas avoir besoin de revenir de si tôt. Je file donc en caisse où elle ne se trouve pas, sans doute est-elle déjà dehors, elle ne doit pas passer autant de temps dans les rayons, et je règle mes achats avant de regagner la sortie.





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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Ven 11 Aoû - 6:24

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Le soleil frappe aujourd'hui, les rayons sont doux contre la peau pourtant, une caresse tendre pour venir réchauffer les âmes les plus froides du Bronx. Les verres teintés que je pose contre mon visage, lunettes récemment achetés dans une friperie du quartier. Le portefeuille plus léger que je range dans mon sac à main après avoir sorti le ticket de caisse du sac en plastique où sont rangés mes nouvelles acquisitions. Retrouver mon chemin dans la librairie avait été rapide, l’habitude me reprenant rapidement la main pour me guider au travers des rayons et c’est sans aucun mal que j’avais pu acheter les livres que j’étais venue chercher. Un nouvel exemplaire de celui donné à Nina, ainsi que deux autres romans policiers, le tout couronné d’un bouquin de cuisine quelconque. Juste parce que la cuisine manque cruellement de livre à feuilleter pour y trouver inspiration et idées.

Le carillon de la porte tinte, attirant mon attention et c’est d’un sourire que j’accueille à nouveau la demoiselle fraîchement rencontré. Avec joie, je remarque de suite le sac plastique qu’elle tient et j’en conclus que ma petite visite dans la libraire avait tout de même porté ses fruits. « Vous avez trouvé votre bonheur à ce que je vois ? » Le pas que je lui emboîte, reprenant néanmoins les choses en main lorsque d’une main levée je montre la direction à suivre. « Venez, le café n’est pas très très loin. » Quelques mètres plus tard et déjà les auvents de l’établissement sont visibles, quelques personnes sont attablées en terrasse et le brouhaha environnant nous arrive à force d’avancer vers le bâtiment. « Vous préférez être à l’extérieur ou bien à l’intérieur ? » Question réelle bien que personnellement, le choix semble tout vu déjà. Avec des rayons de soleil comme ceux d’aujourd’hui, en profiter un peu plus longuement ne serait pas de refus. Mais bon, après avoir choisi le café, il est tout à fait normal de laisser le choix de la place à mon interlocutrice.
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Message(#) Sujet: Re: On a tort de juger un homme à ses relations - Libre Sam 19 Aoû - 13:54

Étrangement, je ressens un certain soulagement à la retrouver à l'extérieur, comme si je craignais qu'elle ait finalement décidé de rentrer chez elle. Cette rencontre est, pour moi, particulièrement inhabituelle, pourtant j'imagine que c'est le genre de choses qui doit arriver souvent dans les librairies où se croisent les passionnés de littérature. Je m'efforce d'appliquer les conseils du psychologue et de m'ouvrir au monde, mais ce n'est pas parce que c'est naturel pour la plupart des gens que c'est facile pour moi. Ce qui me rend la tâche moins ardue, c'est le tempérament visiblement calme et affable de la jeune-femme qui vient de m'aider à choisir les livres que je pourrais ramener chez moi. Disons que son visage, et même le son de sa voix, inspirent la confiance plutôt que la crainte. Mes traits s'éclairent d'un sourire lorsque nos regards se croisent et j'acquiesce avec enthousiasme. Oui, j'ai trois bouquins, ça devrait m'occuper quelques temps. Certaines personnes dévorent les livres, en achètent plusieurs toutes les semaines tant ils lisent rapidement. Moi ce n'est pas tant la vitesse de lecture qui me fait défaut que le temps pour lire, justement. J'ai un emploi du temps souvent chargé, une vie particulièrement compliquée malgré tous mes efforts et les moments de calme que je pourrais consacrer à la lecture se font rares. Je pense donc qu'avec trois livres, je serais tranquille pour un bon moment.

Récupérant mes lunettes de soleil au fond de mon sac, je marche dans ses pas pour regagner le café qu'elle a choisi et qui a le mérite de posséder une terrasse. A l'extérieur, non ? Il fait beau aujourd'hui. Comme elle semble être du même avis, on choisit une table en terrasse pour s'y installer et je glisse mon sac de livres entre mes jambes. Un serveur arrive assez rapidement et je commande un chocolat chaud, laissant la blonde décider ce qu'elle veut boire. Une fois le serveur reparti, je reporte mon attention sur elle. Vous habitez dans le quartier ?





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