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Addison Richards ~ « All we do is hide away. »



 

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Addison Richards ~ « All we do is hide away. »

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les locatairesles potins


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› Âge : 33 ans
› Appart : #1306 pour le Parking, là où la ville est intéressante à regarder, prendre un peu de hauteur juste pour avoir le loisir d'admirer les néons lumineux / L'autre adresse qui elle, est bien au centre de ces lumières sans fin
› Occupation : A la tête d'une entreprise pharmaceutique, bien loin de manipuler les molécules, non, moi y'a que les chiffres tracés d'encre que je vois défiler, que j'ai le droit de manipuler
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Message(#) Sujet: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 2:02


   
Addison Richards
   Those four walls now are the only place that I can feel, those four walls now are home
   

   

   
(NOM) Richards, le nom qui résonne bien dans la ville, qui se perd sur les devantures et les magasines. L'entreprise d'une famille installée depuis trop longtemps au pays, le nom qui fait toujours autant trembler les concurrents. (PRÉNOM) Addison, prénom choisi par les parents, masculin comme féminin, la douceur d'un Addie qui sortait parfois de la bouche des nourrices. Parce que plus sucré, plus enfantin, faisant perdre tout son sens, gommant l'Adam qui se cachait derrière. Même dans le prénom on pouvait déjà savoir que la famille était mécontente, à moitié heureuse d'une enfant qui aurait dû être un fils, héritier à peine né. (ÂGE) 33 ans de bonheur au goût effacé, la jeunesse loin, oubliée. Y'a plus que la routine du boulot, dodo qui compte désormais. (DATE ET LIEU DE NAISSANCE) 17 novembre 1983 à Greenwich, Connecticut.  C'était l'automne, un jour pluvieux d'après la nourrice, le ciel était noirci par les nuages, les arbres dénudés par un vent violent. Pourtant, dans la grande maison de marbre froid, il faisait une chaleur sans pareil. Les jambes couraient de haut en bas, dévalant les escaliers à tout va, juste pour accueillir de la meilleure des manières la première née. (OCCUPATION OU ACTIVITÉ) Sur les traces de papa, toute petite dans son siège de cuir à regarder défiler les papiers sur les différents médicaments. La pharmaceutique n'est pas si loin de la médecine, c'est vrai, mais l'occasion de sentir le latex d'une paire de gants contre la peau manque, y'a plus que des taches d'encres sur les doigts maintenant, à force d'approuver les contrats et autres envois de produits. (NATIONALITÉ) Américaine (ORIGINES) Américaine à première vue, mais en fouillant bien, l'arbre généalogique se remplit d'un sang aux couleurs d'Europe. (STATUT CIVIL) Mariée à Monsieur Parfait, maman de deux enfants aux rires de soleil. Pourtant, le cœur est lourd à porter, empoisonné d'une lassitude, d'un besoin de mouvement, de renouveau. Emprisonné dans un labyrinthe, cassé comme une cassette qui se rembobine au même endroit. (ORIENTATION SEXUELLE) Les hommes comme les femmes, les muscles forts comme les courbes douces, une préférence qui ne se détermine pas, attirance pour les deux longuement refoulée, considérée pas vraiment convenable pour une femme d'un tel rang. (DATE D'ARRIVÉE AU PARKING) Quelques mois après avoir rencontré la demoiselle au détour d'une rue. Parce que les factures d'hôtel ne s'expliquaient plus, parce que c'est plus simple d'avoir son propre nid, liberté de mouvement sans complexe en bonne compagnie. (GROUPE) De ceux qui rêvent

   
« Addison, oui c'est ça, mais juste Addie c'est bien aussi.  »

   (Quand et comment avez vous emménagé au Parking ?)
Le parking, je l'ai trouvé au hasard, je l'ai trouvé à force de suivre les jambes de la brune, à force de suivre son parfum de soleil. Quelques mois maintenant que je me consume dans ses bras, le silence d'une étreinte qui ravive les flammes dans le cœur, la chaleur d'une paire de lèvres posées contre ma tempe. Les hôtels étaient beaux, ils étaient grands et chers aussi. Mais comment continuer à justifier les nuits passées loin du lit conjugal d'un « c'est pour le travail » lorsque la demeure se trouve dans la même ville ? Prendre un appartement était une évidence, le mensonge plus léger contre ma langue, plomb muni d'une paire d'aile qui flottent au dessus de nous, de moi, véritable épée de Damoclès prête à tomber, prête à briser la bulle de tranquillité.

   (Que pensez-vous de l'immeuble et vos voisins ?)
C'est loin de rivaliser avec les dorures de la rampe de mon escalier et le ménage laisse à désirer. Mais c'est plus facile ici, c'est plus simple de prétendre à une autre vie, loin des draps de satin et des femmes au parfums onéreux. Les voisins ? Je ne les connais pas vraiment, je garde la tête baissée, le bonjour poli au creux des lèvres couvertes d'un rouge soigneusement posé. Y'a de la racaille à coup sûr dans le quartier, y'a aussi pas mal de gens qui finissent ici sans avoir rien demandé à personne je suppose. Mais du moment qu'ils ne posent pas de question, alors moi j'ai pas à en poser non plus.

   (Quelle est votre réputation au sein du quartier ?)
La tache dorée au milieu de la crasse et des tags, les ongles toujours parfaits, manucurés et le maquillage pour rehausser les joues un peu trop vide, un peu trop blanches. La voisine qui traine dans l'immeuble, une fois de temps en temps, de plus en plus souvent peut-être. Les talons de marque qui dévale les escaliers, les perles sur le cou blanc. Celle qui ne veut pas être vue, celle qui essaie de faire profil bas, beaucoup trop consciente du fait qu'elle n'appartient pas là, l'impression d'avoir une cible de tracé sur le tailleur blanc, l'impression d'avoir une pancarte qui indique l'adresse du beau quartier ainsi que l'école des enfants, le mensonge peint de milles couleurs dans le reflet de ses yeux.
   

   
PSEUDO/PRENOM : Luce/Lucile ÂGE : 19 toujours PAYS : Toujours au même endroit aussi FRÉQUENCE DE CONNEXION : Trop souvent MDR COMMENT AVEZ VOUS TROUVÉ LE FORUM ? : Grâce à une fée REMISE EN JEU Nope HUM (TYPE DE PERSO) Inventé mais pré-lien de @Aaliya Abelson (CRÉDITS) Tumblr, mon ami, Broods et Oh Wonder pour les citations et le feels des chansons. COMMENTAIRE OU SUGGESTION : écrire ici AVATAR : Evelyne Brochu

   
© Nous sommes de ceux

   



Teach me how to hold you in my arms, without squeezing too damn tight and causing harm — Keaton Henson.


Dernière édition par Addison Richards le Jeu 23 Fév - 22:42, édité 5 fois
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 2:02


   
All I've got is a bunch of sad stories...
   I wanna make you feel how I feel when I'm listening to love songs

   
« All we do is live inside a cage »

« Dit maman, est-ce que papa, il t'aime pour de vrai ? » Phrase enroulée d'une innocence désarmante. Les mots sont trop faciles à sortir quand on a cinq ans. Les mots ils se jettent hors des lèvres minuscules, sans vraiment faire attention, ils se précipitent par-dessus bord, sans arrière pensées, sans intention de blesser. Ma mère, une femme au parfum étouffant, à la beauté marbrée et au rouge à lèvre hypnotisant, une femme d'habitude si calme, une vénus d'un blond éclatant, m'avait fait sentir le poids de ma question du plat de sa main contre ma joue. Je crois que c'est là que la première fissure est apparue. Mais quand on est jeune, trop jeune pour comprendre les paroles des grands, on essaie de déchiffrer la situation à tout prix, on essaie d'en savoir plus, on essaie, quitte à en prendre des baffes. Le même refrain face au paternel, une réaction sans ressemblance, une réaction en silence, celui qui m'a fait quitté la pièce parce que l'air s'était transformé, pression aussi imposante que son bureau. Et les années se sont passées, ternies par l'absence persistante d'une quelconque stabilité. Oh, les estomacs étaient rassasiés oui, les corps couverts par de la soie, des bordures dorées au coin de chaque nouvelle année qui se mourrait entre les verres de champagne et les colliers de perles. Mais le cœur d'une enfant, lui, il a besoin d'apprendre comment aimer, il a besoin de connaître la douce chaleur de bras réconfortant, il a besoin de savoir les mots qu'il faut prononcer. J'étais la plus souriante des gamines, la plus rayonnante même si vous demandiez aux voisins, ou au personnel de maison. Pourtant déjà, le masque du bonheur s'étalait sur mon visage de poupée blonde. Les apparences, les faux semblants, la grandeur d'un nom, l'importance d'un métier bien rangé, digne d'être admiré, les mensonges inavoués, les vérités séquestrées par des bouches cousues. Ce sont avec eux que j'ai grandie, pas avec une famille soudée et présente.

Les études, elles ont vite été trouvées pour moi. Moi, l'enfant amputé d'un cœur, la gosse à l'amour effacé. J'ai décidé de trouver la chose qui ferait sourire papa, maman, j'ai décidé de me lancer dans le domaine qui m'exténuerait encore plus, humainement parlant. Oui, moi, depuis que j'avais ce poupon en plastique, je jouais pas à le nourrir, non, je passais mon temps à le soigner. Médecin que je voulais être, alors médecin je suis devenue. Les longues nuits d'été à potasser, les centaines de marqueurs bousillés, les fêtes ratées, les amitiés ruinées, les amours perdus. C'est vrai, ça m'en a coûté de poursuivre les blouses blanches au travers de mes livres d'anatomie. Mais pour rien au monde je changerai cette décision, parce mon cœur il s'est mis à battre lorsque j'ai vu mes parents pleurer, lorsque, enfin, leurs mots transportaient de la fierté sur leur dos, lorsque après tant d'années, ils étaient d'accord sur une chose et leurs bras joints m'avaient étreints d'une force formidable. Mon cœur il s'est mis à battre alors qu'officiellement j'avais obtenu le diplôme de médecine, alors qu'officiellement, j'avais été comme reconnue comme quelqu'un avec assez de valeur, la fille unique qui enfin, enfin bon dieu avait réussie.

Mais la famille c'est important n'est-ce pas ? Faut pas la renier, non surtout pas, après tout c'est son nom que je porte, après tout c'est pas comme s'ils m'avaient tout donnés. Amas de conneries que j'avais servi à l'ouverture de l'entreprise, moi à sa tête, le paternel admirant les fleurs par la racine. Cancer du poumon, il n'avait pas eu de répit. Fumeur de carrière, il en a aspiré de la nicotine, à croire qu'il avait fini sous perfusion, directement, pour plus de rapidité. Colère de l'enfant unique face à la veuve délaissée. Malgré moi, ma blouse de médecin s'est retrouvée pendue dans un coin du placard, bien vite remplacée par les vestes noires qu'on m'obligeait à porter.

Le métier est rude, les contrats à signer, les réunions à endurer, endurer les regards, les remarques, le sexisme et les sous-entendus de ces jaloux plus âgés. Les esprits déçus de s'être fait voler la place par une gamine, une enfant qu'ils murmurent même dans les couloirs, quelqu'un qui ne connaît même pas les grandes ficelles du métier. Ce qu'ils ne savent pas, les porteurs de cravates c'est que depuis l'enfance le commerce coule dans mon sang. Des heures entières passées à jouer dans le bureau du père, contre le parquet ciré, des heures à l'écouter parler des langues inconnues, jusqu'à vouloir m'y intéresser. J'ai presque cru qu'il allait se mettre à pleurer le père, sa fille unique qui s'intéressait à ses histoires de chiffres et de stock, quoi de mieux pour lui, c'est vrai. Et le paternel et peut-être en train de manger les pissenlits par la racine, mais la mère, elle est toujours là, elle. Elle vit toujours dans la maison d'une enfance que je préfère oublier, une grande maison trop vide pour sa propre santé mentale. Tel l'avocat du diable perchée sur mes épaules, les griffes avidement plantées, incapables de lâcher. Puisque tant que les billets verts arrivent, tant que les factures de pressing sont réglées, tant que je subviens à ses besoins, que je l'entretiens, elle est là, elle va bien, elle maintient son train de vie si précieux. Bien sûr oui, bien sûr qu'elle fait une grand-mère exemplaire, amertume qui me retourne les entrailles lorsque je la vois tout sourire avec les enfants. Hypocrite de première toujours aussi incapable de dire à son propre enfant qu'elle l'aime.

« All I did was fail today. »

J'ai jamais prévu de me retrouver là, dans un quartier inconnu d'une ville aux deux facettes. New York, New York, c'est beau, ça fait rêver. New York, c'est des sourires étoilées sur les visages de centaines de personnes, c'est des yeux qui brillent d'une joie sans fin. Les lumières, le succès, la mégalopole par excellence, l'usine moderne où des milliers de personnes se pressent, chaque jour. Mais New York, c'est aussi les quartiers mal famé, les tags étranges sur les murs, les gens qui te regardent comme s'ils allaient t'écorcher vif. Ce soir, je me suis trop éloignée des néons, princesse perdue dans son royaume, la partie souillée du bois qu'elle ne connaît pas, celle où elle n'arrive pas à se sentir en sécurité.  J'ai la tête haute, néanmoins, on m'a appris à pas la baisser, non, non jamais. Le regard fier, le visage droit, faut pas se plier aux peurs de l'esprit, faut pas se laisser abattre par les semblants et autres menaces de l'environnement extérieur. Non, moi j'ai un nom, moi j'ai une prestance, naturelle que disait mon père, moi j'impose le respect, moi on me regarde pas de haut, avec moi le mépris reste caché contre les dents jaunies de tout ces fumeurs de mentholés. C'est limite si ces séniles en costume d'un gris terne ils sont pas là, à se prosterner à mes pieds. S'ils savaient. S'ils savaient que moi, je ne suis plus qu'une coquille vide, un robot passé en mode automatique, une enveloppe d'acier aussi froid que des flocons perdus sur un visage lors des premières neiges. S'ils savaient tout ça, est-ce que j'aurai toujours droit au même respect ?

La vérité, c'est que je ne me suis jamais sentie méritante de ce respect, j'ai jamais eu l'impression qu'il m'allait. Enfin, oui, certes, j'en porte bien le costume, le masque me sied, mais je crois que mon visage commence à s'écailler derrière cette façade de papier. Je crois que le sourire commence à être figé, à se bloquer, comme si il ne redescendait plus, comme s'il n'était plus que ce reflex malsain, et tout le monde y croit, alors qu'en réalité, j'ai juste la bouche cassée. Le sourire y est mais le cœur lui, il bat juste. Il bat froidement, automatiquement, parfois, la nuit, alors que j'ai des bras chauds enroulé autour de moi, j'ai l'impression d'entendre les rouages qui s'actionnent dans ma poitrine. Soupir et je m'arrête. La nuit a depuis longtemps pris sa place dans le ciel automnal, et à en juger par la fumée qui s'échappe d'entre mes lèvres, cette nuit sera froide. Demi-sourire pour moi-même, juste parce que maintenant même l'extérieur correspond à l'intérieur. J'ai l'impression que mes entrailles ont fini par geler elles aussi, encouragées par ce vide de sentiments, de sensations.

Et pourtant, pourtant j'ai l'occasion de ressentir, pourtant j'ai des bambins dans ma vie, des âmes jeunes et ensoleillées, deux gamins aux rires si forts qu'ils devraient faire accélérer mon palpitant. Puis, j'ai un mari aussi, un homme, un fort, un grand, un robuste. Il est médecin même, il est de ce métier que j'ai dû abandonné, rêve d'une gosse réduit en cendre en même temps que le corps de son défunt père. Lui il est médecin et moi je suis à la tête de l'entreprise familiale, parce que y a que ça qui compte, vous comprenez, fallait pas perdre la prestance du nom, fallait pas que la chère famille tombe dans l'oubli. Ah ça, pour compter les billets y a du monde, par contre quand il fallait prendre soin des enfants, bizarrement, papa et maman n'étaient pas là. Mais malgré ça, moi l'amour, j'ai la chance de le connaître. Et celui ci porte définitivement un A en majuscule, presque même dessiné comme une enluminure d'un temps passé. C'est une jolie histoire qui épouse parfaitement les clichés d'une comédie romantique hollywoodienne. L'amour d'une vie rencontré lors des études à l'université, deux âmes réunies par une même passion, celle de sauver des vies, celle de pouvoir se donner, celle d'aider. Et il est resté le bel homme, parmi les larmes et les insultes acides, amertume d'une jalousie sans nom alors qu'il enchaînait les nuits de gardes pendant que moi je m’entraînais à parfaire mes compétences de présentation parce que papa se mourrait, parce que maman n'allait plus pouvoir se parer de perles et d'or sans papa.  Le joli couple avait tenu, contre vent et marée. Je suis l'épouse du cliché, une  bague magnifique qui orne la phalange, les diamants qui brillent, les initiales incurvées dans le métal précieux. Un mariage fait de blanc, des confettis qui virevoltent et des bouchons de champagne qui s'envolent. Gamine précipitée trop vite dans la hiérarchie d'une entreprise dont elle ne voulait pas, savoir que lui au moins, il était là, ça me donnait une sorte d'équilibre, je m'y étais habitué. Puis l'achat d'une maison, la naissance d'un aîné, puis d'un second. Je n'ai plus qu'à attendre que quelqu'un se décide à fermer le livre de ma vie, à terminer le conte de fée du fameux « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. »

Mais, moi j'ai mal au cœur ce soir, j'ai le palpitant qui tressaille un peu trop, comme si les gelures le long de ses parois augmentaient, comme si elles prenaient plus de profondeur. J'essaie de revenir sur mes pas, tournant ici et là au coin des rues, ne sachant pas vraiment où je me trouve. Et je parie que mon homme est mort d’inquiétude, je parie qu'il est là, à tourner en rond sur la moquette beige de notre chambre. Soupir alors que je m'arrête au milieu de la rue. Celle ci est déserte, peu rassurée je regarde un peu partout, essayant de déchiffrer les panneaux de chaque intersections, mais rien n'y fais. Perdue, je commence à rebrousser chemin lorsqu'une femme attire mes yeux, là, une demoiselle qui me semble convenable. Je cours presque vers elle, prête déjà à la serrer dans mes bras, juste parce qu'elle risque bien d'être ma sauveuse du soir. Les lèvres se tirent, s'étirent même, sourire courtois, timide, un de ceux qui ne collent pas à ma stature, à mon rôle. Les mots sont de mises aussi, ils s'envolent, tremblants, apeurés. Je me reprends à deux fois avant de réussir à parler, la voix trop basse puis trop haut perchée. La femme me regarde de ses yeux chocolats, un regard à s'y plonger, un regard à s'y perdre et je n'entends même pas ce qu'elle me dit, trop perdue dans les prunelles sombres pour l'écouter. Embarras sur mes joues, je réitère la question, la faisant répéter la réponse, voix chantante et ce sourire chaleureux, à faire fondre le morceau de glace ancré dans ma poitrine.

« You and me caught up in a dream, in a technicolour beat. »

Chaleur d'un corps derrière le mien, des baisers qui papillonnent dans le creux de mon cou, sourire contre mes lèvres. Sourire sincère, sans cassure, sans masque. La douceur d'un instant volé aux étoiles. Je me retourne, glissant mes doigts contre la joue mate, sourire léger qui se voile alors que mes yeux attrapent les chiffres lumineux affichés derrière son épaule. Le réveil indique une heure qui fait se serrer mon cœur et je rapproche mon corps du sien, le plus proche possible, étreinte que je n'ai même plus la force de maintenir, les muscles déjà liquéfiés à l'idée de devoir ressortir dans le monde froid et terne. Le nez plongé dans son cou, j'ai les paupières closes, le visage caché par ses boucles brunes, la respiration qui essaie de se calmer, parce que je ne dois pas y penser, faut pas, surtout pas non. Parce que si je commence à prévoir l'instant où le réveil sonnerait, tintement insonore, ultrason à m'en briser le cœur, alors je sais bien que je lui murmurerais les supplications qui me brûlent les lèvres à chaque instant. Celles qui lui parlent d'escapades et d'envolées. Celles qui prévoient que je jette cette alliance aussi loin que possible, que je cesse de porter les tailleurs et le masque de pierre, celles où le cœur bat sans entrave. Les paroles qui parlent d'un futur inatteignable parce que la vie est déjà trop passée, le sablier trop vide, les choses trop établies, incassables. Le visage dans le cou de la demoiselle, je passe les doigts dans son dos essayant de mémoriser les reliefs de son corps, le visage contre la peau halée j'essaie d'oublier à nouveau cette pâle réalité qui m'attends, une fois la porte passée.

Les habitudes bien trop facilement prise d'un cœur esseulé, parmi les mensonges et les excuses jetées sans regret. Facture mensuelle, parasite boueux dans la boite aux lettres d'une blancheur immaculée. Un loyer payé au Parking, le poids des nuits d'insomnie passées à sentir les mots dans mon cœur, à sentir la peau d'une demoiselle contre la mienne. Plaisir coupable, bien trop égoïste bien trop bon pour pouvoir m'en passer. Éclat de vie hors du temps. Le tout passé sous silence sans remords, sans rougeur contre mes joues, le mensonge qui ne fait même plus ciller. Un simple entrepôt pour stocker, un simple endroit pour le travail. Les mots trop simple que le mari gobe sans bruit, d'un sourire sur le visage, d'une pommette creusée sur la joue, d'un baiser sur le front, l'inquiétude qui quitte les traits tirés de son visage, rassuré de savoir que le versement inconnu n'était qu'une énième charge de l'entreprise de sa femme. Le secret d'un appartement perché à l'un des étages d'un immeuble rempli de vie. Les talons coupables claquant bien trop vite sur les pavés une fois la belle raccompagnée, les clés déjà dans la main, frémissante d'impatience à l'idée de retrouver la voiture qui leur appartient. Le trajet trop rapide jusque dans les beaux quartiers, loin de la cuisine fatiguée, loin du balcon dont la vue se résume aux points éclairés d'une ribambelle de building bien trop loin pour être touchés.

Les doigts se font plume au creux du dos halé. Les draps trop légers contre nos corps enlacés, les chiffres qui avancent trop vite, marqueur d'un temps qui s'écoule à la normale. Ça me donne presque le tournis déjà, sensation d'étouffement prématuré rien qu'à l'idée de retourner à la surface de cette bulle hermétique. Armure de plâtre m'enfermant loin de la réalité, bien loin de cette routine maladive,du cercle qui se répète, de ce poison qui s'infiltre au travers de mes veines, la nette impression d'un membre fantôme à la place du cœur. Et quand j'y pense, la vie est belle, la vie elle brille de ce soleil doré, elle est confortable cette vie, entourée de robe de chambre de satin et de perles blanches. Même les bambins ils sont parfait, une perfection fondée sur un nom hypocrite, une famille soit-disant réputée qui n'a jamais su donner un sens à ce concept. Et moi, je crains ne pas savoir ce que c'est, d'être une famille, unie, forte, normale. Puis, cette routine elle me ronge les entrailles, rouille qui vient abîmer la mécanique, qui vient encrasser les rouages du palpitant, et je ne sais plus vraiment combien de temps il me reste avant que la machine ne déraille.


   
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Dernière édition par Addison Richards le Mer 22 Fév - 17:15, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 2:18

T'es belle comme ça aussi FAN
Je vais vous stalker sans respect, Aaliya et toi MIAOU
Re-bienvenue parmi nous Chaton :l:



ŒIL QUI PLEURE
☆☆☆
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 3:53

EVELYNE!!!

Bon choix!

Bienvenue ♥
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 4:09

j'édite donc Emo mais ptain je l'aime ce perso, genre vraiment ho j'suis sûre qu'on pourra se trouver un bon truc avec Addi NIARK et ta plume OMG bref jolem HOT
et jtm :l: #tropdelove
allez finis tout ça que je squatte encore tes liens comme une relou SIFFLE
re chez toi en tout cas JAIME
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 7:44

EVELYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYNE JAIME
Bienvenue NIARK


Bitches they come, they go.
Ne t’en fais pas pour moi. Je suis une ogive nucléaire de destruction massive. J’aurais fait fondre tes petites cuillères et peut-être qu’un jour, une amoureuse radioactive me demandera de la suivre, pour tourner dans la grande roue de Tchernobyl. (violett pi - marie curie)
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 8:16

Re bienvenue :)




You let me violate you, you let me desecrate you. You let me penetrate you, you let me complicate you. Help me I broke apart my insides, help me I've got no soul to sell. Help me the only thing that works for me, help me get away from myself.
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› DC : L'agent du FBI sous couverture (Lyam O'Neill), le guitariste Islandais au coeur arraché (Àsgeir Aylen) & l'Irlandais aux poings écorchés (Aisling Ó Luain).
› Messages : 76
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 8:52

Rebienvenuuue BRILLE BRILLE
Wow, cette fichette, ce personnage, dans tes mots, c'est juste... OMG FAN ho Merci, merci d'avoir craqué pour ce pré-lien, ton enthousiasme est si touchant, et j'aime tellement ta vision du personnage. CANDICHOU C'est un véritable plaisir de découvrir Addison, et j'ai hâte de RPotter avec toi mais aussi de stalker allègrement tous tes futurs liens et RPs avec la belle. :hihi:
Ta plume est juste délicieuse, ce personnage est une petite perle. BRILLE chou (Cette histoire, cette histoire OMG Je m'en remets pas. ho Elle est tellement intense et touchante à la fois. BRILLE )(Et puis t'es belle. chou )
J'espère que tu t'éclateras avec ton nouveau bébé. :l: :l: CANDICHOU Elle promet tant de belles choses dans tes jolis mots. :l:
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WHO AM I ?
Do you mean where I’m from ? What I one day might become ? What I do ? What I’ve done ? What I dream ? Do you mean… What you see or what I’ve seen ? What I fear or what I dream ? Do you mean who I love ? Do you mean what I’ve lost ? Who am I ?


Dernière édition par Aaliya Abelson le Jeu 23 Fév - 20:40, édité 1 fois
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« du sang et des larmes »
› Âge : thirty-seven yo – december, 1st.
› Appart : #1510 / 15th floor, entre des murs pas encore décorés, un appartement vide qui ne lui ressemble pas.
› Occupation : seal à la retraite, cherche un but à sa vie sacrifiée.
› DC : les prunelles céruléennes (oreste) la princesse aux arcs-en-ciel (flora) la chair mutilée (celso) & l’étoile morte (solal).
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 9:54


Tu as fait un tel bon choix de malade avec ce pré-lien. Puis ta bouille. Puis ta plume. Oh làlà. FAN OMG J'aime tellement ce que je lis. CANDICHOU
Puis bon, faudra que je vienne te voir pour un petit lien because voilà, toucher à ma Aaliya, well. NIARK Mais j'ai super hâte de vous stalker et de lire vos aventures. CANDICHOU FAN

Re-bienvenue à la maison et bon courage pour la suite et fin de ta présentation. I love you




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they know how to swim
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 10:11

Evelyne. LECHE (c'est quand même ma série préférée 4ever OB,
tu vas me donner envie de sortir Maslany. ARROWluvCharlie)
Le pseudo, la plume, tout. J’adore.
(re)Bienvenue, on se retrouve pour un petit lien prochainement. BANANE CUTE :l:
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 10:38

Evelyne ptn tu veux me tuer
Bienvenue (ou re?) Surprised
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 10:48

oh putain que t'es bonne
je t'aime toujours autant baby :l:
en revanche, Addison fait partie de la famille de @Rosa Hawkins ?



monsters are in your head
williamson ⊹ mais j’passerais pas ma vie à m’demander quand elle commence. (by anaëlle)

PERSONNAGE EN PRISON. ho
(mais possibilité de rp)
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 15:35

EUKAY OMG :l:

quel beau personnage, ta fiche est un délice à lire CANDICHOU

pas bienvenue, t'es à la maison DE CEUX
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 15:37

Bienvenuuuuue Smile

Dis celui qui n'a pas terminé sa fiche x)
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Message(#) Sujet: Re: Addison Richards ~ « All we do is hide away. » Mer 22 Fév - 17:27

Lizz : Stalke nous donc oui FAN CUTE Merci Chaton :l:
Elya : Merciii ♥
Noé : Merci, du love aussi sur toi :l: Et ouiiii, en se creusant la tête on va bien trouver quelque chose SIFFLE Viens squatter mes liens sans respect Emo
Mere : Merci toi NIARK
Vice : Merci CUTE
Aali : Toi aussi t'es belle POTTE :l: (Puis ce pré-lien, je m'en remettrai jamais alors merci merci. OMG)
Elinor : Merci beaucoup :l: Oooh, oui un lien HEHE
Loup : Merci toi :l: On se retrouve un lien quand tu veux, oui :PERV: (Sors donc Maslany OMG FAN)
Neri : Non je veux tuer personne moi POTTE POTTE Merci CUTE (J'ai deux trois autres comptes déjà apparemment :hihi:)
Avery : Toi aussi t'es plutôt pas mal tu sais AS :l: Je n'avais même pas vu que le nom était déjà pris OMG J'ai changé du coup HUM
Chuck : Moooh POTTE Merci coeur
Ruben : C'est pas grave voyooooons, merci HEHE
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Addison Richards ~ « All we do is hide away. »

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